bandeau
avatar Guest
Login|Inscr.
sign
fiche

Persona 5 > Articles > Review

Persona 5

crpg play4 japon
Persona 5
Awakening From Ordinary Life
On pourra dire qu'Atlus aura pris son temps pour préparer la sortie de ce nouvel épisode, 8 longues années pendant lesquelles l'éditeur/développeur n'aura eu de cesse d'exploiter jusqu'à plus soif le filon Persona 4. Une fois n'est pas coutume on prend les mêmes et on recommence, et c'est avec plaisir que l'on retrouve les principales têtes pensantes de la série aux commandes. De quoi aborder avec sérénité cet opus tant attendu qui reprend encore une fois les bases instaurées depuis le troisième volet. On ne change décidément pas une équipe qui gagne.

Usual Suspect

Intenses, les premières minutes de jeu le sont certainement. Autant le dire franchement, Persona 5 démarre sur les chapeaux de roues et nous immerge dans son univers presque immédiatement. Vous, le "Joker", mystérieux leader du désormais célèbre groupe de voleurs d'un genre bien particulier, êtes pris au piège en plein casse et tentez vainement d'échapper à l'immense déploiement des forces de police qui vous encerclent. Car oui, vous avez bel et bien été trahi par l'un de vos compagnons et le gouvernement entend bien mettre définitivement un terme à vos agissements. Roué de coups et drogué, vos derniers jours de liberté semblent maintenant comptés, mais pas avant d'avoir avoué vos crimes et répondu aux innombrables questions que soulèvent vos actions qui ont bouleversé le Japon ces derniers temps.

Retour en arrière, nous voici maintenant au début de l'année scolaire, plusieurs mois auparavant. Vous êtes ce que la société qualifie vulgairement de délinquant, suite à un incident dont vous n'étiez pourtant pas responsable. En résulte votre transfert dans un lycée de Tôkyô et un nouveau domicile chez un ami de la famille tenant un modeste café. Votre réputation vous précédant, et la tradition immuable du héros muet dans la série étant encore une fois respectée, il va de soi que seuls vos choix vous permettront d'influer sur l'appréhension des gens autour de vous et d'en tirer les bénéfices via les fameux "Social Links" toujours présents mais rebaptisés "Coopérations" pour l'occasion. Tout comme ses récents prédécesseurs, le rythme du jeu se verra calqué sur ceux de Persona 3 et 4, c'est à dire au jour le jour, où chaque activité fait avancer les différents moments de la journée. Désormais la marque de fabrique des Persona, le mélange RPG/vie lycéenne fonctionne toujours à merveille, ajoutant de nombreuses sous-intrigues à l'histoire, et pimentant votre quotidien entre deux intenses "Palais".
Persona 5
Persona 5
Persona 5

Mourning Palace

La matérialisation de la personnalité des différents boss que vous traquerez tout au long du jeu prendront la forme de donjons que l'on appelle "Palais". Incarnation de leurs pires travers et de leur véritable identité, votre but sera de vous y introduire afin de dérober leur "trésor", leur bien le plus précieux, pour qu'ils confessent leurs crimes dans le monde réel. Et il faut bien admettre que ces endroits torturés nous offrent des niveaux à la fois uniques en terme de visuel, et surtout absolument brillants d'un point de vue level design. Oubliez les dédales peu inspirés des anciens Persona, ici le joueur est sans cesse surpris de par la nature même du décor, des petites énigmes disséminées ça et là, et de tous ces évènements inattendus qui arrivent sans crier gare et qui renouvellent en permanence une exploration déjà passionnante. Les développeurs ont même intégré un système d'infiltration, voleur oblige, qui vous permettra de vous cacher derrière des murs ou n'importe quel élément du décor pour surprendre vos adversaires et avoir l'avantage. Une jauge d'alerte est d'ailleurs constamment affichée à l'écran au cas ou les ennemis vous apercevraient, faisant grimper le compteur et vous menaçant d'expulsion s'il arrive au maximum.

Très réussie, cette nouveauté apporte évidemment beaucoup de sel à l'exploration et s'ajoute à l'excellent système de combat au tour par tour. Ultra dynamique de par sa mise en scène rythmée et ses nombreuses possibilités, on retrouve l'indispensable 'Hold-up' lorsque tous les ennemis sont assommés, et les personnages sont maintenant tous équipés d'armes à feu histoire d'apporter encore plus de variété au gameplay. Importé de la série mère Shin Megami Tensei, vous serez également capables de dialoguer avec vos adversaires pour les recruter dans vos rangs, ou bien encore d'interrompre le tour de jeu de l'un de vos compagnons au profit d'un autre afin de pleinement profiter des faiblesses ennemies. Car évidemment, jouer intelligemment de ces dernières demeure primordial pour espérer s'en sortir, tout en rendant les affrontements toujours plus stratégiques. Inutile de préciser qu'une fois n'est pas coutume l'éternelle Velvet Room d'Igor vous permettra bien sûr de faire l'apprenti sorcier avec les nombreux Persona du jeu, afin de les fusionner ou de les renforcer.
Persona 5
Persona 5
Persona 5

Be Your True Self

Comme mentionné plus haut, les "Coopérations" jouent ici le même rôle que les "Social Links", à savoir nouer des liens affectifs avec les membres de votre groupe ou des différents PNJ vivants dans la mégalopole japonaise. Se greffer à leurs vies vous permettra non seulement de varier l'aventure avec leurs petites histoires, parfois touchantes, parfois plus graves, mais toujours intéressantes, et aussi de gagner de nouvelles compétences passives souvent très utiles durant la partie RPG. Un autre aspect du jeu parallèle à la complétion des objectifs obligatoires de l'histoire principale, est la présence du "Mementos". Ce dernier n'est autre qu'un gigantesque donjon où chaque niveau se génère aléatoirement, à l'image des Chalice Dungeons de Bloodborne. Car si nos héros auront déjà fort à faire avec les grands criminels de l'histoire, il ne faudra pas oublier pour autant de venir en aide aux gens harcelés à leur travail, maltraités par leurs proches ou bien encore brimés à l'école. Toutes ces quêtes annexes se résoudront dans ce fameux Mementos, où vous pourrez vaillamment corriger les mauvaises attitudes des personnes en faute, tout en roulant fièrement à bord de votre classieux camion-chat.

Atlus a également pensé à tout afin de rendre l'univers toujours plus vivant, en offrant la possibilité de faire des petits boulots après les cours, d'acheter et de jouer aux jeux vidéo (avec quelques petits clins d'œil bien sympathiques d'ailleurs), de lire des livres, d'aller au cinéma, etc. Tout ceci, et à l'instar de la Coopération, augmentera certains traits de votre personnalité tels que le charisme, l'intelligence ou bien encore votre gentillesse, ce qui aidera également à pousser plus loin vos relations envers les autres. Bien entendu tout cela reste sommaire in-game et ne sera la plupart du temps que résumé ou sous forme de mini jeux basiques, mais tout cela participe à rendre tout de même l'univers qui gravite autour de vous plus crédible.
Persona 5
Persona 5
Persona 5

Bas les masques

Fidèle à ses concepts, l'histoire de ce nouveau Persona gravite autour de thématiques fortes liées à notre société et ses mœurs. Rares sont les RPG évoluant dans des ambiances contemporaines, encore plus rares sont ceux traitant de sujets intimement liés à la condition humaine, et ses problèmes du quotidien moderne. Exploitation des masses, corruption, suicide, quête d'identité, harcèlement sexuel ou moral forment un échantillon de tout ce que traite l'histoire du dernier né d'Atlus, et posent également une réflexion intéressante sur la notion de justice. Au delà du simple statut de RPG japonais, jamais la thématique des "masques" dans la série n'a été aussi bien exploitée que dans cet opus, puisant à merveille dans tout ce que la société produit de pire en terme d'idéologie ou de comportement. Persona 5 se veut à la fois réaliste, parfois cynique, mais aussi très drôle, et apporte indéniablement un vent de fraîcheur plus que bienvenu en terme de scénario, dans ce genre si codifié qu'est le RPG. Toujours passionnant et surprenant, le jeu se dévore littéralement et la centaine d'heures nécessaires pour terminer l'aventure ne suffit même pas à lasser.

On l'a vu, Persona 5, non content d'offrir un jeu au gameplay très complet et le luxe d'un level design de très haute volée, se permet également de pousser son concept beaucoup plus loin que ses prédécesseurs. Mais plus impressionnant encore, il serait absolument impensable de passer sous silence la fabuleuse et incroyable direction artistique des génies de chez Atlus. Tout dans cet opus transpire la classe, le style, même le moindre menu ou temps de chargement est un régal pour les yeux. Qu'il s'agisse de la disposition des options, du magasin d'équipement, de l'écran de fin de combat, ou bien des attaques combinées, tout est impeccable, beau, ingénieux, classieux. Ce travail de finition exemplaire est absolument remarquable et force le respect vis à vis des artistes qui ont œuvré sur ce jeu. Shigenori Soejima n'est évidemment pas étranger à cette réussite, son trait si reconnaissable donnant littéralement vie aux différents protagonistes, sans oublier les excellentes compositions de Shoji Meguro, très variées, qui parachèvent un tableau déjà exceptionnel.
Persona 5
Persona 5
Persona 5
Persona 5 ne se contente pas d'améliorer toutes les qualités de la série, il en gomme également tous les défauts. Formidable expérience contemporaine se jouant des pires travers de la société moderne, possédant un système de combat en béton armé, une direction artistique de folie, une durée de vie phénoménale, ou encore un level design génial et j'en passe. Atlus signe là un véritable chef d'œuvre au souci du détail qui force l'admiration, véritable apogée du savoir-faire de l'éditeur en matière de RPG. Impressionnant.

04/11/2016
  • La direction artistique
  • Le level design
  • Le système de combat
  • L'OST
  • Le concept général
  • La durée de vie
  • L'aspect infiltration
  • La difficulté parfaitement dosée
  • Rien, à moins de ne pas adhérer à l'aspect vie quotidienne et aux jeux bavards
10

TECHNIQUE 4/5
BANDE SON 4/5
SCENARIO 4/5
DUREE DE VIE 5/5
GAMEPLAY 5/5
Persona 5 > Commentaires :

Persona 5

10
9

show_hide Insérer un commentaire aide

$_$ >_< <_< :!: :!: :( :) :- :6: :a: :alien: :banana: :bat: :bave: :bear: :berk: :blush: :boss: :bounce: :bye: suivant


OK
voir aussi Commentaires play3 [0] pstore [0]
11 commentaires sur PlayStation 4
Kronos59

le 14/05/2017
9
Persona 5 n'aura pas surpris, mais n'aura pas déçu mes attentes à son égard, qui étaient énormes : celle de reprendre et sublimer la formule P3/P4.

La claque en termes de DA est énorme : menus, scènes animées, lieux tirés de Tokyo, combats... pas besoin d'une technique niveau PS4 pour en foutre plein la vue! ça fait également plaisir de voir les démons modélisés en HD. Et cette bande-son m'a vraiment beaucoup plus, elle est d'ailleurs très agréable à écouter en dehors du jeu avec toutes ces pistes funky/groovy/rock.

Le système tiré de P¨3/P4 est connu mais ici sublimé : qu'on ne vienne plus me dire après ça que le tour par tour ne peut pas être dynamique! J'ai particulièrement apprécié l'ajout des négociations, tirées de SMT mais non présentes dans Persona avant cet épisode (et en plus, simplifiées et moins aléatoires que par le passé).
Le système de social links est identique aux précédents épisodes, avec ici des compétences associées aux confidents, une carotte supplémentaire en somme.

Fini les donjons aléatoires de P3, ou dégueu de P4, ici ils sont réellement travaillés, et c'était un vrai plaisir de les parcourir! Les thèmes abordés sont nombreux et forts, et même s'ils sont parfois traités maladroitement ils ont le mérite d'exister dans un jeu vidéo, et c'est assez rare...

Alors certes les défauts existent : des problèmes de rythme sont inévitables, certaines ficelles du scénario sont assez grosses, et il y a un côté shonen peut être encore plus prononcé ici que dans les précédents épisodes... Mais c'est assez peu de choses face à la solidité de ce jeu, sa générosité dans ce qu'il propose, et le plaisir qu'on a au final en jouant. Un des meilleurs rpg jap de ces 10 dernières années, sans l'ombre d'une hésitation!
Morm

le 09/05/2017
9_5
Persona 5 est avant tout la preuve qu'on peut encore faire des RPG au tour par tour moderne en 2017, n'en déplaise à certains.

Malgré quelques facilités, j'ai beaucoup aimé l'histoire de ce P5 (et ses thèmes), notamment dans le dernier quart où le rythme décolle enfin et les événements s’enchaînent. Le scénario est en plus porté par un casting de haute volée, certes caricaturé mais plutôt bien développé et une bonne partie m'ont vraiment touché.

Le gameplay est tout simplement une merveille, tout d'abord par son harmonie entre tous ses éléments, et ensuite par la qualité de chacun de ses systèmes. Celui des S-Link pour commencer, dont les compétences passives à débloquer lui donnent beaucoup plus d'intérêt. Ensuite les combats, qui se paie le luxe d'être ultra-dynamique en plus de proposer un système encore plus profond. Et la liste pourrait encore être longue tant je trouve que la formule a été améliorée à tous les niveaux. Je regrette juste que le calendrier ne soit pas plus dynamique...

Et il ne reste plus que la direction artistique qui vient achever ce tableau (presque) parfait. Jamais les mots ne lui rendront justice, mais elle pue la classe à tous les niveaux, et je pense n'avoir jamais vu une UI aussi magnifique. Le jeu dispose en plus d'un sens du "flow" rarement atteint. Et que dire de cette sublime OST collant à l'ambiance comme jamais et qui possède nombre de thèmes marquants.

P5 n'est hélas pas exempt de défaut (écriture un peu faiblarde, rythme irrégulier, un peu trop dirigiste et surtout beaucoup trop bavard à mon gout), ce qui lui empêche d'atteindre la note parfaite mais c'est à mes yeux le jrpg le plus marquant de ces 12 dernières années sans difficulté.
Bahamut-Omega

le 08/05/2017
9
J'ai finis Persona 5 sur Ps4 en 83 heures.

Là aussi je n'ai pas grand chose à dire, car même si ce sont mes premiers pas sur cette saga, je rejoins l'avis général sur le jeu: il est excellent !

C'est vrai que l'écriture "shounenesque" est dommageable. Pour un jeu qui se veut anti-conformiste, il cumule les stéréotypes autour des personnages et sur des sujets sociétaux. Peut-être pour se différencier des Shin Megami Tensei aux ambiances, à priori, plus sombres et plus matures ?
Mais à défaut d'avoir une narration originale ou plus recherchée, l'aventure typée "manga pour ado" est plutôt sympa à suivre malgré tout.

À coté de ça, on a quand même une pépite à portée de main. Que ce soit au niveau de la réalisation, de l'ensemble de son gameplay, de la direction artistique, de l'OST, et du contenue.

Pas sûr pour autan de jouer aux épisodes plus anciens qui semblent plus archaïques et exigeants dans la gestion de la vie sociale (sans parler du coté D-RPG que je n'aime pas vraiment). Mais j'ai hâte de commencer un second run sur ce jeu. Et j'attendrai Persona 6 avec impatience si cette formule et renouvelée et améliorée.
Bao

le 01/05/2017
8_5
C'est un très, très bon jeu, mais il ne détrônera pas Persona 4 Golden dans mon cœur. Et je le place légèrement derrière Persona 3. Et d'ailleurs quand j'ai conclu l'aventure, j'ai pas eu cette larmichette que j'avais eu avec ces deux là en me disant "merde c'est fini..."

La faute principalement à la partie narrative. J'ai l'impression d'avoir eu à faire à un soft qui ne savait pas vraiment ou il allait et qui s'éparpillait dans plein de trucs à la fois. Pourtant le début est prometteur avec ce parti-pris d'entamer un flashback, un MC traité comme un rebut, un cadre urbain déprimant et pesant et cette volonté de justice de la part de jeunes en rage contre la société, mais ça stagne relativement vite tout en multipliant les sujets et en jonglant maladroitement avec (la-dite notion de justice ou le rapport de l'humain à la société d'aujourd'hui, par exemple), la ou P2 / P3 / P4 avaient un cap et savaient s'y tenir. Pour moi le jeu n'a vraiment décollé qu'à partir du fameux twist liant le tutorial au flashback. Il y a bien eu ces quelques moments de grâce et des cinématiques qui déboitent pour laisser l’intérêt quelque peu éveillé, mais bien trop peu pour réussir à m'échapper d'un gamedesign étouffant où l'omniprésence du-dit scénario prend en otage le rythme et les personnages. Le premier grignoté par un étalage des mots qui saccade la progression (des mois dont le tiers peuvent être bouffés par le scénar, les compagnons qui harcèlent pas SMS, Morgana qui commente et dicte pas mal les actions du MC...) les seconds qui donnent l'impression de ne pas vivre en dehors du scénario. Ils vivent, mangent, dorment Phantom Thieves, le jeu oubliant d'habiller les archétypes qu'ils sont pour leur donner une véritable âme, une substance. Comme avait pu le faire P3 à travers l'évolution du scénario ou P4 avec sa multiplication de saynètes et des s-links plus "sincères". C'est peut être pour ça que j'ai pas lâché cette larmichette, car au final j'ai pas cette impression de les connaitre comme j'ai pu connaitre la bande de P3 et P4, j'ai juste eu l'impression de voir des ados travailler ensemble et point. Genre la scène concluant le 7ème Palace, ou après avoir battu le boss de fin... limite j'ai trouvé ça traité par dessus la jambe. Sans parler des antagonistes quand ils exposent leurs plans, c'est parfois tellement ridicule qu'on est à un stade au dessus du shonen :x

Par contre sur tout le reste, il est quasi inattaquable. Les efforts sur l'ergonomie, le design, l'art et la manière d'habiller les écrans de chargement, les enchainements, c'est juste fou. C'est maitrisé de bout en bout, on a vraiment une impression d'un "flow" qui ne s'arrête jamais, tout comme la ville dans laquelle on évolue et qui fourmille de détails. La manière dont Atlus a réussi à styliser et fluidifier encore plus un bon vieux système de combat au tour par tour force le respect et montre bien que le genre peut encore sortir de belles choses pour peu de s'en donner la peine. D'autant plus que la courbe de progression est exemplaire, tout est calibré, équilibré au poil. Voir le compendium Megaten dans une 3D digne de ce nom est juste hyper satisfaisant, d'autant plus que la Velvet Room façon Persona 5 offre moult services très bien pensés pour bichonner ses créatures. Bon par contre je serais pas aussi catégorique sur les Personas des protagonistes, autant les premières formes sont classes autant les évolutions sont... comment dire... (ici encore je trouve que le jeu rate le coche avec ses personnages en oubliant cette évolution "logique" de forme, qui se justifie par la thématique voleur & filou). La manière dont le jeu a fait évoluer le système des S-Links aussi est une très bonne chose en les imbriquant plus à l'histoire, la progression, même si parfois on sent que c'est parfois super forcé (coucou, Star et Tower). J'ai aussi trouvé la bande-son excellente, ce côté jazz / lounge sonne bon aux aux oreilles et je trouve le titre aussi bien fourni en thèmes forts que ses grands frères, et je dirais même qu'elle est "plus" écoutable en dehors du jeu que ses congénères. En ce qui concerne les donjons ça a été de l'enthousiasme-mais-pas-trop, ici aussi on fait face à quelque chose de juste fou visuellement mais terriblement convenu sur le plan du design. C'est dommage que l'aspect "voleur" du titre ai pas été plus utilisé que ça, au final j'ai du autant voir plus m'amuser dans le Mementos qui rappelait au titre ses racines de dungeon-crawler.

En l'état je juge mon attente récompensée, et j'ai vraiment pris du plaisir à saigner de bout en bout un titre à la finition exemplaire et que je considère comme étant un modèle dont devrait s'inspirer pas mal de studios. C'est juste "dommage" qu'en voulant absolument raccrocher les wagons du monde moderne à son jeu, Atlus lui a aussi intégré un peu de son manque d'âme.
Zanxthiloïde

le 22/04/2017
8_5
Persona 5 continue le chemin tout tracé par ses deux grands frères Persona 3 et 4 : gameplay encore raffiné depuis P4:Golden, système de social link encore plus intégré dans le gameplay et scénario à base de pseudo-spiritualité/psychologie Jungienne.

Cependant, en tant que grand fan de P3 et P4, P5 m'a quand même déçu sur 2 points majeurs qui me paraissaient pourtant gagnés d'avance au vu de l'historique de la série : la bande son et tout l'aspect histoire.

La bande-son a deux défauts majeurs : il n'y a pas assez de piste par rapport à la durée du jeu et elle est "seulement" bonne.

Le scénario commence extrêmement bien. Le jeu pose parfaitement l'ambiance en nous faisant découvrir le nouvel espace de vie du protagoniste qui devra se battre pour réussir sa rédemption aux yeux de la justice. Malheureusement, le postulat génial disparaît dès la fin du premier donjon suite à quoi l'histoire tente de se batardiser avec celui de Persona 4. On enchaine alors les donjons en espérant que ça remonte mais malheureusement aucune surprise ne vient relancer l'intérêt envers ce beau gâchis.

Un très bon jeu que je ne peux pas déconseillé, mais décevant par rapport aux opus précédents.
Dosto89
le 22/04/2017
8
+ Une ergonomie de jeu quasi parfaite.
+ Une durée de vie phénoménale ( minimum 80 h pour en voir le bout).
+ Le système de fusion géniale comme toujours.
+ Système de combat excellent.
+ Bon bestiaire.
+ Des personnages attachants ( par contre marre des mascottes à 2 balles comme morgana).

+- Une bande-son moins bonne que les autres persona.
+- PAS trop fan de l'infiltration dans le jeu.

- Un scénario globalement bof ( encore que les scénarios du 4 ou du 3 n'étaient pas excellent non plus, le seul persona en mon sens qui avait un bon scénario est persona 2 IS/EP).
-Des personnages pas très travaillés ( comme le 3 et 4 donc).
- Graphiquement pas à la hauteur de la Ps4.
- Je trouve que les palaces du jeu globalement laid et beaucoup trop long (mention spécial au palace numéro 5).

En conclusion un rpg plutôt solide mais avec malheureusement une bande son timide et un scénario vraiment pas excellent ( quand est ce que l'on aura un scénario à la hauteur du 2 ? ).
Pwyll

le 18/04/2017
10
Je viens de finir le jeu et c'est une véritable claque ! Tout est absolument réussi dans ce jeu : gameplay aux petits oignons, DA époustouflante, personnages, scénario ultra prenant aux thématiques monstrueusement actuelles (et oui c'est ça qui fait mal surtout). Mais surtout, Persona 5 est un jeu qui fait du bien et avec lequel on finit ému et heureux d'avoir partager l'aventure avec nos héros. Un jeu qui m'a fait rire, lâcher quelques larmes et appris que le jeu vidéo pouvait s'affranchir de son aspect "loisir" pour proposer une vraie réflexion sur la société, ses désillusions et ses travers. Un pur chef d'oeuvre.
Canicheslayer

le 17/04/2017
8_5
++ Design époustouflant (même la plus petite transition a été travaillée).
++ Le Système de combat Press Turn est arrivée à un nouveau zénith (et ce confort de jeu absolument inouï).
++ Une durée de vie impeccable (comme d'habitude avec cette série) : entre le levelling et la tonne d'activités proposées, l'ennui est impossible et l'addiction devient terrible.
++ Le bonheur total de découvrir (légalement) un Persona en VOST

+ Narration et mise en scène de grande qualité.
+ Bande originale globalement très sympa (sauf deux ou trois morceaux chantés...façon soul de super marché).
+ Cet épisode (et particulièrement les Confidants) aborde un grand nombre de thèmes intéressants.
+ Donjons variés et rarement redondants (ENFIN).
+ Encore une fois, j'apprécie la difficulté réglable à souhait.

+- Un scénario satisfaisant mais il faut tout de même attendre les 4/5 pour être vraiment surpris
+- Sans Ryuji et avec une Ann plus maîtrisée, le casting des personnages aurait été parfait. Et puis je n'ai pas forcément retrouvé la même "fusion" que la bande de potes de P4.
+- Le choix était cornélien pour mon amoureuse. Par contre, la romance que j'ai choisi (Makoto) était limitée (en scènes) et bien trop timide (Je ne m'attendais pas un eroge mais quand même...)

- Je me sens un peu floué : les premiers instants du jeu me laissaient penser que son ton serait aussi sombre que Persona 2: IS ou P3
- La progression est un peu trop encadrée, trop "balisée".
- Une seule bonne fin.


Technique : 8,5 (supplément design)
Bande son : 8
Scénario : 7,5 à 8
Durée de vie : 10
Gameplay : 10

Note % : 89

(Très longue hésitation entre 8,5 et 9)
Arefu

le 31/03/2017
9_5
Je pense qu'il est important de poser les bases dès le début de cet avis pour bien cerner toutes les forces de Persona 5 :

Quels que soient vos goûts en matière de jeux vidéo, Persona 5 est un jeu exceptionnel.

Pour les vieux fans de Megaten, aigris par la direction qu'a pris la série en général, Persona 5 remet les idées en ordre et n'oublie pas ses origines. Techniquement dans un premier temps, P5 est à la génération actuelle de consoles ce que SMT3 fut à l'époque : le début d'une nouvelle ère, avec des démons entièrement modélisés et remis au goût du jour, où les designs de Kaneko (toujours emprisonné dans le sous-sol des bureaux d'Atlus apparemment) peuvent être appréciés à leur entière valeur, et où chaque petit détail de chaque démon apparait, renforçant ainsi toutes les inspirations mythologies et occultes du bestiaire que l'on connaît maintenant bien.
Dans un second temps vient la direction artistique du jeu, parfaitement maîtrisée, mature et sans aucune faute de goût dans le traitement des thèmes abordés. Persona 5 traite de la condition humaine d'aujourd'hui à travers les yeux de jeunes adolescents désabusés ayant soif de vengeance et d'aventures, cernant ainsi plutôt bien la jeunesse actuelle. Ce qui est un peu la raison initiale de la création de Persona : aborder des thèmes un peu plus contemporains et plus réalistes (toutes proportions gardées) que la série mère ou les autres spin-offs.
Enfin, le mode Hard présente un réel challenge et impose une gestion des ressources extrêmement stricte au début, où chaque action est millimétrée et le moindre faux pas peut mener à la mort. Le jeu s'adoucit au fur et à mesure, mais c'est plus grâce aux options plus larges qui s'offrent à nous que par réel relâchement. Une difficulté parfaite en somme.

Pour les fans ayant découvert la série avec Persona ou ceux qui ne jurent que par Persona 4, le jeu propose tout ce qu'ils avaient aimé en plus raffiné. Les relations entre les personnages sont présentés avec plus de recul et plus de maturité, et en deviennent ainsi particulièrement plus attachants. Les Phantom Thieves s'unissent non pas parce qu'ils se retrouvent par hasard dans la même situation, mais parce qu'ils ressentent tous un besoin commun et viscéral d'agir et de faire face à une pression invisible, un ennemi sans visage qui nous emprisonne tous.
Les S.Links (ou Commu) font également leur retour et sont maintenant dénommés Coops, un changement de nom qui s'explique dans un premier temps par l'utilité accrue des relations qu'entretient le héro avec les divers personnages composant l'univers du jeu. Outre le bonus d'expérience lors des fusions déjà connu, chaque Coop débloque des options différentes permettant d'aider les Phantom Thieves, et ce à tous les niveaux du jeu : combats, exploration des donjons ou dans la vie de tous les jours.

Pour le reste, fans de JRPG ou pas, Persona 5 représente pour moi le nouveau standard du genre à atteindre et détrôner. Le système de combat est incroyablement intuitif en plus d'être de loin le plus dynamique du genre, et montre au monde que le tour par tour n'est pas mort et qu'il peut très bien évoluer et rester compétitif dans l'écosystème vidéoludique actuel. Dans une ère où le ton est bien plus mis sur l'action (ce qui n'est pas du tout une mauvaise chose), il est rafraîchissant de voir qu'Atlus arrive à briser les idées conçues et apporter un jeu qui marrie le meilleur des deux partis.

A cela j'ajouterai simplement la performance de l'ami Meguro, qui après un repos nécessaire et bien mérité arrive à se détacher de sa zone de confort, et nous offrir une OST aux sonorités acid jazz qui s'inscrit parfaitement dans l'univers. Aucune fausse note et des tracks parfois réellement surprenantes qui ne peuvent que faire plaisir à l'oreille. Il y a cependant un petit regret, et c'est le manque de diversité de la bande-son à certains moments pour un jeu de cette ampleur, mais honnêtement il vaut mieux une OST parfaite manquant un peu de variété qu'une bande-son fleuve sans saveur.

Bref Persona 5 nous fait passer par une multitude d'émotions et offre une expérience grisante dont on ne ressort pas indemne. En un mot : exceptionnel.
grikarfyn

le 11/10/2016
9
Le voilà le tant attendu P5 ! C'est assez amusant de constater qu'au fil du temps la communauté de passionnés de j-rpg avait plus d'espoir en Atlus qu'en d'autres boîtes aux moyens plus forts. Il faut dire que depuis le succès international de P4 (auquel la version Vita a beaucoup contribué), la licence Persona est parvenue à surpasser la "main série" Shin Megami Tensei dans le coeur de bien des joueurs. Mais bref, assez bavardé et entrons dans le vif du sujet.

Histoire/scénario

Prenant place dans un univers contemporain, la saga Persona a bien évolué depuis l'arrivée de P3 et son système de calendrier proposant un mix entre phases de combats et séquences "visual novel". P5 ne déroge pas à cette règle, on y parle vraiment beaucoup, les personnages ont toujours beaucoup de choses à dire ainsi que d'avis à partager et lorsque la mission démarre il faut en découdre dans les (larges) temps imposés par le jeu. Ce qui fait qu'on retrouve une structure en arc avec un fil rouge qui servira surtout la dernière partie du jeu.

Dans les faits, les arcs offrent toujours une thématique précise tout en se raccordant au fameux fil rouge. Ces mini-histoires sont parfois passionnantes, en témoigne la toute première du jeu et seule que je risquerai à furtivement décrire : harcèlement sexuel avec violence et tentative de suicide. Les autres aborderont des thèmes forts des anomalies de notre société dans divers domaines pour finir sur un aspect plus édulcoré ou du moins plus en phase avec la fantasy chère au j-rpg, au risque de décontenancé les propos de juqu'alors. A moins que les scénaristes n'eurent voulu se prendre trop au sérieux et rappeler au dernier moment que nous sommes dans un jeu pour s'amuser avant tout. J'imagine que ça restera aux joueurs d'en décider.

Notre héros, sous ses airs de gentleman cambrioleur (son Persona est Arsène...) se fait arrêté par une armée de chevaliers-policiers (rayer la mention inutile au choix) après un braquage de casino qui tourne mal. Suite à un interrogatoire musclé - pour ne pas dire plus - la jolie Sae Nijima va s'occuper de soutirer le maximum d'informations de notre infortuné du moment, le temps de glisser ingénieusement nom et niveau de difficulté choisi par le joueur. Bien sûr, libre de coopérer ou non, mais vu l'épaisseur du dossier sur notre ami, difficile de garder son sang froid plus longtemps. C'est ainsi que vous remontez le temps pour répondre aux affaires de ces derniers mois qui ont chamboulé la capitale nippone grâce aux actions d'une mystérieuse bande de voleurs bien décidés à rendre justice à leur façon.

On parle de Persona aussi, on parle donc aussi de nombreux personnages et à ce niveau le casting s'en sort vraiment bien. Pourtant ce n'était pas forcément gagné après la sympathique équipe de P4 puisque P5 dépeint un univers plus mûr, mais ça ne l'empêche pas d'être souvent très drôle. En somme une histoire plutôt forte et bien écrite soutenue par une galerie de personnages au diapason (y compris les seconds rôles) pour un background vivant et coloré le jour à intense et parfois dérangeant la nuit. Il n'y a que cette structure en arc qui, finalement, hache trop le rythme lorsque les séquences de gameplay sont trop ou pas assez espacées au profit du récit.

Réalisation/DA

Je me souviens des nombreuses personnes qui, lors de la sortie du puzzle game Catherine (2011-12), se disait qu'un Persona avec ce moteur graphique serait "puissant" ou "idéal", et bien il faut croire que chez Atlus on est soucieux de la communauté car c'est exactement ce que le studio offre aux joueurs.

Cette direction artistique en cel-shading avec des traits à la fois fins et appuyés qui mettent parfaitement en lumière le travail de Shigenori Soejima, une nouvelle fois presque irréprochable. Mais le soucis c'est qu'on y transpose aussi les mêmes animations hors combat et qu'un petit lifting aurait été judicieux. En revanche en combat, et plus généralement en donjon toute la palette d'animation force le respect par sa dynamique et sa fluidité.

Tiens, ces deux derniers arguments me permettent d'aborder un des très gros points forts : tout ce qui est de l'interface. L'affichage de menus, les écrans de transitions, que ce soit en ou hors combat c'est juste du grand travail d'artiste ! Surchargé souvent, mais trop jamais alors que la couleur dominante de cet opus est le rouge, une couleur assez agressive au premier abord. Tout est pensé pour offrir cette combinaison dynamisme/fluidité en permanence, jusqu'aux temps de chargement - pourtant pas bien longs - au point de les rendre transparents.

Mais ce n'est pas la seule valeur forte de P5, puisqu'une fois encore Shoji Meguro nous enchante avec ses compositions funk-jazzy qui donne cet aspect "classe" au jeu. Certes ça ne surprendra peut être pas beaucoup les amateurs avertis de son travail, mais dans le jeu ça fontionne très, très bien et comme les doublages sont aussi au diapason, vous savez déjà que la réalisation assure le spectacle même si, il faut l'avouez, on sent que la base de travail était sur PS3 et qu'il ne fut porté qu'après sur PS4 (la version dont je parle ici).

Système/gameplay

Comme les précédents opus, un calendrier assure le structure du système de jeu. Dans l'action, et ce généralement, la première quinzaine du mois est propice à développer les coopérations (équivalent de commu) représentées par des cartes. Ces cartes correspondent toujours à des personnages importants avec lesquels vous pourrez augmentez votre affinité, déjà pour obtenir diverses compétences et ensuite pour vous permettre de faire des fusions de personas plus élevées avec des gains de niveaux en sus. Pour ce faire rien de tel que de participer aux activités que propose le jeu et qui permettent d'augmenter un des cinq attributs "sociaux" de votre personnage. Activités qui d'ailleurs s'avèrent particulièrement variées : cinéma, lecture, salle de musculation, restaurant, jeu de hasard, pêche, petits boulots... sans oublier les cours (le héros est très sollicité sur sa participation) et examens ce n'est pas ce qui manque, mais d'un autre côté nous sommes tout de même à Tokyo.

La deuxième quinzaine est calée sur l'évènement de l'arc en cours, et le début de la mission lorsque la cible est identifiée. Mais attention, car P5 joue merveilleusement bien avec ses propres codes et le planning est régulièrement chamboulé. Ce début de mission est également là ou commence les combats.

Combats

La première constatation vive et tranchante tombe devant le joueur : les donjons ont subis une véritable transformation ! Avec un level design qui penche vers ce qu'on trouve dans un TPS avec option infiltration, c'est toute l'approche qui change. En bons voleurs, nos personnages se cachent à l'angle des murs ou derrière un élément du décor pour prendre l'avantage sur les gardes et retirer leurs masques, révélant des ennemis bien connus des fans mais également quelques nouveaux réussis.

Avec une nouvelle transition tout aussi classe que tout le reste, le tour par tour cher à la série revient dans un écrin de toute beauté avec une interface ultra léchée et son fameux weak point system (ou 1 more) qui permet de gagner un tour en cas d'attaque sur le point faible adverse. Pour offrir une idée de dynamique, deux petites touchent rapides sur R1 et le jeu va piocher en moins d'1 seconde un persona avec le bon skill neuf fois sur dix. Vous pourrez même (avec des affinités développées) switcher directement sur un autre personnage qui possède le bon skill. Bien sûr attaque, skill, objets, spéciaux et quelques ordres simples sont de la partie, mais les développeurs ont enrichi le jeu de nouveaux élements et d'une fonction "gun" qui ajoutent un peu plus de peps à l'ensemble, si besoin était.

En fait si, le gun sert aussi a faire un "hold up" sur l'ennemi car on retrouve les phases de négociation qui peuvent permettre d'enrôler les personas, au pire leur prendre objet ou argent. Et c'est toujours très drôle de voir un persona qui tente le bluff de la rébellion avec un flingue braqué sur lui. Bien sûr le bien nommé Igor permettra d'obtenir un moyen de faire les fusions de personas tout en transposant les skills qui vous parlent le plus.

Bon, on a fait le tour de l'essentiel car tout l'intérêt réside dans le degré de finition ahurissant du jeu et qu'il s'agit d'une expérience unique en son genre, à nouveau. Si, tout au plus je me hasarde à deux trois mots sur le Mementos, ce donjon à étages souterrains aléatoire rappelant fortement le Tartarus de P3. Quêtes annexes et autre chasse au persona ont lieu ici, sans compter les trésors et autres secrets que recèle ce lieu qui sera disponible à tout moment. Vu le nombre d'activités et la longueur de la trame, un bon 80-90h semble nécessaire pour en voir le bout, sachant que vous ne verrez pas tout et que le new game+ est là pour ça. Je finirai sur une note concernant la difficulté qui s'insère dans le norme pour la licence, à savoir pas aussi conciliant que la majorité des RPGs. En revanche il est bon de mentionner un mode "safety" archi tolérant qui permet à tout un chacun de jouer au jeu sans problèmes.

Conclusion

Amusant, classe et jouissant d'une finition à toute épreuve, Persona 5 démontre un savoir faire
plein d'espoir pour le RPG japonais. Certes, cette version PS4 aurait pu bénéficier d'un portage un peu plus poussé qu'une mise en jour de la résolution, mais ça n'enlève rien à la puissance qui se dégage du jeu à tout instant, hormis une ou deux réserves sur le rythme. C'est un maigre prix à payer pour une telle expérience alors, comme le dit si bien le jeu : "êtes-vous prêts à vous libérer de vos chaînes ?"
29 connectés (1 membre, 28 invités, 0 anonyme)
Utilisateurs en ligne: Toki
Legendra RPG V4.8 © Force 2017 - Mentions légales
Webmaster : Medion