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Damascus Gear: Operation Tokyo

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Damascus Gear: Operation Tokyo
Mecha-briole
Quand on dit Arc System Works, on pense tout de suite au géniteur des séries Guilty Gear et Blazblue, et en oublie parfois que le studio a aussi la casquette d'éditeur. Courant 2013, au Tokyo Game Show, le studio avait annoncé son intention d'aller squatter du côté des consoles portables en supportant trois projets de trois studios différents : Swords and Darkness, un A-RPG en side-scrolling sur 3DS (jamais localisé), Fantasy Hero: Unsigned Legacy, un A-RPG relativement classique sur Vita et surtout Damacus Gear: Operation Tokyo, lui aussi un A-RPG sur Vita mais oubliant la magie et les épées pour préférer des géants de métal se foutant sur la tronche. Autant dire que le soft a vite éclipsé les deux autres et que sa sortie était attendue. Mais au pays déjà bien fourni des A-RPG, est-ce que remplacer la magie par des lasers suffit à se faire une place ?

Une IA peut en cacher une autre

Terre, année 2097. Après une quatrième guerre mondiale dévastatrice ayant eu lieu cinquante ans auparavant, l'humanité n'est plus que l'ombre d'elle-même et est contrainte de vivre et survivre sous terre, la faute à une surface devenue inhabitable et surtout l'existence des RAGES, à l'origine des robots appelés GEARS utilisés par les armées du monde entier et corrompues par un virus les ayant transformés en machines tueuses. Le seul espoir de l'humanité réside alors en des bandes armées utilisant des GEARS pour aider la population à subsister et, quand elles en ont l'occasion, de reprendre du terrain face à l'ennemi. Talentueux pilote, notre avatar se retrouve embrigadé dans FREYA, l'une de ces bandes, et se retrouve directement plongé dans ce conflit.
D'où provient ce virus ayant transformé ces robots en tueurs ? Comment deux guerres mondiales ont elles pu se succéder sans que l'humanité ne réfléchisse à ses erreurs ? Quel est le quotidien d'une humanité condamnée à vivre recluse sous terre ? C'est ce que notre héros découvrira au fil de ses péripéties...

... ou pas, car en fait on n'aura pas vraiment de réponses aux enjeux posés par la trame, même les plus élémentaires. A vrai dire on se demande vraiment si il y avait quelqu'un aux commandes car tout ce qui touche au background et à la trame passe à la trappe dès la première mission, la progression de ce qui sert d'histoire est hachée au possible et les événements se succèdent sans qu'on ne puisse véritablement en apprécier les conséquences. C'est pas plus fameux au niveau du casting, les personnages n'ont même pas le luxe d'avoir un nom de famille, se suivent, se ressemblent et peinent à s'imposer tellement ils sont peu développés. La seule qui tirera son épingle du jeu sera Mirai, l'opératrice sarcastique de l'équipe qui aura toujours une vanne ou une pique sous le coude. La cerise sur la gâteau viendra du travail de localisation d'Arc System Works, la mise en forme et la police choisie transforme les textes en de gros blocs indigestes et difficiles à lire.
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Mecha-Diablo

Pour présenter simplement le gameplay de Damascus Gear, on peut dire que c'est Diablo sauce mécha japonais, l'exploration et la richesse de contenu en moins. Tout la partie préparation du jeu est un peu triste à voir car elle va exclusivement passer par un jeu de menus pour lancer les missions et customiser sa machine. Pour la partie mission, le schéma est relative simple : un objectif à accomplir, une limite de temps, une ou plusieurs conditions de défaite, et un objet unique à gagner en plus des objets glanés durant la mission. Plus on va vite et moins on utilise d'objets de soin, plus l'on a des chances d'obtenir un rang S et donc de meilleures récompenses.

Relativement monotones, les missions vont consister à défourailler à tout va dans des environnements recyclés à l'extrême. Si vous comptiez visiter un Tokyo post-apo, c'est raté et autant même dire que le jeu arrive à donner un sentiment de répétitivité monstre en à peine une heure ou deux (sur dix...) passées à voir les trois mêmes décors tourner en boucle. On sera de temps en temps accompagnés par des alliés dont l'utilité est plus que discutable car l'équipe de A+ Games a oublié d'implanter à ces joyeux drilles une intelligence artificielle en plus d'une véritable personnalité ; cons comme des balais, ils serviront au mieux de diversion durant les combats, une utilité qui s'effritera avec la progression de la difficulté car les statistiques de leurs machines ne suivent pas celles des adversaires. Et voir ses camarades tomber face à au quatrième ennemi lambda est quelque peu pitoyable. De toute manière, leur disparition du terrain n'influera pas pendant la mission et on apprendra vite à tout simplement oublier leurs existences. En revanche, c'est une autre paire de manche pour les missions impliquant la protection des NPC, dont la mort est synonyme d'échec de la mission, et ces NPC ont la fâcheuse tendance à se jeter d'eux-mêmes dans la gueule du loup. Autant dire que certaines missions seront plus que bloquantes en plus de laisser pousser des hurlements de rages au joueur, car même se concentrer à 120 % ne suffira pas à combler l'incroyable, l’innommable, l'abominable débilité de l'I.A qui fait juste n'importe quoi. Une mission du jeu fait d'ailleurs office d'épreuve de patience car il y a 3 NPC à protéger et deux d'entre eux vont, inexorablement, toujours se diriger vers un ennemi qui réapparaît à l'infini.
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Concernant la manipulation de la machine, il faudra un petit temps d'adaptation car les contrôles japonais ont été conservés, à savoir que le O et le X sont inversés. Mais une fois cette étape passée, le jeu est facile à prendre en main car Damascus Gear applique la formule une touche = une action : trois touches pour les armes (bras gauche / bras droit / arme auxiliaire), une pour l'esquive, une pour l'accélération, une pour utiliser les kits de réparation. Le mécha répond du tac au tac aux commandes et glisse avec aisance sur le champ de bataille, et on prend un certain plaisir à froisser le métal tout en anticipant les réactions des adversaires et en faisant attention à la jauge de surchauffe des armes car le studio a préféré ça à un système de munitions. Bon point. Et si on ne dispose pas forcement des réflexes pour faire tout ça à la fois, on pourra compter sur l'argent, qui s'accumule assez facilement, pour blinder sa machine d'objets de régénération. En un peu plus triste on pourra aussi compter sur des bugs de collision et de hitbox pour se faciliter la vie, notamment avec les robots de grande taille vu qu'il suffit de tourner autour ou de se coller à eux pour éviter 95% des attaques.
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Lego-Robot

Tel un jacky méchanophile, le joueur aura l'opportunité entre chaque mission de personnaliser son robot de la tête aux pieds en fonction des pièces qu'il aura amassées durant ses escapades ; niveau armure, on customise la tête, le buste, les bras, les jambes et les épaulières, et il faut choisir si on préfère la mobilité à la défense ou un mix des deux. Niveau armes, on a le choix entre une quinzaine de types d'armes : épées, mitraillettes, marteaux-pilons et j'en passe, et l'on est totalement libre de choisir son style vu que les deux bras sont indépendants. Il y a également la possibilité d'équiper un équipement auxiliaire dans le dos de sa machine qui peut être soit une arme surpuissante mais lente à recharger, soit un équipement de soutien pour, par exemple, booster temporairement les performances. Bonus, on peut également aussi choisir la couleur des pièces, mais le truc bêta c'est que le jeu ne conserve pas nos choix. Sachant qu'on change très fréquemment l'apparence de notre bébé, autant dire que le choix est assez simple : repasser à la case coloriage tout aussi fréquemment ou simplement laisser cette option de côté. Aussi, ne vous attendez pas à créer un Gundam ou un Mech Warrior : on se retrouvera surtout avec un tas de ferraille difforme pendant une bonne partie du jeu et on aura accès aux pièces "stylées" que dans les toutes dernières missions.

Chaque pièce ramassée vient avec son lot de bonus / malus statistiques, une bonne vieille carotte à l'ancienne qui pousse à revisiter en boucle les même missions avec l'espoir de toujours obtenir de meilleurs éléments ; inutile de compter sur le marchand du jeu au passage, juste bon à nous alimenter en kits de réparation. Bref, autant dire que ça tape dans le très classique et que l'amateur de gros matos va devoir se retaper en boucle les missions pour amasser les meilleurs éléments ; rassurez-vous, on peut très bien finir le jeu en se contentant d'utiliser les pièces glanées au fil des missions. On est donc encouragé à enchaîner les missions, un exercice pas désagréable car elles peuvent se boucler très vite mais comme dit plus haut la relative pauvreté des décors, couplée à des rangs ennemis pas vraiment plus diversifiés, renforce salement le sentiment de répétitivité, même s'il faut bien avouer que c'est plutôt jouissif d'arpenter les rues à toute berzingue en ne laissant que des carcasses fumantes derrière soi.
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La PSP a de beaux restes

Techniquement, graphiquement, musicalement le jeu accuse son statut de jeu petit budget. Disons-le franchement, c'est plutôt moche, la modélisation des mécha n'est pas vraiment glorieuse et la direction artistique ne sauve pas grand chose. Le jeu n'exploite pas non plus les fonctions tactiles de la Vita et le stick droit ne sert à rien ; comme cela a été remarqué par d'autres testeurs avant moi, on a surtout l'impression que Damascus Gear est un projet PSP dépoussiéré. C'est pas non plus la panacée au niveau de la bande-son, plutôt quelconque et qui donne l'impression d'écouter tout le long du jeu le même morceau mais remixé de dix manières différentes.

Comptez entre 10 et 15 heures pour faire le tour du jeu. Histoire de prolonger le plaisir vous pouvez toujours vous jetez sur les missions DLC, se situant après la conclusion de la trame principale et offrant un défi relevé ainsi que tout un tas de nouvelles pièces pour notre machine (mais à 1.49€ le DLC pour 15 minutes de mission, faut voir). Vous pouvez aussi tenter de compléter le catalogue des améliorations, qui n'apportera rien à part un peu de satisfaction.
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Disponible à petit prix, Damascus Gear: Operation Tokyo est peut être un coup à jouer pour les amateurs de mecha qui lui pardonneront plus ou moins facilement ses tares ; les autres curieux eux devront faire face à un A-RPG facile à prendre et nerveux, mais accusant très vite sa réalisation datée et une répétitivité s'imposant rapidement, ce qui est assez étrange pour un jeu à la petite durée de vie.

01/09/2015
  • Fun, nerveux et facile à prendre en main
  • La customisation du mécha
  • L'IA, abominable
  • La localisation de Arc System Works
  • La réalisation digne d'une PSP
5

GRAPHICS 2/5
SOUND/MUSIC 2/5
STORY 2.5/5
LENGTH 2.5/5
GAMEPLAY 4/5
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