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Dossier

Où va Square Enix ?

Un parcours semé d'embûches

Impossible toutefois d’expliquer la direction que prend Square Enix sans revenir sur quelques événements qui ont plus ou moins chamboulé la boite ces dernières années, l’annonce catastrophique des revenus sur l’année fiscale n’étant que le dernier d’une longue suite.

Bien évidemment, le premier élément est l’E3 2006, où fut pour la première fois présentée la compilation Fabula Nova Crystallis qui comprenait les diverses itérations de Final Fantasy XIII. Longtemps décrié, ce regroupement de jeux a connu des pérégrinations assez chaotiques. La première d’entre elles se situe en amont de son annonce, puisqu’il s’agit du développement assez trouble de Final Fantasy XIII lui-même, commencé sur Playstation 2 puis porté sur Playstation 3. Ce fut pour la compagnie son premier choc technologique en s’initiant à la HD, contraint de développer alors le Crystal Tools. Square Enix se rend par conséquent compte de la difficulté de la nouvelle génération et mettra quatre ans à terminer le titre, après plus de 100 millions de dollars dépensés (un des jeux les plus chers de l’histoire) et l’aide de l’équipe de développement de Final Fantasy Versus XIII.

Ce dernier est d’ailleurs le témoin exemplaire de la frilosité de Square Enix vis-à-vis du développement sur consoles de salon puisqu’il fut laissé en stand-by (et l’est toujours) tandis que les principales licences de la boite se sont délocalisées sur consoles portables (Kingdom Hearts, Parasite Eve, Dragon Quest, Final Fantasy). De ce fait, second événement majeur à interpréter, Final Fantasy Agito XIII (ensuite renommé Type-0) alors blockbuster à paraitre, y compris en occident selon les logiques d’alors, fut cantonné au Japon. Se manifeste alors le recroquevillement de la société sur son premier marché, le marché nippon, de peur de se faire tacler sur les ventes en occident alors que la PSP est sur le déclin en Europe et aux Etats-Unis.

Entretemps, le semi fiasco de Final Fantasy XIV aura miné le moral du studio. En effet, le quatorzième opus de la saga aux cristaux fut reconnu comme l’un des plus grands gouffres d’argent de la boite. A tel point que la direction présenta ses excuses publiques pour la qualité du jeu, que Tanaka quitta son poste de producteur pour laisser la place à Naoki Yoshida et que le soft fut repris de zéro dernièrement. Au-delà de cela, Final Fantasy XIV signa une rupture de confiance chez les joueurs qui croyaient aux capacités en ligne de Square Enix, domaine où la compagnie avait beaucoup investi et s’était construit un bon capital confiance avec la fanbase de Final Fantasy XI, le titre le plus rentable de la franchise.

Si l’on additionne donc les erreurs de timing et les échecs marquants de Square Enix, on obtient une frilosité vers l’occident avec une insularisation des activités, un cout sur les consoles HD qui pousse à ne pas trop investir de peur de se ramasser (Final Fantasy XIII-2 est loin d’avoir rempli les attentes de la boite en termes de ventes), et un enjeu online prépondérant mais bancal. Autant de raisons qui poussent le studio nippon vers d’autres secteurs qui vont s’étendre comme l’édition, mais aussi le manga, les goodies ou les animes. On remarquera à ce propos la hausse de 500 millions de yens dans le budget merchandising de Square Enix entre les années fiscales se terminant respectivement en mars 2012 et en mars 2013.


28/05/2013
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