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Xenogears... un nom qui résonne dans la tête de nombreux joueurs comme celui du meilleur RPG de tous les temps. Un jeu loin d'être exempt de défauts, mais célèbre pour la qualité de son univers, la complexité de son scénario et des personnages qu'il met en scène, pour son ambiance de science-fiction aux allures de conte philosophique et métaphysique. Une ambiance admirablement servie par une bande-originale de haut vol.
Celle-ci, composée par Yasunori Mitsuda, ayant déjà travaillé sur des jeux aussi célèbres que Chrono Trigger, s’inspire de multiples cultures qui donnent à cette œuvre un côté parfois mystique, parfois attachant, angoissant, ou mélancolique.
01 - Melkaba
02 - Two Wings 03 - Balto 04 - Creid 05 - Dajil 06 - Stairs of Light 07 - June Mermaid 08 - Spring Lullaby 09 - Lahan 10 - Mebius Dès son travail sur Xenogears terminé, Mitsuda enchaine sur une version arrangée de l'OST, remplaçant les sons de la PlayStation par des instruments orchestraux, rock ou plus folkloriques, mêlant toutes les influences.
Les flutes ont notamment une grande importance dans cette version, sur des morceaux comme Balto, Mebius ou June Mermaid, héritant d'une aura celtique évidente. D'autres instruments à vent, cette fois plus orientaux, donnent aux pistes concernées un coté mystique totalement sidérant, comme la première piste de cet album, Melkaba. Commençant calmement, avec l'accompagnement d'un clavier, elle sombre ensuite brutalement, à l'aide d'une batterie et d'une basse électrique furieuses. Le mélange est sublime, totalement en accord. S'ajoutent à cela des chœurs tout à fait mystiques eux aussi, peut-être à la façon des chants traditionnels de Ghost in the Shell, mais avec une touche folklorique difficile à cerner. Le morceau le plus oriental, Dajil (thème de la ville du désert), voit se côtoyer percussions, cordes frottées et grattées folkloriques, basse et guitare électriques, et boite à rythme... Superbe ! On reprochera à peine aux solos de guitare d'être un peu clichés, car ils s'accordent malgré tout formidablement bien avec le reste. En fait, la constante est souvent l'ajout de la basse électrique, toujours très classe, très jazz, avec des instruments du folklore occidental ou oriental, voire les deux à la fois, dans un syncrétisme parfaitement maîtrisé et réussi. On est parfois enjoué (Stairs of Light), mais souvent mélancolique, très mélancolique, comme dans June Mermaid, probablement le morceau le plus touchant de tous, d’une grande tristesse… Ce qui est clair, c'est que Mitsuda ne se contente pas de simplement remplacer les sons synthétiques par des sons instrumentaux, il pousse l'œuvre originale et la transcende totalement. L'auditeur est entrainé dès le début dans l'univers de Xenogears, emprunt de mélancolie et d'épique. En fait, à coté des morceaux principaux, les génériques de début et de fin de Xenogears avec leur chant formaté, sont un peu en retrait. Ce sont certes des morceaux réussis, bien instrumentalisés, mais le chant peut paraitre niais (le mot est dit). Mais certains apprécieront néanmoins. Pour conclure, il est évident que tout fan de Xenogears devra se procurer cet album arrangé, en plus de l’OST. Les deux se complètent tout à fait, et on saluera le travail exemplaire du compositeur, une valeur sûre à n’en pas douter.
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