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Magna Carta 2 > Articles > Review

Magna Carta 2

arpg xb360 europe
Magna Carta 2
The Korean Touch
En Février 2006 sur le vieux continent sortait Magna Carta: Tears of Blood sur Playstation 2. Possédant des qualités indéniables, dont un scénario travaillé et la volonté d’innover au niveau du gameplay, il avait cependant reçu un accueil mitigé de la part des joueurs qui se plaignaient d’une certaine répétitivité et d’une linéarité frustrante. En 2009, le studio de développement coréen Softmax revient avec le second opus, cette fois sur la console nouvelle génération de Microsoft, développé avec le désormais classique Unreal Engine 3. Le jeu dispose d'un rendu 3D d’une incroyable beauté et fidèle aux artworks de l’artiste Hyung-Tae Kim.
Alors, qu’en est-il vraiment ? "E(poustouflant) = MC2" ?

Comme une impression de déjà-vu

La cinématique d’introduction pose parfaitement les bases du conflit qui ravage le royaume de Lanzheim, impliquant deux factions dans une guerre civile. Les Forces du Sud, créées par la princesse Rzephilda - qui souhaite reprendre le trône qui lui revient de droit - et le comte Alex - un aristocrate puissant -, s’opposent aux Forces du Nord, dirigées par le premier ministre Schuenzeit, qui a fomenté un coup d’état contre la reine et l’a assassiné. Les Sentinelles, créatures inventées par les savants des Forces du Nord, occasionnent des pertes monstrueuses dans les rangs adverses, faisant alors basculer la majorité des batailles en leur faveur.
Pendant ce temps, le héros, Juto, mène une existence paisible et harmonieuse sur son île à l’écart de toute cette haine, proche des habitants et particulièrement de la capitaine de la garde de l’île du Haut Vent, Melissa. Il la considère comme une sœur depuis qu'elle l'a découvert échoué sur le rivage, amnésique, et s'est occupée de lui.
Ce monde « idyllique » deviendra bientôt un enfer lorsque l’unité spéciale anti-Sentinelle des Forces du Sud débarquera sur ce havre de paix, suivie de près par leurs ennemis, afin d’y trouver une machine de guerre de l’ancien temps ressemblant grandement aux monstres des Forces du Nord. S’en suivra une bataille lourde de conséquence, à la suite de laquelle Juto se fera enrôler dans les Forces du Sud.

Un homme qui oublie ses souvenirs et une princesse qui perd le trône, cela ressemble étrangement à Reith dans l’opus précédent. Autant le dire tout de suite, les clichés sont nombreux tout au long du jeu, mais sont extrêmement bien maîtrisés et les doubleurs convaincants. On passera par les stéréotypes les plus connus tels que l’elfe niaise, la grosse brute en apparence mais très sage en vérité, la princesse prête à tout pour récupérer son royaume...
Le scénario parait complètement banal au début. On commence réellement à douter quant au fait que Magna Carta 2 est un successeur digne, mais la tournure des évènements change la donne. Le scénario gagne progressivement en puissance pour aboutir sur un final riche en révélations et en émotions. Trahisons, conspirations et conflits politiques seront de la partie, rythmant convenablement le jeu de façon à ce que le joueur ne puisse s’ennuyer. On se surprend alors à s’attacher aux personnages et aux causes qu’ils défendent, bien que l’ensemble sente le réchauffé. Les principaux protagonistes du camp adverse auraient quelque peu gagné à être plus développés, même si Schuenzeit en impose. La narration, les réflexions du héros tout le long du jeu et les cut-scènes superbement mises en forme aident grandement à l’immersion. Toutefois, même si suivre l’histoire est plaisant, elle reste un chouïa inférieure à celle de son aîné.

Mention spéciale au character designer Hyung-Tae Kim, artiste coréen de talent, qui nous prouve une fois de plus son savoir-faire avec ses costumes ultra détaillés et soignés, le tout rendu brillamment en 3D grâce à l’Unreal Engine 3 qui n’a désormais plus besoin de faire ses preuves.
Magna Carta 2
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May the Kan power be with you

A l'instar de l’épisode Playstation 2, Softmax a eu la volonté de changer les habitudes et nous sert ici un gameplay des plus rafraîchissants et jouissifs. N’ayant rien à envier à celui de son grand frère, il en gomme même les défauts les plus ennuyeux comme le côté répétitif et la difficulté de prise en main. Mais, jugez plutôt.

Magna Carta 2 est un Action-RPG, ce qui implique des combats en temps réel sans aucune transition. On se balade donc sur la zone d’exploration avec une équipe de trois personnages à choisir parmi six, dont un leader que vous contrôlerez. Lorsque l’on rencontre un ennemi, deux choix s’offrent à nous : soit on continue sa route sans y prêter attention, soit on a une soudaine envie de se défouler et on appuie sur la gâchette gauche de la manette pour rentrer en mode "combat". Optons pour le second cas.
Une fois la pression sur le bouton exercée, les combattants dégainent leurs armes, les mouvements se ralentissent et une barre située en bas de l’écran fait son apparition. Cette barre s’appelle la jauge d’endurance, elle délimite votre "potentiel" d'attaques successives et chaque coup porté la remplit un peu plus. Une fois la jauge arrivée à saturation, vous entrez dans un état de "Suractivité" qui vous confère un bonus de puissance de 50%. Cependant, le moindre temps mort dans vos combos lorsque vous serez dans ces conditions vous vaudra de passer en "Surchauffe", ce qui provoque une inertie totale chez le joueur durant un certain laps de temps, le rendant incapable de bouger ou d’attaquer. Ne peut-on donc pas taper à l’infini ? En effet, et c’est là qu’intervient le travail d’équipe, particulièrement important, voire même crucial.

Vous et vos coéquipiers disposez de compétences, sortes d’attaques spéciales qui se déclenchent suite à la simple pression d’un bouton. Celles-ci consomment du "Kan", l’énergie qui régit ce monde et permet la fertilité des terres et l’utilisation de la magie. Il y a deux façons de se procurer du Kan. Tout d’abord pour Juto et Argo (les deux guerriers purs), l’énergie, se matérialisant sous la forme de Kan de santé, s’accumule au fur et à mesure des combats et se conserve du moment qu'elle n‘est pas utilisée. Néanmoins, il en est tout autre pour la façon de fonctionner des mages. Un endroit donné est plus ou moins chargé en Kans élémentaires, la source de pouvoir dont ils ont besoin. On voit la teneur en Kan soit en jetant un coup d'œil à côté de la mini map située en haut à droite de l’écran, qui indique le nombre de Kans présents et leurs spécificités, soit en regardant tout simplement autour de soi. Il est également possible de créer les Kans soi-même, de la même manière que les guerriers, cependant ils seront envoyés dans le milieu environnant, se mêlant aux autres, et une fois que vous quitterez la parcelle de terrain où vous avez généré ces Kans, votre quota retombera. Moralité, autant utiliser tous les Kans disponibles, puisqu'après, vous ne les verrez plus.
Magna Carta 2
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Un pour tous, tous pour un !

Maintenant que les présentations ont été faites, concentrons nous sur le système de chaîne, principal responsable du dynamisme du gameplay.
Comme écrit précédemment, le travail d’équipe importe beaucoup, explications.
Si lors d’un état de Suractivité, vous finissez votre combo par l’activation d’une compétence, vous serez tout de même en Surchauffe suite à cela, mais les mots "Chaîne prête" s’afficheront alors au-dessus de la jauge d’endurance. Cela signifie que si vous changez de leader, ce dernier aura un gain de puissance de 70%. Mais il est encore possible d’approfondir. Si avec le second leader vous passez en Suractivité, vous aurez alors un gain de 100% occasionnant des dégâts monstrueux. Et ce n’est pas fini ! Si vous bouclez le tout par une compétence (même schéma que pour le premier leader) sans temps mort et en un combo, vous aurez alors une "Rupture de Chaîne" qui fera retomber la jauge d’endurance à zéro ainsi que celle du leader qui a initié la chaîne, vous permettant de continuer à frapper gaiement en étant passé outre la ‘Surchauffe’.
Comprenez tout de même que ce système comporte un gros risque. Si vous entamez une chaîne et qu’avec le deuxième leader vous entrez en Suractivité mais n’avez pas assez de Kans pour lancer une compétence, cela signifie que deux personnages sur trois seront hors-combat pour un petit moment, laissant de grosses ouvertures aux ennemis. En général, si vous faites l’erreur devant un boss, vous pouvez dire adieu à au moins l’un de vos personnages. Il faut donc savoir prendre les bonnes décisions stratégiques en surveillant la disponibilité en Kans de chacun, le coût des compétences, le reste de vie de l’ennemi...
Pour égayer le tout, des capacités spéciales propres aux personnages se déclenchent lorsque certaines conditions sont remplies. Il faudra par exemple qu’une esquive ait eu lieu ou qu’un ennemi n’ait plus beaucoup de vie. Il est nécessaire d'appuyer alors sur le bouton indiqué à l’écran afin de déclencher le Quick Time Event.

Le gameplay semble compliqué au premier abord mais est relativement facile à prendre en main, d’autant plus qu’un tutoriel très bien expliqué vous accompagne tout le long de votre apprentissage.
Magna Carta 2
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What time is it? It’s Showtime!

Chaque personnage possède deux types d’armes dont certains plutôt originaux comme l’éventail ou les poings américains. Faites le calcul, vous aurez donc au total douze façons de jouer différentes ! De plus, vous serez obligés de vous diversifier avec les chaînes qui obligent à switcher constamment entre les protagonistes. Vous disposez donc de deux arbres de compétences distincts par héros, dans lesquels on évolue en utilisant les Points de Compétences que l’on acquiert en montant de niveau. On prend grand plaisir à débloquer les aptitudes les unes après les autres et à voir les résultats sur le terrain.

Le rendu est plus qu’époustouflant, et laisse le joueur pantois devant tant de belles animations et d’explosions d’énergie. L'ensemble rend le champ de bataille mouvementé, qui devient la scène d’affrontement parfois dantesques. On ne se lasse jamais de découvrir de nouvelles compétences (ultimes et en tandem) qui explosent la rétine, ravivant à chaque fois la flamme du combattant qui sommeille en chacun de nous.
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A la chasse aux Kamonds

Les armes s’acquièrent de la façon la plus banale qui soit : chez le marchand, sur les monstres ou en récompense de quêtes. Ce qui est plus intéressant, c’est que l’on a la possibilité de les customiser, un système qui évoquera à tout à chacun celui de Final Fantasy VII et ses matérias. En effet, on sertit les armes avec des Kamonds, des condensés de Kan. Elles peuvent par exemple améliorer vos caractéristiques, réduire votre consommation en Kan ou encore en augmenter la production.
Plus votre équipement sera puissant (comprenez par là plus vous serez loin dans le jeu), plus les emplacements pour les Kamonds se multiplieront. De plus, certaines armes procurent des bonus non négligeables si vous avez rempli tous les emplacements disponibles.
On peut se les procurer de manière classique, mais si l’on veut acquérir les plus puissants et efficaces d’entre eux, le meilleur moyen reste d’utiliser la capacité spéciale de la Princesse Zephie qui consiste à extraire le Kamond que chaque monstre possède en lui une fois qu’il est affaibli.
Ces pierres se révèlent être vraiment efficaces vers la fin du jeu, lorsque les différents boss nous obligent à avoir une faible consommation en Kan afin de multiplier les compétences et les chaînes, et ainsi maximiser les dégâts causés.
Magna Carta 2
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Tu iras où je te dirai d’aller, ok ?

Jusqu’à maintenant, Softmax semble avoir effacé les erreurs du passé. Les allers-retours inutiles et répétitifs ont disparu et le système de combat est jouissif et simple à assimiler. L'ensemble eut été un tableau parfait si seulement une bonne vieille habitude ne s’était pas immiscée dedans : la linéarité.
Même si l’on prend beaucoup de plaisir à parcourir les vastes étendues qui s’offrent à nous, à travers de beaux décors, cela devient relativement frustrant lorsque nos héros débitent des phrases telles que "on a une bataille à finir" ou bien "on ira là-bas plus tard" durant tout le jeu. Chaque fois que l'on ose s’écarter un tant soit peu du sentier tracé, les personnages inventent de nouvelles phrases afin de nous remettre dans le droit chemin. A dire vrai, le jeu ressemble à un sentier battu jusqu’au début du deuxième disque où l'on aura enfin la possibilité de voyager sur le continent à notre aise.

On pourra tout de même se consoler en se disant que toute une pléthore de quêtes est disponible, parfaitement intégrées au déroulement du jeu, où, à la façon des MMORPG qui sont si hauts dans l’estime des coréens, il vous faudra récolter différents matériaux, vaincre certaines bêtes, aller d’un point A à un point B, ou encore réussir certains mini-jeux plutôt amusants. Ces annexes en apparence peu importantes se révèlent être primordiales si l’on tient à découvrir tout le background des personnages, car une bonne partie est consacrée au passé des membres de votre unité. Cela permet de mieux cerner leur comportement et leurs agissements, ou mieux encore, d’acquérir leurs armes ultimes !
Magna Carta 2
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Magna Carta 2
Au final, Magna Carta 2 séduit tant par son gameplay fun, détonnant et jouissif, que par son design accrocheur, parfois enchanteur, parfaitement rendu au travers d'une superbe réalisation. Il convainc aussi par des dialogues et une mise en scène au top qui ne manqueront pas d’émouvoir les plus sensibles d’entre nous, malgré l'impression de déjà-vu. Il corrige la plupart des erreurs de l’opus Playstation 2 avec brio. Pari réussi pour Softmax, donc.

09/11/2009
  • Un Gameplay de folie
  • Le Chara Design
  • La mise en scène
  • Un bon nombre de quêtes
  • Un scénario accrocheur...
  • ...mais les clichés se multiplient
  • La linéarité agaçante
4

GRAPHICS 4
SOUND/MUSIC 3.5
STORY 3.5
LENGTH 3.5
GAMEPLAY 4.5
Magna Carta 2 > Commentaires :

Magna Carta 2

4
3.5

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6 commentaires
anthemis

le 18/01/2010
Edité le 18/01/2010
Note : 3
Magna Carta 2 ou comment faire un RPG avec 6 lieux et demi, un peu d'astuce et de la poudre aux yeux.

+ Combats plutôt prenants.
+ Le système d'évolution bien vu.
+ Quelques bonnes idées au niveau du scénario.
+ Le design général (outre certains persos, y'a des armes qui butent esthétiquement parlant) et l'ambiance qui en découle.
+ Juto sur la fin.

+- Les musiques passe partout.
+- Pas mal de quêtes annexes, malheureusement peu intéressantes pour les 3/4.

- Celestine et Argo
- A la rue techniquement parlant dès que les zones font plus de 3 m².
- Des idées à la con au niveau de certaines furies.
- Caméra insupportable lors des combats contre les Boss.
- IA assez pourrie.
- Certains passages du jeu (affligeants) ne servent qu'à gonfler artificiellement la durée de vie.
- Bugs variés.
Shinji

le 09/01/2010
Note : 2_5
Bon le jeu est moyen, l'histoire classique vue et revue, comme les personnages et j'accroche pas aux graphismes (trop sombres à mon gout).

Reste un bon système de combat
Zio

le 30/12/2009
Note : 4
un RPG très sympathique que ce magna carta 2. Joli (dont un design particulier mais que j'adore), agréable aux oreilles (même le doublage en anglais est correct), un système de combat excellent et doté d'un scénario classique mais agréable à suivre , ce jeu m'a enchanté. Aux chapitre des défauts, des visge féminin trop inexpressif (arrggg claire) et une difficulté trop faible....
Ahltar

le 24/12/2009
Note : 3_5
Ce jeu ne révolutionne pas le genre, loin de là. Il propose même un ensemble de clichés déjà vus avec peu d'originalité. Mais son excellent gameplay est plutôt charmeur. Et il faut bien avouer que, même si l'originalité n'est pas au rendez-vous, la qualité est, elle, bien présente dans ce soft et les quelques touches personnelles de ce titre sont plutôt convaincantes. Si vous chercher le titre HD qui vous déboitera la mâchoire, ce n'est pas avec lui que vous le trouverez. Magna Carta 2 se contente de proposer une aventure classique, bien maîtrisée et tout simplement sympathique à suivre. Vous aurez probablement oublié le jeu quelques semaines après l'avoir fait car il n'a quasiment aucune replay value (il est possible de faire un 100% à la première partie sans utiliser de faq ou soluce). Mais le faire aura quand même été un plaisir. Comptez entre 40 et 50h pour en voir la fin en ligne droite.

Mon avis plus détaillé ici
Fei

le 10/12/2009
Note : 3_5
+ Une histoire qui commence plutôt mal mais qui arrive à gagner en intensité et qui se révèle au final dotée de bonnes idées !
+ Les combats avec un système plutôt original
+ Les différents styles et améliorations possibles qui donnent un bon choix de customisation
+ Une ambiance sympa
+ Une linéarité bien maîtrisée
+ Claire

+- Des musiques pas vraiment marquantes mais pas désagréables pour autant
+- + Graphismes correctes mais un peu vide à certains endroit et des pop-ups à tout va ! (hein anthemis)

- Replay value qui frôle le néant
- Trop facile dans l'ensemble
- Chara design de Hyung-tae Kim qui a pris un sérieux coup de moche à la modélisation 3D
Petrus

le 18/11/2009
Edité le 22/11/2009
Note : 4
Ayant été agréablement surpris par Magna Carta sur PS2, j’attendais de cet opus qu’il conserve l’ambiance assez unique de son prédécesseur tout en l’améliorant sur de nombreux points et notamment celui du gameplay, véritable échec.

Manifestement, les développeurs ont retenus la leçon et proposent système de combat revu de fond en comble, ceux-ci se déroulant désormais à la manière d’un MMORPG, les ennemis sont toujours visibles sur la carte, y compris lorsque l’on courre, et très facilement évitables. Je ne m’étendrai pas sur les détails des combats mais ce qui m’a gêné est le peu d’endurance dont on dispose (du moins pendant les ¾ du jeu) et la lenteur de sa régénération, du coup à moins d’utiliser massivement les chaînes (assez confuses lorsqu’il y’a beaucoup d’ennemis), on se retrouve à passer la moitié du combat à attendre que l’endurance descende et on ne s’éclate vraiment que contre les boss (ou les chaînes sont presque trop faciles). D’ailleurs la difficulté est assez réduite et il est aisé de terminer le jeu sans avoir vu une seule fois l’écran de Game Over et ce malgré une IA assez catastrophique (il n'est ainsi pas rare que vos compagnons soient bloqués par un mur invisible ou une taupinière ou encore qu'ils oublient d'attaquer l'ennemi, que les mages foncent dans le tas avant d'attaquer à distance... bref c'est parfois très agaçant et seule la faiblesse des ennemis permet d'éviter la catastrophe).

Dans les points positifs signalons également l’ajout de nombreuses quêtes annexes, des temps de chargement rares et réduits et une durée de vie très correcte.

Toutefois, si sur la plupart de ces plans Magna Carta 2 surpasse allègrement son prédécesseur, je regrette que l’ambiance et les personnages soient un peu moins réussis (Juto n’arrive pas à la cheville de Calintz), moins originaux. L’histoire, assez classique est bien mis en scène malgré quelques maladresses (il faut 5 mn pour deviner quel sera le dernier donjon et 2h pour trouver qui est réellement Juto) quant au chara-design (comme dans tears of blood d’ailleurs), il est assez inégal, on aime ou on aime pas, mais j’ai un peu de mal à accrocher à l’ensemble malgré quelques incontestables réussites. Autre point noir : les dialogues sont bien mignons avec les personnages qui remuent les mains et la tête (comme dans Enchanted Arms), mais ce font au détriment des cinématiques, très rares tout au long du jeu, et cela s'avère parfois très frustrant.

Au final Magna Carta 2 se révèle être un bon RPG (un des meilleurs sortis pour le moment sur la console), un peu moins original que son ancêtre sur PS2 mais bien plus accessible et agréable à jouer, à essayer donc !
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