Dans la grande famille Madou Monogatari/Puyopuyo, voici Wakuwaku Puyopuyo Dungeon. Dungeon-Rpg de son état, il permet une nouvelle fois de vivre les aventures d'Arle, Rulue et Schezo dans l'univers si particulier de Puyo puyo. Mais cette fois-ci, le monde est sous la forme d'un grand parc d'attraction.
Suivez le guide.
La voix mystérieuse du parc
Le jeu se déroule dans un grand parc d'attraction.
Après avoir choisi l'un des trois personnages disponibles (qui se jouent assez différemment), on est posé en plein coeur de la tour centrale du parc, et l'on doit aller finir les cinq étages qui mènent au premier boss (le fameux squelette de la série).
Une fois le tas d'os vaincu, une voix mystérieuse nous explique qu'il faut aller récupérer les objets de trouvant au fond des trois attractions de bas niveau pour pouvoir continuer. On n'en saura pas plus. On se retrouve plongé sur la carte du parc, et on commence donc la quête de ces fameux objets.
Des étages, encore des étages
Les lieux, parlons en, même s'il n'y a rien de bien original.
Chaque lieu est composé de 5 à 20 étages selon leur difficulté. Le but consiste juste à enchainer les étages jusqu'au point le plus profond, pour récupérer l'objet associé. Chaque étage est composé de petites salles et de couloirs les reliant. En plus des objets au sol, on peut trouver des cercles magiques et des téléporteurs. Les cercles magiques pour la plupart servent à se remettre à fond en HP, et sont à utilisation limitée. D'autres remettent des MP, restaurent l'endurance ou... sont des faux! Le premier point crucial du jeu est la bonne gestion de ces points.
Le deuxième, c'est la gestion de l'endurance. Au fur et à mesure qu'on avance dans les donjons, l'endurance baisse, et lorsqu'elle atteint le minimum, notre héros devient bien moins fort, la difficulté est décuplée. Il faut donc prévoir de la nourriture pour ne pas tomber en rade avant la fin, sachant que tout game over ou EXIT enlève tout ce qui a été gagné lors du niveau. De mon côté, même si je n'avais surement pas cerné toutes les subtilités du gameplay, j'avais fait un mélange 75/25 de nourriture/guérison au bout d'un moment, et le jeu m'est devenu bien plus simple.
Lors des combats, on pense tout d'abord que le jeu est un Action-Rpg, mais bien qu'on attaque en appuyant directement sur une touche, tous les affrontements se déroulent en réalité en tour par tour (à la manière d'un Fushigi no Dungeon: Torneko no Daibouken sur Super Famicom par exemple). Un point très important à prendre en compte, notamment contre des ennemis possédant des attaques à distance, car fuir contre un ennemi qui joue deux fois par tour et attaque de loin est tout bonnement... impossible. Pour poutrer du monstre, on a le choix entre attaque et magie, mais selon les personnages le jeu se joue différemment. Arle possède des magies gratuites, Rulue est accompagnée de Minautore qui permet donc de jouer deux fois par tour. Schezo lui, est seul. Je ne saurais pas vraiment dire, mais il se pourrait que chaque personnage corresponde à un niveau de difficulté, mais ce n'est qu'une supposition.
Les à cotés
A côté des lieux, le parc propose bien sur une boutique, ou il sera impératif de régulièrement se fournir en objets divers, même si la possibilité de refaire n'importe quel lieu déjà découvert permet de monter du niveau et de ramasser des objets facilement. Certains objets sont très utiles: créations d'une sortie vers l'étage suivant, parchemin pour apprendre une nouvelle magie... Le manuel du jeu semble également indiquer qu'un système de création (fusion?) d'objets existe, mais je n'ai absolument rien compris...
La boutique permet également de désenchanter les objets maudits. Ceux-ci ne sont guère violents, ils empêchent juste d'en équiper un autre, mais n'ont d'autres effets néfastes.
Un autre bâtiment permet d'accéder à de petites missions bonus où l'on doit juste gagner un combat, et d'afficher les scores à chaque lieu.
Plein les yeux
La série est réputée pour son univers attachant. Les Rpg issus de ce monde ne déroge pas à la règle, et les deux opus Saturn (
Madou Monogatari et celui-ci) proposent une superbe 2D. Les sprites sont très mignons, les décors sont très fins et détaillés, et le tout est agrémenté de magnifiques effets de transparence. Du très beau boulot, d'autant que les lieux proposent des ambiances assez diverses, contrastant avec la monotonie du gameplay.
La bande-son n'est pas en reste, avec des thèmes de qualité, de bonnes voix, même si les bruitages tapent vite sur le système.
Le jeu dure une grosse vingtaine d'heures, mais les accrocs pourront rejouer pour boucler avec tous les personnages.
Moi, je l'ai trouvé trop répétitif pour avoir envie de le rejouer, mais j'ai quand même passé un bon petit moment.
Wakuwaku Puyopuyo Dungeon possède le défaut inhérent aux Dungeon-Rpg, la répétitivité. Pour le reste, on prend plaisir à découvrir les "attractions" du parc, et à retrouver l'univers habituel est toujours aussi sympa.
Attention tout de même, le jeu peut devenir très difficile si l'on ne cerne pas bien le système de jeu.
13/04/2008
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GRAPHICS 4
SOUND/MUSIC 3.5
STORY 2
LENGTH 3.5
GAMEPLAY 3
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