Dyerwolf
1 Jul 2003, 17:37
Dyerwolf s'approcha à son tour et tendit un pendentif :
" Tiens prend ceci, je l'ai trouvé sur un des hornigoblins que nous avions tué lors du premier combat. Je ne sais pas à quoi il sert mais je suis sur qu'il te sera utile pour protéger les tiens. Et comme l'a dit Hayward, nous mettrons notre vie pour sauver la tienne"
Une aura bleue entoura soudain le corps d'Ignis, qui était allongé sous un arbre, toujours faible.
Un halo rouge naquit autour de Rydock, et un lien de lumière se forma entre les deux combattants. Soudain l'aura bleue d'Ignis prit la forme d'un oiseau d'or qui suivit le trait de lumière et se fondit dans le halo rouge...
La lumière gagna brièvement en intensité, se renfermant sur le corps du mage puis cessa brusquement.
La clairière avait regagné son calme.
Tout le monde se regarda sans dire mot...
Ce fut Hayward qui le premier brisa le silence : "Je crois qu'il a voulu te dire au revoir à sa façon. Je ne le croyais pourtant pas en état de lancer un sort de bénédiction..."
A l'ombre de son arbre, Ignis n'avait même pas ouvert les yeux et se rendormit aussi imperceptiblement qu'il s'était réveillé.
Awklocke
2 Jul 2003, 13:29
Awklocke avait suivi avec uune certaine distance les évenements qui venaient de se produire mais la cohésion et l'amitié qui reignait au sein de ce groupe lui donna envie de sourire, confiant quant au pouvoir que peut conférer une telle intégrité lorsque le destin se fait si dur à suivre. Il saluat brievement celui qui avait décidé de se vouer à sa cité, et se tourna vers les autres aventuriers pour leur parler à nouveau. Il paraissait moins sérieux et menaçant lorsqu'il leur dit "Il s'est passé beaucoup de choses, et moi qui pensais vous rééler tout à présent ait déciidé de me ravisé. Je voudrait que nous soyons dans les meilleures conditions pour discuter et par conséquent je pense qu'il vaut mieu attendre que le groupe soit en forme. Nous discuterons plus longuement à l'auberge du village Chinzen, nous y seront plus en sécurité. D'ici là je vous accompagne, vous êtes affaiblis et votre mission ne souffre aucun échec. Je me porterai donc garant de votre sécurité jusqu'a ce que nous soyons en lieu sur."
Il semblait avoir fini de parler quand il ajouta: "mais avez vous de l'argent pour vous payer la nuit à l'auberge?"
Avant de pouvoir nous payer une chambre a l'auberge du village Chinzen, nous devrions peut etre d'abord savoir comment nous y rendre... Tu sembles connaitre ce village Awklocke, sait tu comment le faire apparaitre aux yeux de tous puisque il est protégé par un sort qui le rend invisible?
Dyerwolf
3 Jul 2003, 11:31
"Feid, il est maintenant tant que tu nous raconte ton histoire, Je suis bien désolé que Rydock ne puisse l'entendre mais je suis sur que nous le reverrons. Je te laisse maintenant la parole!"
Et c'est alors que Dyerwolf et ses amies s'installèrent autour du feu.
A la lueur frémissante du feu, Feid se mit à parler :
"Je suis né dans un village très pauvre au sud des Terres orientales infertiles. Ma mère m'a mis au monde un jour de mousson, sous une pluie battante. Je n'ai que très peu de souvenir de cette période et les mots qui sortent en ce moment de ma bouche sont ceux de Nataku... En effet, mon père est mort pendant la grossesse de ma mère et cette dernière est morte quand j'avais cinq ans. Je fus recueilli par mon grand père qui m'enseigna les rudiments du sabre et du shuriken. Mon grand père était le plus grand maître oriental de nin-jitsu, l'art de vivre du ninja. Pendant cinq ans j'ai subi un entraînement très difficile car mon grand père pensait qu'il fallait être très bien entraîné pour affronter la vie seul, sans parents. Il poussait même ce principe jusqu'a me laisser seul pendant plusieurs jours dans la foret avec comme seul arme pour chasser, mes mains. Une nuit, lorsque j'avais treize ans, je fut réveillé par une forte chaleur. Je compris vite que quelque chose n'allait pas. Je descendis dans la rue et vite, je compris. Des cavaliers de la Lune Noire avaient envahi le village à la recherche d'une chose qui m'est encore inconnue. Le village était à feu et à sang. Les cavaliers envoyaient des torches enflammées sur les toits des maisons. Je restais là, en plein milieu de la rue, immobile, essayant moi même de me convaincre de ce qui m'arrivait. Ce qui me sortit de mon immobilité fut une grande vague de chaleur qui m'arriva dans le dos, je me tournai, et compris : ma propre maison était en feu. Prenant mon courage à deux mains, je m'engouffrai à l'intérieur à la recherche désespéré de mon grand-père. Enfin je le trouvai, je le mis sur mon dos et m'engageai vers la sortie. Mais une poutrelle de bois enflammée tomba à coté de moi, déstabilisé, je chancelai et tombai à la renverse, emporté par le poids du fardeau qui se trouvait sur mon dos. Etourdi, je me trouvai désormais en plein milieu de la maison, étendu, mon grand père à quelques mètres de moi. Une seconde poutrelle se détacha du plafond et atterrit sur mon visage. Une terrible douleur envahit ma joue et mon esprit. Une douleur si terrible, que je m'évanouis. A mon réveil, je me trouvais encore au milieu de la maison, une forte pluie avait éteint l'incendie. Malgré les dommages que les flammes avaient causées à mes yeux, je vis une imposante forme se pencher sur moi. Elle me prit dans ses bras et m'emmena. Je crois que c'était Nataku, non, j'en suis persuadé, je revois encore son terrible visage, et cet œil, terrifiant d'inexpression. Il me conduit dans les ruines d'un temple où il ouvrit une porte secrète vers les entrailles de la Terre : le monde des ténèbres. Une chaleur effroyable, des milliers d'orcs et d'ornigoblins travaillant nuit et jour à l’érection de l'armée de la Lune Noire : création de nouvelles races, forges d'armes, expériences magiques. Nataku m'emmena dans une chambre privée, ou il me soigna... je mis plusieurs semaines avant de me remettre complètement de mes blessures. A mon réveil, je me rendis compte que j'étais complètement aveugle d'un œil et que la vue de mon autre œil était altéré. Je me levai, mais chancelai aussitôt, une main brûlante me rattrapa. Je reconnu le visage de Nataku, d'une voix grave terrifiante, il dit : "Quel laideur!". En effet, j'avais été complètement défiguré par les flammes et une large plaie envahissait totalement ma joue gauche. Nataku interpella des gardes dans une langue qui m'était inconnu. Alors plusieurs créatures arrivèrent, l'une d'entre elles plaqua ma tête contre le mur. Elle plaça sur mon visage un masque, le même que vous voyez en ce moment, et dans une atroce douleur, l'encra dans mon crane. Depuis ce jour, je n'ai plus jamais vu mon visage. Nataku m'entraîna au combat pendants des années, la quasi perte de ma vue développa de façon exceptionnelle mes autres sens. Mon entraînement terminé, Nataku me nomma espion unique de l'armée.
Un jour, il me demanda d'aller surveiller les agissements d'un village qui faisait résistance aux armées en empêchant les ornigoblins de couper les arbres de leur foret. Suspendu à une branche au dessus d'une maison, je me rendis compte qu'elle était bien trop fragile pour supporter mon poids. Mais il était trop tard, la branche se déroba sous moi et je tombai sur le toit de la maison qui céda également. Je me retrouvai en face d’une jeune femme d’une beauté éblouissante. Craignant qu’elle n’alerte les siens, je sautai pour me retrouvé derrière elle, et plaçai mon katana sous sa gorge : « Chuuut ». La jeune femme compris et se tut. Je lui expliquai que je ne lui voulai aucun mal et que j’agissai contre ma propre volonté. Elle me demanda mon prénom je lui répondis que je l’avais oublié et que celui qui m’avait recueilli m’avait simplement nommé « Feid » qui dans les langues des créatures du Terrible, signifiait « laid ». Intrigué par mon étrange masque, elle s’approcha de moi et tenta de l’enlever. La douleur fut terrible, mais pour ne pas la décevoir, je me tut. Mais je crois qu’elle s’en rendit compte car elle arrêta immédiatement. « Pourquoi porte tu ce masque » me demanda-t-elle. La conversation s’engagea, et gagnant progressivement ma confiance, je lui racontai toute mon histoire. Alors que la conversation battait encore son plein, la voix terrifiante de Nataku retentit dans ma tete. Il me demanda de rentrer immédiatement. Troublé par cet immense pouvoir de Nataku que j’ignorais, le pouvoir d’entendre et de parler aux esprits, je m’exécutai. Avant de m’en aller je demandai à la sublime jeune femme quel était son prénom. « Yuuko » répondit-elle. De retour dans les entrailles de la Terre, Nataku m’attendait. Des gardes me saisirent et m’emmenèrent au centre de la salle. Ils m’arnachèrent à la dernière invention des orcs. La machine des traîtres, comme ils l’appelaient. De terribles tortures m’envahirent. A la fin de la séance, Nataku me dit : " Si tu retourne voir cette femme, tu subiras deux fois plus de douleurs". Le lendemain, je retournai au village. Le surlendemain également et ainsi de suite pendant plusieurs semaines. Cette passion me mutilait un peu plus chaque jour. Nataku, comprenant qu’il était inutile de continuer de la sorte, ordonna la destruction du village. Pour m’empêcher d’aller sauver la femme que j’aimais, il m’attacha. Une fois le village entièrement brûlé, il retira mes liens. Je me précipitai au village. Je trouvai Yuuko étendu, violé, déchiqueté, affreusement mutilé. Je m’approchai de ce corps sans vie, le pris dans mes bras embrassa ce visage. Dans un dernier soupir, Yuuko susurra : « Feid, tu sera bientôt le père de mon enfant ». Après cela, ses yeux restèrent fixes et la mort l’emporta. Selon les traditions ninja, j’enterrai son corps au sommet de la montagne la plus proche. Ma douleur était terrible. Je pensai la rejoindre une fois l’enterrement achevé , mais Nataku contrôla mon corps à distance pour m’empêcher de me jeter du haut du précipice. C’en était trop, le soir meme je me mis à la recherche d’un magicien assez puissant pour empêcher Nataku de contrôler mon esprit. Après plusieurs jours de recherches je le trouvai enfin.
Mais cette longue marche me fit réfléchir sur le chemin que je m’apprêtait a emprunter ensuite. Je décidai de ne pas mourir inutilement et de donner ma vie pour détruire Nataku. Mais je n’allais pas lequitter tout de suite, non, cela serait trop remarqué. Je décidai donc de prendre mon mal en patience.
Il y a quelques jours, Nataku m’a demandé de surveiller un petit groupe d’aventuriers qui pourrait plus tard, s’opposer à lui. Puis quelques jours après, il m’a ordonner de le détruire, de vous détruire, vous connaissez la suite… Aujourd'hui, je connais tout de Nataku et j'ai appris la langue des créatures de l'enfer, j'espère etre d'une grande aide lors de votre périple."
Feid extrêmement troublé par la réminiscence de souvenir si terribles s’écarta quelques instants du groupe qui avait bu ses paroles pendant tous le long du récit…
Dyerwolf
5 Jul 2003, 18:43
"Vous avez entendu, Feid a enduré de terrible souffrance, mais nous devons l'aider dans sa quête !! "
Sur ces mots, je levai a tête pour admirer le ciel étoilé.
" Mais une chose est encore plus terrible, nous savons maintenant que nous avons Nataku à nos trousse, et si Feid est libéré, nous risquons d'avoir quelques orcs à nos trousses..."
Awklocke
5 Jul 2003, 21:57
Feid se tut. Awklocke resta silencieux quelques secondes, et en vérité chacun des membres du groupe en faisait autant. Alors que Feid se leva et s'éloigna lentement du groupe, il passa à coté de lui et le guerrier en armure, si sur de lui d'habitude, ne put soutenir son regard.
En réalité il se sentait gêné, même honteux d'avoir combattu si vigoureusement contre lui lorsqu'ils s'étaient rencontrés. Le combat avait été dur et sans merci et si ni l'un ni l'autre des combattants n'avait été tué, chacun gardait encore dans sa chair le souvenir de cette lutte archarnée. L'aurait il si violamment attaqué s'il avait su? Pour ainsi dire il ne pouvait en être sur. Et cette faiblesse, cette lâcheté qu'il ressentit le troubla. Les 5 siècles de victoires incessantes qu'il avait vécu, les milliers de morts tombés sous les coups de son épée séculaire ne laissait pas de place à une telle lâcheté. S'il n'avait été investi d'une mission de l'importance de celle dont il était chargé, probablement se serait il tué sur place, ici, par le tranchant de cette épée si fidèle.
Cependant il ne le fit pas. Fuir face à son ennemi pris en pitié, puis fuir devant la mort... Il ne savait plus que penser de lui même. Mais il se ressaisi: seule Mitula a un pouvoir sur ta vie et mort, l'as-tu oublié? Quelle arrogance de penser en avoir le contrôle! Souffre ta peine en silence. Et accomplis la mission dont tu es investit.
Sur ces mots prononcés en son fort intérieur, il reprit le contrôle de lui même et annonça à l'assemblée:
"Ceci ne doit en rien vous affecter." il marqua un temps car il savait que ce ne serait pas le cas. "Chacun d'entre vous a un destin tragique, et ce n'est pas par hasard. La nuit est cependant avancée et je ne pourrait vous en dire plus avant demain et même avant que nous n'ayons rejoint le village. Il nous faut donc faire vite, et avancer. Reposons nous ici s'il est nécéssaire mais nous devons arriver demain au plus tard. Comme l'a dit DyerWolf le temps presse, car nous sommes poursuivis."
Il s'écarta alors du groupe pour rejoindre Feid et lui glissa "Il ne faut pas plier, même sous la force du destin. C'est indigne d'un guerrier." Il ne fut pas tout à fait sur que c'était Feid qu'il réprimandait en cet instant...
Dyerwolf
5 Jul 2003, 22:48
Sur ces quelques mots, Dyerwolf ne voulait pas laisser s'installer ce silence qui pouvait en dire long...
" Installons pour passer une bonne nuit, nous l'avons tous bien mérité. Demain nous irons au villlage Chinzen. Mais pour le moment je préfère monter la garde. En sachant que nous avons Nataku à nos trousses, il est préférable d'être prudent..."
Je m'éloignais donc afin de m'installer près de la rivière et comme à mon habitude, je m'exerçais à me porter sous la forme de loup sur mes 2 pattes arrière (une compétence qui peut être bien utile pour certains combats...)
Cela faisait environ deux heures que je veillais et tout mes compagnons s'était endormis. Je m'installa donc sur un rocher et pensais à notre avenir, à ce qui nous allais nous arriver, comment Nataku allait-il s'y prendre ??? Toutes ses questions tournoyaient dans ma tête et c'est alors que je voulais me rafraichir. Je pencha donc la tête vers la rivière et la, j'apperçu....comme... une drôle de forme dans l'eau, c'était vraiment bizarre. Mais qu'étais-ce ??
Soudain, je fus fouetté par une espèce de longue tige, j'étais sonné et je ne pu voir ce qui se passait. Après quelques seconde d'inatention je pris compte que je je trouvais sur une tentacule d'un monstre que je n'avais jamais rencontré jusqu'à présent. En tous cas cette bête affreuse me serré tellement fort que je ne pouvais même plus me métamorphoser ! Je n'avais plus qu'une seule solution : crier !!
"Réveillez-vous !!! AU SECOURS !! je vous en pris aidez moi...."
Sur ces cris, le monstre plongea ma tête sous l'eau...
Awklocke
6 Jul 2003, 20:34
Awklocke s'était vaguement assoupi adossé à un arbre lorsqu'il fur tiré violemment de sa torpeur par un hurlement de loup. Il se redressa aussitot et compris qu'il était arrivé quelque chose de grave. Il saisit son épée qui dormait à coté de lui et s'élança vers la rivière sombre et large qui créait une brèche dans l'épaisseur de la forêt. Alors qu'il courait il ne put empêcher à nouveau ses démons de refaire surface. Il était responsable d'eux et n'avait pas eu des reflexes dignes de sa mission. A cause de lui un des membres du groupe s'était fait attaquer et risquait la mort.Il leva son épée au dessus du flux bouillonnant.
Du sang.
Et de la chair. La chair de cette pieuvre, qui volait dans les airs. Les coups d'épée n'étaient pas calculés, précis, ou même efficaces, ils étaient destructeurs, brutaux. La mort.
Cette frappe acharnée était tout à fait inappropriée, c'était de la rage. En réalité c'était sa rage contre lui même, pour n'avoir pas été à la hauteur
"SALOPERIE!!! CREVE! CHAROGNE DE MONSTRE!!!!" Les insultes résonnaient dans le ciel, à des lieues d'une réaction raisonnable dans la situation qui était la leur, ou le secret et la sécurité étaient étroitement liés. Et la lame s'abbattait, sans cesse et sans relache, sur les flots qui se teintaient d'un rouge vif et s'éppaississaient de tant de viande.
Puis il y eu un bras.
Et un visage, un visage d'horreur, empreint d'une infinie peur dans la mort. Ce visage était celui de DyerWolf, déchiqueté et revenu à sa forme humaine au moment du trépas. Mais ses blessures n'étaient pas celles qu'un poulpe cause. un poulpe étrangle, il était déchiqueté.
C'était donc lui. Il l'avait fait; sa rage avait été plus destructrice que ce qu'il essayait même de combattre. Dans ce combat à mort contre lui même il avait perdu.
Son épée fit un bruit mou en s'écrasant sur la mousse du bord rocailleux du ruisseau.
Son armure lorsqu'il tomba sur cette lame fit un tintement sec.
A coté de lui, qui gisait inconscient, dans l'eau limpide et claire se débattait toujours un loup, dans les tentacules d'un monstre tentaculaire des ruisseaux. Il allait bientôt étouffer mais il vivait.
En réalité sa folie avait été heureusement plus rapide que lui même, et ce combat meurtrier et macabre n'avait eu lieu que dans son esprit.
Cette mission lui tournait la tête... ce n'est pas sérieux.
Quand il sorta de sa torpeur, Feid vit d'abord d'énormes tentacules qui sortaient et se débattaient hors de l'eau. Emprisonné dans l'une d'entre elle, le corps sans vie de Dyerwolf, et devant Awklocke, qui ne bougait pas malgré la gravité de la situation. "Réveille toi voyons, prends ton épée et bats toi!!" lança le ninja à Awklocke. Feid se lança sur le monstre, coupant au hasard les tentacules qui semblaient se démultiplier. Feid fut projeter dans les airs mais réussit à se rétablir sur le sol. Il s'élança de nouveau, surpris que certains n'avaient pas encore pris les armes...
Dyerwolf
7 Jul 2003, 11:37
"Il...il...il faut que... je...tienne le coup...Je suis sans force mais la ...vo..lonté peut être un..atout... Ry...dock...il ...a besoin de nous...et ....."
C'est alors que mes yeux se fermaient.. inconscient je me battais férocement non contre cette pieuvre mais contre la mort... Je pensais fort a mes amis....mes...seuls amis qui étaient en train de risquer leur vie pour sauver la mienne. Je devais les aider mais comment. Tout-à coup je repris conscience et la pieuvre me remis une fois de plus sous cette eau sanguinaire....Mais je vis une chose qui m'avais redonné espoir et j'étais sur qu'elle la redonnerais aussi aux combattants fatigué de combattre un ennemi aussi redoutable. Sous un élan d'espoir je refis surface puis cria à mes amis :
" UN TRESOR MES AMIS, J'AI VU UN COFFRE DANS CES PROFONDEURS !! "
La je déployais mes dernières forces, puis poussant avec mes ressources qu'il me restait encore : je parvins à sortir mes griffes et à me métamorphoser complétement. La j'enfonçai du plus profond possibles mes crocs ainsi que mes griffes acerés dans cette tentacule tout en poussant mon cri de loup qui me permettait de déployer encore plus de force. Avec cet hurlement et les blessures que j'avais réussi à lui faire. La pieuvre me lacha enfin et je fus propulsé à une petite dizaine de mètre de cette lutte. Mon corps avait repris forme humaine et je n'étais capable d'aucun exploit, ...immobile j'étais allongé sur le sol. Et je ne pouvais faire plus qu'une seule chose : regarder mes amis combattre
"Un trésor?" se dit Feid. La curiosité redonna de la volonté au ninja. Dyerwolf avait bien atteint le monstre, mais celui-ci avait conservé toute sa vivacité. C'est alors que Feid eut une idée, il cria au groupe, qui maintenant était bien réuni dans la bataille : "Visez l'oeil, c'est son point faible, les tentacules ne cessent de repousser !!". Le ninja s'élança en direction de l'oeil mais fut de nouveau projeté dans les airs...
Hayward
9 Jul 2003, 15:46
Hayward était fatigué de toutes ces journées à marcher et à combattre des monstres mais voir ses amis dans un tel état lui redonna le courage qui lui manquait. Il se dirigea vers son arc et son carquois. Puis, il sortir délicatement une flèche.
Un membre du groupe cria des paroles que Hayward essaya de percepter :
"Visez l'oeil, c'est son point faible, les tentacules ne cessent de repousser !!"
Ecoutant son compagnon, il visa l'oeil et décocha sa flèche qui fendit l'air et traversa l'oeil qui éclata. La pieuvre se débattit dans tous les sens avec une telle force qu'elle envoya une dernière fois ses longues tentacules vers les membres du groupe qui furent touchés puis le monstre retourna dans le cours d'eau après avoir poussé un énorme cri de haine, de rage et de tristesse. La créature tomba violemment au fond de la rivière, inerte.
L'horrible bruit du monstre disparut pour refaire place à un énorme silence.
Hayward courut vers Dyerwolf.
"Est-ce que tu vas bien ???" cria l'elfe.
Son ami ne répondit pas...
Feid courut vert Dyerwolf et Hayward qui était déjà à son chevet. "Il ne respire plus!" cria le ninja après avoir toucher la poitrine de Dyer. Feid retira une épine d'un sachet qui était attaché à sa taille. Il la planta délicatement derrière le coup de l'homme-loup. La créature cracha aussitot de l'eau. Le ninja avait appris de son grand père la science de l'acupuncture, qui peut etre à la fois curative et meurtrière.
Notre groupe était maintenant au bord de la rivière, tous étaient réunis autour de Dyerwolf, sauf Awklocke qui restait encore à l'écart du groupe. La rivière avait pris une couleur rouge, mais à un endroit, ce rouge sang semblait plus intense, comme si une lumière l'éclaircissait...
Dyerwolf
9 Jul 2003, 18:24
"Ca...c'est...ce que j'appelle... un combat !! Je me sent encore bien faible mais après un peu de repos tout ira mieux. Et... vite le trésor !!! J'ai vu un coffre dans les profondeur de cette rivière !! Si quelqu'un a encore suffisemment de force pour le ramenner le fasse : il y a peu être de l'or...."
Après ces quelques mots, je m'asseya délicatement et regardais vers la rivière à l'endroit où Awklocke se trouvait.
Awklocke
9 Jul 2003, 22:43
Awklocke émergeait doucement.
Il ne savait plus trop ce qui s'était passé et avait complêtement perdu le fil des évenements. Cependant il était à peu près serein. Lorsqu'il réalisa qu'il était allongé sur la terre, son épée sous lui, il ne manifesta pas plus d'étonnement. Les morceaux de tentacules qui étaient répandus sur la berge et qui flottaient parmis les algues du ruisseau ne lui firent pas plus d'effet.
Il se leva, lentement. Tous ses gestes semblaient allucinés.
Il ramassa son épée et la remit dans son fourreau. La garde en rencontrant l'acier du fourreau fit un tintement clair et précis dans la nuit.
Il marcha. Chacun de ses pas semblaient être exécuté avec la plus grande prudence et attention, tellement la lenteur de son mouvement était inhabituelle. Lorqu'il atteignit un des arbres de la clairière, il s'assit contre lui et ferma les yeux. En vérité son aspect extérieur ne reflétait en rien le bouillonnement qui agitait ses entrailles. Mais il s'était ressaisi, et il ne laissa plus rien paraître de ses faiblesses à ce moment.
Ceux qui s'étaient battus s'affairaient autour de Dyerwofl et ne remarquère pas en quoi son attitude pouvait paraître étrange. Il pensaient juste qu'un coup l'avait sonné...
Assis non loin d'Ignis qui dormait malgré le tumulte, à cause de ses blessures encores importantes, li lui addressa un sourire empreint d'une légère tristesse:
A quoi pense Mitula pour accorder à un être aussi minable que moi une telle responsabilité?
Il dit cette phrase, mais aucun son ne sortit. Il eu l'impression que Ignis l'avait saisie cependant, car il remua légèrement.
Hayward
10 Jul 2003, 12:03
L'elfe paraissait soulagé de voir Dyerwolf parler et, au moment où les membres du groupe ne s'y attendaient le moins, il enleva sa tunique et la posa délicatement sur le sol. Puis, en faisant le moins de bruit possible, il plongea pour tenter de récupérer le trésor.
Tous les poissons avaient fui la rivière après la mort de la pieuvre. Il se sentait seul comme jamais il ne l'avais été auparavant. Il voulait ressortir de l'eau le plus vite possible. L'eau glacial parcourait son corps... Puis, Hayward atteignit le fond du cours d'eau. Il voyait un coffre et des pièces d'or étinceler sur les rochers tout autour. Le spectacle qu'il voyait était magnifique. Il s'approcha du trésor, empoigna l'extrémité et tenta de le ramener à la surface. Il était assez lourd, et l'état du coffre commençait à être abimer par les années restaient ici. Hayward, en premier lieu, arriva à soulever le coffre seulement de quelques centimètres puis retomba. Les secondes qui passaient devenaient des heures pour l'elfe et l'air commença à lui manquer. Mais il ne voulait pas remonter les mains vides et demandait l'aide de ses amis alors qu'ils étaient tous fatigués. Puis, Hayward utilisa ses dernières forces et éleva le coffre jusqu'à un rocher. Il descendit et poussa le trésor vers le haut avec acharnement.
Feid, à côté de la rivière, commençait à s'inquiéter. Mais, il aperçut aussitôt une ombre qui s'approchait de la berge. C'était Hayward qui arrivait avec le trésor. Ni une, ni deux, le ninja vint l'aider à remonter le coffre... Il s'afaissa sur les cailloux et s'ouvrit violemment... Des dizaines de pièces d'or tombèrent au sol et des bijoux. Au fond du coffre se trouvait une vieille épée où était incrusté divers runes ainsi qu'une clé et Feid tenta d'y déchiffrer ses inscriptions...
Dyerwolf
10 Jul 2003, 17:40
Juste le fait d'avoir vu ce trésor magnifique m'avait redonner la force necessaire pour exprimer ma joie !! Mes amis et moi observaient bouche bée ce trésor incroyable qui étincellait de tous les côtés.
"Extraordinaire"
Mais Hayward avait l'air plutôt soucieux et je compris que cela venait du fait des inscription sur cette épée...
"Ramène moi cette épée et fais moi voir ce qui te touche tant Hayward."
C'est alor qu'il pris lentement cette épée puis la posa tranquilement devant moi.
"En effet ces symboles sont bien étrange. Mais persone ici n'a l'air de connaitre leurs significations. Je propose donc que nous finissons notre nuit pour demain nous diriger vers le village dans lequel nous pourrons demander de plus amples informations sur cet épee mais surtout où nous pourrons dépenser notre or !!!!!"
Sur ces mots je laissais apparaître un grand sourire sur mon visage et tout le monde parraissaient faire de même.
"Maintenant je vou di bonne nuit, nous avons tous beosin d'un bon sommeil."
Hayward
13 Jul 2003, 0:24
Hayward rangea quelques pièces d'or dans sa besace et mit la clef autour de son cou accroché à son collier.
Puis, il alla se reposer sur la berge. Il regardait le cours d'eau, redevenu aussi bleu qu'au premier regard et se rappelait ce qui s'y était déroulé et de la manière dont il avait tué cette pieuvre. Il se posait sans cesse les mêmes questions : Pourquoi tuer ? Pourquoi ôter la vie à des êtres-vivants ? Il voulait savoir si le chemin qu'il suivait été le bon. S'il n'allait pas le regretter. D'autres questions hantèrent son esprit : Qui était Mitula ? Qui était ce Nataku ? Tout se bousculer dans sa tête. Puis, vint le moment qu'il redoutait le plus : tout à coup il revoyait sa mère et son frère. Ils lui souriaient et lui parlaient mais Hayward n'entendait pas ce qu'ils disaient. Des chevaliers noirs commençèrent à rentrer dans son village et tuèrent hommes, femmes, et enfants. Personne ne s'interposait. Peut-être ne pouvaient-ils pas se mesurer à ces personnes? Deux d'entres eux rentrèrent dans la maison de Hayward. Le plus grand des deux envoya le petit elfe au sol avec une telle force qu'il n'arrivait plus à se relever. La mère d'Hayward courut l'aider mais n'y arriva pas. Le chevalier sortit sa lame de son fourreau, la brandit vers l'elfe et... puis tomba, une flaque de sang l'entoura. Hayward ne comprenait pas, puis il se vit flotait dans les airs. Non ! C'était son père qui était venu le chercher et sortit par l'arrière de la maison. Ils montèrent à cheval et galopèrent vers la forêt. Hayward posa une question à son père : "Qu'est-ce qui se passe, papa ??" Son père ne répondit pas mais Hayward voyait des larmes coulaient sur les joues de son père. Lui, qui était si courageux, si impénétrable ? Hayward commença à comprendre et fit de même. Il se serra aussi fort qu'il pouvait contre son père. Ses yeux commençèrent à devenir rouges. On pouvait voir de la haine dans ses yeux...
Puis, Hayward entendit une personne se rapprocher de lui qui le ramena dans le monde réel. C'était Dyerwolf. Hayward allait commencer à lui poser quelques questions, encore, mais aucun son sortit de sa bouche. Il n'arrivait plus rien à faire, il bougeait plus et regardait le druide aux plus profonds de ses yeux. Ce n'était même pas la peine de parler, Hayward arrivait à comprendre ce que son ami lui disait sans l'entendre. Puis, Dyerwolf se releva et retourna près du camp. L'elfe fit de même, enfin, pas tout à fait... Il prit son arc et alla tirer sur un arbre quelques flêches. Ses compagnons le regardaient stupéfaits. Pourquoi s'entraîner à une heure si tardive ? Mais ils ne disaient rien, ils préféraient le laisser faire... peut-être étaient-ce ce qu'il fallait faire...
Pendant tout ce temps, Ignis récupérait, les yeux mi-clos, à l'ombre d'un arbre. Le sort de protection qu'il avait lancé sur Rydock était l'un de ses plus puissants et il lui avait demandé une concentration énorme au vu de son état. Il avait vu ce combat, il avait senti les pensées dépitées d'Awclocke, il avait vu ce coffre être tiré du lac, mais pour l'instant il avait juste besoin de repos. Un oiseau vint se poser sur son épaule. Il y resta quelques secondes puis repartit. Ignis sourit en le regardant s'envoler au loin. Une feuille morte lui tomba sur le bras. Il ferma les yeux. Au loin il entendait le bruit de flèches tirées sur un arbre. Une légère brise vint caresser son visage. Il se sentait comme une coquille vide. Mais bientôt son esprit lui reviendrait, il le savait. Et il se lèverait, pour partir la retrouver, la sauver. L'amour de son enfance...
Dyerwolf
13 Jul 2003, 10:18
J'étais maintenant assis près du feu...et bizarrement je me sentais en pleine forme. On dit que la nuit porte conseil. Mais aujourd'hui plus que les autres soirs...c'était la pleine lune : symbole de régénération pour les loup. De plus j'avais le sentiment d'être plus fort qu'avant. C'est ce que je voulais vérifier de suite...
Je me levais donc puis m'approchais d'Hayward. La je pris forme de loup et.... stupéfaction !! J'avais réussi à accomplir naturellement ce que j'essayais de faire depuis des années. Je me tenais debout sous ma forme de loup. A ce moment la un grand sentiment de joie m'envahissait. Je repris forme humaine puis réessaya encore une fois : le même phénomène se reproduis. J'avais appris une nouvelle compétence. La je me rassis près du feu en rêvant....et attendant mes amis pour prendre direction du vilage tant attendu.
Awklocke
13 Jul 2003, 14:11
Après le combat qui avait eu lieu et la découverte de ce trésor, la nuit n'offrit plus d'évenements tragiques. La foret si menaçante la veille s'emplit doucement avec le jour qui se levait d'une douce lumière qui fondait toutes les couleurs en une atmosphère douce et rassurante. C'était une belle journée qui s'annonçait, et filtraient entre les feuillages entrelacés les premiers rayons de l'astre solaire.
A coté de Dyerwolf qui s'était endormi à cause des évenements de la veille, les derniers sursauts du feu agitaient l'air dans un crépitement qui faisait penser qu'il cherchait désespérément à rester en vie.
Awklocke s'était reposé et avait oublié pour un temps son irresponsabilité lorsqu'il avait agit sans la moindre reflection lorsque le groupe était en danger. A présent il était debout dans la lumière du matin, habitué qu'il était à ne jamais dormir trop tard. Il savait qu'il valait mieux profiter de la journée pour voyager, et avait bien l'intention de ne pas déroger à cette rêgle.
Il lança d'une voix claire, dans le but de réveiller tout le monde:
"Eh bien, il est temps! Allons vers ce village caché le plus vite possible!"
L'angoisse qu'il avait pu ressentir lorsqu'il avait constaté la négligence des membres quand ils avaient allumé le feu l'avait peu à peu quitté et dans son regard brillait un éclat de confiance: ces jeunes gens faisaient preuve de beaucoup de capacités et évoluaient vite...
Hayward
14 Jul 2003, 0:22
Lorsqu'il se réveilla, l'elfe s'étira. Il paraissait plus serein que la veille, ses moments de doutes l'avaient quitté... pour le moment. Il fit un noeud à sa besace pour l'accrocher à sa ceinture, prit son arc et enleva les flêches qu'il avait tiré sur l'arbre et les rangea dans son carquois. Il fit une tape amicale pour réveiller ses compagnons encore endormis.
Quelques minutes plus tard, ils étaient tous prêt et partirent en direction du village Chinzen. Ignis n'était pas encore en état de marcher et fut aidé par Hayward qui servait de canne pour le templier.
Dyerwolf
14 Jul 2003, 8:47
Hayward m'avait réveillé et nous marchions tous en direction du village Chinzen. Je n'avais pas la moindre idée sur l'enddroit où pouvait se trouver ce cher village mais nous suivions tous Feid qui avait l'air plutôt sur de lui.
Nous étions arrivé dans un endroit de la fôret qui ne ressemblait pas aux autres. Celui la n'était plus effrayant ni sombre, nous nous trouvions dans un endroit magnifique de la fôret où plante et bête se mélé dans le décor. C'étais magique. Feid vu mon admiration pour cet endroit et me dit en souriant :
"Ceci est la preuve que nous sommes bientô arrivé. Dans une heure il n'y aura plus qu'à trouver le oyen de rendre visible ce village"
Apres une heure de marche, les aventuriers avaient atteint l'emplacement du village. Mais rien, pas une seule maison, pas une trace de civilisation a l'horizon, rien que des arbres, à perte de vue...
Feid pris la parole : "Voila, nous sommes arrivés. Il nous faut maintenant attendre, on dit que le village devient visible à certains moments de la semaine. Le village pourrait apparaitre avant le réveil d'Ignis, dans ce cas la nous n'aurons rien a lui demander... dans le cas contraire, il nous faudra lui demander de l'aide, quoi qu'il en coute..."
Le ninja s'assit au pied d'un arbre, le reste du groupe en fit autant. Nous étions en fin de matinée, et la faim commençait a se faire ressentir. Feid partit chasser en compagnie d'Hayward, tous deux laissèrent, Ignis, Dyerwolf, Isuka, Awklocke et Zheg derrière eux.
Quand ils revinrent avec le fruit de leur chasse, ils sentirent que quelque chose n'allait pas...
Awklocke
14 Jul 2003, 21:04
Awklocke était nerveux, et cette tension se répercutait sur l'ambiance au sein du groupe.
"Je ne peux plus attendre!" Une phrase de plus pour montrer son impatience venait de sonner, avec la force que sa voix lui donnait. Et cette nouvelle phrase agaçait encore un peu plus ceux qui attendaient et en avaient assez. Comme Feid et Hayward réapparaissaient, Awklocke alla au devant du ninja.
"Pourquoi attendons nous?" Cette question avait été formulée avec toute la frustration que pouvait ressentir le guerrier et n'était pas dénuée d'agressivité.
"Il faut que le village se montre" répondis Feid l'air calme avant d'aller déposer son gibier un peu plus loin.
"pfff... pourquoi ne pas l'avoir dis plus tôt?" Tout le monde regarda avec étonnement dans la direction du guerrier. Celui ci assurait les arrières lorsque le groupe marchait et n'avait rien entendu de la conversation précédente.
"Je connais bien ce village, mes voyages m'y ont amené plus d'une fois. Je connais le mot de passe qui révelera le village et nous permettra enfin de nous reposer d'une façon plus digne. Cependant il vaudrait mieux que vous retourniez parmis les arbres, car l'entrée de cette ville souterraine est située en plein milieu de la clairière..."
Tout le monde parut à la fois soulagé de la fin de cette attente, et à moitié énervé de l'attitude d' Awklocke. Cependant tous s'exécutèrent, et la clairière fut dégagée. Il s'avança alors légèrement et les yeux fermés récita une incantation dans un language étrange, rauque et confus. La clairière s'illumina alors, et la lumière, après la violence de son apparition, parut se rassembler pour former un porche ouvrant sur une gallerie sombre s'enfonçant dans la terre.
Awklocke se retourna et voyant que l'allure de ce porche semblait rebuter la plupart des aventuriers qui pensait pouvoir trouver à la place de cette grotte un charmant village de campagne, il dit:
"Ne vous fiez pas à son apparence. Comme beaucoup des villages habités par des créatures de Féérie, il doit être caché en permanence, et pour ça il est enfouis. Cependant c'est un parfait exemple de ce que peut proposer de mieux l'architecture des êtres de la forêt. Entrez sans craintes, vous ne serez pas déçus de la beauté de ces galleries et de l'hospitalité de ses habitants!"
Il fit de nouveau face au porche, qui était sculpté dans le bois et décoré de nombreuses arabesques, et s'avança.
Hayward
16 Jul 2003, 20:12
Hayward s'avança dans le porche derrière Awklocke et le suivit jusqu'au village. L'entrée avait l'air très solide et elle était magnifiquement décorée avec de nombreuses arabesques. Hayward paraissait craintif et tenait son arc devant lui en signe de défense. Ils avancèrent quelques minutes et arrivèrent devant deux gardes. Ils avaient de très belles armures légères et étaient casqués. Ils mirent leurs lances en travers de la route des aventuriers pour bloquer le passage. Awklocke s'avança vers eux...
Awklocke
17 Jul 2003, 16:35
Après un court échange les gardes s'écartèrent. Les autres s'avancèrent alors à leur tour et tous pénétrèrent dans la gallerie.
Leur première réaction fut une grande surprise. En effet rien à part le toit de terre ne laissait penser que ce village se situait sous terre.
Il était réparti sur plusieurs étages et chacun de ces niveaux était haut d'une dizaine de mètres. Les batiments possédaient, malgré le fait qu'il n'y pleuvait jamais, de nombreuses pentes de toît entrelacées et les maisons, hautes et serrées, qui possédaient en général un étage elles mêmes, avaient un charme très particulier, très médiéval. Dans ce décors chaleureux grâce aux nombreux brasiers qui illuminaient largement les galleries, une foule nombreuse et agitée emplissait ce lieu et lui donnait une ambiance de fête.
Awklocke se retourna et s'adressa à ses compagnons: "Je vais directement à l'auberge. Elle se trouve au deuxième sous-sol. Je commanderai assez de chambres pour que nous soyons tous logés. Cependant prenez si vous le désirez un peu de temps à visiter la ville et faire des emplêtes, car ici nous ne craignons rien. Je vous attendrais à l'auberge pour le repas du soir, nous auront à parler."
Zheg et Isuka se rapprochèrent de lui, signifiant qu'ils ne désiraient pas s'attarder dans la ville.
Dyerwolf
17 Jul 2003, 18:24
"C'est une bonne chose !!
Quand à moi je vais faire un tour pour visiter la ville ainsi que pour voir si quelque chose pourrai m'intéresser à l'armurie, maintenant que je peux me déplacer debout sous ma forme de loup"
Et c'est alors que je m'enfonçait paisiblement dans cette ville extraordinaire.
Hayward
17 Jul 2003, 20:40
Hayward fit un signe de la main et quitta son groupe puis s'avança dans la ville. Il regardait autour de lui et voyait de nombreux villageois dans les galeries. Les villageois étaient de races très diverses, on pouvait voir des orques, des elfes des bois, des gobelins, et même quelques humains qui avaient trouvé refuge dans cet endroit accueillant. Il y régnait une très bonne entente entre eux. Hayward demanda à un jeune humain où pouvait se trouver un armurier. Ce dernier lui proposa d'aller dans la boutique de son oncle Guthlac et l'elfe partit aussitôt le voir.
Quelques minutes plus tard, il était devant le magasin et rentra.
"Bonjour monsieur, dit un vieil homme barbu. Que puis-je pour vous ?"
"Auriez-vous quelques arcs ?" demanda Hayward.
"Bien sûr..."
Guthlac montra du doigt quelques arcs. Hayward s'en approcha et commença à les examiner. Il passa quelques temps à les toucher, à les tendre et demanda au marchand :
"Hum... vous n'en avez pas des meilleurs ? Ceux-là sont assez vieux, je ne pense pas qu'ils me seront d'une très grande utilité."
"Et bien, attendez moi ici, j'ai reçu un arrivage ce matin."
L'armurier ouvrit une porte et s'y introduit. Il en ressortit avec deux arcs.
"Tenez, ce sont des orques qui me les ont vendus pour 30 pièces d'or."
Cette fois-ci, Hayward était plus satisfait de leur robustesse mais voulut l'essayer.
"N'auriez-vous pas une cible par hasard ?"
"Bien sûr, suivez-moi."
Guthlac tira un rideau. On pouvait y voir une salle qui devait bien faire 10 mètres de long sur 3 mètres de large. On y avait installé plusieurs cibles circulaires. Hayward prit un des deux arcs orques, le tendit soigneusement et glissa une flêche. Cette dernière fendit l'air avec beaucoup de rapidité et rentra au centre de la cible. Hayward se tourna vers le marchand.
"Je prend cet arc. Le bois est très solide et la corde très bien tendu. Je prend aussi 10 de ces flêches." qu'il montra du doigt.
"Et bien soit, vous aurez le tout pour 45 pièces d'or."
Hayward sortit de sa besace l'argent et la donna au marchand. Ce dernier le remercia et Hayward sortit de l'armurerie.
L'elfe continua sa route avec son nouveau arc au sein de la ville. Malgré l'absence du soleil dans ces profondeurs, on voyait qu'il commencait à se faire tard et les habitants regagnèrent peu à peu leurs maisons. Hayward descendit les escaliers pour atteindre le second sous-sol de la ville. Il arriva bientôt devant l'auberge et y rentra. Il s'approcha vers Awclocke qui se tenait assis sur une chaise...
De son coté, Feid n'avait pas besoin de changer ses Katanas, qui étaient d'un niveau déjà très élevé. Cependant, il entra dans l'armurerie pour se procurer quelques shurikens. Le vendeur lui en proposa quelques uns, mais le ninja lui répondit qu'ils n'étaient pas assez perfectionnés. Le vendeur, sentant qu'il avait un connaisseur devant lui, lui proposa d'entrer dans l'arrière boutique où les meilleures armes étaient exposées. Feid remarqua les shurikens, ils étaient d'un assez bon niveau. Ils en pris quelques uns, paya, puis se rendit à l'auberge.
Dyerwolf
19 Jul 2003, 9:39
Je me rendit aussi à l'armurie : Un viel homme m'attendait et semblait déjà savoir ce que je désirais.
"Les armures sont de ce côté la."
J'étais stupéfait mais je me rendit sans dire un mot vers l'endroit qu'il m'avait indiqué. Je vis d'inombrables armures en acier dur comme un rocher et belle comme un cristal. Malheureusement, aucune n'étais compatible avec ma forme de loup. C'est alorsque le vieillard s'approcha de moi.
"Métamorphosez-vous et je trouverai ce qu'il vous faut. Vous n'etes pas le seul druide qui soit passé par ici."
De plus en plus étonné par cet homme je fis ce qu'il m'avais demandé, essaya de prenndre plusieurs positions pour qu'il réussisse à voir ce qui étais fais pour moi. Enfin je repris ma forme initiale.
"Attendez-moi quelques instant j'ai ce qu'il vous faut."
Il s'éloigna pour disparaître dans le couloir sombre de l'arrière boutique puis revint avec armure en cuir léger.
"Elle peut épouser n'importe quel forme car son cuir est très flexible et est également très resistance. Néanmoins, vous n'etes pas protéger pour les jambes et bien entendu la tête. "
Sur ces mots, l'armurier me tendit une épée puis me demanda de tester mon armure. je donna un coup sec sur tout le long de mon armure. Juste une légère rayure était apparu. Comme si l'armure s'était frotté contre terre. Maintenant convaincu par l'armure je voulais la prendre :
"Cet armure est à vous pour 10 pièce d'or."
J'étais stupéfait par le prix telement celui-ci était bas. Je payai et demanda au vieillard :
" Mais qui êtes vous ?"
"Tu le sauras tôt ou tard mon garçons. Tu le sauras."
Sur ces paroles, l'homme se rendit dans son arrière boutique sans se retourner et sans un mot. C'est alors que je sorti de l'armurie avecmon armure et je me mis en direction de l'auberge ou mes amis m'attendait.
Awklocke
19 Jul 2003, 14:16
Awklocke avait pris, en compagnie de Isuka et Zheg qui portait Ignis encore mal en point, les escaliers en colimaçons, dont les lourdes marches taillées dans la roche menaient vers les niveaux inférieurs.Leurs pas sur ce sol dur et massif résonnaient à travers la cage de l'escalier mais se fondaient rapidement dans le brouaha qui régnait à chaque étage. Le premier sous sol était réservé aux boutiques et aux quartiers commerçants, tandis que ce second sous sol où ils arrivaient était celui des habitations et des auberges. Bien sûr beaucoup de commerçants vivaient au dessus de leur échoppe, dans la même maison, mais ce second niveau était plus calme, et ceux qui ne travaillaient pas dans les magasins vivaient pour la plupart dans ces maisons.
Plus profond encore, on trouvait les quartiers des plaisirs, avec des pubs et des salles de fêtes, ainsi que des maisons closes. Dans les tréfonds de la terre se trouvaient les forges, ou les plus résistants travaillaient à la conception d'armes de haute qualité.
Awklocke descendait toujours à la même auberge, et cette fois ci ne fit pas exception. Ils descendirent ainsi à l'auberge du Ciel Etoilé, appelée ainsi en hommage à ce ciel que les habitants ne voyaient jamais. Il demanda deux chambres de 4 lits, et ils allèrent déposer le peu d'affaires qu'ils emmenaient avec eux.
Ignis était toujours mal en point et fut déposé sur un lit, où il pouvait se reposer. Ses compagnons qui étaient descendus à l'auberge en firent de même et ainsi la soirée arriva rapidement.
Awklocke descendit dans la salle des repas. Cette pièce, qui occupait tout le rez-de-chaussée, était à cette heure-ci (il devait être près de sept heures et demie) déjà bien remplie et bouillonnait d'une agitation propre à ce genre de lieu. Il remarqua que Hayward, Feid et Dyerwolf étaient déjà arrivés et alla à leur rencontre:
"Avez vous trouvé ce qu'il vous fallait?" Il posa la question mais n'attendait pas de réponse. Il enchaîna directement sur une préoccupation plus grave: "Je crois que l'état de santé de Ignis empire. Il nous faudrait trouver quelqu'un qui soit capable de lui apporter les premiers soins, de manière à ce qu'il puisse utiliser lui même un sort Heal assez puissant pour se remettre tout à fait." Il était empreint de la même assurance que d'habitude, mais au fond de ses yeux, une lueur d'inquiétude inhabituelle étincelait et apportait à son regard un trouble qui ne lui était pas familier.
SoulStealer
20 Jul 2003, 18:22
Une jeune femme toute de rouge vêtue s'approcha du groupe.
"Bonjour. Pardonnez mon indiscrétion mais j'ai surpris votre conversation. Je me présente: je m'appelle Zedraa, je suis une prêtresse du dieu Tyr, je peux donc aider votre ami, si ses blessures ne sont pas trop graves; en effet, je ne suis qu'au début de ma formation"
Elle hésita un moment. Devait-elle tout leur raconter? Sa présence ici, seule, si loin de son temple? Elle décida finalement de ne rien leur dire pour le moment et même d'éluder toutes questions. Après tout,elle ne les connaissait pas et certains ne lui inspiraient guère confiance...
Les aventuriers acceptèrent son aide. Awklocke et Dyerwolf l'accompagnèrent au chevet du blessé.
"Humm...Il est très mal...Sa blessure n'est pas récente,en plus...Je ne sais pas si..."
Zedraa s'approcha d'Ignis, marmonna quelques mots incompréhensibles et posa ses mains sur lui.
"Non...Je ne peux rien pour lui...IL est trop faible..."
Zedraa sentait que cet homme était d'une nature généreuse, qu'il était un homme bon et qu'il portait en lui une terrible souffrance. Elle devait ABSOLUMENT le sauver, même si elle ne savait pas pourquoi.
Tout à coup, une aura bleutée entoura la jeune fille. Elle prononca une incantation étrange et l'aura se transmis tout doucement au jeune guerrier, formant une rivière azurée reliant ces deux personnes. Ignis ouvrit un peu les yeux, il serait bientôt sur pieds. Au moment ou l'aura se dissipa, la prêtresse s'évanouit.
La lumière était faible mais il parvint à distinguer de vagues silhouettes. Des étoiles dansaient encore devant ses yeux. Il sentait son corps vide, mais son esprit ne l'était plus, et c'était l'essentiel.
Ignis lança un rapide sort de soin et rapidement son corps fut envahi à nouveau par les fourmillements si typiques d'un être vivant. Il se leva avec peine, et rejoignit d'un pas encore hésitant le groupe de silhouettes. Toutes ces formes étaient grises et formaient un cercle. Au centre de ce cercle était allongée une forme bleue. Le temps que ses esprits lui reviennent, il réalisa qu'il s'agissait d'une jeune fille vêtue d'habits de prêtresse.
L'une des formes grises se tourna vers lui, parut surprise, mais Ignis n'entendit pas ce qui fut dit. Il se contenta dans un geste instinctif et tant de fois utilisé de poser ses mains sur le front de la jeune fille, et récita son incantation de soin de base. Cela ne sembla pas marcher, aussi il rechercha au plus profond de lui même une autre incantation, bien plus puissante, qu'il avait entendu son maître réciter il y a de longues années pour ranimer un de ses camarades, tombé d'un arbre.
Il leva les mains et les croisa, puis traça en l'air un cercle qu'il barra de deux traits. La forme évolua petit à petit jusqu'à devenir un oiseau de lumière bleue, qui ouvrit ses ailes et entra dans le corps de la prêtresse.
Ignis se sentit un peu fatigué, mais il trouva les forces de terminer l'incantation. Il éleva à nouveau les mains, et l'oiseau ressortit, mais il tait désormais fait d'une lumière rouge sang.
Ignis retraça un cercle, l'oiseau s'y engouffra et disparut.
Le templier retomba à genoux, mais il ne perdit cette fois pas conscience, et avec l'aide de ses compagnons ils parvint à gagner un banc pour s'y asseoir.
Awklocke
22 Jul 2003, 9:59
Awklocke avait été impressionné par la scène qui venait de se passer. Tant par l'intensité des sorts lancés que par la générosité de chacun de ceux qui avaient agis, chacun se mettant en danger lui même.
Constatant l'état de choc dans lequel la prêtresse était, il conseilla de l'étendre sur un des lits (il y en avait un en trop de toute façon) mais Hayward et Feid avaient déjà pris les devants. Il se tourna alors vers ses compagnons, et parla d'une voix grave, comme à son habitude:
"Il est temps de prendre un repas. Préparez vous si nécessaire et rejoignez-moi en bas. Le patron me connaît bien, nous pourrons avoir un salon en retrait de la salle principale et ainsi nous pourrons parler tranquillement." Il marqua un temps, puis se retourna vers le templier: "tu peux marcher Ignis? Viens aussi dès que possible." Ignis qui était encore affaibli fit un signe de la tête et se redressa. Voyant cette confirmation, Awklocke se retourna et franchit la porte de la chambre d'un pas assuré. Il s'arrêta une fois le pas franchit et ajouta "ne traînez pas".
Au bas des escaliers, la salle était déjà comble, et des serveuses de diverses races courraient à travers la pièce, apportant les plats fumants et débordants de leurs assiettes aux clients affamés. Comme chaque fois qu'il descendait ici, Awklocke fut une nouvelle fois séduit par la chaude ambiance qui régnait dans la salle, lui rappelant sa propre jeunesse qui à présent était bien loin. Un sourire nostalgique apparu sur son visage, mais disparu aussi brutalement. Il ne devait pas s'encombrer la tête d'idioties, ce soir était un soir important. Pour tous.
Il s'avança vers le comptoir et salua le chef, qui le reconnu immédiatement. Le bourru Garak était malgré l'apparence que lui conférait son espèce, puisqu'il était un troll nain (infirmité rarissime chez les Trolls), empreint de beaucoup de chaleur et d'hospitalité. Il accueillit son vieux client avec tous les honneurs et une joie non dissimulée et lui proposa sans que ce dernier n'ait quoi que ce soit à dire la table située dans l'alcôve au fond de la salle, car c'était la table qu'il prenait à chaque fois. Il aimait la douce lumière orangée qu'émanaient les chandelles et la décoration sophistiquée des murs taillés dans la pierre qui délimitaient cette petite pièce. Elle était ouverte sur le reste de la salle par une large porte sans battant et combinait donc l'ambiance de fête de la salle principale et l'intimité d'une pièce privée.
Alors qu'il acceptait en riant et discutait avec son ami, Awklocke vit ses compagnons descendre dans la salle. Il les interpella alors d'un signe de la main et leur signifia de le rejoindre. Il se dirigea vers l'alcôve et ils le suivirent.
Une fois que tous furent assis dans les sièges de bois, une serveuse elfique d'une grande beauté vint prendre les commandes. Comme chacun était indécis et que de plus importantes choses étaient à discuter, il fut décidé de commander un assortiment des différentes spécialités de la maison. La serveuse repartit alors en courant, ses cheveux et les rubans ornant ses habits flottant dans l'air. La soirée devait être bien remplie pour ceux qui travaillaient dans cette auberge aujourd'hui.
Au début du repas, et en attendant que les plats n'arrivent, la conversation allait bon train sur des sujets futiles. Chacun énumérait ses achats de la journée et évoquait ses impressions sur cette ville peu ordinaire. Ignis qui n'avait pas été très présent parmi ses amis ces derniers temps se réjouissait de pouvoir enfin profiter de cette soirée et chacun était heureux de le revoir enfin en forme.
Cependant au fur et à mesure que la soirée avançait, des sujets plus graves étaient évoqués, et chacun faisait part de ses inquiétudes quant à l'incertitude qui planait sur leur quête. Ils étaient partis dans le but de trouver le Temple de Mitula, mais chaque jour de nouvelles pièces s'ajoutaient au puzzle. Nataku, l'ordre des prêtresses de Tyr, les cavaliers de la Lune Noire et les problèmes de la cité de Kaynzorht, les guerriers Dragons... Chacun s'interrogeait sur ce à quoi allait mener cette quête. Et chacun avait des buts primordiaux qui ne concordaient pas toujours.
Durant cette soirée Awklocke n'avait pas beaucoup parlé, se contentant d'écouter. Ses longues années de vie solitaire faisait de lui quelqu'un qui n'était pas à son aise en société. Cependant il appréciait cette ambiance qu'il avait connue en des temps reculés. Mais alors que les questions se firent plus graves, il eu l'air plus concerné, et, posant les coudes sur la table et joignant les mains, il prit la parole sérieusement pour la première fois de la soirée:
"J'allais presque oublier pourquoi je vous avais demandé de vous réunir autour de cette table ce soir. Il est temps que je vous révèle l'essence de ce dîner." Il se recula dans le siège et joignit à nouveau les mains devant la bouche, accoudé aux bras du fauteuil. "Je vous ai parût impatient ce matin, alors que nous tentions d'entrer dans ce village. C'est parce que nous arrivons à une date importante pour moi. De graves affaires m'appellent ailleurs, et je ne pourrais vous accompagner plus loin pour le moment. Viendra sûrement un jour où nous nous retrouverons, je vous l'assure, mais pour l'instant il va me falloir repartir vers le Nord. Mais il y avait des choses que je devais vous dire auparavant. Je vais vous révéler ma raison d'être ici, et accessoirement la vôtre également, du moins pour ce que je puisse en juger.
Je suis un prêtre de l'ordre de Mitula. Probablement n'avez vous pas de très amples informations sur cette déesse, car elle est mal connue de nos jours, volontairement rayée du panthéon officiel. En tant que tel, je suis ici en tant que juge. Je suis ici pour juger de votre statut d'élus. Mais laissez moi vous parlez un peu de mon ordre.
Nous sommes 11 prêtres de Mitula, chacun portant cette armure noire et dorée et se battant avec cette épée lourde et large caractéristique de notre place. Nous sommes des hommes qui étions banals, mais chacun de nous a rencontré dans sa jeunesse une jeune femme très séduisante, qui se faisait appeler Mitula. Nous avons tous été ensorcelés par sa beauté et sommes restés dévoués. Chacun de nous ne peut se défaire de cette fascination, et pour cause: Mitula était l'incarnation sur terre de la déesse. Lors d'événements que je vous conterai plus tard, Mitula a eu besoin d'un soutient et nous lui avons fourni. Nous avons alors formé cet ordre et construit son temple. Chacun d'entre nous a construit une aile du temple mais ignore tout de la conception des autres, afin de préserver la sécurité de ce qu'il renferme. Car tout ce qui compte est ce que ce temple recèle. En échange et pour assurer la pérennité de cet ordre, Mitula nous a donné à tous l'immortalité."
Cette révélation provoqua un grand trouble chez tous ceux qui étaient autours de la table. Voyant cela, Awklocke se sentit obligé de relativiser: "Attention cette immortalité n'est pas totale. Je peux tout à fait succomber à des blessures, ou à la maladie, mais le vieillissement de mes cellules s'est arrêté. Ainsi nous auront toujours la possibilité de transmettre le secret de Mitula." Il marqua un temps. Cette évocation semblait lourde de sens pour lui et on sentait dans son attitude qu'il s'apprêtait à dire des choses qu'il n'avait pas l'habitude d'évoquer. Il commença a parler d'une voix étonnamment peu sonore.
" Tout ceci a commencé il y a 296 ans. Par un événement qui te touche de très près, Ignis, et dont peu de gens connaissent l'origine. Je parle de la destruction de l'atlantide. Le seul moment dans l'histoire des âges récents où les dieux sont intervenus.
Savez vous ce qu'était l'Atlantide? Il ne reste plus aujourd'hui de trace des périodes qui l'ont précédé et peu de légendes sont encore exactes pour ce qui concerne cet âge d'or. Je l'ai vécu. Et j'ai également vécu les âges anciens, et je peux donc dire de quoi il retourne. En réalité je n'étais pas très âgé alors, et je n'ai que peu de souvenirs concernant les détails, par exemple le nom des royaumes ou leur découpages, ce genre de choses auxquelles on ne s'intéresse pas lorsqu'on est enfant. Cependant je me rappelle ce que me disaient mes parents. Et cette période qu'ils ont vécu, et que j'ai vécu également pendant une courte période de ma vie, ils la décrivaient comme un âge d'or. A ce moment les hommes rivalisaient de puissance avec les dieux, car ils maîtrisaient à la perfection la magie et la science tout à la fois, et ces deux puissances combinées offraient des perspectives infinies. La création de la vie était devenue possible et l'humanité approchait l'immortalité, que seuls les dieux sont en mesure d'offrir. Cependant certains dieux étaient très orgueilleux, et voyaient leur suprématie (et donc leur utilité) remise en question, ce qu'ils ne pouvaient pas supporter. Ils décidèrent d'abattre le chaos sur le point culminant de cette civilisation qui regroupait alors tous les peuples de la terre: l'île de Atlantide, dont la position permettait de tirer parti de la rotation de la terre lors de l'utilisation de son l'énergie et lors des lancements des navires célestes qui partaient parcourir les étoiles. Cette île était devenue la capitale d'un monde à l'apogée de sa gloire, et elle reflétait cette gloire elle même, scintillant de l'éclat de l'eau dans laquelle elle puisait sa force tranquille. Mais elle connu la force destructrice, celle de la fureur de dieux trop égoïstes. Et le feu la fit sombrer à jamais."
A l'écoute de ce récit, Ignis paraissait pétrifié. Non par ce qu'il entendait, mais parce qu'il revivait cette tragédie. Awklocke le remarqua et expliqua :
"Ignis a vécu ce moment." Tous les regards se tournèrent vers lui, qui était hagard, tremblant et qui semblait plongé dans un profond trouble. "Mais il croie que cela s'est déroulé il y a une quinzaine d'année. N'est ce pas?" Ignis lui adressa un regard intrigué lorsqu'il entendit cette phrase, mais le prêtre en armure noire changea de sujet et continua:
"A cette époque Mitula était une déesse reconnue au panthéon. Mais elle avait de tout autres projets pour Atlantide, et s'est opposée à cet acte de violence. Pour elle, la voie à suivre était celle de la collaboration avec les atlantes: en alliant force des êtres pensants et pouvoirs des dieux, les dieux auraient eu la possibilité de gagner un pouvoir immense, sans commune mesure avec leurs pouvoirs actuels. Mitula n'avait pas pour dessein d'aider les races existantes, elle voulait les utiliser. Cependant ses manières étaient loin d'être aussi brutales que celles de Celian, le dieu des forges qui détruisit Atlantide.
Celian n'était pas le seul acteur de ce massacre qui provoqua la chute de la civilisation Atlante, et il était suivit par plusieurs autres dieux jeunes et fougueux, comme Damban et Lyron, les dieux des vents et du son qui gronde. Mais une grande partie du panthéon s'opposèrent à ces pratiques. Mitula elle était la plus virulente de ceux ci, parce qu'elle ne faisait pas seulement preuve de pitié pour le peuple des atlantes, mais y avait des intérêts et elle ne pouvait pardonner à ceux qui avaient brisé ses rêves de puissance. Elle fut tellement impliquée qu'elle se rendit sur les lieux et aida à sauver les plus précieuses des découvertes atlantes. Elle sauva également de nombreuses vies. C'est en fait à cette époque que l'ordre des prêtres de Mitula a été créé. Et ces découvertes atlantes qui ont été sauvegardées ont été entreposées dans le temple de Mitula. Voilà le secret que recèle ce temple. Il n'est qu'un tombeau, le sanctuaire d'une ancienne civilisation qui a péri pour avoir été trop proche de la perfection. Les objets et armes qui y sont entreposées ne sont rien d'autre que les objets qui ont causé la perte des peuples de la surface." Ayant prononcé cette phrase, Awklocke se tu quelques instants. Son récit le fatiguait et ce point le touchait tout particulièrement, lui qui avait connu cet âge d'or.
Après s'être repris, il continua:
"Ce qui s'était passé alors n'était que le début d'une longue descente aux enfers. Les races des habitants du sol qui étaient soudées dans la civilisation atlante (malgré des différences ethniques et géographiques) se séparèrent et les plus faibles durent se cacher dans des endroits comme celui-ci, construit à l'origine par les gobelins Chinzen. En réalité le chaos démarra lorsque les dieux ne purent plus supporter leurs différents.
Les conflits entre les 3 jeunes dieux et Mitula, ainsi que la coalition des dieux Vétérans, des dieux présents au panthéon depuis les premières générations, qui soutenaient l'élimination des éléments perturbateurs, et d'autres dieux encore qui prenaient parti pour l'un ou l'autre des camps, aboutirent à un clash. Mitula fut chassée de l'Eden, ainsi que d'autres dieux, qui se créèrent leurs propres sectes. Encore aujourd'hui, les désaccords entre ces dieux font rage et sont la cause de plusieurs événements.
Le premier et sûrement le plus important à l'heure actuelle est le fait que ces conflits incessants ont provoqué d'intenses guerres entres les adorateurs de tel et tel dieu. La bataille la plus meurtrière reste celle de Madragar. Je vais vous conter cette bataille, même si je crois que certains d'entre vous la connaissent bien, car elle nous concerne tous particulièrement.
Je ne ferais pas dans les détails, car ici ils nous importent peu, et j'irai à l'essentiel. Cette bataille mettait en scène un dénommé Onianka. Onianka était un homme, un valeureux guerrier. Il faisait partie d'une armée très puissante regroupée dans l'adoration d'un des dieux, peu importe lequel. Mais en plus de sa bravoure et de sa force, il y avait quelque chose qui en faisait quelqu'un de tout à fait spécial. En effet il avait séduis Kyrel, la déesse des éclipses. Et de cette union était né un enfant. Un garçon. Ce jeune garçon ne vivait plus qu'avec son père car Kyrel se devait de résider dans l'Eden, et il n'aimait pas du tout que son père aille se battre. Il était très pacifique mais son père l'emmenait jusque sur les champs de bataille, dans une cage placée sur son thorax, moulée dans son armure. En effet Onianka n'aurait pu supporter que son fils soit tué alors que lui était sur le champ de bataille, par des maraudeurs et pillards sournois. Mais les corps déchiquetés, les flots de sang et les cris d'agonie donnaient au petit garçon des angoisses d'une puissance infinie. Lorsque celui ci grandis un peu, il n'eut plus à assister aux batailles mais du apprendre à manier une épée pour pouvoir se défendre si il advenait qu'il soit en danger. Cependant l'enfant n'aimait pas plus les batailles que lorsqu'il était petit, et il fit ce jour là une chose terrible. Pour que son père ne tue personne, il enleva la lame de l'épée qu'il utilisait et remis la garde dans le fourreau. Ainsi son père ne se rendis pas compte que son épée était incomplète lorsqu'il parti pour la bataille décisive de Madragar. C'était un jour de septembre de l'an de grâce 96, il y a 200 ans.
Pris de remords, l'enfant décida de rendre sa lame à son père. Mais celui ci était déjà parti et l'enfant eu beau courir de tout son souffle, et aussi vite que lui permettaient ses jambes frêles et peu endurantes, lorsque celui ci arriva, les plaines de Madragar n'étaient plus que charniers et désolation. Le soir tombait sur les collines et l'ensemble de la scène brillait dans une lumière orangée, tandis que sifflait le vent. Même les oiseaux s'étaient tus.
Lorsqu'il trouva enfin son père, celui ci avait une épée plantée dans le torse. Cette épée avait fracassé la cage dans laquelle il était étant petit. Et elle avait perforé la cage thoracique. Cependant son père était encore en vie, agonisant. Lorsque son fils lui ramenât sa lame, la lui tendant des deux mains le visage sali par les larmes et déformé par les sanglots, priant son père de ne pas mourir, ce dernier n'eut pour seule paroles que "Tu m'a trahis. Que tu meures milles fois, tu n'es plus mon fils..." Il s'en alla sur un soupir, laissant orphelin ce jeune enfant qui était alors âgé d'une dizaine d'année. Mais cet enfant n'était pas ordinaire, car du fait de ses parents, il était demi-dieu. Et il souffrit durant toute son adolescence de ce père qui l'avait renié et de l'intense sentiment de culpabilité qu'il ressentait. Lui qui était si pacifique se mettait à tuer des souris sans raison, et même des chats et des chiens. Il partait dans la forêt pendant plusieurs jours et tuait à mains nues des animaux sauvages, allant même jusqu'a défier des cockatrices et des slimes. Lorsqu'il revenait c'était couvert de sang avec dans le regard une lueur mauvaise. Lorsqu'il grandis son pouvoir augmenta encore, et de nos jours il est toujours vivant, et possède une immense armée derrière lui. Vous avez deviné depuis longtemps déjà qui est ce jeune garçon meurtrier. Il s'agit de Nataku. Mais il ne pris ce nom que bien plus tard, lorsqu'il s'inventa un monde qu'il créa de toute pièce, ressuscitant ses victimes pour en faire ses esclaves, et les faisant s'accoupler pour produire des races nouvelles. Le monde des Ténèbres, que Feid connaît bien. Et l'armée de la Lune Noire, nommée ainsi en souvenir de sa mère Kyrel."
Chacun se regarda lorsque le récit fut fini et personne ne pu s'empêcher d'éprouver un certain malaise à l'entente de cette histoire sordide.
"Il y aurait encore beaucoup à raconter sur ce qui se passe dans le monde tourmenté dans lequel nous vivons, car beaucoup de Dieux ont créé leur ordre, et les êtres vivants eux mêmes se sont regroupés et se livrent une guerre sans merci. Ainsi nous pourrions évoquer le cas de Kaynzorht et de sa caste des Guerriers Dragons, qui a en ce moment des démêlés face à l'armée de la Lune Noire, ou encore celui des Templiers dont fait partie Ignis. Il y a beaucoup de forces en jeu en ce moment, et l'équilibre est fragile et sur le point d'être rompu.
Mais il se fait tard et il ne serait pas sage de s'éterniser sur des broutilles. Il me reste à vous parler de ce pour quoi je suis ici avec vous.
Comme je vous l'ai dit j'ai une fonction de juge - enfin j'avais. A Atlantis, un oracle avait prévu tout ce qui s'est passé. Et il avait prévu qu'un groupe de héros ramèneraient un ordre plus juste. Je ne sais pas exactement en quoi consiste cette tâche, mais la date de l'apparition de ce groupe avait été prévue, et elle est arrivée. Mitula attache beaucoup d'importance à cette prophétie. C'est pourquoi chacun des 11 prêtres de son ordre ont été chargés de parcourir le monde à la recherche de ce groupe de héros. J'ai quand à moi atterris parmi vous. Mais rien ne me disait au départ que vous seriez le groupe de la prophétie, et j'étais là pour vous faire subir des épreuves, pour déterminer votre capacité. Cependant je suis sur à présent que vous êtes les bons, et c'est cette certitude qui m'a amené à ne pas pousser plus loin mes épreuves. S'il y avait le moindre doute, la seule présence parmi vous d'un témoin de la chute d'Atlantis suffit à m'assurer que vous êtes ceux que nous cherchions tous."
Lorsqu'il fini cette phrase, l'ambiance se détendit. Chacun sentait que toutes les choses les plus graves avaient été dites. Et l'avancée de la nuit faisait que chacun songeait à remonter dans sa chambre. C'est en se levant et en rassemblant ses affaires qu'Awklocke continua:
"J'avais pour mission de vous emmener voir Mitula mais je crains qu'il ne faille que vous vous débrouilliez tous seuls. En effet je vous l'ai déjà dit: d'importantes affaires m'attendent ailleurs, notamment à Kaynzorht. Vous devrez trouver Mitula et défendre vous même votre candidature. Ce sera votre dernière épreuve en tant que candidats à la place d'élus..." L'humour était palpable dans cette dernière phrase et chacun ris de bon coeur. Non pas que la phrase était particulièrement drôle, mais chacun avait bien besoin d'évacuer le stress qu’avaient créé ces révélations très nombreuses et de la plus haute gravité. C'est dans ce climat de détente et de plaisanterie que chacun remonta vers sa chambre. La grande salle de l'auberge était presque déserte à présent, et sentait cette douce nostalgie du retour à la réalité, comme lorsqu'une fête intense vient d'avoir lieu et qu'il est temps de songer à retourner travailler le lendemain, mais qu'il faut d'abord ranger. Awklocke s'arrêta un instant avant de monter les escaliers pour saisir un dernier instant cette douce atmosphère.
Le lendemain, Awklocke se réveilla aux aurores. Un rayon de soleil passait par le plafond grâce à des conduits spécialement aménagés pour amener un éclairage naturel et limiter la consommation de combustible. Une légère lumière bleutée de fin de nuit traînait dans la pièce. Il ramassa son paquetage, enfila son armure et s'apprêta à franchir une dernière fois la porte de la chambre. Il se retourna dans un ultime mouvement et vit que Dyerwolf était réveillé, à cause de sa nature de loup il avait le sommeil léger. Celui ci lui adressa un clin d'oeil et Awklocke lui rendis son salut par un signe de la main et un sourire. Il quitta alors définitivement la chambre.
En bas, le patron s'était endormi sur son comptoir et il n'alla pas le réveiller. Il posa à coté de sa tête les pièces de bronze en paiement de la nuit passée et du repas de la veille, puis sorti de l'auberge.
Dans les rues il n'y avait personne pour troubler la tranquillité du matin. Les torches qui illuminaient les galeries ne vacillaient pas du tout, tellement l'air ne remuait pas. Au premier étage quelques marchands installaient leurs étals, et ne firent pas attention à lui.
Il atteignit enfin la surface, et lorsqu'il eu franchi le porche, la terre se referma sur l'entrée du village Chinzen l'air frais lui caressa le visage et lui donna envie de sourire. La journée était belle et pleine de promesses. Comment un monde aussi beau pouvait il être torturé par de si viles querelles?
Il leva les yeux au ciel et dit à voix haute: "Ah! Les choses sérieuses vont bientôt pouvoir commencer!"
Il s'en alla vers le Nord en sifflant un air, lui qui d'habitude était si silencieux...