Quelques années après Disgaea premier du nom, et par-delà les expériences que furent Makai Kingdom mais surtout Phantom Brave, Nippon Ichi a récidivé en développant la suite d'un jeu qui a pu marquer les esprits par sa richesse et par son univers quelque peu déjanté. Si on ne retrouve pas notre "Overlord" favori, la grande question reste de savoir si ce second épisode (à la face presque identique à son aîné) n'est pas un simple bis agrémenté de quelques bonus.
Des monstres et des merveilles
Alors que nous avions laissé Laharl, Flonne, Etna, mais aussi les "Defenders of Earth" au royaume des Cieux, c'est un tout autre univers - en apparence au moins - que nous propose de découvrir ce deuxième épisode. Ayant appris, depuis l'étrange Makai Kingdom, que les "Netherworld" fleurissent au fil des dimensions, on ne sera nullement surpris de se glisser dans la peau, pour une fois humaine, d'Adell, dont la cravate n'a dégal que la chevelure cloudienne.
Dans ce monde, dominé par le terrible Zénon - lequel demeurera pour longtemps un simple nom - les humains, à l'exception d'Adell (trop humain ?), ont tous été changés en démon, et la malédiction ne fait qu'empirer. Bien entraîné, Adell décide d'invoquer Zénon par le biais d'un chaudron sacrificiel. Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il voit surgir une blonde pulpeuse ! L'hautaine Rozalin, d'embrée calibrée pour faire chavirer notre héros, prétend être la fille de l'Overlord et veut rentrer au palais. Bon prince, Adell accepte de la raccompagner... et part à l'assaut de son redoutable adversaire.
Au cours de son périple aux dialogues souvent très drôles, Adell fera la connaissance d'une grenouille un peu malade à l'accent français, d'un ninja - ZAM ! - et d'une star has been (entre autres). Quelques rebondissements sont à signaler mais, fort heureusement, l'intérêt est ailleurs.
C'est sûrement trop !
En bon T-RPG, Disgaea 2 se focalise allègrement sur des combats, enrichis depuis le précédent épisode par quelques trouvailles comme les "Tower attacks" (attaques d'un groupe de personnages empilés les uns sur les autres provoquant de soi-disant lourds dégâts) ou la présence du "Dark Sun" dans les niveaux cachés, lequel affecte considérablement la carte (transformation de vos personnages en monstres, poison sur tout le monde...).
En dépit de la présence des géocases (qui accordent quelque attribut aux parties du terrain de la couleur correspondante) et d'une relative variété dans la géographie des cartes, Disgaea 2 demeure le plus souvent une diabolique boucherie, tant l'appât du leveling est fort.
Là où Disgaea 2 ne se distingue (qualitativement) en rien de "L'Heure des Ténèbres", il le surpasse quantitativement : le nombre de classes et de monstres a été revu à la hausse et les objets étranges sont légion. La principale amélioration concerne le Monde des Objets, qui a été augmenté de petites sections qui en renforcent la profondeur : non content de descendre au fil des niveaux pour en améliorer leur valeur, le joueur peut pénétrer dans un tribunal dans l'espoir d'être déclaré coupable, il peut défier des pirates pour reconstituer la carte d'un trésor. Le système était immense, il devient indécent !
L'Assemblée mystique est toujours de la partie, elle peut désormais être directement corrompue, même si la solution la plus efficace, passé un certain niveau, reste la grosse fessée collective.
Cela va de soi, mais les cartes bonus et autres boss de niveau 2000 vous attendent, et, une nouvelle fois, heureusement qu'il y a la "Cave of Ordeal" pour monter les niveaux par paquets de 10.
Un jeu plus accessible qu'il n'y paraît
Disgaea 2 est pourvu d'une certaine accessibilité. Triompher ne demande pas un sens tactique hors du commun, et un petit passage par le monde des objets règle les problèmes les plus insolubles. Contrairement aux apparences, Disgaea 2 n'est pas excessivement long. Le scénario se boucle en une vingtaine d'heures, et nul doute qu'un joueur un peu méthodique aura le plaisir de se frotter (et de battre) quelques "gros" au bout d'une grosse soixantaine d'heures.
Bien sûr, celui qui veut dominer le Netherworld de façon indiscutable aura beaucoup plus de pain sur la planche.
Disgaea bis
On peut regretter cependant le caractère redondant de cet épisode qui apparaît presque (tant la mécanique est identique) comme une bonne extension. La qualité technique d'ensemble n'a pratiquement pas bougé : c'est peut-être un peu plus fin mais seul l'œil avisé fera la maigre différence. Les musiques ont parfois été reprises de l'épisode maître, le fan service est de rigueur mais l'expérience n'apporte quasiment rien par rapport au premier épisode.
C'est sans doute l'unique véritable critique que lui feront les fans de la première heure (celle des ténèbres - bis repetita placent... enfin, j'espère).
Disgaea 2 est donc un jeu très complet, à l'ambiance tout à fait singulière, qui ne cesse de surprendre... Celui qui n'a pas joué à l'épisode précédent, tant il fait office de 1.2. Il n'en demeure pas moins accrocheur, supérieur au premier épisode en ce qu'il le surclasse quant à la richesse qui faisait sa force : dans le domaine diabolique. Il se pose sans doute comme la référence de Nippon Ichi (avant Disgaea 3 ?).
Un petit vent de fraicheur (à la Phantom Brave) n'aurait toutefois pas fait de mal.
10/08/2009
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- C'est presque trop !!! ( comme le mill... )
- Des personnages mignons comme tout
- C'est touchant de niaiserie !
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- Disgaea bis
- Un peu bourrin, quand même
- Le ton général pourra déplaire
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GRAPHICS 3/5
SOUND/MUSIC 3/5
STORY 2.5/5
LENGTH 5/5
GAMEPLAY 4.5/5
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