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Coup Critique - Manga février 2016
Par cKei, le 25/02/2016 à 20h35 (541 vues)
Catégorie : Critique manga
Histoire d'animer un peu ce blog, je me propose de reprendre ici ce que je faisais déjà sur le forum depuis quelques temps, à savoir de courtes présentations et critiques des nouveaux* mangas que je peux lire, ou faire un retour sur une série en cours sur laquelle je souhaite mettre un peu de lumière. Et ça tombe bien car cette semaine j'ai non seulement deux nouvelles séries mais aussi un one-shot à présenter, et un retour sur une série un peu plus ancienne. Comme ça je balaye un peu tout le panel.

* (ou pas)


Vertical

J'ai pris celui-ci par pure curiosité, en me demandant ce qu'un manga sur l'alpinisme pourrait donner (y'a pas de raison, on fait des mangas sur à peu près tout). Au final j'y ai trouvé des personnages attachants et charismatiques, mais aussi un concept de scénario qui risque fort de tourner en rond.

Gaku : Minna no Yama ("La montagne de tout le monde", littéralement) nous fait suivre les tribulations de Sanpo, passionné de haute montagne de longue date ayant roulé sa bosse sur les plus hauts sommets du monde. Après des années d'aventures, il choisit de rentrer aux pays et de s'installer comme sauveteur bénévole dans les alpes japonaises. Cette chaine montagneuse offre en effet aux randonneurs et alpinistes plus ou moins (surtout moins) expérimentés de superbes paysages, mais aussi un danger de tous les instants dans lesquels ils finissent invariablement par tomber. C'est donc à Sanpo que revient la charge de les tirer d'affaire, pendant que les malheureux se lamentent en introspection en attendant la mort.

Voilà pour résumer le synopsis, mais aussi malheureusement le déroulé de chacun des chapitres du premier volume. Si l'on a un aperçu des vies des gens qui gravitent autour des montagnes (notamment l'apprentissage de la montagne par une jeune recrue des services de secours) et surtout de l'expérience de Sanpo, c'est avant tout la psychologie des victimes des sommets qui est explorée. Certains se retrouvent en mauvaise posture par faute d'inattention ou malchance, d'autres par témérité ou par vanité, mais tous évoluent au cours de cette expérience traumatisante.

Il s'agit là d'un manga relativement original par le sujet qu'il traite mais aussi par son illustration de l'implacable loi de la montagne, dans laquelle les accidents ne donnent pas toujours des fins heureuses. Alors pourquoi ce "malheureusement" lâché un peu plus haut ? Parce que si j'ai bien apprécié ce premier volume et que le manga a eu un beau petit succès au Japon, j'ai peine à croire que cette trame puisse s'appliquer avec autant de qualité durant 18 volumes, et sans que ça tourne méchamment en rond. Mais après tout, je ne demande qu'à me tromper.



Akatsuki

Pour faire un bon manga Shonen et en particulier du nekketsu, plusieurs ingrédients sont nécessaires : des personnages principaux attachants auxquels s'identifier, un héros sans trop d'attaches aux capacités réelles ou potentielles hors-norme, un concept de scénario permettant au groupe de héros de combattre des adversaires de plus en plus forts tout en améliorant leurs propres capacités, et j'en passe. Ça n'est pas étonnant si on y retrouve de fait des éléments scénaristiques incontournables tels des tournois (l'une des plus grandes facilités pour faire des chapitres sans besoin de cogiter), le rival au caractère opposé au jeune premier, la mort de son maitre, etc. C'est d'ailleurs ce canevas généralement immuable qui me fait considérer la production du début du 21ème siècle comme assez creuse, plate, fade, vide, car elle se contente d'appliquer la recette sans l'épicer. Certains mangas tirent leur épingle du jeu (vous les connaissez, Naruto, One-piece et autres blockbusters, même Hajime no Ippo pour le sport) en réussissant particulièrement bien leur mélange, mais n'arrivent souvent pas à dépasser le carcan que leur ont tracé leurs ancêtres, devenant ainsi une simple itération du mono-mythe parmi tant d'autres. Un souci excusable et extrêmement fréquent, mais pas le seul qui émaille Akatsuki, la nouvelle série du débutant Motoki Koide, sortie chez Pika au début du mois.

J'ai déjà vu ce mec quelque part...
J'ai déjà vu ce mec quelque part...

Le problème d'Akatsuki, en dehors de n'être pas original pour deux sous, c'est que les capacités du héros, si elles sont hors-norme par rapport au commun des mortels, ne le sont pas vis à vis de ses congénères. Hibiki, c'est Naruto sans le kyuubi, juste un dilettante dans sa fonction de Kiriishi, les "médecins" chargés de purger les différents Akatsuki comme autant de monstres-maladies qui pervertissent le monde. Il n'a pas de capacité particulière, pas d'arme plus puissante que celles des kiriishi de son rang. Et vu qu'il n'a aucune appétence pour les études (contrairement à sa partenaire Kirisa) qui lui permettrait de combattre plus efficacement que la moyenne, seuls restent sa ténacité (encore une base du genre) et son background qu'on devine chargé.

Du coup ce manque d'un ingrédient essentiel a tendance à faire ressortir le cruel manque d'imagination dont je parlais plus haut. Sur le design déjà, quand le héros n'est qu'un croisement entre la version adulte de Naruto et l'Ichigo de Bleach, et se montre tout aussi indiscipliné et fou-fou qu'eux. Le concept du manga est du fait et refait puisqu'il ne s'agit encore une fois qu'une histoire de baston contre des entités néfastes (citons pêle-mêle Kekkaishi, Shaman King, Soul Eater, Bleach parmi tant d'autres) à l'aide d'armes spéciales. Les évolutions de l'histoire ne sont pas plus inventives (tiens, un concours pour passer au rang supérieur, original). Et si les monstres rencontrés ont le mérite de posséder des pouvoirs différents les uns des autres, leur nom (Akatsuki, au sens proche de lune rouge/aube, soit sans grande similarité avec ce qu'il désigne) fait désormais figure de manque d'imagination après avoir été utilisé par Naruto et plusieurs autres œuvres de fiction.

En définitive rien ne démarque vraiment le manga de la concurrence et c'est bien dommage. J'ai l'impression que l’œuvre compte seulement sur la relation entre les deux protagonistes et la révélation progressive du background pour créer de l'attachement au couple et à l'univers. J'ai peur que ça ne soit pas du tout suffisant.

Alors attention, entendons-nous bien. Je me base là sur les deux seuls volumes parus, et si c'est assez long à se mettre en place, il parait évident que les prochains tomes passeront la vitesse supérieure et retrouveront un rythme de croisière suffisant pour en faire un nekketsu moyen mais efficace. C'est en tout cas ce qu'indique l'intrigue démarrée dans le volume 2, quand le premier mettait seulement en place l'univers et la relation entre les deux personnages principaux.

(au passage, un extrait gratuit du premier volume est disponible sur le site officiel de l'éditeur)

L'Oiseau Bleu

Des situations dramatiques au sein d'une même famille amènent à réfléchir sur la gestion du deuil, de la maladie, ou encore des souvenirs et de la dégénérescence mentale. C'est gai hein ? On trouve quelques bonnes idées qui rendent la lecture palpitante mais il vaut mieux pas être trop sensible à ces sujets pour lire ça (quoique ça peut aider à exorciser ses démons, j'imagine).
C'est aussi puissant que c'en est déprimant, mais je n'en dirais pas plus pour ne rien spoiler.

J'en profite quand même pour dire que j'apprécie bien les efforts de Ki-oon pour publier des oeuvres originales, ces temps-ci.

Erased

Il s'agit là d'une série démarrée depuis plus d'un an et demi et que je trouvais sympathique, sans plus. En revanche à la lecture du sixième tome, que j'ai trouvé exceptionnel, je me sens obligé d'en parler et de recommander ce manga de Kei Sanbe.

Boku Dake ga Inai Machi (La ville de laquelle moi-seul ai disparu, si je devais tenter une traduction), donc, commence d'une façon inattendue. Satoru, jeune trentenaire qui cherche encore sa place dans la société, est doté d'un pouvoir extra-ordinaire : dès qu'un accident se produit dans son entourage proche, il est renvoyé quelques instants en arrière, et peut donc modifier le destin de la victime. Seulement au lieu de faire de cette situation un bête scénario héroïque, l'auteur a choisi de l'emmener sur la voie du Thriller.

/!\ Pour comprendre en quoi ce scénario est détonnant, je me vois obligé de spoiler l'un des rebondissements du début du manga /!\



C'est au cours d'un de ces sauvetages qu'il est victime d'un accident suffisamment grave pour l'envoyer à l’hôpital, mais aussi qui remue certains de ses souvenirs d'enfance enfouis. Voilà qu'il se met à se remémorer de ses années de primaire, au cours desquelles l'une de ses camarades avait disparu, victime probable d'un criminel du coin. Ce souvenir fortuit va être le déclencheur d'un évènement dramatique, mais aussi conduire son pouvoir temporel à le renvoyer à l'époque d'alors, avec son esprit d'adulte mais dans son corps d'enfant. Étant persuadé que la résolution du crime qui n'a pas encore eu lieu est la clé qui mettra fin à son calvaire, il se met alors en tête d'arrêter le kidnappeur avant que celui-ci ne commette les forfaits qui bouleverseront la vie de notre héros.

Sautons donc quelques volumes pour parler brièvement de ce qui m'a frappé dans ce volume 6. Voilà 5 tomes qu'on suit les tentatives de Satoru pour utiliser ses souvenirs pour sauver son amie. Les pièces ses sont progressivement mises en place, et c'est ici que tout va se cristalliser. Le coupable étant désormais certain, on plonge avec délectation dans sa psyché avant d'être témoin d'un bouleversement plutôt génial dans l'histoire.

Il ne reste que deux volumes avant la fin et j'ai franchement hâte.

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3 commentaires
Mikaya

le 26/02/2016
Akatsuki on dirait trop naruto ^^
Erased je suis sur l'anime et j'adore !!!

Vertical comment a y'avoir plein de volumes ^^ ca m'a pas trop branché
Yaone

le 26/02/2016
Déjà je n'ai pas aimé Naruto et Bleach, je ne pense pas apprécier plus Akatsuki si c'est la même recette.
Merci pour ces critiques. ^^
Shadow

le 26/02/2016
Moi qui aimais déjà bien Erased, j'ai maintenant hâte de me procurer les derniers volumes.
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