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Dossier

Pandora no Yume

Pandora no Yume
Pajamas Soft est un petit studio de développement (17 membres) remarqué par leurs produits pour adultes. Néanmoins toutes leurs créations sont sublimées par un design unique et poétique, loin des choses habituelles dans le monde hentai et doujinshi. Beaucoup de leurs réalisations sortent sur PC japonais, pour contenter tous ces petits frustrés, ou bien les amateurs de belles choses.
Dernièrement ils s'attardent sur Pizzicato Polka, un projet plus mature encore que toutes leurs précédentes intentions.

Mise en bouche

Pandora no Yume est un projet ambitieux. Initialement sur PC, son succès et sa qualité le propulse bien vite dans le planning des sorties Dreamcast. Comme de bien entendu, ce fut NEC Interchannel qui pris en charge la conversion, éditeur très prolifique dans ce genre de soft pour adultes. La gamographie Dreamcast de NEC Interchannel est d'ailleurs principalement basée sur ce type de conversions, avec des jeux tel Canvas et Close to.
Le succès aidant, Pandora no Yume fut également la base de nombreux mini-games, tel un petit jeu d'action ou un jeu de carte.

Sens en éveils

Dur de coller une étiquette sur Pandora no Yume. Certains parlent de lui en tant que Digital Comic, d'autre le prennent pour un jeu de type Doujinshi, alors que quelques irréductibles le classent dans le hentai. Quelques amis et moi-même avons nommé un genre juste pour lui, un genre qui représente vraiment ce qu'est Pandora no Yume. Nous dirons donc qu'il s'agit d'un Digital Comic Hentai Poétique.
Effectivement, Pandora a un déroulement proche des digico. Des tonnes de textes qui défilent, et aucune interactivité si ce n'est quelques choix directeurs qui influeront naïvement sur l'histoire. C'est tout. Nous parlons également d'hentai mais précisons que la version Dreamcast est très édulcorée. Un choix de Sega paraît-il, qui est très raisonnable étant donné le n'importe quoi qui planait sur la fin de l'ère Saturn (essentiellement des jeux hentai je le rappelle). C'est donc là que le mot poésie s'ajoute à la définition du genre. Chaque scène, de la plus banale à la plus excitante, évite le sujet du sexe, rendant chacune des histoires très mignonne et totalement poétique.
Mais ce qui tranche nettement avec les autres digico est le soin apporté. A chaque détail, à chaque scènete, à chaque fois on se retrouve bouche bée et les yeux pétillants.

Bave aux lèvres

J'aimerais vous parler du scénario autrement qu'en surface, mais le manque d'informations, et surtout le japonais ne va pas m'aider beaucoup. En bref, vous êtes dans une pension pour filles, et vous draguez chacune d'elles. Il y aura donc les conflits prévisibles, jalousie, humour, amour, claques. Refus, rendez-vous, et autres délices auxquels nous sommes tous habitués. Mais il y a un côté plus malsain dans cette histoire, puisque vous ne ferez que vivre et revivre la même semaine. En effet, le jeu est assez particulier. Il ne s'étire pas dans le temps et chaque fois que vous aurez terminé une semaine elle recommencera à l'identique. Identique ? Non pas totalement, certains détails changeront et le tout deviendra de plus en plus dramatique. Occasion unique pour draguer toutes ses filles qui ne se souviennent jamais de la semaine précédente.

Musicalement le jeu est de grande qualité, reprenant ça et la diverses mélodies qui traversent les âges. On retrouve des pièces de piano tel La Lettre à Elise ou des compositions d'Erik Satie, qui se mélangent avec d'autres thèmes composés par PAJAMAS SOFT. Cela donne un petit cachet de poésie non négligeable. Les thèmes japonais sont assez niais, la qualité des autres rattrape facilement ce détail.
Comme dans de nombreux digico, le jeu est quasiment doublé dans sa totalité, et les voix conviennent vraiment bien à l'ambiance du jeu.

Clamadà

Je me répète ici. Le sourd guide l'aveugle parmi les paysages et les personnages qui flattent le regard et apportent un sourire sur des lèvres et réduisent au chaos toutes les idées préconçus sur les jeux hentai. Le détail est le maître. De la bulle de dialogue à la disposition des personnages dans les décors, tout est poétique. Esthétique.
Le ton pastel domine pour les décors, qui se révèlent très fluide très lumineux, et qui évitent la surcharge de fouilliture. Mais le plus impressionnant est le résultat atteint sur les protagonistes. Profitant du VENUSystem instauré pour ce jeu, ils réagissent visuellement aux réponses fournies créant ainsi du vivant dans ces simples dessins. Les bulles de style BD sont en rapport avec l'humeur du personnage, ce qui rend la compréhension de l'attitude du personnage plus agréable et plus facile. Leurs réactions sont multiples, de la colère sérieuse, de l'agacement, les regards détournés ou langoureux, tout est parfaitement retracé. Le but officieux est de rendre le joueur amoureux de ses filles en papier, en effet elles ne laissent pas indifférentes.
Une légère présentation mais surtout un regard aux artworks s'impose.
Vous incarnez Hirano Yuito, jeune collégien dynamique qui n'a pas grand chose dans la tête. Vos compagnes sont les suivantes : Ran qui a des cheveux roses, Miki plus âgée a elle les cheveux verts, Su est une androïde, Yoshimi a ses nattes brunes, et pour finir ma distinction par les cheveux, Haruka ma petite préférée qui est blonde.
Je ne raconte rien sur elles pour ne pas gâcher le plaisir de jeu, car les découvrir est le principal intérêt du soft.

Une galerie n'est pas disponible sur Legendra et je vous invite pas à y porter longuement attention. Une série d'images, qui vous montre que les plus beau design ne sortent pas toujours des boîtes les plus réputées et que les petits studios tels PAJAMAS SOFT ont aussi le droit à leur heure de gloire.
Un jeu vivant, au scénario étonnamment illustré, sublimé par un design de génie.

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25/07/2008
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