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Dragon Age: Origins

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Dragon Age: Origins
Le classique dans toute sa splendeur
Dragon Age: Origins (appelons-le DAO) est sorti le 12 novembre 2009 dans nos vertes contrées, et, comme d'habitude - oserais-je dire - quand Bioware sort un nouveau RPG, les critiques se sont enflammées. D'autant plus que celui-ci n'est pas des moindres, ayant subi plusieurs reports de développement, ce dernier avait commencé avant celui de Mass Effect, en 2004. Se plaçant dans un univers proche de Tolkien avec un soupçon de dark fantasy, Bioware l'annonçait comme le successeur spirituel de Baldur's Gate, mais sans la licence Donjons et Dragons, et édité par EA, avec tout ce que ça implique en bien comme en mal (surtout). Dur héritage à porter que celui d'un jeu considéré comme culte dans le monde du Western-RPG, Bioware a-t-il réussi à ressortir la recette qui avait fait son succès il y a plusieurs années de cela ?

Heroic Fantasy, pure et simple

Le scénario se déroule dans le royaume de Férelden. Dirigé par le Roi Cailan et son conseiller et général, le Tiern Loghain, le royaume a enfin obtenu la paix avec ses voisins de la contrée d'Orlais malgré les réticences de Loghain envers ce pacte. Cependant, Férelden est de nouveau confronté à la menace, mais elle vient cette fois-ci des tréfonds de la terre. Les engeances, sortes d'Orcs démons venant d'Orzammar, la cité des nains, y sont retenus sans relâche par la défense naine. Il arrive parfois contre toute attente que certaines se trouvent un passage vers la surface et déferlent à travers tout Férelden.
Au commencement de l'histoire, on apprend qu'une horde d'engeances a été aperçue non loin de la forteresse d'Ostagar. Le Roi Cailan y a dépêché le gros de son armée et y a préparé ses défenses contre cette incursion, comptant bien les éradiquer une bonne fois pour toute de la surface. Cependant, les simples hommes ne sont pas les seuls à lutter. La "Garde des Ombres", un ordre mystérieux mais néanmoins célèbre dans les légendes, avait été fondé par le passé pour régler les problèmes d'engeances mais agissait surtout lors d'un Enclin. Ce cas particulier intervenaient lorsqu'une divinité déchue, un Archidémon, s'éveillait et menait les engeances à la bataille dans le but de détruire l'humanité. Le monde a déjà dû faire face à ce genre de situations et chaque fois, la Garde des Ombres put triompher de ce mal. A l'époque où se déroule le jeu, il n'y a pas de preuve formelle que cette invasion soit plus qu'une simple incursion massive, mais Duncan, dirigeant de la "Garde des Ombres" en Férelden, pense fortement à un Enclin. Il n'arrive malheureusement pas à en convaincre le Roi Cailan, et se met alors en tête de recruter de nouveaux éléments pour augmenter les rangs de son ordre, et surtout pour faire face à la menace qu'il pressent. Votre personnage sera, bien entendu, une de ces recrues.

Peuplé d'elfes, de nains, d'hommes, mais également de démons, de loups-garous, et autres morts-vivants, le monde de DAO est clairement inspiré des classiques de l'Heroic Fantasy. Si les thèmes abordés sont relativement déjà vus, cela est fait avec une grande maturité. Autant le dire tout de suite, DAO ne révolutionne pas le genre, Bioware ressort la recette classique mais avec une maîtrise qui ferait pâlir beaucoup de développeurs de RPG. Grâce à un background extrêmement travaillé via des textes récupérés lors de l'aventure où via les dialogues avec les nombreux PNJ du jeu, on est totalement immergé dans l'univers. Le scénario lui aussi emprunte énormément aux différentes œuvres d'Heroic Fantasy classiques, et mis à part quelques exceptions, les rebondissements se sentent à quelques lieues de distance. Mais encore une fois, on est happé par cette trame qui aurait très bien pu être celle d'un livre. De plus, la grande force du scénario est d'être évolutif en fonction de vos choix dans les dialogues notamment, mais aussi dans vos actions, et cela mènera vers de nombreuses fins assez différentes.
Intelligente, maîtrisée, mature, intéressante, mais classique, la trame gardera le joueur en éveil et ne sera jamais, ô grand jamais, un point faible du soft.

Mais que serait une histoire sans ses personnages ? Un simple texte dans lequel on ne pourrait s'attacher à aucune figure familière ? Le jeu présente des personnages tout simplement excellents. Hauts en couleurs, ayant chacun leur personnalité vraiment bien démarquée, doublés à la perfection, et avec un design que j'ai trouvé excellent, ce sera sans doute un des plus gros points forts du jeu. C'est une équipe que l'on ne veut pas lâcher, c'est parfois dur de devoir faire le choix de qui emmener dans telle ou telle mission. Par contre encore une fois, tous les réfractaires à la Fantasy pourront s'abstenir car on retrouve quand même certains stéréotypes du genre. Mais honnêtement, jamais la femme libérée et forte (montrant ses atouts avec provocation) parlant comme un vipère n'a été si bien rendue ; jamais le héros bêta et un peu naïf n'a été si attachant ; jamais le nain ivrogne n'a été aussi drôle dans un jeu vidéo.

Encore une fois Bioware prouve sa grande expérience de l'Heroic Fantasy : toujours classique mais résolument immersif, le monde de Dragon Age, son histoire et ses personnages ne peuvent laisser le joueur indifférent à moins qu'il n'attende d'un jeu, avant tout, qu'il soit original.
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Joueur et origines

Le jeu propose au début du jeu une création de personnage. Le joueur a le choix tout d'abord de choisir parmi les trois races proposées : humain, nain, elfe. Ensuite il faudra choisir une classe entre guerrier, voleur ou mage sachant que, assez classiquement, les nains ne peuvent pas être des mages.

Je vais aborder maintenant la seule petite innovation de DAO : son système d'origines. Chaque combinaison d'une race et d'une classe aura le choix entre différentes origines ; par exemple un nain guerrier pourra être noble, ou roturier ; un elfe voleur pourra être Dalatien (elfe des bois) ou citadin. Sachant que l'humain quel qu'il soit ne pourra être que noble et que quelle que soit la race choisie le mage n'aura qu'une origine : celle éponyme. Ce système vous permet la création du passé de votre personnage. Chaque choix d'origine vous vaudra un prologue plus ou moins long selon les cas, qui posera les bases de votre personnage, et montrera dans quelles circonstances celui-ci s'est fait recruter par Duncan. De plus, ces prologues apportent de nombreux éléments sur le monde de Dragon Age : celui des Mages, reclus dans leur tour, et surveillés de prêt par l'ordre des Templiers vous en apprendra beaucoup sur la peur de la magie en Férelden. Enfin, cette origine influencera de nombreux éléments de l'aventure, des simples dialogues aux fins que vous pourrez obtenir. C'est un système vraiment intéressant, offrant en plus une grande replay value au titre.

Passons à la création statistique du personnage. Ici, plus de Donjons et Dragons, Bioware a donc refait son système comme un grand. Trois feuilles sont à disposition : les compétences, les talents et les caractéristiques. Les compétences sont communes à toutes les classes et s'acquièrent via des points de compétences gagnés en montant des niveaux. On y retrouve des talents tels que la fabrication de pièges et de poisons, l'alchimie, l'éloquence (pour avoir plus d'options dans les dialogues) ou encore l'art du combat... Ces compétences sont importantes car certaines seront requises pour acquérir certains talents. Chaque classe possède ensuite différents arbres de talents répartis selon les disciplines. Chaque arbre se présente sous formes de deux à quatre lignes de talents qui se débloquent les uns après les autres grâce à des points gagnés en montant de niveau. Ce système permet vraiment de pallier au relatif manque de classe : un voleur pourra par exemple se spécialiser en arts furtifs, en archerie ou en combat à deux armes par exemple. De plus, au niveau 7 puis au niveau 14, on gagnera un point de spécialisation, au nombre de 4 par classe. Chaque spécialisation rajoutera une ligne de talents très importants qui changeront, si vous les utilisez bien, totalement votre façon de jouer. Enfin, à chaque niveau passé, vous gagnerez des points de caractéristiques pour les distribuer dans les classiques "force", "dextérité", "constitution", "magie", "volonté" et "ruse", influençant chacune sur différents paramètres.

L'éditeur physique est très complet et les modèles de personnages sont beaux. A vous d'exercer votre imagination et votre sens de l'esthétique pour créer votre personnage. En tout cas, il y a de quoi faire.

Au final, la création de personnages est très complète, peut-être un peu moins touffue que dans Baldur's Gate, mais on ne va pas rouspéter, il y a largement assez de combinaisons autant scénaristiques que statistiques pour assouvir la soif des joueurs qui terminent leurs jeux à 100%.
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Combat, gestion et repos du guerrier

A quoi bon créer un personnage si c'est pour qu'il se tourne les pouces ? Au fur et à mesure que vous avancerez dans le jeu, vous découvrirez des compagnons, qui, en plus d'égayer les dialogues et le campement du groupe, seront de féroces combattants. Vous pourrez partir et en emmener trois avec vous. Ces compagnons montent également de niveaux, et à la manière de votre personnage, vous pourrez choisir ses caractéristiques et ses talents, même s'ils possèdent déjà un début d'évolution vers tel ou tel archétype (tank, soigneur, DPS...) quand on les récupère. A vous de trouver la combinaison qui vous plait le plus pour vous défaire des différents obstacles qui vous attendent.
Lorsque vous sortez d'une région, vous pouvez vous déplacer vers une autre région ou ville, via un déplacement instantané qui pourra faire intervenir une rencontre aléatoire. Les régions sont du coup plutôt linéaires et pas forcément très vastes, mais suffisent largement à mettre en valeur le gameplay du jeu.

Le système de combat est une sorte de semi-temps réel. En effet, chaque personnage est contrôlable indépendamment via un simple clic sur son portrait et vous pourrez alors utiliser ses compétences. De plus, à la manière d'un Baldur's Gate, on retrouve le système de pause active qui permet, tout en mettant le jeu en pause, de donner des ordres aux différents personnages, de leur dire par exemple d'utiliser telle compétence ou tel objet sur tel monstre ou tel allié. De prime abord, on se dit que c'est un système qui simplifie beaucoup trop la tâche, mais il apporte un grande dimension stratégique aux combats. De plus certaines compétences peuvent avoir des effets combinés : un ennemi gelé par un sort qui essuie en plus un sort "poing de pierre" se verra explosé en mille éclats de glace (en gros il prendra d'énorme dégâts). Ce genre de petites subtilités peut s'exploiter grâce au système de pause active.
On peut également paramétrer l'IA de nos personnages via un système qui ressemble aux gambits de Final Fantasy XII. Ce système est très appréciable pour ceux qui veulent jouer en temps réel (ceux qui abusent de la pause passeront moins de temps dans ce menu) sans utiliser la pause active, mais même si cela permet de le faire, il faudra rester vigilant car le jeu est volontairement ardu. En difficulté normale, il ne faudra pas avoir honte de rester bloquer contre un boss malgré de nombreux efforts, ni de vider tout son stock de potions et autres cataplasmes pour le vaincre. Mais globalement, il y aura toujours moyen de s'en sortir grâce à des placements intelligents et en exploitant la pause active. Pour finir, la mise en scène de ces combats est épique, dynamique et nerveuse ; sur quelques ennemis imposants, de magnifiques animations apparaitront pour l'achever.

Les compagnons vous aident et vous soutiennent pendant votre périple mais ce ne sont pas moins des êtres pensants. Ici apparaîtra un petit coté gestion. Chaque compagnon possède une jauge d'affinité avec vous qui peut augmenter ou diminuer selon vos actions. C'est souvent lors des dialogues que celles-ci vont évoluer. Présentant plusieurs réponses de la typique "loyal-bonne" à la très violente "chaotique-mauvaise", elles réjouiront certains personnages et en choqueront d'autres. Il existe même certains choix qui changeront totalement leur façon de vous voir, allant jusqu'à les faire quitter définitivement votre groupe sans préavis, même avec une jauge d'affinité au maximum. A part les dialogues, vous aurez la possibilité d'offrir des cadeaux à vos compagnons pour monter haut dans leur estime. Si vous l'êtes suffisamment, il se pourrait qu'une romance commence, qui se conclura par une nuit sous la tente et par la scène gratifiant vos nombreux efforts de séduction. Que les puristes ne s'offusquent pas, le puritanisme américain est passé par là : des personnages en sous-vêtements, quelques positions et expressions suggestives, et c'est plié. Rapide!

Bioware a réussi à refaire tout un système de combat dynamique et stratégique, allié à un côté gestion de ses compagnons et à un système de dialogue old school mais efficace. Le gameplay devient lui aussi un gros point fort du jeu.
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Technique video ludique et de marketing

Censé sortir avant Mass Effect, le retard de développement de DAO se ressent techniquement. Même si le rendu global est totalement acceptable voire même plutôt beau, certains environnements sont des cavernes étriquées qui semblent avoir été modélisés avec les pieds sur la souris, et en deviennent par là même anguleux et pas très exquis à l'œil. Certaines textures ne sont pas d'une toute première fraicheur non plus. Cela contraste avec les très beaux modèles de personnages qui ne sont, par contre, pas toujours bien animés (notamment le déplacement des personnages féminins, et certaines animations de visages). Mais au final ce sont des détails, et si on ne s'amuse pas à zoomer sur les textures ou la végétation, on se retrouve avec un soft qui remplit son rôle graphiquement et esthétiquement parlant.
La bande son, elle, est d'un tout autre acabit. Inon Zur a composé de sublimes musiques, épiques pendant les combats, stressantes dans les donjons, et qui collent toujours merveilleusement bien à l'ambiance. Des chœurs accompagnent souvent les compositions pour le plus grand bonheur des amateurs du genre.
Les doublages français sont d'une qualité rare. Associés à une traduction impeccable, utilisant un registre soutenu convenant bien à une époque médiévale, ils rendent les dialogues passionnants et immersifs.
La durée de vie du titre est d'environ 45 heures pour une première partie en faisant un certain nombre d'annexes, d'ailleurs très intéressantes. Mais la grande replay value du titre poussera nombre de joueurs à le fouiller dans tous ses recoins, ne serait-ce que pour tester toutes les origines, toutes les fins et toutes les dérives du scénario.

On aborde, pour finir, le point qui fâche : Bioware est chez EA désormais, et cela comporte le problème des DLC. La politique d'EA et de Bioware sur DAO était apparemment de développer le jeu et de fractionner différents morceaux sous forme de greffons à télécharger à côté, moyennant finance. Ainsi un personnages qui a du script dans la quête principale de la version boîte a été tout simplement retiré et vendu à part. Un coffre de stockage, qui est un élément indispensable, au final, ne se retrouve accessible uniquement via un DLC. Heureusement, les mods amateurs sont là pour compenser même s'il faudra attendre un peu plus longtemps pour avoir de nouvelles quêtes par exemple.
Cela reste une politique proprement scandaleuse qui vise à prendre les joueurs pour des vaches à lait. Mais, je ne tiendrai pas compte de cette façon de commercer, qui relève limite du banditisme, dans ma note, étant donnée que la version boîte se suffit amplement à elle même.

Comme le veut la mode en ce moment, les jeux de rôle US sont de plus en plus portés sur les consoles de salon. Les deux versions consoles sont relativement similaires et ont les mêmes différences avec la version PC. Voici une petite liste des différences entre ces versions et celle sur PC (d'après différentes sources) : sur console, c'est graphiquement inférieur, les combats sont adaptés à une jouabilité console donc un peu plus bourrins et moins stratégiques, l'interface est également un peu moins pratique mais le jeu est globalement plus facile. Le jeu a été conçu pour jouer sur PC, c'est clair, et les portages sont un peu inférieurs mais rien de dramatique, le tout reste vraiment très bon.
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Dragon Age: Origins ne révolutionne pas le genre, il n'en avait d'ailleurs jamais eu l'ambition. Bioware a ressorti un soft proche de Baldur's gate sur de nombreux points, et a posé une trame inspirée des classiques de la Fantasy. N'y jouez pas si vous cherchez avant tout l'originalité. Les autres, foncez ! Le gameplay vous accrochera, l'histoire vous séduira, et vous serez conquis par ses personnages, car ce qui vous attend est plus qu'un simple jeu. Dans cette ode aux stéréotypes de l'Heroic Fantasy, vous vivrez une aventure pleine de démons, d'elfes, de nains, de sang et de courbes généreuses. Bref, vous vivrez la Fantasy dans les règles de l'art.

17/01/2010
  • Histoire classique mais terriblement accrocheuse
  • Les personnages
  • Les dialogue bien doublés et immersifs
  • Les romances
  • Les choix influençant le scénario
  • Le background
  • Les origines
  • Les combats
  • Les musiques
  • Replay value
  • Ne plaira pas aux détracteurs de la Fantasy classique
  • Graphiquement un peu inégal
5

GRAPHICS 3.5
SOUND/MUSIC 5
STORY 4.5
LENGTH 4.5
GAMEPLAY 5
Dragon Age: Origins > Commentaires :

Dragon Age: Origins

5
4

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9 commentaires sur PC
Faerune

le 21/02/2010
Edité le 25/02/2010
Note : 2_5
Hum... Dragon Age Origins... Voilà un jeu dans l'ensemble très apprécié par la communauté des fans du Rpg. Autant j'ai pris mon pied sur The Witcher, autant sur DAO non.

J'avoue qu'il a de très bons atouts pourtant, il est long, immersif, il possède un background ultra riche et des dialogues plutôt bien écrits, des scènes politiques avec des choix à faire, ainsi qu'une ambiance assez sympa.

Le problème, c'est que d'après moi l'univers et le scénario sont bien "trop" embourbés dans l'heroic-fantasy de base, le début et la fin me font furieusement penser au Seigneur des Anneaux avec les batailles épiques vues et revues des centaines de fois dans les films à la mode et qui me laissent de marbre. Dommage que le jeu soit d'ailleurs construit quasiment qu'autour de ce fameux enclin, car les quelques incartades politiques sont plutôt pas mal.

L'ambiance est vraiment bonne, mais encore une fois, on a déjà vu des dizaines de fois les mêmes décors quasi à l'identique dans d'autres jeux. La forêt basique présente dans tout bon Mmorpg qui se respecte, la grotte basique interminable, la tour des mages, la ville souterraine des nains qui ressemble à fond à celle dans World of Warcraft, etc... Bref, rien qui ne m'a transporté, ni ne m'a étonné. Franchement là où The Witcher m'a tué sur ce point, et où Demon's Souls émerveillé du début à la fin en me foutant la plus grosse claque de ma vie, ici j'ai été déçu par tant de facilité et de clichés.

C'est vrai que les "choix" que le jeu nous propose sont bien faits, et ont quelques conséquences bien trouvées, un très bon point.

Mais vient déjà une autre déception, il y a énormément de combats, à un point tel que ça m'a donné la gerbe. Derrière chaque porte, dans chaque pièce, au détour de tout les couloirs, en bref de partout il y a des combats mettant en scène des tas d'ennemis. Tout est remplit de monstres, et ça n'a rien de logique, on se demande ce qu'ils font là... Les combats sont en plus assez longs j'ai trouvé, et vu le nombre qu'il y en a c'est souvent bravement abusé. Mention spéciale à certains donjons que j'ai mis plus de 5h à finir en fonçant, avec du combat non stop... Sans pouvoir en ressortir bien sûr.

J'ai apprécié les personnages, sans plus...

DAO est souvent exigeant, ça c'est un bon point, la difficulté est donc plutôt haute et nous force à utiliser les ficelles du gameplay jusqu'au bout. Quoique, moi qui ai trouvé les combats beaucoup trop présents, la difficulté rajoutée par dessus a fini par me dégouter définitivement.

Mention spéciale au mongolien qui ne sait dire que le mot "Enchantement", il m'a émerveillé et fait rire, c'est le seul d'ailleurs.

Pourtant je l'ai terminé en 44 "longues" heures, et sur la fin ce fut très dur de trouver la motivation nécessaire à cet exploit (je n'aime pas abandonner un jeu quand je l'ai déjà bien entamé).

Enfin voilà, un bon petit jeu plombé par des tonnes de combats inutiles et longs, un scénario et des lieux bien trop communs à mon goût, des donjons interminables chiants et d'une platitude affligeante, le tout placé entre deux phases de roleplay plutôt sympathiques mais trop peu présentes font de ce jeu un beau raté.

Ce n'est que mon avis néanmoins.
Selene

le 17/02/2010
Note : 5
Depuis Witcher, je n’avais pas prise autant de plaisir à jouer. Le premier et le plus important des points forts du jeu: nos choix ont de véritables conséquences, à court comme à long terme ce qui est plutôt rare. Et cela commence directement en choisissant l’origine de son personnage. Le prologue au dénouement tragique donne le ton avant Ostagar. Ostagar, l’un des moments les plus intense du jeu, vous savez désormais que vous embarquez pour une aventure épique, l’immersion est totale. La finale est grandiose!

Graphiquement, le jeu a certes, vieillit, mais les décors et paysages restent très jolis. Le character-design est sympa même si les personnages semblent tous avoir un problème de dentitions.

Le fait de pouvoir tisser des liens avec notre équipe permet de mieux connaître les personnages et ainsi de mieux les aimer ou les détester. D’ailleurs, je regrette qu’il n’y ait pas assez de dialogues à ce niveau-là. Mais c’est tout de même un plaisir que de composer son équipe pour les combats. Des combats aussi tactiques que dynamiques.

Les doublages français sont aussi réussis que ceux de l’original même si les « enchantement » de Sondal sont plus marrants en français!

De plus, un jeu pc sans bugs ça fait toujours plaisir et c’est donc avec grande impatience que j’attends Awakening, après une petite déception ressentie en faisant les DLC.
kanedo

le 11/02/2010
Edité le 11/02/2010
Note : 3_5
Classique mais efficace, voila ce qui pourrait définir Dragon Age
Le scenar est très convenu (et pompant sans vergogne sur le seigneur des anneaux ) mais on se laisse porter,le background est bon mais trop souvent inutilisé, les donjons finissent souvent par ressembler a du Porte-Monstre-Trésor version JV (mention spéciale aux tréfonds,qui en plus d'etre moche techniquement-bouh les grottes taillés a la serpe- et artistiquement,se paye le luxe d'être chiant comme la mort ), le système de combat est bon mais hormis contre les ennemis un peu difficile, il n'y aucune stratégie, on fonce dans le tas.Les compagnons sont d'un intérêt inégal mais certains sont très bon comme Morrigan (culte ! ), c'est d'ailleurs assez dommage que l'on tourne assez vite en rond dans leur dialogues (de plus ils commentent rarement le scenario ), d'ailleurs les dialogues sont assez mal foutus,j'ai eu l'impression de n'avoir que trois choix différents : loyal bon, chaotique mauvais et pseudo cynique"j't'ai cassé"
Bref,un bon rpg mais pas inoubliable
Fei

le 24/01/2010
Note : 4
+ Univers et ambiance réussie
+ Casting intéressant (Morrigan !) et varié
+ Les combats bien sympa et parfois bien corsés !
+ L'histoire et ses variantes selon les affinités avec certaines personnages
+ Ambiance sonore

+- Bien que pas choquant, un effort aurait pu être fait sur les graphismes
+- Malgré le choix de plusieurs prologues selon la race, la trame principale reste trop identique et certains passages (trèfonds...) beaucoup trop long et dénué d'intérêt

- Nombre de lieux accessibles assez restreint
- DLC avec du contenu important payant ! (solidarité Luckra)
Khoryl

le 18/01/2010
Edité le 21/01/2010
Note : 3_5
S'il est vrai que Dragon Age joui d'une ambiance certaine, de doublages français plus que décents (cas suffisamment rare s'il en est pour être applaudi !) et d'un système général "à la Baldur's Gate" qui est toujours agréable à jouer, hélas il n'est pas pour autant exempt de défauts.

A commencer par le scénario/background qui se limite grosso-merdo à un pompage assez sommaire du Seigneur des Anneaux avec quelques idées originales (les elfes citadins traités en esclave, les autres elfes nomades), quelques clichés qu'on pardonnera (les elfes dans leurs forêts, les nains dans leurs montagnes), et quelques clichés dont on aurait pu grandement se passer tellement ça en devient navrant (les mages dans une tour, la quête du graal et le grand vilain "roi-des-démons"-qui-veux-annihiler-toute-vie-sans-plus-de-but-avec-son-armée-de-pas-beaux)
S'il est vrai que l'on se laisse tout de même en général porté par le jeu, le scénario n'est clairement pas le point fort du jeu et le background est un peu trop rempli de clichés/pompages pour se démarquer, dommage.

Puis viennent les personnages : sur la dizaine de personnages disponibles (dont notons-le au passage la moitié sont des guerriers) seuls Alistair & Morrigan sont vraiment développés, le reste est assez inégal mais reste d'un intérêt assez relatif avec mention spéciale pour le chien totalement inintéressant une fois ses 4-5 cut-scenes passées. Mention aussi pour Sten qui en rebutera plus d'un de par son caractère taillé à coup de hache (après les goûts les couleurs …). Shale s'avère être un brin au dessus du lot ceci dit si le fait de payer 15€ uniquement pour avoir le perso le plus cheaté du jeu ne vous ai pas resté en travers de la gorge.
Si certains dialogues hors scénario sont savoureux, le fait de ne pouvoir y participer et surtout le fait que vos compagnons passent leur temps à vous suivre comme des larbins en se contentant de lancer une phrase ça et là pour dire leur avis sans plus vraiment d'incidence en revanche ça jette un froid.

Il est aussi dommage que les joueuses aillant dans l’idée de romancer Alistair l’auront forcément dans l’os à un moment où à un autre là ou les mecs ont plusieurs solutions, c’est encore pire que Baldur’s Gate II à ce niveau là mais bon c’est du détail on vas dire :þ

Côté game-play, c'est du Baldur's Gate à la sauce 3D sauf que la vue obligatoirement fixé sur un personnage c'est la loose totale (imho). Il est sûr que pour apprécier visuellement un combat il est toujours agréable d'avoir une caméra ciblée mais pour donner des ordres à la chaîne entre chaque perso ça a tendance à me gonfler passablement de ne pas pouvoir switcher en vue du dessus sans effet de caméra pour éviter de perdre du temps sur chaque combat insignifiant. Apprécier les combat visuellement je veux bien mais quand vous avez déjà massacré 1000 ou 2000 engeances vous commencez en à avoir un peu ras le bol de voir leur sale tête sous tous les angles.
En dehors du problème de caméra j'ai souligné deux autres points importants :
1- La difficulté est vraiment mal dosée à mon goût. Les seuls combats vraiment difficiles étant ceux où il fallait jouer à "celui qui spam stun/root/CC en premier et/ou le plus" et en dehors de ça c'est grosso-merdo tank & spank... pas forcément intéressant niveau tactique je dois dire qu'on peut mieux faire. Ce qui parait bizarre quand on sait que le premier boss avait un brin d'I.A. : il balance le tank par moment pour aller se ruer sur les ranged. *note : j’ai uniquement testé le jeu en difficile, peut-être que les autres modes de jeu proposent quelque chose d’un peu moins brouillon*

2- Les skills et tactique : avouons-le dans Dragon Age l’éventail de sorts est plus que restreint et beaucoup sont vraiment trop similaires, en bref les stun/CC/heal sont pratiquement tout ce qu’il y a à retenir (je caricature légèrement~). Les guerriers sont un peu mieux servis avec quelque chose un brin plus équilibré quand aux rogues leur branche à distance est en carton, les arcs étant l’arme en mousse par excellence.

Au niveau des tactiques qui permettent d’automatiser les actions, même si l’idée est intéressante dans un jeu comme celui là je préfère largement commander mes personnages de A à Z, car même parfaitement configuré il y aura toujours un personnage qui ira faire une action complètement foireuse au mauvais moment.

Le game-play comporte donc quelques points noirs assez ennuyeux mais cela reste correct tout de même dans son ensemble.

Au niveau des graphismes et du level design je dois dire que la réalisation est très inégale. Autant toute l’introduction est suffisamment travaillée, autant le reste du jeu passe du bon au passable régulièrement et ce n’est clairement pas les textures souvent miteuses qui mettent en valeur le tout.

Les maps sont aussi vraiment très étroites, beaucoup trop même à mon goût

Enfin là c’est juste du pinaillage car dans l’ensemble cela reste correct, inégal mais correct.

Le plus gros point noir des graphismes demeure l’apparence de pantin que gardent tous les personnages quelque soit la situation. Si l’on peut encore passer sur le fait que l’on rencontre des clones de façon régulière, le fait d’avoir des pantins affichant un visage quasi de marbre tout au long du jeu et en toute circonstance est tout simplement affligeant.

En ce qui concerne les musiques, s’il est vrai qu’elles collent très bien au jeu et sont bien agréables elles sont aussi hélas très vite oubliables, mais c’est un peu demander la cerise sur le gâteau évidement.

Enfin au niveau des DLC c’est tout simplement une honte pour être poli tant le rapport qualité prix est invraisemblable : Shale 15€ pour 15 minutes de gameplay, Wardenkeep 7€ pour 30 minutes de jeu…

Sans compter que les deux sont sortis au final en même temps que le jeu… la belle affaire.

En bref Dragon Age demeure un très bon RPG US, adulte qui plus est (oublié d'en parler de ça tiens ;< ) mais qui ne révolutionnera certainement pas le genre quoi qu’on en dise et c’est bien dommage quand on sait que Bioware est capable de bien mieux que cela mais apparemment la priorité est plutôt à autre chose qu’à perfectionner leur soft...

Dernière mention spéciale à la version en mousse sur console, collector <3
Amôn

le 29/12/2009
Note : 4
Difficile de noter ce Dragon Age : j'ai beau avoir beaucoup aimé le jeu certains détails ont eu beaucoup de mal à passer. En premier lieu, les combats qui sont bien trop nombreux et brouillon à mon gout et dans lequel on se retrouve face à des ennemis bien plus nombreux que nous. (c'est pas si rare qu'ils soient 10 ou 15) Et quand les personnages se mettent à faire n'importe quoi pendant un combat ca devient très vite galère.
Autre point négatif les donjons : bien trop longs et parfois assez inintéressants (les Tréfonds en-tête). Ce qui m'amène à un autre défauts du jeu, les lieux traversés. Ceux-ci sont pas très originaux et manque de charme (caverne, foret, châteaux, ruines et c'est à peu près tout ).
On notera aussi le peu de classe/race disponible lors de la création des perso et le fait de ne pouvoir avoir que 4 perso en combat.

Bon j'arrête là pour le négatif. Au niveau des points positifs on retrouve comme dans beaucoup de RPGUS un grand nombre de quêtes annexes, un univers au background solide, des choix à faire durant l'aventure qui influeront sur la suite et des dialogues avec les compagnons bien construits.
Mention spécial pour la musique et la mise en scène durant certains passages.

Ah, je me rends compte que j'ai oublié de mentionner les DLC en points négatifs. Devoir payer pour avoir un coffre de stockage je trouve ça légèrement abusé Mais bon, malgré tout ses défauts DAO reste un des meilleurs RPG de 2009.
Bao

le 17/12/2009
Note : 4
L’ambiance dark fantasy est très bonne et très violemment immersive. Une histoire prenante et rythmée, avec une mise en scène efficace, des cutscenes mémorables, placées dans un monde très riche et très bien construit (on sent que les dev. on fait un effort pour donner des racines solides au monde de DAO). Une histoire qui amène à souvent faire des choix au cours de l’épopée (on peut se donner le rôle de bon samaritain comme celui de salaud qui saigne tout ce qui passe à porté), certains décisifs (aider ou non ? tuer ou non ? sachant qu’à un moment donné on en ressentira les conséquences), et qui renforce à cette immersion. On à le droit à 6 profils de personnage à la création, profils qui font légèrement différer le début et les objectifs secondaires de l’histoire. Mais très légèrement… On notera également la présence d’un Codex qui se remplira au faire et à mesure du jeu, une très bonne source d’information continue sur le monde… mais qui oblige quand même à se balader 75 % du temps un doigt sur la touche TAB pour pas rater un livre ou un parchemin (en plus y’a quand même pas mal de lieux ou il est impossible de revenir) <img src=" />

Au niveau sonore c’est du bonheur pour les oreilles, l’OST du jeu est un plaisir quelque soit le lieu et l’endroit. Le doublage est également très bon. Rattaché au doublage on a une traduction bien peaufinée, et on se fait très vite aux termes (parfois moyenâgeux) employés. Et entendre tout ce petit monde au faire et à mesure se foutre sur la tronche, avec parfois un humour corrosif ou un cynisme délicieux, c’est bonheur (Morrigan est ultime à ce niveau <img src=" /> ). Niveau graphique j’ai entendu et lu partout que le jeu accusais son âge et son retard de développement, ça m’a pas trop dérangé outre mesure : y’a quelques textures moisies par ci par là, mais dans l’ensemble c’est acceptable.

Niveau gameplay c’est très complet : les combats sont très riches, et obligent vite à la mise place de tactiques (notamment les boss fight qui ne font pas de cadeaux). Pas mal de moyens intelligents mis en place derrière, comme la possibilité de builder manuellement les compagnons, la possibilité d’intégrer des gambits au comportement des compagnons, la possibilité de prendre le contrôle manuellement de n’importe quel compagnon… good !

Compagnons qui sont d’ailleurs un attrait principal du jeu : un bon groupe bâtard des familles, composé d’êtres aux personnalités distinctes et travaillées, ayant chacun un objectif et une vision des choses différente. Quelque chose qui se ressent tout au long du jeu, via le système d’affection et les choix dans les dialogues, tant on pourra voir nos compagnons approuver nos actes ou nous tourner le dos en fonction de nos choix. Se greffe à ça les romances, qui permet de tisser des liens dépassant le cadre… du boulot, et pouvant également impacter sur le déroulement des aventures ! On regrettera juste que Bioware ai plus ou moins sabordé son « ouverture à un contexte mature et adulte » (comme le dit si bien Volke13) au profit du sacro-saint puritanisme américain (repeindre une salle rouge sang ou démembrer / démembrer / empaler / un verbe violent en er avec le sourire un ennemi ne pose aucun souci, montrer un nichon amène à la 3ème guerre mondiale).

Au cahier des doléances : un, le DLC. Ca sentait déjà mauvais quand on a entendu qu’ils étaient développés en même temps que le jeu, bah on se mange ces choix en plein jeu (genre Shale, perso. DLC, intégré à la quête principale comme si de rien était, si vous l’avez… ou pire, le coffre de stockage, DLC aussi.). Et plus personnellement, le manque de diversité dans l’équipement, prétexté par le côté "réaliste" (et le fait qu’on ai pas d’armes de type polearm ou spear)

Meilleur RPG de cette fin d'année 2009

Luckra

le 16/12/2009
Edité le 16/12/2009
Note : 4
Bioware veut nous resservir Baldur's Gate version 2009. Et ça marche !
On sent directement l'inspiration Lord of the Rings aussi bien dans l'histoire classique et très clichée mais bien maitrisée que dans la mise en scène qui en met plein la vue, l'univers gigantesque et même les musiques épiques 4.5. Le commentaire de Volke13 juste en-dessous détaille clairement les bons points donc je viens détailler les mauvais .
Tout d'abord les graphismes, je n'ai rien contre de vieux graphismes (je supporte très bien les jeux NES) mais le problème de Dragon Age c'est l'hétérogénéité : on a de superbes modèles 3D de persos avec de très beaux reflets et textures mais ils se baladent avec un balai dans le cul dans des décors taillés à la serpe et aux textures baveuses. Imaginez un sprite de FFVI qui se balade dans FFI... ca passe mal 0.25.
Deuxièmement, léger défaut. Après avoir gouté le système de dialogue de Mass Effect, j'ai du mal à revenir à un système plus oldschool, je pense que Bioware aurait du intégré ce système pour rendre les dialogues plus fluides et dynamiques.
Enfin, la politique des DLC de Bioware est vraiment foutage de gueule. Chaque RPG et Hack&Slash US aujourd'hui possède un coffre pour garder les objets que l'on ne veut pas porter. DAO aussi, mais c'est payant... Un personnage de l'équipe du nom de Shale est non seulement le plus polyvalent mais aussi le meilleur tank du jeu, il a des dialogues doublés avec tous les membres de l'équipe et intervient même dans une partie de la quête principale, mais il est payant. Les jeux en kit non merci -0.25.
Bref un très bon RPG US, le meilleur cru de l'année 2009 pour moi mais il reste perfectible .
Volke13

le 26/11/2009
Edité le 16/12/2009
Note : 5
Que dire sur ce dragon age si ce n'est qu'il m'a émerveillé du début à la fin. Son univers et le background de cet univers sont tout deux très fouillés, immersifs presque autant qu'un Elder Scrolls. L'ambiance Heroic Fantasy est superbement exploitée, et bien que de nombreux classiques du genre sont utilisés, c'est toujours bien tourné. Le Scenario est tout simplement excellent, classique certes, mais terriblement efficace, possédant des personnages attachant et abordant les thèmes avec maturité; le tout renforcé par la présence de nombreuses fins différentes en fonction des choix (souvent cornéliens) que vous avez fait. Les dialogues sont excellent, VF impeccable, sans incohérence de traduction, doublage parfait. La Bande-son est sublime et vient très bien s'incorporer au jeu accompagnée parfois de certains choeurs tout à fait dans l'ambiance. Le Gameplay en lui même est très exigeant , tactique et met en scène des affrontements épiques. La difficulté est volontairement élevé, en jouant en mode normal , il ne faut pas avoir honte de buter sur un boss ou même un simple groupe de Monstres. Le mode facile permettant de jouer plus ou moins en temps réel sans forcément utiliser la pause active. Le système de dialogue fait part belle au personnage principal, qui pourra choisir entre plusieurs réponse allant de la typique réponse "loyale bonne" à la réponse " chaotique mauvaise". Ces choix influenceront vos compagnons , qui pourront approuver ou réprouver vos actions, voire vous quitter s'il ne peuvent plus vous voir en peinture. De plus cela influera sur vos récompenses, il est parfois préférable de réclamer une récompense plutôt que de laisser le pnj y penser tout seul etc...
Les Romances sont l'argument qui ont fait vendre le jeu à des personnes pas forcément amateurs de RPG, Bioware a compris que le sexe fait vendre. Sinon c'est un système agréable, permettant de débloquer différentes fins, quêtes et autre, en plus de la fameuse scène censée signer "l'ouverture du jeux video à un contexte plus mature, plus adulte".
Passons maintenant à l'aspect bassement matériel à savoir la technique et les graphismes, datés, alors que le jeu est récent, loin des productions actuelles, on note tout de même de belles textures pour les armures ainsi qu'une modélisation/design des personnages plutôt réussi je trouve. Sans conteste le point faible du soft mais mais je n'y tiens que très peu compte dans ma notation.
Moi qui ne connaissait de BioWare que BG2, j'ai été "transcendé" par ce jeu, son scenario mature, ses personnages, ses dilemmes cornéliens et ses combats dynamiques. Seul les DLC viennent ternir le tableau, les graphismes m'important peu. Surement le RPG US m'ayant le plus marqué avec Morrowind!
Epique!
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