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Xenoblade Chronicles

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Xenoblade Chronicles
Synthesis
Des mains tremblantes, de la sueur, de l'appréhension. Puis soudain l'écran-titre ; une épée écarlate, l'herbe d'un vert vivace balayée par le vent, un air enivrant. Xenoblade procure là ses premiers frissons. Il nous prépare à entrer dans son monde, vaste et féérique. Monolith Soft, en l'expérimenté forgeron qu'il est, a frappé le fer du RPG avec l'adresse et le talent nécessaires à la création des grandes et fines lames. This is the beginning of the world.

Liberté, j'écris ton nom

Un ciel améthyste étoilé, des filins dorés qui s'échouent sur les côtes d'un océan azur, surplombé par une aurore boréale voluptueuse qui orne le firmament d'une fraîche nuit, porté par une mélodie grisante. Des récifs de terre suspendus ça et là dans les airs brisent la monotonie du paysage qu'offre un simple littoral, devenu trop ordinaire le jour venu. Une nature sauvage, effrayante et déchainée, pareille aux gargantuesques chûtes d'eau que l'on y croise. Un panorama enivrant, une expérience dépaysante, la symbiose de l'homme et de son environnement. Puis un marais, banal, donc peu accueillant, qui ne révèle ses secrets que l'obscurité venue. Il se découvre alors, timidement, sensuellement comme pour remercier son invité de l'avoir accompagné dans la solitude qui le meurtrissait. Des émanations lumineuses s'élèvent depuis les marécages et des arbres délabrés. Elles vont rejoindre les astres, perdues à jamais. Mais avant cela, elles profitent de leurs derniers instants pour offrir un spectacle dansant d'une totale sérénité, placé sous le signe de la plénitude et de la contemplation. Tout reprend vie.

Des associations parfois complexes, mais toujours justes, à la source d'une émotion simple. Susciter l'admiration, tel est le but des décors de Xenoblade. Wii ou pas, Monolith fait fi des barrières techniques pour accorder à son titre une identité visuelle majestueuse. Alors on progresse, on s'ébahit devant le premier tableau, puis l'on passe au suivant, démesurément plus impressionnant et ainsi de suite jusqu'à ce qu'une de ces visions parvienne à nous transcender. De même que l'on goûte à cette liberté, que tant réclamaient depuis longtemps. On déguste, on savoure, puis on se repaît encore et encore des étendues sans fin de Xenoblade. D'innombrables lieux à parcourir, d'infinis espaces à découvrir, tous destinés à être visités, décortiqués, contemplés. Leur diversité n'aura d'égal que leur taille démentielle. Richesse et abondance sont les maitre-mots de la vie qui y règne. Hommes, bêtes, insectes, jusqu'au plus petit organisme, tous semblent non pas cohabiter, mais simplement prospérer de la façon la plus sereine et naturelle qui soit, chacun au cœur de son microcosme. Par conséquent, pénétrer dans le monde de Xenoblade, c'est plonger dans un univers à l'ambiance hétéroclite, bien qu'émotionnellement homogène. Le ressenti ne passera cependant pas qu'à travers le rendu visuel époustouflant, il faudra compter sur la bande-son aussi diverse que magnifique. Les pistes les plus planantes vous feront toucher du doigt la mer veloutée de nuage qui s'étend au-dessus de vous, d'autres empreintes de poésie et de mélancolie vous feront gamberger lors d'un coucher de soleil ou en admirant les étoiles qui parsèment la voûte céleste. Ainsi la musique se trouve-t-elle être l'élément sine qua non au passage d'une quelconque émotion. De ce simple fait, l'exploration repose énormément sur l'environnement musical, parfaitement réussi.

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Two titans

Au commencement, deux titans s'affrontèrent dans un combat sans merci au milieu d'un océan sans fin. Ainsi le Bionis et le Mékonis se sont livrés bataille jusqu'à ce qu'ils se portent mutuellement un coup fatal, les figeant par là même dans la position de leur ultime estocade. Dès lors, la vie se mit à éclore sur Bionis. Des êtres ont vu le jour, puis ont perpétué leur lignée des millénaires durant. Seulement, récemment des Mékons, machines issues de Mékonis, se sont mis à attaquer les peuples de Bionis, comme pour perpétrer cette haine qui opposa un jour les deux entités. Vous Shulk, natif du peuple des Homz, êtes une des victimes de ces assauts. Votre patrie la Colonie 9, située sur le pied de Bionis, devra essuyer le siège des forces Mékonites. Les morts seront nombreux, des êtres chers vous seront pris. C'est donc en quête de vengeance et armé de la seule épée pouvant détruire les Mékons – Monado - que Shulk quitte son village d'enfance et entreprend l'ascension du géant.

Il est très aisé de distinguer deux phases dans l'intrigue de Xenoblade. La première consiste tout simplement à alléger le scénario le plus possible, en posant les bases du récit très calmement, petit à petit. C'est l'occasion de faire la connaissance d'un casting plus ou moins haut en couleur. On collectionne certes les stéréotypes, mais on peut ressentir le soin apporté à chacun des protagonistes. Tous ont un rôle à jouer, ou à subir, dans cette histoire. On découvre des passés douloureux, des traditions mystérieuses, des amours inachevés... Une fois les motivations de tous ainsi dévoilées, les questions sans réponse posées, place au bal des réjouissances. En effet dans la seconde partie, les révélations et les scènes de folie fusent dans tous les sens. Les zones se font plus étroites afin d'obtenir un rythme soutenu, nécessaire à la longue ligne droite de la fin. Le scénariste en profite pour aborder les principaux thèmes du jeu un peu plus en profondeur, à savoir le pouvoir ou non de changer son destin, le bien fondé d'un quelconque Dieu, etc. On se rend compte au final que la tournure que prend les événements est relativement similaire à celle de Xenogears, sur la forme. Car que l'on ne se méprenne pas, s'il s'agit bien de Takahashi aux manettes de Xenoblade, le jeu n'a rien de la complexité de ses œuvres antérieures, au contraire. Le titre est bien moins retors, plus simple dans son cheminement, mais parvient pourtant à conserver une efficacité remarquable dans son traitement de la trame. Cela grâce à des cut-scènes très bien orchestrées, tant au niveau des dialogues (superbement doublés en anglais et qui profitent d'une traduction française de qualité) que de la mise en scène. Cependant aussi maitrisées qu'ils soient, ces passages à eux seuls manquent cruellement d'émotions. Ceci étant dû au fait que l'animation faciale des personnages frôle malheureusement le zéro absolu et le lissage des visages le poli du marbre. Il faudra encore une fois compter sur l'OST pour véhiculer des sensations. Tantôt mystiques, tantôt tragiques, les mélodies d'ACE+, de Manami Kiyota et de Yoko Shimomura font mouche. Elles nous font frissonner avant un combat décisif, elles procurent de l'adrénaline pendant les phases critiques et nous touchent lors des instants émotion. En bref, elle accomplit sa part du travail de main de maître.

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Let's explore

S'il est un qualificatif qu'il faudrait associer à Xenoblade, celui-ci serait intelligent. Xenoblade excelle effectivement dans presque tout ce qu'il entreprend, et cela avec un degré de finition impressionnant. A commencer par l'exploration, le noyau du gameplay. Cette dernière se dénote du reste des productions de par sa praticité et du divertissement qu'elle procure. J'en veux pour exemple l'énorme récompense accordée à chaque découverte d'une partie de la zone, ou bien la présence de repères qui permettent de se téléporter à plusieurs endroits d'une zone quand bon nous semble, un mécanisme d'une efficacité remarquable. A ceci rajoutons la très grande vitesse de déplacement du héros et la récompense systématique du joueur par des trophées (plus d'une centaine) - synonymes de gain d'expérience - lors de faits notables et l'on parcoure chaque endroit - ville, donjon ou plaine - avec un plaisir renouvelé en permanence par le désir d'être gratifié. Du reste quant au level design, Xenoblade est de toute évidence ce genre de jeu qui vous abreuve de ces petits détails qui font toute la saveur de l'expérience. En tête de liste, des variations de temps (jour, coucher de soleil, nuit, pluie, tonnerre, etc) accompagnés de changements de musiques, de PNJ et d'ennemis. En somme deux mondes différents semblent coexister avec comme seule frontière le crépuscule.
En outre, afin d'explorer en totale quiétude, les développeurs ont eu l'excellente idée de rendre inoffensifs les monstres qui sont bien en deçà de votre niveau, vous évitant ainsi des affrontements pénibles et inutiles. Et l'architecture des niveaux n'est pas en reste, très bien achalandée, où chaque espace est destiné à un usage spécifique pour les centaines de quêtes du jeu. Ne tremblez toutefois pas devant l'immensité de cette indication, car elle ne représente qu'une partie de l'incommensurable phase annexe de Xenoblade. Mais il convient cela dit de préciser quelque peu le fonctionnement de cette véritable machine infernale.
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Xemmoblade

Lors d'une arrivée en ville, vous ne pourrez pas y couper, des dizaines de PNJ de toute sorte vous proposeront des quêtes. Du ramassage de banane à l'atomisation du boss du coin, elles sont assez variées mais rentrent tout de même pour la plupart dans le carcan des quêtes de MMORPG. Cependant, le fonctionnement n'est pas tout à fait similaire. Les annexes sont prétextes à explorer la zone et ne font jamais dans la démesure. Comprenez par là, que pour les 9/10e des quêtes, vous les réaliserez naturellement en parcourant la zone, en anéantissant les mobs alentours et en ramassant les matériaux sur le sol sans devoir ni farmer, ni grinder. C'est à ce moment précis qu'intervient une autre idée de génie de la part de Monolith Soft : les quêtes se résolvent d'elles même. Plus besoin de couper votre exploration pour retourner voir John le borne ou Melissa l'enchanteresse et valider votre quête. A l'instant même où vous remplissez les conditions requises, la quête est validée et la récompense vous est octroyée. Récompense plus que grasse qui plus est, car faire de l'annexe paye bien dans Xenoblade. Mieux vaut privilégier cet aspect que le bash pour espérer grimper en niveaux. Dernier point toutefois, et il est de taille, vous êtes prévenu par une petite icône en forme d'horloge lorsqu'une quête est vouée à disparaitre si le scénario progresse. Finie la frustration, finis les allers-retours. Xenoblade culmine à un degré de finition extrême ce qui lui vaut de garder tout son fun, sans entacher l'expérience de jeu d'aucune façon. Une prouesse assez rare cette décennie pour qu'elle soit mentionnée.

Enfin d'autre part, Xenoblade profite d'un aspect social qui pousse à interagir avec le monde dans lequel vous baignez. Ceci se matérialise par la présence d'un sociogramme dans votre inventaire. Il s'agit en réalité d'un annuaire des relations entre les PNJ des multiples "factions" du jeu mais aussi de celles qui existent entre vos personnages. Vous pouvez donc faire évoluer ce sociogramme tout simplement en parlant à tous les personnages que vous croisez. Ainsi vous verrez apparaitre les PNJ et les relations qui existent entre eux dans votre menu, et il ne tiendra bien sûr qu'à vous de faire évoluer ces liens, soit en réalisant des quêtes de relation, soit tout simplement en parlant à la personne adéquate. En conséquence votre réputation auprès du peuple sera augmenté, et qui dit réputation augmentée, dit quêtes de plus en plus dures et de plus en plus alléchantes niveau butin.

La face cachée de ce sociogramme mentionnée plus tôt est en quelque sorte un système de drague entre les protagonistes principaux. Des lieux de tête à tête sont disséminés de par le monde entier et chacun est sujet à l'apparition d'un dialogue, plus ou moins intéressant, entre deux de vos membres. Quelle utilité ? Comme pour les PNJ, ceci aura pour effet de donner un coup de boost à vos relations, allant de l'indifférence à l'amour. Vous ne voyez toujours pas l'utilité ? Les répercussions sont en réalité multiples. L'affinité vous servira pour parfaire le craft ou pourra bien vous sauver la mise en plein combat. Mais voyez plutôt.
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Heropon... FIGHT !

Xenoblade est surprenant sous toutes ses coutures, et par conséquent jusque dans ses combats. Prenez un soupçon de Final Fantasy XII, ajoutez-y une bonne dose de dynamisme, relevez le tout avec un zeste de tactique issu de Guild Wars et perfectionnez enfin votre composition d'une touche d'interaction via quelques QTE. On pourrait ainsi résumer le gameplay de Xenoblade, mais de simples comparaisons ne serait pas lui rendre justice.

A mi-chemin entre le MMORPG et le classical, le titre de Monolith est contrairement aux apparences, très loin d'être le type de jeu qui a le cul entre deux chaises. Il impose au contraire son style en mélangeant pléthore de bonnes idées provenant du RPG japonais. La base des combats réside dans la constitution d'une barre de compétences à spammer entre des auto-attaques. Si au début de l'aventure les possibilités ne sont pas mirobolantes, on gagne peu à peu en puissance et en diversité au fur et à mesure que la liste des aptitudes devient exhaustive et que l'on acquiert de nouveaux personnages, chacun ayant une manière tout à fait unique d'être joué. Et c'est d'ailleurs bien là l'essence de Xenoblade, que l'on retrouve d'ailleurs dans tous les aspects du soft : la montée en puissance perpétuelle. On la ressent mieux que jamais durant les combats. Prendre simplement quelques niveaux vous permettra de terrasser un ennemi qui vous tenait en échec quelques minutes auparavant. Changer deux ou trois pièces d'équipement après s'être fait rouster par un boss permet bien souvent de changer la donne. Il ne faut néanmoins pas voir là un gameplay mal équilibré, simplement un système qui s'adapte réellement à chacun de nos choix qu'il s'agisse de la composition de l'équipe (soigneur, tank, dps, mage...) ou de la stratégie entreprise à l'aide des compétences. Xenoblade est donc un soft qui offre au joueur une assez grande liberté de personnalisation, dans la limite des rôles pré-définis des personnages. Mais il ne tient alors qu'à vous de diversifier votre façon de jouer en prenant le contrôle de chaque personnage tour à tour et de voir celui qui vous convient le mieux. Cela dit, bien que Xenoblade ne permette de contrôler qu'un seul et unique personnage à la fois, le travail d'équipe est plus que jamais au cœur de la stratégie. Qu'il s'agisse de faire grimper la jauge d'équipe pour déclencher des combos dévastateurs, de prévenir ses alliés avant une attaque puissante de l'ennemi ou d'accomplir une QTE en plein milieu de l'action, l'interaction avec son partenaire est omniprésente. Le dynamisme alors insufflé au gameplay apporte un vent de fraicheur bienvenu et perfectionne le gameplay MMO jusqu'alors plutôt ennuyeux en solo. On notera juste que l'IA peut parfois desservir les actions du joueur car perfectible, et que l'impossibilité de mémoriser des builds d'aptitudes frustre. Cela aurait pu se révéler bien pratique lors d'un changement d'équipe/stratégie.

Mais que serait un bon combat sans une piste endiablée pour nous lancer furieusement dans la bataille ? Contre toute attente, alors que les principales mélodies du soft sont mises à profit de l'ambiance et se situent donc en arrière plan lors des phases d'exploration, les affrontements sont l'occasion de découvrir des pistes rock terriblement bien rythmées, dignes des meilleures pistes de la série Ys. Le contraste est tellement saisissant entre les deux types de musique que lorsque le combat se lance, on ne peut qu'être pris d'une folie dévastatrice, boosté par nos instincts guerriers les plus primitifs. Encore un bon point pour une bande-son d'anthologie.

Xenoblade Chronicles
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Se laisser bercer par la mélodie charnelle d'une journée d'été lascive, virevolter au gré des lames de vent qui vous balayent le visage et vous rappellent combien vous êtes libre ; contempler. Admirer ; pouvoir jouir d'un tableau idyllique le temps d'une pluie d'étoiles lancinante et finalement s'esclaffer. S'étonner d'une telle prouesse artistique, d'une telle intelligence dans l’œuvre. Car Xenoblade est un de ces titres qui synthétisent seulement le meilleur pour laisser un souvenir impérissable. D'un revers de main, Monolith fait voler en éclat nos mauvaises expériences de joueur en canalisant son génie dans une expérience brute, vraie et simplement touchante. Le chef-d’œuvre RPG de la décennie est entre vos mains.

26/08/2011
  • Des décors sublimes
  • La sensation enivrante de liberté
  • Une montée en puissance jouissive
  • Un univers foisonnant
  • Des quêtes en cascade
  • Une OST polyvalente et percutante
  • Un condensé du meilleur du J-RPG avec des idées brillantes
  • Absence de bestiaire
  • Impossibilité de mémoriser les builds
  • Animations des personnages relativement pauvres
10

TECHNIQUE 4/5
BANDE SON 4.5/5
SCENARIO 4/5
DUREE DE VIE 5/5
GAMEPLAY 4.5/5
Xenoblade Chronicles > Commentaires :

Xenoblade Chronicles

10
8.5

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58 commentaires sur Wii
Donni

le 02/09/2017
9_5
Petit témoignage pour ce Xenoblade Chronicles sur Wii, fini y a 2 jours en 154h.

Je vais pas y aller par 4 chemins, ce jeu vidéo est grandiose ! Voilà.

++ Décors superbes
++ Direction artistique splendide
++ Ambiance magique
++ Contenu énorme (Sociogramme, les quêtes annexes, réputation des villages,......)
++ Sensation de liberté complètement géniale
+ Très bon bestaire
+ Musiques très belles
+ La Colonie 6
+ Le dernier niveau, planant !
+ Les gemmes et la forge

+/- L'histoire
+/- Le carach design
+/- Les combats

- des menus un peu lourds à la longue
- des bugs pour les arts : on appuie, y'a le son, mais pas de réaction...
- une difficulté pas tout le temps bien dosée (un peu frustrant de croiser des monstres qu'on peut toujours pas buter après 150 heures de jeu... )


Y'a un effet de flou lorsqu'on est en mouvement qui m'a un peu gaché l'expérience, mais c'est dû à ma TV HD et son foutu upscaler, impossible de le régler (TV chinoise oblige, et/ou pas d'option dessus). Je ferais peut-être le new game+ avec un bon cable pour être en 480p au lieu du 480i, ou bien sur une WiiU et son cable HDMI.

N'empêche que j'ai pris un plaisir fou à faire ce jeu. Quel regret de ne pas l'avoir fait plus tôt. La Xbox 360 m'a eclipsé la plupart des supports depuis tant d'années, tellement y'a de quoi faire dessus. Il a fallu que ma Star Wars grille pour que je me lance sur Wii, seul sur Pékin, sinon je ne l'aurais peut-être toujours pas fait.
En tout cas ça faisait longtemps qu'un jeu ne m'avais pas autant plus, cette envie de rentrer du boulot pour s'y remettre, y'a plus beaucoup de galettes qui me font cet effet. Y'a quelques défauts que j'ai cité plus haut et les scénarios japonais de ce type, j'suis pas super fan. Mais j'attache tellement d'importance à l'univers et l'ambiance d'un jeu, Xenoblade sur ces 2 points est superbe. Mon dieu, quel univers à parcourir, quelles sensations de gigantisme et de liberté... On respire la nature dans ce jeu : les monstres qui vaquent à leurs occupations, la ptite libellule qui passe, le vent sur l'herbe, le soleil qui se couche, la pluie qui tombe subitement,... Combien d'heures sur les 150 j'ai pu passer à contempler un décors, à prendre du plaisir en courant un peu partout sans rien faire de spécial ?
Je l'ai commencé fin juin, terminé le 31 aout. Il aura égayé tout mon été 2017. Pourtant c'est un jeu vieux de 7 ans sur une console qui en a bientôt 11, avec une technique qui en a une quinzaine...
La magie du jeu vidéo.


J'ai hâte que le 2 sorte sur Switch. Pour le coup je l'attends Day One celui-là, ça non plus ça ne m'arrive pas souvent, surtout pour me faire craquer au passage sur la console.

Bon, j'y retourne ce soir, j'ai hâte de voir à quoi ressemble
les 5 Monado (enfin 4, la seconde etant donné au new game+...).
Et puis y'a la Colonie 6 à finir !
peppermint

le 19/01/2017
7_5
Le système de combat est dynamique, mais les visions durant les combats m'ont agacé à l'usure (surtout qu'on peut aisément s'en passer). Le gameplay est enrichi par l'équipement de gemmes aux attributs très variés. La fusion des gemmes est sympa. Et sinon c'est assez marrant de voir le look de ses personnages modifiés en fonction de leurs équipements parfois assez exotiques...

Ce qui m'a motivé pour les quêtes annexes, c'est de devoir parcourir ces grands espaces à la DA réussie. Les lieux ont des visages différents selon le jour, la nuit (le marais de satorl) ou les aléas du temps et des astres: tous ces ciels, ces pluies d'étoiles, ces ambiances différentes visuellement et d'un point de vue sonore dégagent une certaine rêverie.

Si la DA des décors est superbe, elle n'est pas aussi convaincante pour les personnages où c'est plus inégal et plus classique: certains attachants d'autre beaucoup plus classiques, même si dans l'ensemble ça tient assez la route.

Mais passée cet engouement, une petite lassitude commence à se faire sentir. Le jeu, sous prétexte de miser sur l'exploration, abuse de l'usage des quêtes annexes dont on a recours pour leveler si on veut éviter les combats. Il est vrai aussi que les lieux même s'ils m'ont beaucoup plu niveau ambiance/DA sont un peu "vide" derrière l'enchantement visuel ou poétique qu'ils confèrent, en ce sens qu'ils se limitent à dénicher des objets/monstres/zones secrètes mais pas d'éléments importants pour l'histoire en elle-même ou de sens particulier à y trouver.

Et puis la technique n'est pas tip top avec ses textures grossières. C'est aussi le cas pour la modélisation/texture des persos pas finotte pour de la wii. Tout ça jure pas mal sur les gros plans. Idem pour les animations un peu grossière des personnages durant les scènes de dialogue.

Mes attentes sur Xenoblade, après avoir oscillé entre bonnes impressions et lassitudes, se sont conclues sur une impression un peu décevante. Sans doute que derrière ce dépaysement et la rêverie des explorations je n'ai pas trouvé plus de consistante malgré un scénario efficace mais qui m'a paru trop classique dans son réel déroulement et décevant sur la fin.
yunfa

le 11/10/2016
9_5
Perle parmi les perles.
Un indispensable pour tout joueur de RPG.

Le seul point négatif que l'on peut éventuellement critiquer, est le sociogramme un peu indigeste et contraignant si on veut le monter à fond.
Fayte

le 27/01/2016
8_5
Un RPG frais et novateur, une perle de la Wii sans hésiter.
Ses nombreuses qualités éclipsent totalement les quelques défauts qui trainent.
Krabator

le 05/11/2015
9_5
Au putain la claque !

C'est en gros ce que je me suis dit sur ce jeu...

Il y a déjà un nombre assez impressionnant de com sur ce jeu donc je ne vais pas répéter les descriptifs des autres.

Juste un truc :
FAITE XENOBLADE CHRONICLES !!!!

Point positifs :
- Musiques
- Impression de liberté (impression hein)
- La direction artistique !!!!
- La longueur de l'aventure : 110h pour moi
- La cut-scène de l'ile-prison en milieu de partie avec Zanza... après cette scène on ne peu plus arrêter le jeu


Point négatifs :
- Les quêtes facultatives type MMO
- Les lags en fin de partie

Je met un bon 9,5 à cause des points négatifs...

J'ai pas eu le courage d’enchaîner sur un NEW GAME+
Soulhouf

le 28/09/2015
8

Xenoblade sur Wii enfin fini !

C'est dingue parce que j'ai acheté le jeu day 1 en Jap puis en Eur puis en US et je ne suis jamais allé plus loin que la fameuse attaque sur Colony 9, jusqu'à maintenant. Avec la sortie du X qui approche en occident, je me suis dit qu'il serait peut être temps de le faire.
Bloodborne m'a énormément ralenti la progression mais j'ai fini par le battre en 130 heures.

D'abord je vais commencer par dire ça : quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi c'est la Wii qui nous offre une aventure aussi épique dans un monde ouvert à structure aussi imposante pendant que les consoles HD luttaient pour avoir de grands JRPG ? Le monde dans lequel on évolue est impressionnant dans lequel le joueur passe des heures à explorer le moindre recoin. Le préambule avec le concept des 2 titans est complètement fou.
L'inconvénient d'avoir un monde qui donne plein la vue est que les menus sont lents et chiants à parcourir. La Wii ayant allouée quasiment toutes ses ressources dans la modélisation du monde, chaque pression dans un sous-menu entraine une latence pendant laquelle la console galère à charger les items. C'est plus un petit désagrément qu'un défaut mais je reste impressionné par l'exploit accompli quand-même.
Le jeu n'a pas de gros défauts particuliers mais plutôt des imperfections par-ci par là, comme celui que j'ai cité, le système de quêtes (ça vient de Monster Hunter ce truc ? Aujourd'hui ça a contaminé une grande partie des jeux jap y compris SMT4) et tous les aspects modernes avec les tutoriels, l'absence de game over ou de pénalité quand on meurt etc...

À part ça je suis tombé amoureux de Xenoblade. Il est devenu pour moi aussi marquant qu'un FFXII ou Xenogears mais contrairement à ces 2-là, Xenoblade est un jeu qui est achevé. Il ne souffre pas d'un débordement de budget flagrant à cause de son ambition comme les 2 que j'ai cité. C'est un jeu très ambitieux mais complet.
Il y a un bon rythme. Les cut-scenes sont bien réalisées sans être longues, sont souvent intrigantes et épiques. L'histoire est passionnante comme on a l'habitude avec les auteurs de ce jeu.
J'apprécie le chara design et la modélisation en particulier qui est très réussie. Mention spéciale aux visages des personnages qui sont très expressifs.
Concernant l'exploration et le gameplay, on voit bien que le jeu s'est pas mal inspiré de FFXII qui est une très bonne chose. J'aurais préféré un système de combat au tour par tour mais celui de Xenoblade est bon. Il y a pas mal de points à perfectionner dedans que j’espère que se sera fait dans X.
Les musiques sont globalement très réussies. Certains thèmes sortent du lot, en particulier ceux des cut-scenes et combats importants dans l'histoire.

J'ai absolument adoré Xenoblade. Le fait que je ne connaissais aucun personnage en dehors du héros et aucun détail sur l'histoire avant de le commencer ont pas mal contribué à cette appréciation; j'aurais été furieux si quelqu'un m'aurait spoilé quoi que ce soit. Je fais pareil pour XenoX en restant en blackout total jusqu'à la sortie et rien que le fait que dans celui-là on pourra piloter de beaux robots me fait déjà saliver, chose qui manquait dans Xenoblade.
Bref, c'est un jeu culte et j’aimerais voir plus de JRPGs de ce calibre sur consoles de salon


onimenokyo

le 01/04/2015
6_5
monde magnifique , chara design genial comme dhab on va dire , musiques démentielles , mais syteme de combat ultra chiant pour ma part . je n'ai pas du tout aimé ce système de combat !!! desolé , car le jeu méritait vraiment un meilleur traitement au niveau de son système de baston...pour ma part , meme si les jeux n'ont rien a voir , je prefere de loin les jeux précédents de takahashi comme xenogears et les 3 xenosaga . sur wii je lui prefere de loin Pandora's tower .
Kagura Shiro

le 04/01/2015
9
++ Background intéressant
++ OST et doublage (JP) réussis (on a le choix entre la VA et la VO)
+ Direction artistique, le dépaysement total!
+ Personnages attachants
+ Durée de vie énooorme!

-- Gestion de l'inventaire moisie (limitations)
- Baisse de frame rate (légères)
- Quêtes Fedex/bashing de monstres
- Temps de chargement (rageant dans les menus)

Un très RPG pour la Wii, la Bo est splendide, le monde vaste, le scénario riche. Je recommande vivement. J'ai souligné deux trois choses qui ont pu m'agacer comme les baisses de frame rate quand il y a un peu de monde à l'écran et le temps de chargement assez nombreux quand on passe d'une zone à une autre. Le character design ingame m'avait fait tiqué lorsque j'ai vu les screen, c'est assez spécial c'est vrai, mais on s'habitue assez vite.
Yahiko

le 30/12/2014
Edité le 19/03/2015
9_5

Il y a plein de raisons pour ne pas aimer Xenoblade, et tellement de griefs à mettre en avant pour étayer la thèse du jeu sympa, ambitieux mais plombé par trop de défauts : des animations pas folichonnes, des textures baveuses, un chara design fumé, une ergonomie dégueulasse (bordel ce menu d’équipements), des combats peu paramétrables et j’en passe… Impossible de couper à ces critiques somme toute justifiées.

Heureusement je me suis extrait de cette analyse froide et implacable. Ou plutôt le jeu m’en a extrait, pour m’offrir une expérience sublime, à la fois unique, novatrice et poétique. De celle qui vous transporte en véhiculant l’émotion simplement et sincèrement.

Beaucoup retiennent et regrettent la discrétion du scénario pendant une longue partie de l’aventure. Oui… Et ? C’est le moment où Xenoblade choisit de communiquer avec le joueur d’une manière différente, insidieuse et délicate. En plaçant l’exploration au centre de tout, il réalise l’exploit de faire de son univers et de ses paysages le vecteur de toutes les émotions et de toutes les admirations. A ce titre la succession Marais de Satorl / Jungle de Makna / Mer d’Eryth en passant par le Village Frontière est l’enchaînement de lieux le plus incroyable, le plus excitant et le plus envoûtant qu’un jeu ait pu me proposer. Quelques dizaines d’heures d’exploration intelligemment immaculées, juste entrecoupées de quelques scènes discrètes qui ont le bon ton d’entretenir l’intrigue tout en maintenant la trame en arrière-plan. Quelle grisante sensation de liberté, de gigantisme et d’évasion. C’est là, dans ces zones qui s’étendent à perte de vue, bercées par une bande sonore divine que Xenoblade tire son incroyable personnalité et fait passer au second plan toutes les maladresses évoquées dito. L’émotion l’emporte définitivement. J’échange n’importe quelle ligne de dialogue de Xenogears contre la découverte des plaines de Gaur, n’importe quelle scène tragique de Valkyrie Profile contre une ballade de nuit dans les marais de Satorl. Voilà ce qui me fait monter au rideau. Il est indéniable que j’aurais aimé plus de background, que le jeu nous informe plus sur l’histoire de son univers, sur le vécu des espèces qui le peuplent. Quand on prend le parti de mettre à ce point le monde au centre de tout c’est réellement dommageable. Surtout lorsqu’on compare à FFXII (avec lequel la filiation est évidente). Mais Xenoblade a la grande force d’être intelligent et cohérent dans la relation qu’entretiennent sa trame et les zones qu’il nous fait traverser. Elle est donc discrète lorsqu’il s’agit de mettre en exergue la beauté contemplative du soft avant d’inverser les rôles. L’univers jusqu’alors gigantesque se rétrécit, devient plus linéaire pour se mettre au diapason d’un scénario beaucoup plus présent, qui ne cesse d’enchaîner les révélations et les scènes choc jusqu’à la fin. Et même ça Xenoblade le fait merveilleusement bien. Pourtant, lors des premières heures, lorsque le scénario est bien présent, j’avais quelques doutes sur sa capacité à m’embarquer. L’esprit Shonen ultra marqué m’avait un peu refroidi. Mais lorsque l’histoire se dévoile pour de bon ce n’est plus que du bonheur. Elle est touchante de sincérité et de simplicité, les révélations sont parfaitement senties, parfaitement amenées. Les scènes sont intenses et le final est grandiose.

Xenoblade est bon parce qu’il est rare, tellement qu’il en devient précieux. J’ai adoré m’y perdre. J’espère un jour regoûter ce genre de sensations sur un JRPG. Car au-delà de ma simple appréciation du jeu, Xenoblade reprend la voie que FFXII avait commencé à tracer. Avec un ton et une approche différente il l’emmène encore un peu plus loin. Et le JRPG tout entier serait bien inspiré de la prolonger.


bruninho87

le 26/08/2014
10
Xenoblade Chronicles, un jeu phare de l’an 2010, pour beaucoup considéré comme culte et le meilleur RPG de la très controversée console Wii. Monolotith Soft qui aura presque fait un sans-faute dans son parcours en tant que développeur vidéoludique, avec des titres tels que Baiten Kaitos et Xenosaga pour ne pas les citer, était attendu au tournant avec Xenoblade Chronicles dans une période « creuse » en terme de bon J-RPG. Ceci étant, ce jeu fera-t-il mouche en 2014 où le HD devient l’élément incontournable d’un soft, où le chara-design s’approche de plus en plus de la réalité ?


La magie opère

Une vaste étendue d’eau, ou plutôt, un vaste océan à perte de vue dans ce monde au milieu duquel, durant des siècles, deux titans Bionis et Mekonis d’une taille incommensurable s’affrontèrent sans relâche afin de faire abdiquer son rival éternel. Finalement, le coup de grâce se fît au même moment et ils restèrent tous les deux figés comme si un sort de pétrification s’abattit sur eux. Peu à peu, la vie prit place sur ses deux cololosses ; sur Bionis apparurent les Homz (humains), tandis que sur Mékonis apparurent les Mékons (machines). Dunban, combattant expérimenté, maniant parfaitement l’épée Monado – d’une puissance prodigieuse – mis un terme à une guerre provoquée par les Mékons lors de la « Bataille de la Vallée de l’Epée ». Une année s’est écoulée, nous dirigeons Shulk - jeune bricoleur de la Colonie 9 installée au pied de Bionis - fasciné par les pouvoirs de Monado qui n’aura cesse parler d’elle, surtout lorsque les Mékons récidivent leur attaque sur cette petite ville paisible où chaque habitant se connaît.

Une introduction tonitruante dans un monde féérique, envoûtant, où humains et machines sont comme chiens et chats, dont la rivalité du passé refait à chaque fois surface pour que ce monde ne soit plus que chaos et désespoir.


L’exploration, c’est la puissance

Ce qu’il y a de vraiment atypique dans ce soft, c’est qu’il évite aux joueurs de devoir grinder intensivement tout au long du jeu afin d'avoir un jeu soutenu et plaisant. Pour cela, les développeurs ont eu la brillante idée de privilégier deux aspects distincts permettant ainsi aux joueurs de s’épanouir et s’émerveiller plus intensément à l’univers : l’exploration et les quêtes (principales et annexes).
Je souligne la brillante idée pour l’aspect exploration. Une idée qui paraît banal mais dont il fallait y penser. L’exploration étant un moment, pour beaucoup de RPGistes, très important voire le must d’un soft. Si le background est réussi, si le level-design est beau, si l’aspect de l’exploration, avec ce brin d’aventure, touchant à son paroxysme et que le joueur passe des heures et des heures à se balader dans ces vastes plaines, ces montagnes ou même ces grandes étendues d’eau sans aucun effort, sans une once d’ennui et avec une envie certaine de profiter au maximum de l’univers ; les développeurs seront parvenus à faire d’un jeu, un art. Et là, les développeurs nous permettent de toucher le Graal, en consolidant l’aspect exploration – totalement réussi – en récompensant le joueur de ces « efforts ». Pour chaque nouvelle zone découverte par le joueur, dont nous devrons explorer les moindres recoins pour dévoiler entièrement la carte, nous recevrons un certain nombre de points d’expériences, points de compétences et points d’Artes. Ainsi l’exploration fera partie intégrante du gameplay et sur l’évolution du personnage. De ce fait, le grind n’est vraiment pas nécessaire pour l’amélioration de nos personnages et ainsi le joueur, tout en profitant pleinement de l’univers majestueux de Xenoblade, se verra récompenser tout au long de son périple.


Par ailleurs, la deuxième bonne idée, permettant de jouer de façon soutenue et éviter les allers-retours pénibles aux joueurs, est l’instauration du gain des récompenses de quêtes annexes au moment même où le joueur l’achève et ce pour la majorité des quêtes. Par exemple : un simple Nopon – habitant du village de nopon – se trouvant dans un recoin de ce vaste village qui nous demande d’aller tuer X monstres, nous pourrons l’accomplir dans un premier temps lorsque nous aurons l’envie – là rien de nouveau – mais lorsque nous irons tuer ces monstres, nous recevrons directement les récompenses de quêtes au moment même où nous aurons tué le dernier monstre requis. Ceci permet, donc d’éviter des allers-retours pour retrouver quel personnage nous avait proposé telle quête et ainsi déjouer ces pertes de temps dans la majorité des RPG. De plus, ceci nous permettra d’améliorer notre réputation au sein de ces différents peuples que nous souhaiterons aider et tout cela sera retranscris dans un sociogramme. Une part sociale faisant, également, partie intégrante du gameplay.


La diversité, c’est sympa

Plusieurs personnages nous viendront en aide dans notre périple et ces derniers ne faisant pas la fine bouche, ils seront tous sans exception les stéréotypes dont n’importe quel RPGiste aura vu maintes et maintes fois. Cependant, l’histoire bien amenée, les lignes de dialogues (rappelant sans contestent un Shônen), nous nous immergeons pas à pas dans leur histoire, leur passé, leur futur et nous ferons partie intégrante du groupe. Aucun de nos compagnons est mis à l’écart lors des cut-scene, chacun aura son caractère défini – sage pour certain, bien trempé pour d’autres – et aura son mot à dire, on ressent un sentiment indescriptible qui fait qu’on s’attache sans se rendre compte à tous ces personnages dont chacun sera s’identifier à l’un d’entre-eux.


D’ailleurs, dans chaque zone, on pourra constater sur la carte, un logo représentant « une poignée de mains ». A cet endroit, deux de nos protagonistes pourront avoir une cut-scene (il faudra un minimum requis d’entente entre les deux ; représentés par un smiley de couleur) – hors contexte du scénario – où il nous faudra choisir entre deux réponses lors cette phase de dialogues permettant d’accroître l’attachement (ou le détachement) entre ces deux personnages. C’est un fait qu’il ne faut pas laisser de côté, il faut prendre en considération que l’entente entre chaque personnage est importante. Pourquoi ? Parce que nos personnages ont des compétences qui leur sont propres qui seront débloqués au fil de l’aventure - combats de monstres, découvertes de nouvelles zones et l’accomplissement des quêtes –et chaque personnage pourra, en utilisant des socio-points (augmentant à chaque niveau ou lorsque nous tuons un monstre unique) prendre une compétence ou plusieurs compétences de ses camarades. Effectivement, plus l’entente entre ces deux personnages sera grande, plus ils pourront se partager les compétences, permettant ainsi d’améliorer encore un petit plus l’efficacité de nos personnages. Donc, un personnage ayant un attachement au maximum, avec chacun des autres personnages, aura de nombreux bonus ; facilitant et écourtant la majorité des combats.


Les combats, par contre…

Qu’en est-il des phases de combats ? Ces phases de combats seront soit déclenchées automatiquement lorsque nous ferons trop de bruits avec nos pas près de l’ennemi, lorsque nous passerons dans leur champs de vision (cela est vrai pour les monstres qui ont un logo « œil » ou « sonore), soit lorsque nous voudrons prendre l’ennemi par surprise en déclenchant de manière manuelle l’affrontement, car il faut souligner que tous les monstres sont visibles et n’apparaissent pas de façon aléatoire.

Ce soft – atypique – ne nous demandera pas de faire du grind car le jeu primera sur l’exploration et les quêtes annexes. Bien évidemment, les combats permettront de gagner des points d’expérience non négligeable, cependant, à terme lorsque nos personnages auront des niveaux largement plus élevés ; les points d’expériences seront quasi insignifiants. De ce fait, cela permet de profiter – comme expliqué plus haut – du panorama envoûtant des marais de Satori ou des mers d'Eryth, d’explorer les moindres recoins, dialoguer avec les habitants (…), grosso-modo, vivre une aventure avec un grand A.


Ces combats sont paradoxalement très ordinaires. Nous utiliserons souvent les mêmes Artes (techniques spéciales des personnages pouvant être améliorés en utilisant les points Artes) sur l’ennemi, tout en se déplaçant pour « éviter » des coups critiques ennemis et se mettre près de lui pour les attaques automatiques. Cependant, et heureusement, les combats contre les boss rendent justice au jeu et tous les différents Grands-Méchants-Pasbeaux, que nous affronterons, seront tous plus épiques les uns des autres.


Telle une chenille devenue monarque

Les lumières jaillissantes parsemées de lucioles émanant des couleurs rappelant un arc-en-ciel se frayant un chemin le long des sentiers battus où cohabitent plusieurs espèces - terrestres, aquatiques ou aériennes - démontrant que tout être vivant à le droit à une vie paisible dont toutes âmes souhaiteraient éprouver. Bienvenue dans les marais de Satori.

Xenoblade, une sensibilité – certaine – que seul un individu sans cœur n’éprouvera rien.

Ces panoramas qui transgressent les mœurs, ces panoramas sauvages dont on ressent une certaine appréhension d'avancer. La peur? Non. Tout simplement, l'envi de pouvoir s'évader en s'installant près d'une falaise et d'y contempler cette vue sublime, cette vie farouche qui nous est offerte afin que le temps s'arrête, pour de bon.

Ainsi installé au pied de cette falaise, il suffira de fermer les yeux et de tendre l’oreille. Yoko Shimomura nous transporte au-delà de la vie ; là où toute chose est parfaite. Yoko sait transcender les joueurs, tel un virtuose sur scène d’opéra.



Post-Story

Xenoblade offre aux joueurs une énorme durée de vie. Déjà, il nous faudra – sans rush – environ une cinquantaine d’heures pour venir à bout de la story-line ; on peut doubler aisément cette durée pour finir à 100% le jeu. Voici la liste non-exhaustive de ce que nous pourrons entreprendre après avoir contempler la cinématique finale :

- Reconstruction de la Colonie 6
- Accomplir toutes les quêtes annexes
- Complétude du sociogramme
- Réputation à monter au maximum de chaque village

… et plein d’autres choses à découvrir.

En somme, Monolith Soft nous offre un jeu qu’on aimerait voir plus souvent. Sur tous les points, les développeurs ont su mettre en avant tout ce qu’un joueur souhaite voir dans un RPG. Malgré un chara-design plus en norme en l’an 2014, le jeu est un must-have pour tous fans de RPG.
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