haut_menu
Infos Blog
My Kingdom, My Memories...
Articles jeux vidéo principalement, et accessoirement animés.
Crée le 01/12/2018
haut_menu
Catégories
haut_menu
Calendrer
<<Septembre 2019>>
LuMaMeJeVeSaDi
26272829303101
02030405060708
09101112131415
16171819202122
23242526272829
30010203040506
[Review] Galerians (Ou la galère de Ryan !)
Par Ragna, le 20/08/2019 à 00h54 (245 vues)
Catégorie : Jeux vidéo




_____________________________________________________________________________________
PAR LES POUVOIRS PSYCHIQUES
QUI ME SONT CONFÉRÉS !
_____________________________________________________________________________________



Parvenu dans nos contrées en 2000 sur Playstation première du nom, Galerians est un survival horror mâtiné de science-fiction et se déroulant dans un univers cyberpunk. À titre personnel, Il m'a un peu rappelé Akira de par son ambiance avec un soupçon d'Elfen Lied, surtout au début dans le premier niveau du jeu. Aussi, il m'a rappelé Parasite Eve tout le long pour l'utilisation des pouvoirs (même si c'est moins bien réalisé en terme d'effets spéciaux/pouvoirs psychiques), mais surtout à cause des menus et de la police des textes identique à l'écran.


La particularité du soft, entre autres petites idées fort bienvenues, vient du fait qu'au lieu d'utiliser des armes à feu avec des munitions pour survivre, on utilise des pouvoirs psychiques s'épuisant à mesure de leurs utilisations et se rechargeant via des substances en flacons jouant le rôle des munitions. Ça rend le soft déjà assez original tout comme le thème traité sur les expériences génétiques, le clonage, une guerre contre une espèce humaine supérieure aux pouvoirs psychiques, un super-ordinateur qui décide de se rebeller des humains en créant des humanoïdes artificiels... Science, technologie et philosophie apportent du sel à son scénario qui, pour l'époque, sortait déjà des sentiers battus dans le domaine du jeu vidéo même si une possible inspiration à Akira n'y est pas étrangère. La trame et l'exploration vont de pair puisque, suivant vos pérégrinations, vous allez collecter des données qui vous en apprendront davantage sur l'histoire, bien que le cheminement propre jusqu'à la conclusion suffise pour saisir les ficelles de l'intrigue. Mais plus vous collecterez de données, de visions et de cinématiques, plus vous vous immergerez dans cette aventure.



Une des clés de la survie réside dans l'exploration minutieuse de l'environnement en vue de récupérer un maximum de ressources, particulièrement utiles lors des combats de boss. Et croyez-moi, si le jeu n'a pas l'air difficile à première vue avec les ennemis de base, vous allez vite déchanter contre les ennemis avancés, et tout particulièrement contre les boss qui peuvent présenter de violents pics de difficulté si on n'est pas bien préparé (notamment les trois derniers) et qu'on ne prend pas le temps d'analyser leurs patterns. Mais même ainsi, ils donnent du fil à retordre et représentent de gros à sacs à PV. Un peu de patience et de persévérance ne seront pas de trop pour en venir à bout.

Il faudra donc compter sur les pouvoirs mentaux de Ryan pour triompher de ses adversaires. Point d'armes à employer ici, ni d'attaques physiques, juste "vos pouvoirs magiques". La Pyrokinésie embrasant des ennemis dans un jet de flammes tel un barbecue, la Psychokinésie créant une violente onde de choc, ou encore la Télékinésie qui peut soulever et projeter vos assaillants selon les directions choisies. Peu de pouvoirs, il est vrai, mais cela suffit amplement à progresser et à découvrir les failles de ses ennemis. Cette mécanique pour se battre est plutôt bien pensée et ça change des autres jeux sui generis. Pour l'époque, le moins qu'on puisse dire est que c'est original, surtout pour un jeu d'aventure/survival horror où il faudra faire une croix sur le corps-à-corps, les armes de mêlée et les armes à feu.


De plus, lutter à l'aide de vos pouvoirs reste cohérent avec la thématique, et il faudra donc apprendre à se servir de ces mêmes pouvoirs et ce, à bon escient. Alors que L1 sert à viser, une pression sur R1 charge votre pouvoir tandis que la touche Croix (là aussi, beaucoup de joueurs de survival horror seront en terrain connu avec cette configuration par défaut) permet d'exécuter le sort "en tirant". La puissance du pouvoir psychique est proportionnel à son taux de remplissage circulaire. Notons par ailleurs qu'il existe des pastilles permettant de gagner un niveau en les faisant ingérer au héros, allant de niveau 2 jusqu'à niveau 3, ce qui accroît significativement la puissance et la charge de vos pouvoirs, mais attention à ne pas prendre trop de dégâts ennemis sous peine de revenir au niveau 1 ! Une bonne idée somme toute qui apporte du piment aux affrontements, encourageant ainsi le joueur à faire très attention afin de se montrer plus efficace en contre-attaquant.



À l'image d'un Resident Evil classique, le personnage se contrôle par rapport à la direction de son regard dans des environnements fixes. Ceux ayant l'habitude de ce genre de maniabilité ou y ayant pas mal joué seront en terrain connu, encore une fois, mais c'est avec la croix directionnelle qu'on dirige Ryan et non le stick analogique, ce qui est d'ailleurs étonnant pour un des derniers jeux de la génération PS1. Par contre, la vibration est bel et bien présente. On a donc droit à une maniabilité de type semi-remorque, mais le problème est qu'à l'heure de tourner au pas de course, le perso décrit des arcs de cercle un peu trop larges, et tourne moins que dans un Alone in the Dark, un Resident Evil, un Dino Crisis ou un Parasite Eve. Dommage... Ça ne rend pas le jeu injouable pour autant, loin de là, mais à moins de prendre le coup et son mal en patience, ceci peut s'avérer par moments punitif à l'heure d'éviter les attaques ennemies ou de naviguer dans les zones en glissant contre les murs. Il faut dire que les jeux de l'ère PS1 étaient assez rigides sur les contrôles pour l'époque, mais ça restait pardonnable respectivement à son temps, néanmoins plus de lourdeur le cas présent handicape les déplacements.



Autre défaut à mon sens, le doublage français peu convaincant, car les personnages ne semblent pas suffisamment refléter leurs émotions du moment lors des cutscenes et des séquences faites par ordinateur, en plus d'avoir des voix somnolentes, et puis on ressent une certaine apathie. Certaines voix sont un peu grinçantes et enfantines. Ok, le héros est un ado de 14 ans, tout comme son amie Lilia qui a le même âge, sans parler de certains ennemis adolescents, mais quand même... Si on a déjà vu pire niveau doublage, celui-ci est loin d'être exemplaire. Le doublage anglais reste meilleur sans pour autant être faramineux. D'ailleurs, quelque soit le doublage choisi, les voix ont tendance à être un peu trop basses par rapport à l'ambiance sonore. En fait, il n'est pas possible de régler le volume des effets sonores, des voix et de la musique de manière individuelle pour chacun, tout étant concentré sur une seule barre ajustable de volume dans les options. Étrange choix pour un survival horror, où personnaliser l'ambiance sonore dans ce style de jeu reste toujours un petit plus selon les préférences de chacun.



L'ambiance musicale fonctionne un peu à l'image d'une montagne russe ; parfois les musiques décollent en apportant une hausse de punch, et d'autres fois elles se font plus discrètes et c'est une baisse d'intensité. Mais dans l'ensemble, la bande-son colle plutôt bien à l'univers cyberpunk de Galerians où suspense et enquête se mêlent harmonieusement, et tout ça crée au final une ambiance qui donne au jeu une identité propre. Du côté des effets sonores, ça reste correct même si quelques-uns ressemblent à ceux d'autres survival horror assez connus.
Le jeu a une durée de vie à peine correcte, ni trop long ni trop court... même si on aurait pu s'attendre à ce qu'il soit plus long vu qu'il tient en trois CD. Je pense que le nombre important de cinématiques en images de synthèse réparties sur les trois disques y est pour beaucoup car ça prend du poids. D'ailleurs, en fonction de notre exploration durant l'histoire, on peut voir et débloquer des cinématiques faites par ordinateur (certaines étant annexes et il faudra bien examiner le décor pour les trouver).



Comme la plupart des survival horror et jeux d'aventure de l'époque, on a droit à des commentaires en examinant les éléments du décor. C'est un aspect du gameplay qui constitue un plus à l'immersion et au background, et qui s'est perdu depuis quelques années dans les jeux d'aujourd'hui. En revanche, on ne peut pas examiner les objets de notre inventaire... pour la simple (et bonne ?) raison que le menu d'inventaire s'affiche en sous-menu en bas à gauche de l'écran sur le champ d'exploration pour sélectionner et utiliser les items, mais le temps s'arrête (même en se soignant ou en recouvrant du pouvoir comme pour les jeux à l'ancienne). Ça reste un détail. Il est fortement recommandé de tout examiner autour de soi en appuyant sur Croix, car vous ne verrez jamais des objets posés sur les éléments du décor ou un éclat de brillance indiquant un objet à proximité. Et tout comme Resident Evil et Silent Hill, on entend des bips caractéristiques en sélectionnant les items. J'ai cru rajeunir de vingt ans, et ça fait du bien ! Et ça fait drôle aussi.



Pour sa part, l'intrigue est très intéressante. Elle donne un excellent rythme à l'aventure, notamment grâce à ses innombrables cinématiques et à ses documents allant droit à l'essentiel. Tout est bien ficelé, du début à la fin. Comme tous jeux de ce genre qui se respecte, il y a des énigmes. Elles sont simples... et pas toujours simples car il faudra réfléchir par moments et bien observer son environnement. C'est là qu'entre en jeu l'analyse (appelée Pouvoir sensoriel, que l'on exécute en pressant Triangle) qui permet à Ryan d'avoir des visions par le simple fait de toucher des éléments de son environnement. Ce principe de dévoiler des indices est une belle trouvaille. Autre trouvaille mais qui marche à double tranchant : la jauge de DP (ou AP en anglais). En plus des jauges de santé (jaune), et de pouvoirs (rouge, verte ou bleue), cette troisième jauge de couleur violette grimpe avec le temps et une fois remplie, Ryan devient fou en entrant dans un état de transe qui fait chuter graduellement sa santé mais qui, en contrepartie, lui permet de tuer pratiquement tous ses ennemis d'un seul coup simplement en les approchant.



Les ennemis deviennent alors fous, impuissants et arrivent très vite à un stade de mort clinique, et ça finit généralement en bain de sang. Principe intéressant mais à utiliser judicieusement. Fort heureusement, on peut faire chuter cette barre de transe psychologique à zéro en prenant la gélule spécifique, mais on peut aussi accélérer le processus de remplissage en consommant un autre type de gélule spécifique au besoin. En fait, tous les articles de ce jeu sont à base de médicaments. La raison étant que la science est mise en avant et qu'elle va de pair avec l'ambiance cyberpunk et futuriste du titre.

Pour vous aider à vous orienter, une carte dynamique peut s'afficher d'une pression de touche en haut à gauche de l'écran, mais le temps ne s'arrête pas contrairement à l'affichage du menu. Et puisqu'il s'agit d'un affichage en temps réel, inclure un curseur mobile pointant dans la direction du héros sur la carte n'aurait pas été du luxe. Au lieu de ça, les développeurs se sont juste contentés de mettre en surbrillance la zone dans laquelle se trouve actuellement Ryan, ce qui peut désorienter avec les angles de caméras parfois confus quand on découvre un lieu à explorer, et ce ne sera peut-être pas au goût de tout le monde, même pour l'époque. Mais on s'y fait. Personnellement, j'ai eu un peu de mal au tout début mais je suis vite passé outre et ai rapidement pris le coup.


En parlant d'exploration, sachez que le jeu comporte quatre stages. Deux pour le Disc 1, un pour le Disc 2 et un dernier pour le Disc 3. Ils sont suffisamment longs pour vous induire à faire quelques allers-retours afin de progresser... La marque de fabrique de la franchise Resident Evil transmise de générations en générations pour résoudre des énigmes !



Techniquement, c'est parfois perfectible, surtout concernant les visages des protagonistes parfois grossiers avec un effet "pâte à modeler", et souffrant parfois de drôles de proportions même si ça reste mineur. Du reste, les décors sont généralement plus réussis que les expressions faciales et la physionomie des personnages, surtout in-game. Ce constat est d'autant appuyé que les cinématiques réalisées par ordinateur du temps de la Playstation 1 ont méchamment vieilli de façon générale, mais ici, ça se remarque encore plus. Les environnements pré-calculés, en revanche, ont mieux résisté aux affres du temps. C'est élégant, finement détaillé, bien éclairé même, mais ça ne reste pas aussi bluffant qu'un Parasite Eve II, un Resident Evil 3 Nemesis ou un Dino Crisis 2 sur le même support.


Enfin, vous vous en doutez peut-être, le plus gros des ennemis représente des humains. Mais des humains avec des pouvoirs mentaux et sensoriels tout comme votre personnage, certains étant monstrueux de l'intérieur (pas seulement psychologiquement), et d'autres plus rares révélant leurs véritables formes de monstre. On les appelle les galerians. Sans trop vous en révéler, il y a suffisamment de variantes pour exploiter la jouabilité et le bestiaire n'est ni trop petit ni trop grand. Ce bestiaire majoritairement composé d'humanoïdes dotés de pouvoirs surnaturels, c'est aussi ça qui fait l'originalité de Galerians, voire d'un survival horror tout court.



_____________________________________________________________________________________
CONCLUSION
_____________________________________________________________________________________


Un bon survival horror que je recommande à tous ceux appréciant le genre. Mais ne vous attendez pas non plus à une bombe. Galerians est loin d'être un hit ou une référence, mais très loin aussi d'être mauvais. Il mérite qu'on le découvre. Tantôt passé inaperçu pour l'époque, tantôt sous-estimé, ce Galerians a le mérite d'apporter un peu de fraîcheur et d'originalité dans la sphère horrifique du jeu vidéo, se rapprochant beaucoup du domaine de la science-fiction et traitant de thèmes intéressants dans son histoire rondement construite. Au final, il n'a de classique que les écrans figés et quelques éléments de menus avec 2-3 détails en plus. Mais l'implémentation du système des pouvoirs psychiques où repose la survie du héros et où réside le cœur du gameplay, est purement et simplement ce qui fait le sel du jeu et ce qui lui permet de se démarquer du lot.
Si vous pouvez passer outre ses quelques défauts, et que les histoires sombres dans les univers cyberpunk et S-F avec des pouvoirs psychiques vous bottent, vous tenez là un petit bijou qui reste toujours agréable à découvrir.


______________________________________________________________________________________
+ / -
______________________________________________________________________________________


Les Plus :
+ L'ambiance gorgée de cyberpunk, science-fiction et survival marche du tonnerre !
+ Le scénario qui est très bien conçu, captivant à suivre et renforçant l'immersion.
+ Le principe des pouvoirs psychiques remplaçant les guns et les munitions, ce qui apporte une nouvelle dimension au genre.
+ L'exploration bien mise en avant et les énigmes bien trouvées pour équilibrer entre les phases d'action.
+ Possibilité de débloquer progressivement des cinématiques principales et secondaires pour les revoir dans une option Gallery/Theather en guise de bonus, ce qui encourage à explorer.


Les Moins :
- Lourdeur palpable dans les déplacements au moment de décrire des virages larges en courant.
- Visages de personnages obsolètes faisant penser aux premiers jeux PS1 et cinématiques vieillottes.
- Doublage français pas terrible + déséquilibre entre musiques, voix et sons par manque de paramétrages.
- Peut-être un poil court...



______________________________________________________________________________________
7/10
______________________________________________________________________________________

Insérer un commentaire
$_$ >_< <_< :!: :!: :( :) :- :6: :a: :alien: :banana: :bat: :bave: :bear: :berk: :blush: :boss: :bounce: :bye: suivant


OK
0 commentaire
Aucun commentaire
Modifir un commentaire :
X
$_$ >_< <_< :!: :!: :( :) :- :6: :a: :alien: :banana: :bat: :bave: :bear: :berk: :blush: :boss: :bounce: :bye: suivant
OK
S'inscrire
Blogendra V1.2 [Propulsé par Legendra RPG] © Force 2008 - En ligne depuis le 13/09/2008 on Infomaniak.net
Développeur : Medion Designer : Allesthar

Valid XHTML 1.0 Transitional Valid CSS Valid Atom Feed get Firefox