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Nippon ni mauvais
Bonnes surprises et infâmes bouses de la production japonaise
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Eparpillé façon puuzzle - Nouveautés manga avril 2019
Par cKei, le 19/04/2019 à 19h56 (313 vues)
Catégories : Animation/manga, Critique manga
Assez peu de vrais nouveautés dans cette chronique, mais pas mal d'essais de mangas dont l'idée m'a été soufflée par certains podcasts spécialisés.


Apprenti Criminel : Conan spin-off

Après les œuvres revues par le prisme de l'Isekai chiant, celles qui continuent avec un nouvel auteur on ne sait pas trop pourquoi (Dragon ball Super), voici un manga conçu comme un spin-off parodique d'univers fictionnel.

Les lecteurs assidus de Detective Conan (qui sont désormais surement à la retraite)(je déconne, je le lis depuis une paye) savent qu'il ne fait pas bon vivre dans l'arrondissement de Beika depuis que Shinichi Kudo a été victime d'un poison qui l'a fait rajeunir : en quelques mois à peine (ou 25 ans en temps irl) ont eu lieu plus de crimes élaborés qu'il en faudrait pour vider Tokyo de toute âme qui vive. Où que Conan Edogawa passe, les gens trépassent si bien que plus un seul appartement ne reste qui n'ait été souillé du sang d'une victime. Vous l'aurez compris, on est dans la parodie de la diégèse de Detective Conan, où le monde aurait conscience que quelque chose de vraiment pas net se passe dans cette ville.

Arrive alors notre (anti-)héros, une figure ombrageuse au sourire mauvais fraichement débarqué de sa cambrousse. Il est là pour un seul but : tuer celui qui est responsable de sa volonté de vengeance. On ne sait pas trop quoi d'ailleurs mais lui en a l'air déterminé. Mais avant d'exécuter sa basse besogne, il faudrait déjà qu'il arrive à passer les portiques de la gare. Trouver un appart sans assister au meurtre de l'agent immobilier sera une gageure, garder un amis sans que celui-ci ne soit mis derrière les barreaux aussi.

Apprenti Criminel, c'est un petit gag manga sans prétention qui force le trait, et qui s'adresse avant tout aux fans de Conan : peu de chance qu'un profane ne s'y intéresse s'il ne connait pas les personnages originaux.

Le Bateau de Thésée

Vous vous souvenez d'Erased ? Il y a quelques années, ce thriller fantastique avait pas mal fait parler de lui ; Le Bateau de Thésée a un postulat de départ très proche, celui d'un jeune homme inexplicablement transporté dans son passé et qui mettra tout en œuvre pour changer le futur de sa famille. Avec ce que cela pose de questionnements philosophiques.

Shin Sano, la trentaine, a vécu toute sa vie dans l'ombre de son père Bungo, un ancien policier qui fut accusé de meurtres en série et condamné à mort peu avant sa naissance. Sa famille porte le sceau de l'infamie et tout leur est reproché comme s'ils étaient pestiférés. Lui même policier, Shin veille et enquête sur l'affaire de l'époque jusqu'au moment où un évènement traumatisant va une fois de plus jeter cette "malédiction" sur le devant de la scène. C'est le moment où, peut-être sous l'effet des sentiments exacerbés, il est envoyé vingt-huit ans plus tôt au moment des faits. Avant qu'il ait le temps de dire ouf, le voilà essayant de tordre le passé en utilisant sa connaissance des évènements répertoriés dans son carnet de notes, devenant lui-même suspect autant qu'il porte des sentiments conflictuels sur la culpabilité de son père.

N'ayant lu pour le moment que le premier volume, je ne peux dire grand chsoe sur l'évolution de l'histoire si ce n'est que c'est prometteur autant que l'était Erased. En plus de soulever des questions métaphysiques (toujours quand on parle voyages dans le temps et réalités alternatives) c'est d'un suspense halletant.

Une drôle de famille

Comment dire ?.. C'est probablement l'avis le plus difficile à donner de cette chronique vu que j'ai totalement oublié ce que raconte ce manga. Est-ce que ça dit quelque chose sur sa qualité ? Peut-être.

Une Drôle de Famille, c'est le titre français choisi pour le premier manga de Yumi Unita, mangaka plus connue pour le très bon Un Drôle de Père (Usagi Drop) que je vous avais présenté il y a quelques années. Ici, en revanche, pas de relation bizarre entre un trentenaire et la très jeune fille de son grand-père récemment décédé, ou de sous-texte sociologique, mais juste du slice of life très ordinaire. Quelques anecdotes d'un papa un peu gamin, d'une maman exténuée par ses deux jeunes bambins, que l'on aura oublié quelques heures plus tard. Même en surfant sur la notoriété de l'autrice ça reste assez difficile à recommander.


Stravaganza

Voilà un truc difficile à résumer. Ce premier volume, c'est l'occasion de découvrir un univers heroic fantasy où une princesse espiègle fausse compagnie à ses gardiens pour aller courir la campagne, folâtrer avec les petites gens du coin et se baigner nue sous la cascade avant d'échapper à une créature monstrueuse. On y trouve aussi pas mal de situations cocasses, par exemple le visage de l’héroïne reste masqué à la populace par un casque de fer au contraire de son auguste popotin, les nippes ayant beaucoup tendance à glisser dans ce royaume. C'est donc entre les gags "what if", l'érotisme d'un dessin plutôt joli mettant en scène notre nymphette, et l'amorce de dangers plus grands à venir.


Cependant les échos que j'en ai eu font pencher les tomes suivants vers des histoires beaucoup plus sombres et des combats pour la survie de l'espèce, j'en déduis que ce que j'ai lu n'est qu'un prologue et qu'il faudra que j'en reparle ultérieurement.

Area 51

J'avais déjà parlé de Jabberwocky, la précédente série de l'auteur. Et de comment, après quelques volumes d'un style graphique tout en dégradés et ombrages pour le moins original et superbe mais difficile à supporter, j'avais laissé tomber. Area 51, paru en suivant, reprend ce concept tout en améliorant la lisibilité de l'ensemble et c'est du coup beaucoup plus cool.

C'est-y-pas fifou tout ça ?

La zone 51 est un état hors du monde, où les humain entassent toutes les créatures monstrueuses, les divinités et tous ceux qui ont rejeté la société moderne. Une sorte de ghetto très dangereux où les problèmes se règlent par la violence et où le surnaturel domine. McCoy est une détective efficace au passé tragique, qui mènera ses enquêtes avec l'inverse de ce qu'on peut appeler self-control : ça fout le grabuge de manière jouissive. D'autant plus qu'elle obtient une arme sentiente à la langue bien pendue. Ça tire de tous les côtés, c'est tantôt drôle tantôt grave, parfois gore et d'autres plus émoustillants mais toujours hyper bien dessiné.


Solanin intégrale

Depuis le temps que j'en entends parler, il fallait bien que je refasse un essai sur un manga d'Asano. Cette réédition de Solanin en un seul volume en a été l'occasion.

Cet auteur a un univers plutôt porté sur les problématiques sociales et la dépression et donc pas toujours simple à lire, j'en a i fat les frais avec Punpun (abandonné après 2 tomes), La Fille de la Plage (terminé mais bof) et Dead Dead Demon DEDEDEDEstruction (qui m'a laissé froid). Solanin est de la même trempe, avec ses personnages réalistes qui prennent systématiquement la mauvaise décision, son atmosphère pesante.

On y suis un jeune couple dans la banlieue de Tokyo qui se cherche : lui enchaine les petits boulots mal payés tandis qu'elle est office lady pour une boite lambda. Ils vivent au jour le jour sans but, sans grand espoir de dépasser leur carcan social, celui d'une jeunesse désabusée et précaire. Fun. Les lignes vont un peu bouger lorsque le couple mettra sa stabilité en jeu pour pousser le groupe de musique rêvé du jeune homme. Vous l'imaginez bien, ca ne se passera pas forcément de la meilleure manière qui soit.

Sans spoiler les cartes sont rebattues au milieu de l'histoire, qui prend un virage encore plus sombre qui en aura traumatisé plus d'un. Solanin parle de beaucoup de choses, des errements de la société japonaise aussi, et l'étincelle d'espoir qu'il en tire ne peut faire oublier son portrait pessimiste.

Love x Dilemma / Domestic Girlfriend

Un peu comme pour Forget me Not le mois dernier, je suis assez partagé par ce manga de romance qui mêle plusieurs thèmes et atmosphères et arrive à unifier le tout dans une trame qui se tient bien, avec tout de même quelques moments bien problématiques.

Le scénario l'est tout autant en fait : un lycéen plutôt littéraire - il se destine à être auteur de nouvelles - est amoureux transi de sa jeune prof de 25 ans, qui elle ne le voit que comme un élève avec qui elle s'entend bien. Pour combler son manque affectif, il participe à un Gokon et finit au lit avec une jeune fille assez spéciale (elle ne montre pas beaucoup ses sentiments et semble assez déconnectée) qui lui propose qu'ils partagent leur première fois. Quelques jours plus tard, son père veuf lui annonce qu'il va se remarier avec une dame et que ses filles viendront habiter chez eux. Filles qui, vous l'aurez compris, se trouvent être ladite prof et sa première expérience sexuelle qui deviennent donc de facto ses demi-sœurs. La promiscuité risque d'être agitée.

Domestic Girlfriend, c'est un manga qui se veut mature : bon évidemment on voit des bewbs non censurés mais le ecchi n'est pas le focus de l'autrice Kei Sasuga (qu'on avait déjà vue à l’œuvre sur GE Good Ending) qui veut plutôt montrer des relations "naturelles" sans s'interdire la nudité, de montrer l'acte sexuel - attention ça reste érotique et non pornographique - et plus largement des situations sociales qui peuvent être compliquées. Ainsi le groupe d'amis et familles qui gravite autour de notre protagoniste Natsuo a ses propres démons, qu'il s'agisse d'un professeur louche accusé d’agression sexuelle par une élève, d'une lycéenne coincée dans une spirale autodestructrice, de comment un physique qui sort des canons de beauté peut influencer un comportement, ou encore de la misère sociale qui peut conduire à exercer des métiers peu recommandables. C'est souvent plutôt bien écrit mais on sent pourtant un côté très japonais qui dénote fortement sur la mentalité occidentale : notamment au moment où l'un des amis de Natsuo et de sa demi-soeur Rui, chauffée par le groupe et par une consommation excessive d'alcool, en vient à tenter de violer celle-ci - on peut le dire - quand elle ne répond pas favorablement à ses avances. L'acte caractérisé est évacué par un simple coup de poing qui sort l'agresseur de sa transe, mais les mots ne sont pas mis sur ses actions et rien ne changera dans la dynamique de groupe, alors que le type en question continuera pendant une dizaine de volumes à avoir un comportement problématique, jusqu'à en fait comprendre que son amour est impossible. Le genre de traitement un peu léger d'un vrai problème sociétal pour un manga des années 2010, et ce n'est certainement pas le seul.


Concernant son intrigue principale, elle est un peu plus légère et tourne autour du triangle amoureux pas facile à gérer, que ce soit aux yeux de la société (qui ne verrait évidemment pas d'un bon œil qu'une prof sorte avec un élève) ou de la famille (duh). Donc ça se tourne autour, ça se cache, ça teste les limites et ça casse avant de se recoller. Pour être honnête et sans spoiler l'une des deux relations possibles m'apparaissait contre-nature alors que je shippais à mort la deuxième, et les volumes s'enchainent sans que le triangle ne se résolve vraiment. Cette évolution est très lente et un peu frustrante, et les volumes suivants (j'en suis à 16 sur 22 parus) sont d'une autre nature avec la relation qu'il faut cacher, développer et maintenir malgré la vie et les occupations qui changent. Le problème étant que l'autrice a tendance à multiplier les rebondissements factices alors que les protagonistes ne demandent qu'à être heureux, le manga étant du coup un peu long pour ce qu'il raconte.

Tromignon.jpg

On a donc un manga assez dense pour une romcom, avec beaucoup de thématiques, des personnages plutôt bien définis, des rebondissements un poil forcés et clichés (le fameux voyage de classe, le festival du lycée et autres lieux communs des mangas lycéens). Parfois, larmoyant, parfois très drôle avec des personnages caricaturés en flaque quand ils sont au 36ème dessous ou qui prennent des mimiques pas possibles. Ce style graphique est souvent différent d'une scène à l'autre mais reste globalement très bien dessiné.

Le fait que j'ai dévoré les 22 volumes parus en deux semaines devrait vous convaincre que malgré ses défauts c'est plutôt une bonne pioche.



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1 commentaire
Takhnor

le 15/05/2019
Le Bateau de Thésée m'intrigue...
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