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Final Fantasy XII: The Zodiac Age

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Final Fantasy XII: The Zodiac Age
La Symphonie (in-)achevée ?
S'il est bien difficile d'établir des points communs valant pour l'ensemble de la série - même au sein des neuf premiers épisodes – ce douzième opus, après une aventure linéaire mais forte en émotion et un jeu online, brise de nombreuses conventions : disparition de la carte au profit d'un monde (presque) ouvert, disparition de la transition entre l'exploration et les combats (sur le modèle de Vagrant Story), prise en charge des alliés par l'IA… Si vous y ajoutez un développement devenu légendaire par sa longueur et ses rebondissements, vous obtenez un jeu surprenant mais dont les qualités surpassaient allègrement, déjà en 2006, quelques errements.

Après une version International Zodiac Job System, dont cette itération reprend l'essentiel, tenons-nous la version définitive d'un voyage qui laissera pour toujours un minuscule goût d'inachevé ?

Les globe-trotteurs d'Ivalice

Final Fantasy XII vous propose de parcourir le monde d'Ivalice (qui était l'univers dans lequel se déroulait notamment Final Fantasy Tactics), et « parcourir » n'est pas un vain mot dans la mesure où c'est d'abord l'immensité qui caractérise cet épisode. Immensité de la première ville visitée (Rabanastre), immensité des plaines dans lesquelles grouillent les monstres (que l'on affronte sans transition, mais avec ATB), immensité du voyage qui fait traverser au groupe de six personnages (plus quelques invités) des zones variées et découpées en sections elles-mêmes imposantes (même si les standards ont sans doute quelque peu évolué). Cette immensité (c'est le premier bémol) est cependant à double tranchant, dans la mesure où le trajet vers Archadès, par exemple, s'apparente davantage à une suite ininterrompue de paysages (magnifiques, il est vrai) qu'à un déluge de péripéties scénaristiques.

Si vous aimez vous promener (en courant), vous allez être servis !
Final Fantasy XII: The Zodiac Age
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Combattre pour l'honneur

Le scénario et les personnages n'ont pas varié d'un iota depuis la première itération : il s'agit toujours pour Van et Pénélo (non, ils ne sont pas détestables ! Les personnages de Final Fantasy ont aussi le droit d'être "bien gentils" !), deux orphelins de la basse-ville de Rabanastre, d'accompagner la sublime princesse Ashe dans sa quête touchant à la souveraineté de son pays. Elle est toujours escortée par Basch, mais aussi de Balthier (le "premier rôle") et Fran. L'équipe est toujours aussi peu bavarde mais manie toujours un langage aussi châtié : on ne peut d'ailleurs que s'étonner de la chute qu'a connu le niveau linguistique de la série depuis cet épisode, où il faut parfois un dictionnaire pour comprendre les expressions employées (dans un français pourtant parfait) par des chevaliers au cœur beaucoup plus grand que leurs paroles laconiques.

Dans un premier temps, les pérégrinations de l'équipée de Dalmasca s'accompagnent de péripéties, de rencontres, de changements de rythme narratifs… jusqu'à Bur-Omisace. Conséquence du développement initial chaotique ? Difficile de le dire, mais, dès lors, une longue traversée (pédestre, mais olympique) d'Ivalice s'engage, enfermant les personnages dans un huis clos (à ciel ouvert, le plus souvent), rarement interrompu par des séquences courtes qui semblent tomber du ciel. Ce n'est pas que Final Fantasy XII n'a pas de scénario, pas plus qu'il ne pèche par sa mise en scène (qui est superbe) : c'est simplement que celui-ci (ainsi que toute les interactions avec des personnages extérieurs dignes de ce nom) disparaît pendant plus d'une dizaine d'heures (pour les meilleurs marathoniens).

Il est toujours possible, durant ce cross d'envergure, comme en d'autres moments du jeu, de se consacrer à des chasses (nombreuses et variées), de farmer pour compléter son tableau de permis, de partir en quête du coffre rare… et pour nous de nous arrêter sur le système de jeu.
Final Fantasy XII: The Zodiac Age
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Permis de tuer

Contrairement à la première version de Final Fantasy XII (et comme la version International Zodiac Job System dans une certaine mesure), chaque personnage doit être associé au début du jeu à un signe du zodiaque (qui donne sa forme au tableau de permis), auquel correspond un job. Au fil des combats, les points s'accumuleront alors pour débloquer des permis d'armes, de compétences diverses, mais aussi des bonus de stats, ou encore des invocations. Cependant, là où l'IZJS limitait drastiquement la progression à un job, il est ici possible de débloquer un deuxième job par personnage. Si les cases de la grille ne peuvent être cochées deux fois (comprenez : si le personnage avait déjà appris Feu, il ne pourra pas le réapprendre, et il en va de même pour les équipements et les bonus), l'évolution des personnages s'en trouve renforcée et il devient possible de corriger en cours de route des choix peu judicieux de jobs. Si, à titre personnel, je préfère le tableau intégral de la première version, nul doute que celle-ci pourra largement ravir.

Cependant, cette nouvelle itération ne corrige pas un défaut à mon sens inhérent à ce système d'apprentissage des compétences finalement bancal : non seulement il faut cocher les cases, mais il faut également acheter ou trouver les compétences / équipements. À se demander si ce double emploi – couplé à une progression finalement anarchique – n'aurait pas pu être évité. Il est cependant si agréable de détruire du Malin dans les étendues d'Ivalice que cela demeure davantage une question qu'un véritable défaut. En revanche, si le système de gambits (des conditions de commandes qui programment le comportement des alliés) est d'une grande intelligence, la dernière partie du jeu tend à faire du joueur un spectateur, pour peu qu'il ait correctement paramétré ses alliés. C'est à la fois brillant et dommage.

Notons, du côté des nouveautés (héritées d'IZJS) la possibilité de contrôler les invocations et le fait que les PNJ (nombreux et décisifs dans cette aventure) gagnent (enfin) de l'expérience ! Notons aussi un New Game + et post-game rempli de défis auxquels s'attaqueront celles et ceux qui, décidément, ne peuvent se démettre du monde d'Ivalice.

Or, des raisons de ne pas décrocher, il y en a de puissantes !
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C'est tellement beau !

En plus des qualités scénaristiques (lorsqu'elles existent), littéraires et cinématographiques, Final Fantasy XII possède une direction artistique (graphique et musicale) tout simplement exceptionnelle, et c'est sans doute ce qui rend la traversée des plaines et les combats si prenants. Ivalice, c'est beau. D'abord dans la plastique, laquelle, si elle porte le poids de ses années, permet encore de voir fourmiller les détails et de faire chatoyer les couleurs. Ensuite (et peut-être, surtout) par sa bande son (bien secondée par des bruitages nombreux et… métalliques !) : déjà extraordinaire à l'origine, le chef-d'œuvre (ultime) d'Hitoshi Sakimoto (et de son compère Iwata, quoique non signalé dans les crédits) est ici réorchestré de la plus belle des manières, agrémenté par ailleurs de quelques nouveaux morceaux. Jamais Boss Theme, Phon's Coast, Ozmone Plain ou encore The Struggle for freedom n'auront résonné avec autant de force. Rien que pour cela, Final Fantasy XII mérite d'être de nouveau parcouru !
Final Fantasy XII: The Zodiac Age
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Final Fantasy XII: The Zodiac Age
Certes, cette nouvelle édition ne révolutionne pas Final Fantasy XII. Mais elle peut néanmoins être considérée comme la meilleure itération d'un jeu déjà exceptionnel. Quelques ajouts de gameplay et une plus grande latitude dans le choix des jobs viennent sublimer cet épisode magique. Bien sûr, cette fidèle ré-édition ne corrige en rien le trou béant qui vient perforer le scénario, mais ses qualités sont si nombreuses et si éclatantes que ce serait bien dommage de ne pas s'y replonger une nouvelle fois ! Quant à ceux qui n'auraient jamais eu l'honneur de courir dans la plaine de Giza ou de se frayer un chemin parmi les viles créatures de la jungle de Golmore… que faîtes-vous encore là ?

20/09/2017
  • La direction artistique du jeu, sublime
  • l'ambiance musicale hors du commun
  • un casting de légende
  • la version la plus aboutie
  • un jeu intelligent et mature
  • un huis clos scénaristique occupant le tiers du jeu
  • les gambits finissent par prendre le pas sur le jeu
  • la redondance des permis et des achats
9

TECHNIQUE 4/5
BANDE SON 5/5
SCENARIO 3/5
DUREE DE VIE 5/5
GAMEPLAY 4/5
Final Fantasy XII: The Zodiac Age > Commentaires :

Final Fantasy XII: The Zodiac Age

9
8.5

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4 commentaires sur PlayStation 4
Bao

le 24/05/2018
7_5
Troisième fois que je fais FF12, et TZA est la meilleure version grâce à tous les ajouts et modifications (surtout ceux en provenance de IZJS). En l'état mon avis n'a pas vraiment changé : direction artistique sublime, souci du détail qui force le respect et qui donne énormément d'identité à cet Ivalice, et derrière l'ambiance musicale assiste tout ça avec brio. Même si il y a pas mal de flottements j'aime beaucoup le scénario, intelligent et bien écrit à l'image du casting ou chacun je trouve à sa place (même le duo Vaan / Penelo) et surtout sa voix car le doublage est de très haute qualité. Comme dans mes précédentes aventures c'est la partie jeu qui a posé quelques problèmes car il y a toujours un petit ou un gros grain de sable qui vient bloquer une mécanique de manière parfois très frustrante. Les coffres aléatoires resteront pour moi la plus grosse bévue de l'histoire de FFXII car c'est un système décourageant au possible. Et une nouvelle fois, on m'enlèvera pas l'idée que l'équipe de développement comprenait des sadiques ou des gens bossant pour la clique des éditeurs de guide (voir les deux à la fois) tant les conditions d'obtention de certains objets ou compétences, ou l'apparition de certains monstres, sont délirantes à deviner. En revanche, je resterais un défenseur résolu du système des gambits !
Paprika

le 26/03/2018
8

Univers, gameplay et musiques sont au rendez-vous, et m'ont empêché de lâcher la manette.

Rythme et scénario sont un peu inégaux (quelques coups de mou et les maps de 52km avec des tours de 102 étages làààà) mais ne font pas décrocher pour autant.

Quant aux personnages : Han Solo et Chewbacca sont au top, Princesse Leïa est vraiment pas mal, Luke Skywalker tient son rôle de minet, Lando est trop mou, et Penelo...tellement useless qu'elle n'a pas d'équivalent Star Warsien.

Du côté des antagonistes, l'armée de Darth Vaders et Vayne sont ok, mais...

J'étais persuadée qu'on allait se battre contre les Occurias.

Ils sont quand même présentés comme des divinités assouvissant l'humanité en prônant leurs lois, et on va à l'encontre de leur volonté.

Vayne/Tetsuo reste un final boss légitime.

Avis aux désenchantés de la version originale : les ajouts proposés par la version Zodiac Age fluidifient grandement l'aventure (vive le Fast Forward !)


Herbrand

le 28/12/2017
8
J'apprécie toujours autant l'univers et le système de gambits. Par contre le casting est très inégal, la moitié ne servant à rien pendant la majeure partie du jeu (Penelo, Vaan, Balthier). L'histoire démarre très bien mais s'essouffle assez rapidement et de plus en plus au fil de la progression, pour devenir bien plate sur la fin. La plupart des boss rencontrés ne semble d'ailleurs être là que pour faire fonction. Fort heureusement, ce remake sauve la mise grâce à son système de double jobs qui redonne une seconde vie au jeu original, ainsi qu'au mode accéléré sans lequel j'aurais sans doute eu plus de mal à arriver au bout.
MadMax

le 06/08/2017
9_5
Excellent remake, avec les classes, l'accélération désormais indispensable.

Un monde magnifique, Ivalice et ces races sont un des meilleurs univers de la série après le monde du 9 ( qui se ressemble pas mal je trouve ) un énorme côté MMO je trouve , des perso vraiment cool j'ai toujours défendu Vaan qu'on a qualifié de mauvais mais au final je l'aime beaucoup même si dans le jeu on se rend compte que plus on avance et plus il est en retrait et n'a quasiment plus aucune repliques ou dialogues comme si le jeu était en retard au niveau développement et qu'ils on dit le finir rapidement, car c'est vrai qu'au final plus on avance plus tu te demande pourquoi c'est le leader du groupe il me fait penser à Asbel de Graces mais Vaan est mieux. Les juges et l'intrigue un peu politique est vraiment cool j'adore l'histoire de ce FF et l'antagonistesde est charismatique pas par sa force ou sa beauté mais plus de ces ambitions en ce montrant comme leader compréhensif pour le peuple et en réalité prêt à tout.
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