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Hello World - mangas neufs ou plus vieux aout 2018
Par cKei, le 06/08/2018 à 14h17 (79 vues)
Catégories : Animation/manga, Critique manga
Entre le boulot, les problèmes de voisinage, le déménagement et l'absence de connexion internet qui a duré 3 mois, voilà plus de neuf mois que je n'ai pas posté de critique manga ici. En plus de ça j'ai eu quelques mois de déprime qui me coupaient l'envie d'acheter des nouveautés, donc ça n'aide pas. Mais je vais essayer de m'y remettre doucement ; D'ailleurs les deux premiers mangas présentés ici sont issus d'un billet daté de novembre dernier mais jamais publié, comme un symbole.


Tenjin
(Kana)

Y'a des mangas sportifs, et d'autres qui transposent le modèle dans un autre univers. Tenjin est exactement ça : un manga de sport, avec ses codes (refus de lâcher, rivaux...), mais qui prend l'univers de l’aéronautique comme toile de fond.

Riku Sakagami est jeune homme en plein cursus de formation de pilote, pas forcément à son aise dans les études mais plutôt doué pour le pilotage. S'il s'accroche à ce point à son rêve de voler, c'est qu'il a vécu un évènement tragique : son père, lui aussi grand pilote, a été exclu de l'armée de l'air suite à un accident dramatique qui a coûté la vie à 4 personnes. Riku doit donc vivre avec le poids de cette culpabilité sans pour autant connaitre les raisons qui ont menées à la honte paternelle. Son but : réussir à déceler dans les cieux le "dieu du ciel" dont lui parlait son père.

Assez étonnamment c'est un manga dont les deux premiers tomes pourraient se suffire à eux mêmes, puisque toute la trame initiale y est bouclée. Par sa formation, Riku va pouvoir exorciser son background et réaliser une partie de son rêve. Le troisième volume, qui sort fin novembre (note : 2017), va plutôt se concentrer sur l'après, avec une montée en puissance des appareils et plus de descriptions des sensations ressenties sur de gros modèles d'avions.

En tout cas malgré la forme assez classique du récit on a quand même des retournements de situation assez inattendus (notamment sur la relation au rival) et un setting assez rare, c'est plutôt cool.


Gloutons & Dragons (Casterman)


Dans la catégorie "manga culinaire", Gloutons et Dragons choisit la parodie. On est ici dans un univers heroic fantasy un peu décalé, et on découvre l'équipe au moment du Game Over : dans un étage reculé du donjon, ils tombent sur un dragon beaucoup trop fort pour eux, les persos sont décimés et la sœur du héros se fait engloutir par la bête, en ayant juste le temps de lancer un sort de téléportation pour sauver ses camarades. Une partie du groupe décide de se barrer dans une guilde plus attrayante, laissant le héros sans le sou et en déficit de personnel pour aller sauver sa soeur des acides gastriques.

Pour remonter la pente assez rapidement, il lui faudrait des moyens financiers hors de portée ; il choisit donc une méthode moins conventionnelle : plonger dans le monde peu ragoutant de la cuisine des monstres qui peuplent le donjon. Le voilà parti pour une aventure culinaire toujours inattendue qui parodie les mangas de bouffe avec une joie non dissimulée.

Les persos sont attachants, c'est original, typiquement le manga sans génie mais extrêmement efficace dans ce qu'il entreprend. Ça donne envie de lire la suite.

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Note : au même moment que ces deux là, j'ai acheté le premier volume de Monster Musume pour voir. Vous n'en aurez pas la critique parce que d'une part c'est à gerber (mais vraiment : esthétiquement, sur l'histoire et sur le putain de cynisme de ce concept.) et d'autre part c'est en partie parce que j'arrivais pas à critiquer ça sans m'énerver que le billet en question n'est jamais sorti.

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Retour aux Sources (chez Kana)

Le pitch est assez simple : pour se rapprocher de son crush, une étudiante décide de réaliser son projet d'études avec lui. Le sujet, une petite bourgade à quelques temps de la capitale qui s'avère être la ville d'origine du beau ténébreux. Ce qui va nous permettre de découvrir l'ambiance de ce petit coin par les yeux de la touriste.

Il s'agit d'un manga (Manhua en fait) taiwanais, ce qui change un peu de l'habitude au niveau culturel et des noms des personnages. C'est bien dessiné, peu de chose à redire.

En ce qui concerne l'histoire, elle est assez simple et pour résumer rapidement, c'est Barakamon en un peu plus sérieux. Les personnages sont assez similaires, sauf que l'héroine un peu perdue dans la cambrousse contrebalance le héros mélancolique qui, lui, doit gérer ses émotions dans ce village qu'il retrouve après des années. Même si c'est pas le bouquin le plus original qui soit ça se laisse bien lire, j'ai envie de voir ce que donnera le deuxième tome.


Les Héros de la Galaxie (Kurokawa)


Ou Legend of the Galactic Heroes, un titre que je vois passer depuis un moment sans jamais avoir eu envie de m'y mettre parce que ça me paraissait désuet voire kitch. Ben sur ce point cette nouvelle adaptation manga m'a agréablement surpris, c'est *très* bon. La VN d'origine est ici adaptée et dessinée en 10 volumes (1 seul sorti en France) par Ryu Fujisaki, l'auteur du très cool Hoshin Engi (et du dispensable Stray Souls aussi).

Le pitch, c'est une civilisation terrienne qui a évolué vers l'espace et s'est séparé en deux "nations" antagonistes, un empire (méchant donc) et une démocratie (les gentils opprimés). OK, c'est du réchauffé mais le manga va surtout se concentrer sur un jeune citoyen de l'empire présenté comme parfait (noble, blond, très intelligent et fort en prime) mais qui est mu par une forte envie de vengeance contre sa nation et son leader. Il est accompagné de son ami d'enfance de plus basse extraction et les deux vont évoluer dans la hiérarchie de l'armée.

On suivra également leur homologue de la République, assez peu présenté dans le premier volume. Tout ça pour dire que les tropes initiaux sont assez rapidement subvertis pour donner quelque chose de moins manichéen et donc plus intéressant. Pour ne rien gâcher c'est bien dessiné.

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Diver (Tonkam)

Diver donc, un mot qui désigne des agents infiltrés au plus profond de la pègre locale. On va suivre l'un d'eux (le génie habituel) au travers d'affaires plus ou moins corsées. Si vous me connaissez un peu je suis pas un grand fan de la violence "réaliste" avec du sang partout... ça m'avait pas mal gêné dans des trucs comme Dead Tube par exemple. Mais là en fait c'est pas tellement que c'est violent, bon on a le héros qui se tranche à moitié le doigt tout seul, qui fait sous-lui pour passer pour un lâche et d'autres trucs du même gout. Mais le vrai problème pour moi, celui qui me fait sortir de la lecture, c'est que c'est chiant comme tout : aucune tension (pour ma part), aucune empathie avec le perso principal (rédhibitoire), et c'est même pas très bien dessiné. Des séries seinen comme ça y'en a des centaines, next.


La Fillette au Drapeau Blanc (Akata)

Un peu plus intéressant, ce one-shot de chez Akata (qui décidément a une approche éditoriale éclectique et très intéressante). Je sais pas bien pourquoi c'est listé en "shojo" sur leur site parce qu'on est full historique et pas tellement acidulé. Je sais, le shojo est un genre qui peut prendre des formes diverses, ce que je veux dire c'est que la cible ne me semble pas particulièrement féminine.

Donc, il s'agit de l'adaptation manga d'un roman lui-même tiré de la vie de son auteure, Tomiko Higa. Et si celle-ci est connue c'est qu'un moment de sa vie est rentré dans l'Histoire, avec cette photo où la petite fille brandit un drapeau blanc. D'où le titre si vous suivez.




On est en pleine fin de 2de guerre mondiale à Okinawa, à un moment où le Japon rural subit le contrecoup violent des décisions du pouvoir. la jeune Tomiko se retrouve brutalement jetée sur les routes, entre les bombardements et les gens qui tentent de survivre tant bien que mal. Si le "happy end" (si l'on peut dire) est évident vu que l'auteure a survécu, ça reste un récit assez proche d’œuvres telles que Gen d'Hiroshima ou le Tombeau des Lucioles. Autant dire que c'est de la violence crue, pas simple à supporter. Évitez de lire ça si vous allez mal quoi.

En revanche c'est un témoignage bouleversant, un coup de projo très utile sur des facettes de la guerre - inhumaine - qu'on ne lit que rarement. Si vous aimez les mangas historique, celui-ci est d'utilité publique.

4 Life (chez Glénat)


Un global manga en l’occurrence. Typiquement un bouquin que j'ai pris à l'aveugle et qui s'est révélé tout autre chose que ce que je pensais sur la seule foi du pitch. pas mauvais mais pas pour moi, je m'explique.

Alors au départ donc, 4 jeunes copines cosplayées en route pour la Japan Expo se prennent un camion en pleine tête. Elles survivent par miracle mais doivent composer avec le traumatisme. jusqu'au moment où elles ont l'impression que leurs costumes les appellent. tan tan tan tan.

Donc ouais ça part comme un magical girl, y'a un peu d'ecchi (mais ça reste très léger et plutôt naturel), chaque fille se découvre ses pouvoirs spéciaux. J'étais plutôt content de voir que l'une d'elle est plutôt rondelette (c'est quasi absent des mangas en général) et qu'on n'en fait pas tout un plat, elle est présentée de manière positive avec un trait assez mignon. Et puis à un moment le manga pète un cable. L'antagoniste informe fait son entrée, les zombies débarquent, on passe du mahou shojo à du thriller psychologique horrifique.

Les héroïnes se prennent la tête entre elles, la petite se fait dégager et ça vire au cauchemars. Perso cette façon de faire m'a déçu, mais notez que ce n'est que le premier volume, peut-être que la suite sera plus agréable à lire avec un vrai liant. Mention au dessin assez joli.


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Jojo's Bizarre Adventure - Stardust Crusaders (Tonkam)



Last but not least, Jojo's. Un manga limite mythique vu que c'est une des plus anciennes parutions japonaise, un des plus gros volume de vente totales (plus de 100 millions de volumes vendus). Un série fleuve qui court depuis 1986 pour plus de 120 tomes.

Alors oui, je "découvre" le manga en 2018. En fait c'est une série que j'avais essayé vers la fin des années 90 quand je me suis mis à consommer le manga est quantité industrielle (je passais mes samedis après midi chez Privat à Toulouse :p). Le truc c'est que le trait du dessin est assez daté, c'est la période Ken le Survivant avec un style gros muscles - méchants et gentils caricaturaux dont je n'ai jamais été très fan. Couplé avec l'édition J'ai Lu de sinistre mémoire, je n'ai pas poussé sur plus d'un ou deux tomes et j'en garde un assez mauvais souvenir, celui d'un truc assez kitch.

Depuis 2-3 ans, j'ai l'impression que cette série revient sur le devant de la scène. Une génération de fans hardcore fait son apparition (allez savoir pourquoi) et vu que j'ai pas envie de mourir idiot, encore moins de passer à côté d'un truc, je me suis dit que c'était le bon moment de retenter. Je me suis donc pris les 6 premiers tomes de Stardust Crusaders pour voir, l'arc le plus plébiscité.

Et comme prévu le style graphique passe mal, pas tellement parce qu'il est daté (c'est le cas de pas mal de mangas que j'ai pu apprécier) mais parce que c'est moche. Certes il y a une grosse recherche sur les mises en scène de combat mais ça reste assez peu lisible. Quant aux personnages, c'est un style et je n'aime tout simplement pas.

En revanche l'histoire se laisse suivre. C'est beaucoup combat --> nouvelle révélation --> combat --> nouveau perso -- > combat très répétitif, oui, mais tout le côté "mythologie d'une œuvre dense", avec ces générations successives de persos, est assez accrocheur.
Je suis pas certain de tout acheter (je pense que ça va vite me souler) mais je vais au moins pousser jusqu'à la fin de cet arc.


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1 commentaire
Bao

le 06/08/2018
j'approuve pour Dungeon Meshi.

Pour JoJo j'imagine que c'est un simple phénomène d'émulation : la série est mythique au Japon mais pas beaucoup connue en occident, et puis il y a eu l'animé, et puis les gens se sont aperçus que c'était mythique au Japon, et puis c'est mythique pour eux. Comme d'hab, en fait.
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