Le RPG à son paroxysme (2) : du laideron au mignon
Par GoldenLeaf, le 06/03/2026 à 18h09 (19 vues)
Quand le développement du vieux Dragon Quest VII a commencé - c'est-à-dire, probablement, avant l'intervention du Roi Démon - le modèle intégrant des personnages en 2D dans une 3D "flamboyante" avait sans doute pour but de créer un jeu mignon...
... et la chose s'est enfin accomplie, plus de deux décennies après. Décidément, Dragon Quest VII aime jouer avec le temps et nous faire visister, revisiter les mêmes environnements.
Le style graphique adopté pour ce Reimagined, rendu possible par la puissance merveilleuse des machines modernes, combine enfin le mignon avec le beau : comment ne pas être séduit par la trogne sympathique de nos héros ? Mention spéciale pour Gauvain, ridé tant par son âge que par ses pixels auparavant, et cette fois sérieux, un tantinet comique, mais toujours bien propre sur lui. Comment ne pas mourir de rire devant le physique souvent peu avantageux des nombreux monstres qui se déchaînent sur le monde ? Et on ne parlera pas ici de l'animation, remarquable de fluidité.
On appréciera particulièrement que la série ait tenu bon quant à son identité graphique : je n'ai jamais aimé Toriyama mais le jeu lui donne tant de rondeur que tout son humour prend enfin (à mes yeux) corps.
C'est donc un RPG particulièrement coloré, varié et au style général très singulier qui s'offre à nous. Ce que voulait, sans doute, réaliser son (désormais) glorieux ancêtre.
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