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Arabian Nights: Sabaku no Seirei Ou![]() Le conte des Mille et Une Cartes
Alors que je faisais des captures d'écran de RPG Super Famicom pour remplir la base de données du site, un jeu avait retenu mon attention, le fameux Arabian Nights: Sabaku no Seirei Ou, RPG de Pandora Box sorti en 1996.
Le jeu n'ayant hélas pas eu droit aux honneurs d'un patch de traduction, c'est donc une épopée tout en japonais qui s'impose au joueur aventureux. Les amoureux du old school et des jeux typiquement 90's pourraient bien se laisser tenter par ce RPG au charme oriental. A la poursuite des huit sphèresIl y a bien longtemps, les hommes et les esprits vivaient en harmonie dans un monde de paix.
En ce temps, Ifrit, le roi des djinns eut un rêves, dans lequel l'humain Suleyman venait dans son temple pour le tuer, lui et son fidèles compagnons, Majnun. Simple rêve ou prémonition? En se réveillant dans la maison de Suleyman, Ifrit conte son rêve à Suleyman, qui n'en a cure, et l'envoie accomplir une tâche pour lui. Quand Ifrit revient, la maison a été détruite, et à peine a-t-il eu le temps de chercher Suleyman que celui-ci lui lance un sort, extrayant 8 sphères du corps d'Ifrit. La prophétie veut qu'Ifrit soit sellé dans un anneau jusqu'à que 1000 personnes l'ait porté. Des siècles se sont écoulés, et le monde d'harmonie a laissé place à une domination humaine. Dans le grand Bazar, Shokran, l'héroïne du jeu, trouve l'anneau au sol et le ramasse, et la prophétie se réalise. Ifrit à nouveau libre, lié à Shokran par le contrat de l'anneau, une quête pour récupérer les huit sphères et les pouvoirs du roi des Djinns commence. Les charmes de l'orientLe jeu commence dans un grand Bazar, et continue tout le long dans une ambiance très orientale. Oasis, déserts, dunes, temples typiques ou encore divers monts, les grands classiques sont là. Sorti en 1996 alors que la Snes rendait les armes face à l'invasion 32 bits, le jeu rend grâce à la 16 bits de Nintendo. Décors fins, sprites gros et détaillés, effets de transparence réussis, le tout bien animé, Arabian Nights est sans aucun doute l'un des plus beaux RPG du support. On attribuera une mention toute particulière à la carte, vraiment superbe, avec des sprites dessus minuscules et mignons.
Mais qui dit ambiance orientale dit bande son qui va avec. Les divers thèmes du jeu sont très beaux, bien dans le style, tout juste peut-on reprocher un manque de diversité, on finit par se lasser des cinq thèmes et demi qui tournent en boucle. Les bruitages ont également un petit quelque chose d'irritants, un peu forts comparé à la musique et un peu stressant. Mais ces petits accrocs n'empêchent pas de profiter pleinement du plaisir visuel que constitue le jeu, tant dans la technique que dans le design, signé des mains de maître de Toshihiro Kubo! (en fait je sais pas du tout qui c'est, mais c'est quand même super beau). Des atouts dans les manchesArabian Nights est un RPG tout ce qu'il y a de plus classique. Combats aléatoires en tour par tour avec une équipe de trois membres, carte reliant les lieux et les villes, et boss ponctuant chaque exploration, le déroulement est des plus classiques.
Après chaque lieu on va dormir à l'auberge, on se restocke à fond d'objets de guérison (indispensable compte tenu de la difficulté du soft) et on améliore son équipement. Ensuite, on se décide à suivre les indications récoltées pour aller casser du monstre dans le lieu indiqué. Les lieux sont vraiment sympa. Un brin complexes, accompagnés de quelques énigmes, ils possèdent également un grand nombre de passages cachés bien tordus. Alors, Arabian Nights, classique jusqu'à la moelle? Heureusement, non, le jeu se dote d'un système de carte plus que réussi. Au début de chaque tout on peut utiliser une carte qui va changer le terrain du combat. Dégâts magiques à chaque tour, protection, boosts d'attaques ou guérison, les effets varient selon le niveau de la carte (de 1 à 5) et l'élément associé. Ces cartes sont récupérée tout simplement à la fin des combats, associées à l'élément du lieu parcouru. Là où le est réellement intéressant, c'est que l'on peut annuler les effets adverses et inversement en laçant une carte de niveau supérieure au tour suivant. Les combats difficiles contre les boss deviennent souvent de vraies petite batailles techniques pour obtenir la suprématie du terrain. En revanche, si vous passez énormément de niveaux, les cartes deviennent assez inutiles, exceptées celles de niveau 0, obtenue en enchainant le placement des cinq cartes d'un élément lors d'un même combat. Ajoutons à cela la possibilité d'invoquer un esprit pour combattre à ses cotés, et nous obtenons des combats bien intéressants et techniques, à défauts d'être révolutionnaires. Du coté des petits détails intéressants, sachez que l'on peut changer à tout moment de personnage dirigé sur la carte, dans les villes ou les lieux. Pas extraordinaire, mais toujours sympa, d'autant que la musique de la carte varie avec le personnage controlé. Mais tout n'est pas parfait...Pourtant, malgré tous ses atouts, Arabian Nights laisse un sentiment un peu mitigé.
Le premier point est la fréquence des combats. Alors que des Chrono Trigger ou Final Fantasy 6 avaient su trouver l'équilibre parfait dans la fréquence des combats, Arabian Nights revient à ce qu'on trouvait quelques années auparavant, avec parfois des combats tous les trois pas. Sachant que ceux-ci peuvent être bien durs, on a parfois juste envie de casser le manette en deux, mais en fait aller faire un peu de leveling coûte moins cher. Deuxième problème, la qualité du son. Si les thèmes sont vraiment jolis, certains ont un désagréable effet de saturation, associé à des sonorités signe des premières heures de la NES. Étrange, surtout quand d'autres sont parfaits en tout point. Surement une conséquence de la présence de trois compositeurs sur le jeu. Enfin, dernier point, et pas des moindres, il ne se passe au final pas grand chose. Happé par l'ambiance et les graphismes, on se prend au départ à rêver d'une grande et longue aventure qui nous amènerait à sauver le monde! Heu..non... A parcourir un vaste monde rempli de merveilles en tout genre! Mais non, on boucle le jeu en une petite quinzaine d'heures, après avoir terminé l'histoire sans ampleur mais sympa, à base de petites trahisons convenues et récupérations similaires d'esprits et de sphères, en visitant finalement peu de lieux et de villes. Arabian Nights, malgré toutes ses qualités, a finalement du mal a tenir toutes ses promesses. Arabian Nights: Sabaku no Seirei Ou ne s'inscrira pas comme l'un des RPG indispensable de la Super Famicom. Très court, proposant une bande-son de qualité moyenne, il laissait entrevoir bien plus avec son bon système de jeu basé sur des cartes et ses graphismes magnifiques.
Mais que l'on ne s'y trompe pas, il reste un bon RPG, que les fans des jeux de l'époque découvriront avec plaisir.
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