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Black Rock Shooter: The Game

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Black Rock Shooter: The Game
Plutôt gris que noir
Une tenue de goth-loli, des cheveux noirs coiffés en deux grandes couettes sur les côtés, une flamme azurée dans un œil et un gros canon greffé sur le bras ; voilà donc le personnage de Black Rock Shooter, que vous avez sûrement croisé au détour du web ces dernières années si vous gravitez un peu autour du monde de la japanim'. Un personnage né comme tant d'autres sur un blog (précisément celui d'un artiste japonais, Huke), avant que la puissance du web n'en fasse une véritable icône au pays du soleil levant (je vous invite à lire l'article sur BoDoï qui trace son histoire). Manga, doujins, animés et bien sûr jeu vidéo : et c'est Imageepoch qui décide de profiter de cette manne avec Black Rock Shooter: The Game, sur PSP, en créant pour l'occasion une "nouvelle histoire" ; il faut dire que Black Rock Shooter n'a jamais eu d'univers défini jusqu'à ce que Huke reprenne le contrôle de sa création, donc tout le monde y est allé de sa propre adaptation, plus ou moins réussie. Le développeur nippon est-il parvenu à transformer l'essai ?

Apocalypse now

L'année 2032 fut celle de la fin de l'humanité, lorsque la Terre fut victime d'une invasion alien aussi soudaine que violente menée par les Apôtres, des êtres humanoïdes sans pitié venus d'on ne sait-où. Dix neuf années plus tard en 2051, la vie humaine sur la planète bleue se résume à une poignée d'hommes se battant sans relâche contre les Armaments, l'armada de robots sous les ordres des aliens. Regroupés sous la bannière de l'UEF-PSS (pour United Earth Force-Primary Support Service), ces braves menés par le très bourru Frank Marion lancent alors une ultime mission dans un San Fransisco en ruines afin de mettre la main sur une "arme ultime", dernier espoir de ce qui reste de l'humanité. Une mission non sans pertes, mais qui permet aux soldats d'activer cette fameuse arme ultime qui s'avère être... une jeune fille. Pas très vive, au physique frêle et au teint blême, mais armée d'un canon gigantesque et dotée d'un sens inné du combat, elle détruit tous les assaillants avec une facilité déconcertante, et abat même l'un des Apôtre, ravivant ainsi l'espoir dans le cœur des derniers hommes. L'heure de la riposte a sonné, avec à sa tête le Black Rock Shooter.

Un point de départ plutôt cliché pour un scénario, il faut l'avouer, lequel ne décolle malheureusement jamais vraiment. Le récit manque cruellement de peps et est traité de manière expéditive, tout comme les personnages. On s'attachera ainsi difficilement aux alliés (dont plus de la moitié n'ont même pas le luxe d'avoir un nom de famille) qui se partageront difficilement l'espace narratif pour caser quelques réactions ou anecdotes. On sourcillera à peine devant les actions et réactions des Apôtres au fil du scénario et des révélations, voire carrément devant le boss de fin et ses motivations vraiment douteuses. On ne ressentira jamais vraiment non plus le côté fin du monde marqué au dos de la boite, car même si de nombreuses ruines et immeubles écroulés parsèment l'aventure, le vide et la "propreté" entourant les décors peinent à faire penser que l'apocalypse a eu lieu et que des milliards de vies ont été perdues. La seule chose qui sortira vraiment du lot sera notre héroïne, de par sa relative candeur et la recherche de ses origines, qui prendront la forme de flashbacks durant l'aventure. Un ensemble pas bien terrible donc qui aura du mal à contenter même les fans absolus de ce brin de jeune fille. Il est fort dommage qu'Imageepoch ait créé une base originale sans même chercher à la travailler un minimum.
Black Rock Shooter: The Game
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Je suis une héroine

Black Rock Shooter découpe ses phases de jeu en actes, eux mêmes découpés en plusieurs missions à accomplir dans l'ordre, avec en conclusion un boss pour boucler l'acte et passer au suivant. Des missions relativement basiques vous seront proposées. Elles consisteront la plupart du temps à abattre un mini-boss ou appuyer sur X interrupteurs, en meulant tous les ennemis passant sous le canon de BRS, ce jusqu'à la dernière mission et l'inévitable boss fight. Inutile de compter sur l'exploration pour apporter une touche d'originalité, puisque le jeu souffre de la couloiroïte aiguë, cette maladie typique du jeu du 21ème siècle : ainsi même si chaque acte se déroule sur une seule et unique carte, une mission conditionnera l'accès aux différentes zones avec de gracieuses croix orange pour dire "non" et de jolies flèches bleues pour dire "par ici". Il suffira juste de suivre le rail en faisant quand même attention à gauche à droite, pour ne pas rater d'éventuels coffres ou de gros marqueurs indiquant qu'une interaction est possible. Il y aura parfois quelques variations avec la présence de missions à faire en moto, mais qui sauvent à peine cet aspect du jeu.

Bien sûr on retrouve un système de combat, qui lui au contraire s'en sort plutôt bien. Les affrontements se déclenchent durant l'exploration en allant au contact des ennemis. Quoique c'est plutôt l'inverse. Les ennemis, plus rapides que BRS, couplés aux couloirs étroits fait qu'on évite difficilement un affrontement. Le contact se fait et une demi-seconde de transition plus tard, on se retrouve en situation de combat. BRS ne bouge pas sur le terrain de combat, et se contrôle principalement à l'aide de trois touches : une pour tirer, une pour se défendre, une pour esquiver ce qui se traduit par un déplacement automatique gauche-droite. Elle peut également avoir accès à ses skills équipés avec R (quatre équipés au maximum) et son inventaire avec L, tandis que le joystick ne servira que pour viser les adversaires histoire d'éviter de tirer dans le vide. Un ensemble qui s'assimile à la dure car les ennemis tapent fort et que l'enchainement des touches n'est pas forcement instinctif dans un premier temps. Cela sans oublier la présence d'une jauge de surchauffe avec laquelle il faut composer : plus BRS va tirer ou esquiver, plus la jauge augmentera. Plus elle sera haute, plus les tirs de canon seront discontinus et perdront de leur puissance. Si elle arrive à 100 % BRS sera immobilisée une poignée de secondes, plus qu'il en faut pour se manger un game over. Le seul moyen régulier de la faire baisser est de marquer un temps d'arrêt dans l'action, ou cas exceptionnel, d'avoir recours à des objets rares ou des skills.
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Black Rock Shooter: The Game

Un système pas très instinctif à assimiler au début, très similaire à celui de Last Ranker (mais simplifié !) et qui se révèle gratifiant au fil de sa maitrise. On enchaine les tirs, les esquives, les capacités spéciales, on assimile les mouvements des ennemis tout en surveillant avec attention la jauge de chauffe. Les combats sont très nerveux et on en redemande. Du moins jusqu'à la première moitié du jeu, la seconde devenant plus routinière : d'un côté grâce à l'obtention de skills vraiment surpuissants d'autant plus qu'il n'y a pas de système de MP (il y a juste un temps d'attente avant de pouvoir réutiliser une capacité), d'un autre via la maitrise du système et enfin à cause de cette manie de ré-colorer dix fois le même monstre pour faire gonfler le bestiaire, un art dans lequel Imageepoch n'a pas à rougir face aux plus grands. On affrontera ainsi les mêmes monstres qui gardent le même cheminement d'attaque et possèdent à peine un skill différent par couleur, histoire de dire que "ah si, il y a un changement !". Du coup cela entraine forcement une certaine monotonie dans des affrontements difficiles à éviter. Comment craindre un nouveau monstre en sachant pertinemment qu'il aura le même comportement que ses semblables tués en masse le chapitre précédent ? Heureusement il reste les boss, qui maintiendront la pression lors des combats qui leurs sont dédiés et qui poussent la maitrise du système au maximum, en plus de d'avoir recours à des QTE pour bien dynamiser l'ensemble. Dommage qu'ils ne soient pas plus nombreux.
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Lave plus blanc que blanc

Les graphismes sont souvent un point de "détail" pour les amateurs de RPG, mais il faut bien avouer que Black Rock Shooter est particulièrement moche, surtout pour un jeu censé faire partie de la dernière vague de softs PSP. Textures baveuses et aliasing à gogo sont au programme tout le long (quelque chose qui ressort paradoxalement à cause de l'univers "trop propre"), le seul point vraiment travaillé étant le casting du jeu, au chara-design soigné et aux animations vraiment chiadées. L'OST quant à elle, forte d'une trentaine de pistes, se fait remarquer plus d'une fois par ses compositions rock et/ou électro qui oscillent entre le doux planant et des pistes plus impulsives s'accordant bien aux combats, et qui s'alternent régulièrement pour offrir une variété sonore plutôt agréable au fil de l'aventure. Il faut dire que le compositeur, Manabu Namiki, a un sacré passif notamment dans le petit monde du shoot'em'up, donc les pistes qui bougent bien ça le connait.

Comptez huit à dix heures pour faire le jeu en ligne droite, et facilement trois fois plus si vous vous occupez du contenu annexe : finir un acte débloquera le mode Free Hunt, qui permet de revisiter l'intégralité d'une carte sans un seul point de sauvegarde, et avec une redite plus difficile du combat de boss de l'acte concerné en conclusion. C'est dans le mode Free Hunt qu'on pourra également chasser les Golden Dawn, monstres rares dont la mort débloque artworks et cinématiques bonus. En parallèle il y a également les missions Extra débloquées après avoir fini le jeu une première fois, proposant des défis de haut-niveau (des missions sans prendre un seul point de dégâts par exemple !). Enfin on note la présence des Challenges, sortes d'achievements propres à chaque acte. A la clé des skills bonus, des gains de stats, et parfois même des costumes. Car oui, le jeu n'a pas de background, de personnages marquants, son bestiaire est rachitique et son système de combat vite déséquilibré, cependant il offre la possibilité d'obtenir des costumes maillot de bain ou bunny-girl pour Black Rock Shooter. On a le sens des priorités ou on ne l'a pas.
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Avec Black Rock Shooter, on se retrouve avec un cas typique de jeu à la sauce Imageepoch : de très bonnes idées perdues dans un ensemble minimaliste, pour ne pas dire bâclé. A part pour la curiosité ou si l'on est fan de l'ado au canon et à l’œil enflammé (sachant que l'histoire/univers n'a rien à voir avec l'animé et les mangas !), il n'y a pas vraiment de raisons de s'attarder sur cette adaptation vidéo-ludique de Black Rock Shooter qui même si sympathique par son système de combat et son design aura bien du mal à contenter sur tous les autres plans. Reste sa petite durée de vie et son découpage en petites missions? adaptées au format portable car idéals pour passer le temps entre deux autres activités.

10/09/2013
  • Black Rock Shooter
  • Un système de combat original
  • Le chara-design
  • Idéal pour de courtes sessions
  • Level-design proche de zéro
  • Univers et personnages inintéressants
  • Bestiaire peu varié
  • Assez moche
  • Très (trop?) vite répétitif
5.5

GRAPHICS 2/5
SOUND/MUSIC 3/5
STORY 2/5
LENGTH 3/5
GAMEPLAY 3.5/5
Black Rock Shooter: The Game > Commentaires :

Black Rock Shooter: The Game

5.5
6.5

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2 commentaires sur PlayStation Store
Kray7

le 16/12/2018
6_5
PRO
+ L'intrigue a beaucoup de détails vagues, laissant le sens de certains événements à l'interprétation du joueur, pour montrer les tragédies personnelles des protagonistes, en particulier Nana Gray, qui s'auto-détruit mais parvient à être ironique.
+ L'histoire a deux finales, et il est nécessaire de rejouer certaines parties spécifiques - une fois le premier jeu terminé - pour déverrouiller le soi-disant "Better End", qui apporte d'autres nouveaux suppléments.
+ Les capacités spéciales sont peu nombreuses de l'augmentation de la défense à l'attaque, ce qui me rappelle Last Ranker.
+ Il y a souvent des rencontres fréquentes avec des ennemis et des miniboss qui protègent les zones nécessaires à l'achèvement de la mission en cours, mais il est curieux que tout le monde ait une certaine couleur en relation avec le patron.
+ Le jeu propose un système de trophées qui, au lieu d’être une fin en soi, se traduisent par des avantages pour le protagoniste.
+ Les graphiques sont très détaillés dans toutes les sections même si les textures apparaissent un peu granuleuses et fanées, il y a parfois des défauts de l'appareil photo à certains endroits.
+ Les différentes séquences et films intermezzo entrecoupés d'images statiques.
+ Le jeu propose une excellente introduction animée produite par le studio Ufotable (également réalisé par Fate / ZERO), qui présente certains des points forts du jeu, accompagnée de la chanson entraînante "NO SCARED" du groupe japonais One Ok Rock.
+ Le doublage de Maya Sakamoto est vraiment excellent et rend le protagoniste très bien avec un ton très particulier qui oscille entre le décisif et le puéril en fonction de la situation.

CONTRO
- Classer un tel Action-RPG comme celui-ci est pour le moins minime en ce qui concerne la létalité des attaques dans les batailles les plus ardues: les éléments typiques d’un RPG, tels que les objets de guérison et la personnalisation de l’équipement, ne manquent pas apparaissent comme une limite ridicule à leur utilisation dans le menu, je dirais plus une action que RPG.
- Les batailles contre le Boss méritent une note particulière: les affrontements sont résolument frénétiques et l'utilisation de Skills est la clé de la victoire. Une fois que le boss est vaincu, il est spectaculaire de voir la bataille finale aussi longtemps que vous appuyez sur une touche à plusieurs reprises.
- Les personnages sont animés d'une manière bizarre ou ils ressemblent davantage à des poupées. Ni trop moche ni trop belle.
- Les effets sonores sont adéquats, alors que la musique composée par Manabu Namiki dans le style rock a tendance à se répéter un peu trop.

Par contre, comme tous les titres d' Imageepoch, il s'agit d'un produit sans infamie ni éloge.
kolibri

le 11/08/2014
6
C'est relativement beau, il y a 1 musique cool et une musique potable, et ça se joue facile en mode no brain. Dommage que le gameplay, assez sympathique au début, manque de renouvellement, que le jeu soit SI COURT et qu'il brise TOTALEMENT le mythe BRS (la nana était construite façon badass avec un design de huke qui déchire, là elle paraît tellement faible et à côté de ses pompes), huke doit s'en mordre les doigts.

Au final, un jeu potable pour passer le temps avec autre chose à côté, mais totalement oubliable.
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