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Nippon ni mauvais
Bonnes surprises et infâmes bouses de la production japonaise
Crée le 26/12/2015
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Quatre nouveaux titres en passant - mangas juillet 2019
Par cKei, le 19/07/2019 à 15h29 (237 vues)
Catégories : Animation/manga, Critique manga
Le dernier billet est sorti très récemment et je profite de ma motivation encore intacte pour causer de quatre autres nouveautés récentes.


La voie du Tablier

J'avais parlé en début d'année de Gokushufudo, l'histoire d'un ancien yakuza reconverti en homme au foyer. Un titre qui mêle le Gokudo (autre nom des Yakuzas) et しゅふ, une femme au foyer ("do" étant "la voie" en bon japonais). Vous l'aurez compris, "la voie du tablier" en est la traduction française et si l'on perd le deuxième sens du titre le contenu en est strictement identique. L'édition, chez Kana, n'a aucun souci et c'est toujours très cool à lire que ce gag-manga qui repose sur le décalage du protagoniste et ses occupations.

Mujirushi - le Signe des Rêves

Depuis la fin de 20th Century Boys, j'ai du mal à adhérer aux travaux de Naoki Urasawa. J'ai acheté Pluto et fini la série sans conviction, quant à Billy Bat j'ai dû dropper après 5 volumes environ. J'ai trouvé ça brouillon, nébuleux pour le style et je n'y ai pas retrouvé la profondeur que d'autres y ont vu, tant pis pour moi.

Mujirushi est un one-shot, une histoire de commande diligentée par le musée du Louvre et empaquetée comme objet culturel depuis son annonce. Et je vais lâcher le morceau, j'ai pas trouvé ça ouf non plus.

Le manga commence plutôt bien dans son genre : la famille de Kasumi traverse une passe difficile. Les temps sont durs pour le père dont la fabrique périclite, la mère en profite pour se barrer en croisière avec le voisin sans se soucier de sa fille, et pour finir le duo se retrouve sur la paille après que monsieur se soit une nouvelle fois fait escroquer par des mafieux qu'on voyait venir à des kilomètres. C'est au moment où il s’apprête à se jeter sur les rails en tenant sa fille par la main - oui grosse ambiance hein - qu'il va avoir vent d'un petit boulot, au service d'un type louche qui se prétend connaisseur de l'Art pictural et au service de la fondation de France.

Mujirushi reprend tous les codes bien connus de l'auteur. Une enfant plus sensée que les adultes. La misère des japonais du bas de l'échelle sociale. Une machination qui semble se dessiner, et un certain mysticisme qui s'accentue peu à peu. Sur le papier ça pourrait donner quelque chose, ne serait-ce que du côté sociologique, et on y trouve quelques bonnes idées comme la présence d'un personnage bien connu de la pop-culture japonaise des années 60 à nos jours, bien moins connu côté Français cela dit. Malheureusement la forme ne suit pas, le duo de protagonistes étant beaucoup trop spectateur d'une histoire en grande partie racontée ou rythmée par d'autres, avec un mystère qui ne trouvera jamais de réponse en si peu de pages et une fin convenue autant qu'anticlimatique. A côté de ça les sujets phares de l'histoire, c'est à dire le Louvre et la ville de Paris (parce que c'est la FRAAAANCE dans son entièreté comme de bien entendu) restent dans la surface des choses. La ville est reléguée dans sa dimension superficielle au travers d'une vieille parisienne qui chante la même phrase en français dans le texte avec le tour Eiffel en arrière plan, et le musée lui n'est montré qu'au travers de 2-3 œuvres dont seule la Joconde est emblématique. Sentiment un peu mitigé donc, quand on sait de quoi Urasawa est capable en terme de tension dramatique et d’atmosphère dépaysante (Monster et l'Allemagne, 20thCentury Boys et le Japon rural) sur une série longue.

Décidément j'ai beau penser qu'Urasawa est un des grands mangakas de la dernière vingtaine, je déplore aussi qu'il se repose beaucoup trop sur sa réputation depuis dix ans.


High Score Girl

Ça fait quelques mois qu'on voit passer High Score Girl dans les conversations d'amateurs d'animes, et c'est bien grâce à l'adaptation en format série débutée l'année dernière. Sous son impulsion, le manga débuté en 2010 arrive aujourd'hui en Français chez Mana Books, qui semble se spécialiser dans l'édition d'ouvrages (mangas, artbooks et autres) en rapport avec le JV.



High Score Girl c'est une histoire simple, celle d'Haruo, élève de primaire dont le seul intérêt dans la vie sont les bornes d'arcades qui essaiment sa campagne japonaise en ce début de décennie 90. Raillé par ses camarades, nul en tout mais sur Street Fighter 2 c'est lui le meilleur... jusqu'à ce qu'il se fasse démonter la manette à coup de Lariats par le Zangief d'une (et c'est important) camarade de classe à laquelle tout réussit pourtant. Piqué au vif par la défaite implacable par UNE FILLE et de bonne famille en plus, le voilà dépossédé de son amour propre mais aussi de son seul avantage sur les autres. C'est ainsi qu'une rivalité va se nouer entre les deux bambins. Akira n'est pas très expressive et c'est peu de le dire, elle qui n'ouvre pour ainsi dire jamais la bouche entre la première et la dernière page de ce premier volume, se contentant de baffer Haruo dès que son comportement lui déplait. Mais leur relation va évoluer au fil des parties de Fatal Fury, Street Fighter, GhoulsnGhosts, River City Ransom, de PC Engine et j'en passe.

Et des références vous allez en bouffer. Pur produit de cette période, l'auteur Oshikiri Rensuke n'hésite pas à citer grandes licences, personnages, consoles, évènements à la manière de Ready Player One (de ce que j'en ai entendu du moins). Ça donne parfois un côté liste aux dialogues qui peut être déplaisant, mais ça ne freine pas l’intérêt du manga : comme hommage nostalgique à une période aujourd'hui révolue, comme testament d'une époque que les plus jeunes n'ont pas connu, comme portrait sociologique de ces petites villes nippones où les vendeurs de dagashi et les salles d'arcade sont les principales dépenses d'une partie de la jeunesse. C'est également l'occasion de faire découvrir des jeux anciens et de les utiliser dans le récit, et c'est plutôt sympa à lire.

Notons aussi que l'auteur a sorti un manga plus autobiographique, Bip Bip Boy, disponible cette fois chez Omake. Croyez bien que si le rédacteur de ce blog se le procure vous en serez les premiers informés.

Bakemonogatari

Moi et les adaptations de light novel, "c'est compliqué". Attention, je ne jette pas tout, y'en a des bien comme on dit. Spice&Wolf ou Haruhi par exemple, que ce soit en anime ou manga ça passe. Je pense que j'ai surtout un problème avec le fandom moderne en fait, qui érige en légende des trucs à peine passables comme le très naze Sword Art Online qui est pour moi une des séries les plus surcotées des vingt dernières années, même si je reconnais qu'elle sait caresser son public dans le sens du poil. Et pourtant j'ai essayé (un jeu PS4, les premiers tomes de l'adaptation manga) mais avec SAO c'est épidermique.

Tout ça pour dire que de mon point de vue de passionné de manga - qui n'y connait rien en light novel - que cette mode agace, j'avais un énorme a priori sur la série Monogatari. Parce que c'est du Light Novel, parce que ça met à nouveau en scène un protagoniste lycéen tout puissant entouré d'une nouvelle jeune fille toutes les semaines. Et puis finalement, les bonnes critiques entendues en podcast sur la version animée aidant, j'ai décidé de ne pas mourir idiot et de me procurer le premier tome du manga paru ce mois-ci. Et j'ai été agréablement surpris.

Contexte ?

Koyomi Araragi est un élève moyennasse et accessoirement un semi-vampire immortel depuis quelques mois. Il va rencontrer successivement plusieurs jeunes filles d'age et archétype variable qui seront toutes atteintes d'un mal incurable et curieux provoqué par leurs problèmes psychologiques liés aux évènements qu'elles traversent. La première, Hitagi (qui est l'objet du premier volume du manga) a par exemple vécu une épreuve traumatisante et a été infectée par un "crabe" géant qui lui a dérobé toute sa masse corporelle. Koyomi va donc l'aider à s'en sortir, non sans y être violemment incité par sa camarade de classe aux méthodes comment dire ?.. particulières.

Difficile d'en dire plus après un seul volume, bien que je me procurerai la suite asap. Je peux juste concéder que l'histoire est efficace, le personnage principal n'est pas le protagoniste énervant habituel, ni plus libidineux que de raison, et si les filles seront surement des déclinaisons des stéréotypes du moe on y trouve assez peu de fan-service : un bon point d'autant que l'adaptation manga de Medaka Box, du même auteur original (Nishio Ishin) n'en était pas avare. Du coup ça m'a bien motivé.


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1 commentaire
Yaone

le 05/08/2019
Contente que tu adhères à Bakemonogatari (j'ai vu l'anime). Surtout que j'ai eu le même a priori au début (pour le côté harem pour ma part) et au final c'était vraiment cool. ^^
Je valide pour la voie du tablier. J'espère juste que ça ne sera pas répétitif.
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