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Valkyrie Profile

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Valkyrie Profile
Être... ou ne pas être la servante d'Odin
Valkyrie Profile est sorti sur PSX fin 1999 au Japon, et un an plus tard aux États-Unis. Si sa sortie n'a pas chamboulé l'industrie vidéoludique comme peuvent le faire les Final Fantasy ou Dragon Quest, elle est néanmoins considérée par nombre de joueurs comme une date importante de l'Histoire des RPG japonais.

Une plongée dans la mythologie nordique

Le Ragnarök - conflit entre les dieux d'Asgard et les géants des glaces - approche. En conséquence, Lenneth, l'une des trois Valkyries au service d'Odin, se voit confier la mission de se rendre à Midgard afin de recruter des Einherjars et de les envoyer à Freya.
Ce point de départ constitue pendant un temps certain la seule chair du scénario. Le joueur contrôle Lenneth et alterne entre recrutement d'Einherjar et purification, c'est-à-dire éradication de morts-vivants. Ce sont ces purifications qui offrent les lieux dans lesquels les personnages se battent. Ce scénario pour le moins minimaliste en apparence est en fait la base d'un concept radical très fort à partir duquel chaque compartiment du jeu est défini, sans quoi il serait bancal. Le déroulement du jeu, en particulier, paraît complètement déséquilibré, simple succession de présentations scénarisées des personnages et de lieux sans réel objectif autre que d'en venir à bout. Néanmoins, même s'il a provoqué le rejet de certains joueurs, c'est ce refus de tout compromis qui donne une cohérence à l'ensemble, totalement éloigné des standards du RPG japonais, et qui fait de Valkyrie Profile un jeu extraordinaire au sens propre du terme.
Le scénario peut donc dans un premier temps se résumer à une suite de décès, pas exactement glamour et commercial comme principe. Cette succession mortuaire s'apparente à un paysage de la condition humaine. Très située dans le temps (les décors et équipements), dans un cadre mythologique souvent fantasmé, cette peinture de l'humanité ne semble cependant appartenir à aucune époque, purement universelle.
C'est pourtant bel et bien dans l'univers de la mythologie nordique que déroule l'histoire. Les auteurs se sont totalement appropriés cette mythologie, quitte à la trahir pour mieux surprendre. Souvent associé aux vikings, cet univers, bien que violent, fascine beaucoup de personnes, qui auraient presque envie d'y vivre. Il en va tout autrement dans le cas de Valkyrie Profile. L'univers du jeu, introduit efficacement et sans détour par le prologue, est très lugubre. La misère et l'oppression sont partout, mais pas le moindre rayon de lumière ne semble percer.
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Une série de drames poignants

On découvre le monde mélancolique et sinistre de Valkyrie Profile au travers des séquences scénarisées qui conduisent au recrutement - et donc à la mort - des futurs Einherjars. Les jeux montrant des scènes injustes voire intolérables comme la torture et l'esclavagisme ne sont pas si rares. Seulement, dans Valkyrie Profile, le joueur ne lutte pas contre ces ignominies, certains personnages jouables étant même les plus odieux coupables des crimes donnés à voir. Par ailleurs, une grande authenticité est conférée à la tragédie qui accompagne le décès des personnages par un refus de dédramatisation. Ils perdent tout ce qu'ils avaient lors de leur mort, souvent dans des circonstances à la limite du supportable. Leur existence d'Einherjar n'en est pas une, ils ne subsistent que pour se battre au service d'un maître et d'une cause qu'ils n'ont pas choisis (on est loin des personnages de fantômes qui accompagnent sans contraintes les vivants). Ces personnages, très éloignés des archétypes du genre, reflètent parfaitement l'atmosphère inhabituellement noire du jeu. Déjà, l'héroïne est froide, ambigüe et complice d'actes peu recommandables. Tout sauf l'aventurier naïf adolescent, ce qui complique sérieusement l'identification. Les Einherjars offrent quant à eux un panel très varié de personnages, de la brute épaisse (Arngrim) au looser idéaliste (Lawfer) en passant par l'inexcusable salopard (Gandar), l'ordure de base (Badrach), la douce sacrifiée sur l'autel des traditions (Nanami) ou encore le monstre d'orgueil (Aelia).
Dans l'ensemble, s'ils ne sont pas toujours attachants au sens traditionnel du terme, les personnages sont très charismatiques et marquants, malgré la durée réduite et ramassée qui est attribuée à leur développement. On peut remercier les dialogues acérés et intelligents ainsi que la mise en scène parfaite, qui se permet des ellipses scénaristiques inouïes, pour donner autant d'épaisseur aux personnages en si peu de temps. Le joueur est complètement passif (ce que la plupart des gamers détestent) pendant les séquences scénarisée qui dépassent régulièrement le quart d'heure. Elles sont néanmoins suffisamment passionnantes et bouleversantes pour scotcher devant son écran.
Valkyrie Profile
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Graphismes et bande-son sublimes, au service d'un univers dérangeant

L'aspect visuel du jeu contribue amplement au charisme des personnages. Les artworks sont de toute beauté et que dire des sprites, les plus beaux que je connaisse. Ils dénotent d'une science de l'alliage des couleurs de très haut niveau, et offrent une variété bienvenue. Il faut dire que le nombre élevé de personnages l'exigeait, ainsi que leur grande disparité, aussi bien en terme d'âge, de sexe, de statut sociale ou encore de race... À ce titre, le sprite de Lenneth, aussi bien en tenue de ville qu'en tenue de combat, est un délice dont on ne se lasse jamais. En plus de cela, leur animation est d'une fluidité et d'une classe purement exceptionnelles, que ce soit en combat ou dans les lieux pour Lenneth.
Chose rare pour un RPG, le jeu adopte une vue de côté, à la façon des anciennes gloires des jeux de combat. Dérouté au premier abord, le joueur est vite ébloui par la beauté et la finesse improbable des décors. Ceux-ci bénéficient en plus d'un travail approfondi au niveau des couleurs, car ils sont l'un des principaux éléments de l'ambiance si terne et sans vie du jeu. Pour faire court, que vous soyez dans une importante cité ou dans un village rural, les couleurs vont du vert au gris en passant par le marron, les autres couleurs étant quasiment absentes de l'écran, exception faite des sprites.
Pour finir sur l'aspect visuel, les effets lors des combats en foutent plein la vue, les attaques spéciales - appelées Finishing Strikes - sont très impressionnantes, et les rares cinématiques font leur boulot sans plus.

Outre les graphismes, l'atmosphère du jeu repose également d'une autre façon sur la bande-son, signée Motoi Sakuraba. Les morceaux sont souvent violents et ultrarythmés dans les lieux et pendant les combats, nettement plus mélancoliques dans les villes (Tomorrow, la musique qui accompagne les scènes se déroulant au village japonisant de Haï-Lan, est un sommet du genre). Le rendu général est une indéniable réussite qui suscite un certain mystère.

Pour la version US, les doublages en combat, pour les coups spéciaux et magies, sont excellents. Malheureusement, les doublages pendant les cut-scenes sont très inégaux.
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Un principe de jeu particulier

Le jeu est découpé en huit chapitres, à la fin desquels il faut, entre autres choses, envoyer un Einherjar qui correspond aux critères exigés par Freya. De prime abord, les chapitres n'ont aucune autre signification scénaristique. Ils sont eux-mêmes découpés en vingt-quatre périodes.
Le déroulement des chapitres est en apparence très linéaire. Tout d'abord, sur la carte du monde, Lenneth se concentre et identifie une destination. Le joueur s'y rend moyennant un nombre défini de périodes pour recruter un nouveau personnage après une séquence scénarisée ou bien boucler un lieu au bout duquel se trouvent des Divine Items. Le joueur peut choisir de les envoyer à Odin comme exigé ou bien de les conserver. Cette décision est plus stratégique qu'il n'y paraît car certains de ces objets sont très utiles, mais ne pas les envoyer à Odin va baisser deux notes distinctes : Estimate worth et Seal rating. Les deux mesurent globalement la qualité du travail de Lenneth et son obéissance, mais ne sont pas totalement corrélées. Elles sont affectées par d'autres facteurs, en particulier l'envoi ou non d'un bon Einherjar à la fin de chaque chapitre. Ces deux compteurs sont cruciaux car ils définissent la nature de la fin qui attend Lenneth. Il y a trois fins différentes, et seule la fin A, exceptionnelle scénaristiquement et inaccessible en mode Easy, est réellement satisfaisante. Malheureusement, il est presque impossible de l'obtenir à sa première partie sans aide extérieure.
Lenneth cesse de proposer des destinations au bout d'un moment. En général, il reste quelques périodes non utilisées dont le joueur dispose à sa guise pour faire du levelling (limité, par conséquent), de l'exploration ou bien simplement de les jeter pour provoquer la fin du chapitre. Il faut savoir que si Lenneth suggère une destination, le joueur peut s'y rendre plus tard ou même jamais. Sous couvert d'une grande linéarité, le jeu accorde en réalité une entière liberté au joueur. À lui de l'exploiter au mieux.
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Des phases de jeu originales et efficaces

Les lieux dans Valkyrie Profile s'apparentent à un jeu de plateforme. Lenneth peut sauter, frapper et courir mais aussi détruire une partie du décor ou jeter des cristaux aux usages multiples. Pour arriver au bout des lieux, il faut résoudre des énigmes qui se corsent progressivement, finissant par donner du fil à retordre. Les lieux sont aussi déterminants car on y trouve, parfois bien caché, le meilleur équipement du jeu. Les ennemis sont visibles et on engage le combat en premier si Lenneth frappe préventivement l'ennemi à l'écran, ce qui n'est pas négligeable.
Les combats de Valkyrie Profile sont réputés et n'ont guère d'équivalents. Le joueur y dispose de quatre personnages, qu'on peut ranger en deux catégories principales: les guerriers et les magiciens. Pas de MP pour les magiciens, par contre ils doivent sauter quelques tours avant de lancer un nouveau sort. Les tours des ennemis et du joueur se succèdent. À chaque personnage est attribué un bouton: carré, croix, rond et triangle. Appuyer sur un des boutons lance une attaque du personnage correspondant. Un bon timing des différents personnages permet de réaliser un combo qui remplit une barre. Si cette barre atteint 100%, les personnages ayant participé à l'assaut peuvent lancer leur Finishing Strike, des coups largement plus puissants que les coups ordinaires. Sans rentrer dans les détails, les combats sont excessivement jouissifs et moins bourrins qu'ils n'en ont l'air. Surtout, ils donnent un sacré avantage à celui qui donne l'assaut le premier. À noter que certaines armes peuvent se briser lors des combats et devenir inutilisables.
Les personnages sont dotés des caractéristiques habituelles, qui augmentent lors des passages de niveau avec l'expérience remportée lors des combats. Les combats offrent également des skill points, qu'il faut dépenser pour acquérir des skills. En résumé, certains skills aident en combat, d'autres augmentent la hero value, le compteur qui jauge le degré d'appréciation du potentiel Einherjar aux yeux de Freya. Au final, beaucoup de facteurs différents à négocier au mieux pour lutter efficacement contre les boss, parfois compliqués.
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En conclusion, Valkyrie Profile fait preuve d'une audace folle et d'une foi envers l'intelligence du joueur qui défient la logique industrielle. L'introduction du jeu et le concept de base sont extrêmement déroutants et inhabituels, mais tout finit par prendre son sens et dégager une cohérence inattendue. L'investissement du joueur et sa confiance envers les auteurs est ainsi largement récompensée, mais cela passe par deux tiers du jeu pendant lesquels le joueur n'a aucune idée d'où on veut l'emmener.
De ce fait, Valkyrie Profile est, comme tous les RPGs qui marquent leur époque, un jeu qui transcende complètement la simple performance technique pour offrir une expérience vidéo-ludique inoubliable et hors du commun, à même de rendre bien fades les autres jeux.

02/12/2011
  • Profondément original à tout point de vue
  • Graphismes 2D renversants
  • Bande-son survoltée puis lyrique
  • Scénario plein de surprises non téléphonées (fin A insoupçonnable et épique)
  • Mise en scène et dialogues d'une grande maîtrise
  • Des personnages souvent dotés d'un charisme incroyable
  • Les histoires des personnages sont bouleversante
  • Combats spectaculaires et jouissifs
  • Univers sombre et sans concession
  • Lieux variés grace à l'aspect plateforme réussi
  • Peut être perçu comme répétitif et déroutant
  • Aide extérieure requise pour obtenir la fin A
10

GRAPHICS 4.5/5
SOUND/MUSIC 4.5/5
STORY 4.5/5
LENGTH 4/5
GAMEPLAY 5/5
Valkyrie Profile > Commentaires :

Valkyrie Profile

10
9

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46 commentaires
The Ogre

le 27/05/2019
7_5
Un bon jeu, qui aurait pu être culte mais qui souffre de trop défauts extrêmement pénalisants ; dommage...
Xenocross
le 23/03/2019
10
+ des graphismes magnifiques.
+ un scénario mature et véritablement excellent ( avec l' obtention de la vraie fin sous peine de passer à côté d' un pan complet du scénario).
+ un chara design et des personnages excellents.
+ une bande son sublime.
+ le bestiaire.
+ le système de combat.
+ bonne durée de vie.

- la vraie fin difficile à obtenir sans soluce.
- le système de jeu qui impose une limite de temps ( mais compréhensible dû au scénario).

En conclusion valkyrie profile est un des meilleures j-rpg de la ps1 mais aussi un des meilleures j- rpg tout court.
Un pure chef d' oeuvre !
Ubik

le 04/09/2018
9
En lisant les commentaire je me rends compte que c'est un jeu qui ne laisse pas indifférent!
La principale qualité de valkyrie profile selon moi est également ce que ses détracteurs lui reprochent: son originalité.

Le déroulement du jeu va à contresens d'une narration classique avec ce compte à rebours, mais c'est tellement cohérent vis à vis de la mythologie nordique dont il s'inspire et l'attente du ragnarok.
Si la narration de l'histoire principale semble décousue, c'est pour mieux adopter le point de vue de la valkyrie, et l'histoire des guerriers que l'on recrute prendra le pas sur celle ci. Et voir la mort tragique de chaque personnage à fait vibrer ma fibre empathique.
Les combats sont assez déroutants au début car ça ressemble plus à du placement de combo qu'à du classique tour par tour. J'ai accroché à fond, et je ne me lasse jamais de voir en récompense les sublimes attaques spéciales.

Pour le reste les graphismes 2D sont superbes, et le character design de qualité, même sur les protagonistes les moins importants.
Sakuraba signe sa meilleure OST
Le doublage US est complètement surjoué, comme toujours. Mais dans certaines scènes et dans les combats je trouve que ça participe totalement au trip divin du jeu! Les voix des boss monstrueux sont très réussies.
Les donjons sont très variés dans leurs ambiances, et proposent des énigmes sympathiques. Par contre les phases plateformes sont un peu rigides.

Le donjon additionnel, la seraphic gate, est génial. Très long, avec des boss bien tendus et une bonne dose de fan service, il prolonge superbement l'expérience de jeu.

Le seul vrai gros défaut du jeu pour moi est le fait qu'il est impossible d'obtenir la bonne fin sans une FAQ.
Si les fins de chapitres, avec le système de notation et la relation dieu/serviteur nous donne un indice sur une direction à prendre, on ne nous donne jamais aucune clé et à moins d'un énorme coup de bol on reverra encore et toujours la même fin. J'avoue avoir été un peu frustré la première fois que j'ai fini le jeu.

A une époque où tous les grands classiques du RPG japonais étaient déjà sortis, Tri-ace nos offre un titre atypique, et n'hésite pas à casser certains codes du genre.
Une expérience incroyable et un jeu cultissime!
Gomlu

le 03/02/2018
9_5
C'est un jeu génial, ayant une histoire que j'ai vraiment appréciée, avec des personnages intéressants et des "drames" accrocheurs (certains étaient vraiment peu profonds, honnêtement) et avec un gameplay efficace. Bande-son parfaite, Sakuraba toujours avec un bon travail (traduction par parent Google, désolé )
Sphynx

le 30/09/2014
10
Unique. Un must-play. Pas besoin de plus de commentaires ;-)
Elekami

le 09/05/2014
9_5
Valkyrie Profile est une oeuvre intemporelle, tout bonnement l'un des meilleurs RPG de son époque, et abouti sur tous les plans : narration, bande-son, gameplay et direction artistique témoignent ici d'un réel travail d'orfèvre. Il ne dément pas ses allures divines : vous ne pouvez que vous laisser tenter par l'expérience inoubliable qu'il offre. Bienvenue au Valhalla !
Elincia

le 29/11/2013
Edité le 29/11/2013
4
Franchement, VP partait avec quelques bonnes intentions. Notamment avec la mythologie nordique ou bien le gameplay plutôt original. Mais au final tout se casse méchamment la gueule. Les trois quarts du jeu sont très, très répétitifs. On recrute des personnages au pif qui ne sont même pas en accord avec nos directives de scénario (à savoir les meilleures âmes humaines, mais np de recruter un serial killer).



De plus, les histoires sont pour la plupart mal écrites, lacunaires, mal construites, pas émouvantes pour un sou. Il faut dire que le doublage US à vomir n'aide pas (coucou Lezard et Loki). Du coup on fait la machine à alterner entre phase de recrutement et donjon même pas lié en quoi que ce soit au scénario (ah si y'en a un, la tour de Lezard, allez). Mention spécial au dernier donjon qui pue du cul de la mort. Mais vraiment hein. Puis ils auraient du recruter des vrais scénaristes à tri-Ace sérieux. Au lieu de distiller les informations importantes sur toute la partie en construisant un réel background, avec de vrais dialogues qui importent pour le déroulement, on te fout une voix-off en fin de jeu en faisant un listing (genre avec tiret et tout) de comment s'organise le monde. Au final on a passé toute notre aventure à s'occuper de trucs triviaux. En plus le méchant a le charisme d'une moule d'Arcachon doublée d'une huître pas fraiche.



Franchement globalement, on sait pas trop pourquoi on continue à jouer si c'est pour enchainer connement des donjons et des recrutements sans vraiment de lien. Y'a que le passage avec Lezard qui a un semblant de cohérence, même si on sent que c'est quand même bien bâclé. Maintenant je me suis pas flagellé pendant une trentaine d'heures, le gameplay était sympathique, certains donjons bien retors comme il faut avec une direction artistique pas trop dégueu. Cependant ça fait maigre pour un RPG. Quand autour t'as pas un poil de background, de scénario digne de ce nom, de personnages avec un vrai charisme (non parce que Lenneth lolilol quoi) ou même d'univers qui tienne la route (tous les PNJ te parlent tout le temps de guerre, à part quelques vagues indications, t'en sais pas plus que ça), ça fait maigre.



Puis perso j'ai rien appris sur la mort. Pourtant j'ai une certaine sensibilité quand les jeux essaient de faire passer des messages. Mais là, rien, que dalle, c'est totalement vide de sens. Même l'OST, comme toujours avec Sakuraba, faut farfouiller pour trouver une ou deux bonnes pistes. VP me frustre d'autant plus que s'il était pas parti dans une mécanique très répétitive et vide de sens, il aurait pu développer quelque chose de très solide autour du peu de background qu'il laisse entrevoir. Peut-être que VP2 s'en charge.
Rafel

le 26/08/2013
9
Un jeux incontournable, je l'ai découvert bien après sa sortie et il n'avait rien perdu de sa superbe.
Si certains le trouveront un peu difficile, son univers, sa musique, ses personnage, et son système de jeu en font tout de même un pilier du genre. Son remake sur PSP le rend d'ailleur accessible à tous, je le conseille vivement.
Herbrand

le 10/04/2013
Edité le 31/07/2014
9
Valkyrie Profile est un incontournable de l'ère PlayStation, principalement de part son univers et son intrigue si particulier. Ses seuls défauts sont (1) l'obligation d'obtenir la meilleure fin pour profiter pleinement du scénario et (2) une certaine répétitivité dans la progression.
Rataflup

le 23/07/2012
Edité le 23/07/2012
3
Dire que j'attendais beaucoup de ce jeu est un doux euphémisme, à la fois parce qu'il est "vendu" un peu partout comme un chef d'oeuvre, mais aussi parce mes précédentes tentatives (et abandons) m'avaient malgré tout laissés le sentiment d'un potentiel énorme sur ce titre.

Dire que la déception est totale tiendrais du coup de la belle litote, tant j'ai apprécié bien peu de choses dans ce jeu. Hasard ou coincidence, le dernier (et un des rares) titres m'ayant fait le même effet, pour pratiquement toutes les mêmes raisons est un autre titre de Tri-Ace, Resonance Of Fate.

Le premier point à m'avoir choqué est pour moi un des plus importants dans un RPG : le scénario et ses personnages/univers/background. Dans VP, celui-ci m'a donné le sentiment d'être une véritable farce tant il est inexistant et inconsistant.
Nous avons un pitch de départ plutôt prométeur (malgré un prologue qui semble dévoiler tout les twists possible de la fin), puis une introduction avec Arngrim & co pas désagréable, puis... Plus rien.
Si il fallait utiliser une métaphore, je dirais que la trame ressemble à un roman dans lequel on a arraché 70% des pages de manière aléatoire, et remis tout le reste dans le désordre en dehors du premier chapitre. Au final, on part pour recruter un guerrier, on assiste à une petite scène dans laquelle on ne comprend rigoureusement rien (n'ayant aucune info sur le personnage, son passé, les raisons réelles de la scène, etc), le personnage meurt, et apparait dans l'equipe (souvent sans même parler à Valkyrie). Et dans 90% des cas, on n'entendra plus jamais parlé de lui sauf via des rapports incohérents entre chaque chapitre, identiques bien sur entre chaque personnage.
Quelque très rares (2 de mémoire) scènes font TRES vaguement référence à la trame du titre ou à Valkyrie : Brahms où on ne pige rien, Lezard qu'on ne reverra jamais.
Le tout se concluant sur un dernier dongeon surgit d'on ne sait vraiment où, d'un dernier boss dont on a JAMAIS entendu parler, suivi d'une dizaine de ligne de dialogues fades et... Basta. Oui, j'ai eut la fin "normale", la fin A frisant au grotesque quant à son obtention.
Des scènes niaises et incohérentes, aucune structure, des personnages totalement vides, et même une fin A dont je pense devenir les tenants sans même l'avoir vu. Quant je lis des propos disant que le scénario est superbe, je n'arrive vraiment pas à comprendre en quoi, malgré tout mes efforts.

Viens ensuite le gameplay, censément joussif et passionant. J'ai passé 95% des combats à faire une chose : je lance une magie de zone (icicle edge pour en plus geler les monstres), puis j'appuie sur tout les boutons à la fois de manière répétée, pour parfois finir sur des coups spéciaux. Le tout sans jamais avoir le sentiment de contrôler grand chose, à cause entre autres d'un tutoriel quasi inexistant et un manque flagrant de clarté dans les menus (explications claires des compétences/sorts). Les ennemis se protegent parfois, on passe en force sans trop savoir comment en utilisant des coups qu'on a pas le temps d'apprendre car on change sans arrêt de personnages (20 environs en normal je crois). On a à coté de ça un système de progression pas vilain du tout, du moins sur le papier. Pour certaines compétences, on sait à quoi elles servent (boost de caracs ou auto-item par exemple), mais une énorme part ne dispose d'uaucune explication (monster int, identify) ou ne servent à rien, avec à coté un système de traits de personnalité qui aurait très sympa, si il avait servis à quelque chose (autre que monter le heros rank). Le tout dans des menus mal pensés, une difficulté allant du monstrueusement facile la plupart du temps à un boss tuant l'équipe en 2 rounds (barbarossa par ex), des mages ennemis (et alliés) surpuissants, un coté aléatoire omniprésent dans les joutes (parades, brisage de garde, gemmes, etc). Bref un système ennuyeux au possible, monumentalement répétitif, incompréhensible sur de nombreux points et souvent bien trop simple.

Un point sur lequel je n'accorde pas forcément une importance capitale est le son : la plupart du temps il me laisse froid et je n'y fait pas trop gaffe, parfois j'adore totalement (FF6, Xeno-saga/blade) et très rarement je n'aime pas.Quasi unanimement encensé, Sakuraba m'a presque toujours laissé de marbre, à quelque rares exeptions. VP n'en fait pas partie, et bon nombre de musiques m'ont même fatigué...
Mais il serait resté dans l'indiférence si les bruitages et la qualité sonore ne m'avaient pas autant crispés, faisant que pour la première fois j'en suis arrivé à jouer... Le son coupé! Tout au long des combats, on subit sans arrêt une sorte de petit son de cloche à la moindre occasion comme l'apparition des allliés au début du combat (3 fois), son strident m'ayant porté sur les nerfs au bout d'une heure. A coté de ça les bruitages dans les menus sont du même type et fatiguent vite, le doublage anglais allant du moyen au médiocre, et enfin: un son quasi inaudible sans utiliser des écouteurs (vois inaudibles par exemples).

Je ne m'apensetirais pas spécialement sur le fait que j'ai passé les deux derniers chapitres à dormir durant une vingtaine de phases (rien à faire), mais à signaler que VP est un des seuls jeux où le contenu varie simple au double selon le niveau de difficulté : si vous jouez en normal vous aurez une dizaine de personnages en moins, autant de dongeons disparus, et en facile c'est encore pire. Jouant toujours en normal, j'ai un bon 30% du jeu passé à la trappe. Quel intérêt...?

Pour conclure, je vais tout de même citer les (rares) bon points à mes yeux :

Graphiquement, c'est comme si on m'avais versé du miel dans les yeux. Ce jeu est visuellement toute ce que j'aime : de la belle 2D (un poil baveuse sur PSP, superbe pour PS1), des artworks de qualité (même si on peut ne pas aimer le style), des animation superbes, et des effets spéciaux globalement très réussis.

L'ambiance qui se dégage de ce monde est plutôt réussie, on se sent à la fois oppréssé et déprimé à voir ce monde triste et semblant au bord du gouffre, tout en tons sombres ou très pâles, très froid. L'aspect artistique y est pour une très grande part, les rares dialogues y ajoutent un peu même si un vrai scénario et un monde vraiment construit (ce qu'il n'est absolument pas) aurait rendu le tout parfait.

- Graphiquement sublime, 2D de qualité et décors (extérieurs uniquement) très bien rendus.
- Ambiance triste et froide très réussie, artistiquement superbe (point très subjectif).
- Système d'évolution des personnages passionant les quelque premières heures.
- Peu de chargements.
- Les déplacements en 2D dans les dongeons/villes, bien fichu et permettant quelque énigmes/actions sympa.
- le système de "reserve d'XP", bien pensé (mais peu souvent remplis).

- Aucun scénario, si ce n'est quelque bribes éparpillées et désordonnées.
- Des personnages sans aucun background, vus pendants des petites scènes non expliquées, et oubliés juste après.
- Un monde vide, sans réel background, passé, ou même vraie cohérence (guerres entre des nations non expliquées, légendes non décrites, PNJ posés là sans raison).
- Des combats atrocement répétitif, avec le sentiment de ne rien réellement contrôler.
- 75% des compétences qu'on apprend ne servent à rien, 20% doivent servir mais on ne sait pas vraiment à quoi (sauf FAQ).
- Très très peu de compétences à apprendre (toutes apprises après quelque heures), traits inutilisés.
- Musiques quelquonques, bruitages horrpilants, doublage mauvais, qualité sonore (PSP) médiocre.
- Fin "normale" faisant plus office d'insulte au joueur qu'autre chose (10 lignes insipides).
- "Vraie" fin demandant obligatoirement une FAQ et des contraintes très présentes tout au long du jeu.
- Menu peu ergonomiques.
- Système de CT pénible et n'apportant pas grand chose (et facile au final à contrer).
- Carte des dongeons peu lisibles quant il y a plusieurs "plans), et aux contrôles mal pensés (zoom, déplacement).
- Obligation d'utiliser une FAQ/guide pour comprendre les méchaniques de jeu, pour obtenir la bonne fin, et pour ne pas passer à coté d'une miriade de choses.
- Si on ne joue pas en hard, 30% au moins du contenu est supprimé de l'aventure...!
- Tutoriels quasi inexistants (et mal fichus quant il y en a), notice avare en informations
- Difficulté globalement faible, avec des pics de difficultés énormes arrivant sans prévenir pour repartir aussitôt.

Au final, diffcile de lui mettre plus de [Image Postée] (j'ai hésité avec un 2/5, mais même la patte artistique n'arrive pas à me faire oublier ce fiasco scénaristique et de gameplay)...
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