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C'est la reprise - nouveautés manga janvier 2020
Par cKei, le 22/01/2020 à 15h33 (187 vues)
Catégories : Animation/manga, Critique manga
Au programme de ce début d'année qui redémarre timidement, un "vieux" classique, deux nouveautés un peu fades et des adolescents qui se posent des questions sur leur sexualité. Sans plus attendre, commençons les critiques.


Planètes

(intégrale)

Planètes est le premier manga de Makoto Yukimura, futur auteur de Vinland Saga. Avec un tel nom, il prend logiquement pour toile de fond l'espace, la périphérie terrestre en premier lieu puisqu'on y suit une équipe de récupérateurs de débris spatiaux, mais s'aventure peu à peu plus profondément dans le système solaire.

Je dois dire que j'ai eu du mal à rentrer dans ce manga. Les premiers chapitres sont assez décousus puisqu'ils présentent l'équipe d'éboueurs de l'espace quelques temps après sa création, au travers de moments forts en émotion mais assez peu marqués chronologiquement : ils pourraient se passer à des dates éloignées, dans le désordre, après tout le fond noir de l'espace infini ne donne que peu d'éléments visuels auxquels se raccrocher. Ce sont pourtant des étapes importantes dans la compréhension de cet univers (pourtant pas si éloigné du notre) en proie au terrorisme orbital, où des humains ont grandi sur la lune et ne peuvent désormais plus vivre sur Terre, où la moindre erreur de calcul peut vous couter la vie.

Le manga brasse une bonne diversité de thèmes allant de l'éloignement vis à vis de sa famille au deuil, en passant par le sentiment d'amour universel (via un personnage introduit un peu plus tard). Il met un petit moment à trouver son rythme de croisière, acquis surtout au travers d'une trame plus linéaire et développée où l'un de nos héros trouve un but, et une destination.

C'est un bon manga, auquel je préfère tout de même Uchuu Kyôdai (Space Brothers), peut-être moins contemplatif mais plus maitrisé.

Blue Flag

Blue Flag, c'est l'histoire d'un triangle amoureux. Ou d'un quadrilatère. Ou d'un bref on sait plus vraiment. Si le trope a une présence vivace dans les rom com lycéennes, celle-ci est suffisamment bien fait (et twistée) pour assurer un vrai intéret par rapport au reste de la production.

Le pitch ? A l'orée d'une nouvelle année scolaire, Taichi (le petit) se retrouve dans la classe de son ami d'enfance Toma (le grand bogoss). Et accessoirement de Futaba, prototype même de la fille clumsy as fuck (autre trope). Celle-ci décide un jour de se confier à Taichi sur son attirance vis à vis de Toma, qui à vrai dire ne laisse aucune fille indifférente. D'abord un peu soulé, Taichi accepte finalement et se retrouve à devoir manager les efforts de cette tête en l'air... pour finir par en tomber légèrement amoureux.

De son côté Toma n'a pas l'air plus intéressé par Futaba que ça, mais son regard s'anime en présence d'une certaine personne. Enters Masumi, amie glaciale de Futaba qui ne cache pas son attirance romantique pour sa petite camarade. Tout ce petit monde va devoir comprendre ses propres sentiments, accepter ceux des autres quand bien même ils ne se recoupent pas, et gérer avec ces liens atypiques sans faire de vague dans un Japon toujours pas totalement ouvert.

Je vais être honnête, c'est plutôt très sympa à lire. J'avais pris le coffret des trois premiers volumes et je pense prendre viteuf le quatrième. On ne comprend pas tout de suite où l'histoire veut en venir, le décalage qu'elle va créer par les sentiments conflictuels, mais elle prend son temps pour nous le faire découvrir à son rythme et c'est plutôt cool. Bon après c'est plein de grosses ficelles et de moments dramatiques désamorcés en un rien de temps, j'ai cru un moment que l'auteur allait nous faire une Solanin mai non. Le ton reste, tout de même, assez léger pour ne pas tomber dans le pathos.

Octave

Ma connaissance des manga Yuri se compose à peu près d'un seul titre feuilleté en scans au milieu des années 2000, mais sans que ça ne vienne d'une volonté particulière de ma part j'ai l'impression de me refaire une santé de ce côté là depuis quelques mois. Qu'il s'agisse de Bloom Into You, Kase-san ou ici Octave, tous sont des mangas orientés Yuri qui peuvent plaire au plus grand nombre, avec leurs histoires tantôt mignonnes, tantôt sérieuses, mais souvent relatables.

Dans le style, l'histoire Octave prend un chemin semi-tragique : Yukino est une jeune femme, seule, qui se cherche encore. Elle a vécu très tôt une carrière d'Idol qui a peiné à vraiment décoller à la différence d'une de ses anciennes collègues de groupe de musique. De cette industrie déshumanisante et sexiste, et des quolibets dont elle a été victime au cours du lycée, elle ressort rincée et pleine de désillusions. Elle ne peut toutefois se résoudre à s'en éloigner totalement, pas plus qu'elle ne fait face à son anonymat retrouvé, comme un syndrome de Stockholm qui l'entrave dans sa reconstruction. Qui plus est, sa place de morceau de viande endossée plusieurs années durant lui fait craindre de ne jamais rencontrer le prince charmant, sans pour autant avoir renoncé aux hommes et à une hypothétique première relation charnelle.


C'est dans cette situation de doutes qu'elle fait la connaissance d'un duo curieusement assorti. L'un est le gérant excentrique du lavomatique du coin, qui s'intéresse à elle sans pour autant lui faire d'avances. L'autre est sa soeur jumelle, Setsuko, qui va lui faire découvrir un nouvel univers. Avant qu'elle n'ait le temps de rassembler ses pensées, Yukino couche pour la première fois et avec une femme. Non que l'acte en soi lui déplaise, mais elle n'avait jamais imaginé l'existence de cette facette de sa personnalité. La voilà embarquée dans une relation intime autant que sentimentale, découvrant son propre plaisir et retrouvant gout à la musique, sans pour autant accepter pleinement que là pourrait être son bonheur.

Honnêtement c'est bien cool. Pas super bien dessiné, en la matière c'est du classique, mais les personnages sont justes et touchant, le plot fait intervenir cet élément original de l'Idol-game, et la soudaineté du revirement de Yukino dans les bras de Setsuko, beaucoup plus expérimentée et au clair sur ses sentiments, répond j'imagine à pas mal de questions que se posent les jeunes filles confrontées à ces problématiques.

Taï et mamie Sue

Dans la continuité de Chi's Sweet Home, Konami Kanata rempile sur ses histoires de chats. Cette fois-ci, on suivra un jeune chaton espiègle et curieux (Taï) qui se retrouve subitement mis au contact d'une vieille chatte fatiguée, Sue, dans l'appartement d'un trentenaire blasé. Évidemment ce couple mal assorti va avoir du mal à s'apprivoiser, l'un testant les limites de l'autre qui ne demande qu'à être tranquille, l'autre essayant de guider tant bien que mal l'un dans sa découverte de la vie de chat d'intérieur.

C'est mignon, mais anodin, et ça ne dépasse jamais le pitch. C'est plus un manga "pour enfants" que pour les amoureux des chats en fait. En définitive je ne me vois pas continuer à le lire tellement les situations se répètent.


Libraire jusqu'à l'Os

Je suis... perplexe. J'avais lu de bons retours sur ce manga (ou plutôt sur son adaptation animée récemment diffusée) qui traite originalement d'un sujet original : un.e libraire nommé.e Honda, avatar de l'autrice, raconte sa vie professionnelle à essayer de servir les clients qui cherchent des mangas plus ou moins précis. Entre les étrangers qui baragouinent à peine, les amatrices exclusives de Yaoi et les livraisons tardives, ses journées ne sont pas de tout repos.

Le problème c'est que ce premier volume ne m'a quasiment pas fait décrocher un seul sourire, ce qui est handicapant pour un manga supposément comique. Pire, j'ai mis plusieurs jours à le finir, les nouveaux chapitres ne me donnant pas vraiment envie de continuer à chaque fois. Je ne sais pas d'où ça vient. Du style graphique peut-être, assez bordélique et chargé avec en plus cette idée barrée de doter chaque libraire d'une tête bizarre (jack o lantern, sac en papier, ou encore crane de squelette pour la protagoniste). Ou d'une question de rythme ou de maitrise, l'autrice manquant peut-être encore d'expérience dans l'industrie du manga pour bonifier son œuvre (je crois avoir compris qu'il a été publié sur le site Pixiv avant d'être repéré par l'éditeur). Ou, enfin, de cette idée fixe de censurer l'intégralité des noms de mangas cités dans ces pages, et il y en a un paquet, ce qui devient vite lourd à lire.

Après peut-être que l'adaptation a réussi à bonifier le matériau de base mais en l'état ce n'est clairement pas ma tasse de thé.


Animation


Quelques films ou animes vus en ce premier mois de 2020 :

- Animes, Pèle mèle :

Beastars. J'ai déjà forcé pas mal sur le forum, sur twitter et ailleurs pour que les gens lisent Beastars. Et encore je pense qu'on ne le recommandera jamais assez, c'est un manga qui commence par un choc (graphique et de ton, plutôt noir) qui peut décontenancer mais qui ne fait que se bonifier. Encore une fois je pense qu'il est sous-estimé pour son dessin (que d'aucuns associent aux Furries, alors que bon...) alors que ses thématiques et personnages sont un énorme bon point, et il y a des séquences vraiment marquantes. L'anime, qui devrait arriver sur Netflix sous peu, bonifie encore ça avec une animation vraiment chiadée (même si la 3D rebute souvent, là c'est cool). La saison 1 ne fait que 12 épisodes par contre, jusqu'au volume 5 environ. Vivement la suite.

All-out, un shonen qui parle de rugby (3 épisodes atm). En tant qu'anime japonais de sport pur jus, ça part un peu dans tous les sens en dépit de la logique. Genre le héros est un nabot qui fait son premier match sans connaitre les bases juste parce qu'il est fan de placages, ce qui serait parfait pour un sudaf au MHR. Là ça fait juste idiot. Par contre ça essaye d'être didactique, en expliquant les règles et postes et philosophie du jeu petit à petit, au moins pour que le spectateur profane ne se retrouve pas totalement perdu. Pas super bien réalisé, avec un léger mieux pendant les actions importantes.



Eizouken, un anime sur l'animation, avec de la belle animation. Franchement les premiers épisodes m'ont soufflé, pas tant par le scénario (une lycéenne douée pour dessiner des décors fait équipe avec une camarade douée pour les personnages, et une autre vient les aider dans la création du club dédié) que par l'évidente volonté de varier et appuyer les méthodes d'animation lorsque les protagonistes s'évadent dans leur imagination fertile. Et c'est drôle en plus.

Et quelques autres pas assez visionnés pour avoir un début d'avis intéressant.


- Les Enfants du Temps :

Des réactions "à tiede" intégralement copiées de mon thread twitter.
Film attendu d'un Makoto Shinkai désormais hype (ça se sentait à la salle blindée - chose rare pour un film japonais VOST - et hyper réceptive, limite trop à fond). C'était plutôt bon, très bien réalisé et animé, mais j'ai des réserves sur certains points et notamment le scénario et le message du film.



Dans les bons points, on sent un réel focus sur l'animation des éléments. L'eau bien sûr, qui prend une place centrale dans la narration.
Mais aussi à l'autre extrême le soleil et autres effets de lumière qui trouent littéralement l'écran pour donner des respirations dans la grisaille ambiante. Entre deux, les nuages fréquemment utilisées en backgrounds vertigineux. La ville aussi prend une place prépondérante à l'image, avec ses enchevêtrements de câbles électriques, ses buildings bétonnés abandonnés. On sent bien que l'humain subit cette présence qu'il a lui-même causée (signifiant dans le propos du film). Du même coup ça cause un affrontement entre cet élément anthropogénique et la nature plus ou moins déréglée. Je pense à ce plan superbe sur les voies ferrées avec les cumulonimbus en fond.

Donc ouais visuellement ça tient plus que la route. Je suis moins fan des musiques, que j'ai trouvé assez anodines dans leur genre sirupeux (j'en ai pourtant entendu grand bien, faudra que je les écoute à l'extérieur du film). Le scénario, maintenant. sans trop en dévoiler, je dirais que la limite de ce cinéma prend corps dans cet enième histoire d'amour naissant entre deux adolescents séparé par un "truc". C'était bien fait dans Your Name avec le "twist", là ça marche moins, c'est plus convenu. Je note aussi un caméo purement fait pour susciter une réaction chez les fans. Quelques persos sympas, malgré des adultes une nouvelle fois montrés comme des gens désabusés incapables d'écoute.

Venons-en à ce qui me chiffonne vraiment, le propos du film. J'entends bien qu'on peut le voir comme un message que le monde va subir des changements irrépressibles, que ni la prière ni les sacrifices ne pourront endiguer, et que la bonne réaction devant ça sera de faire avec. (je schématise bien sûr). C'est une prise de conscience qui me parait évidente mais qui est peut être trop peu diffusé, devant une tendance médiatique à minimiser voire nier les impacts du réchauffement climatique sur le climat et la météo, donc sur l'humain. oit, donc. Le soucis c'est qu'à mon sens - ça peut se débattre - ce message est non seulement trop facile ("c'est comme ça et pis c'est tout, deal with it") mais met volontairement de côté l'impact réel qu'a eu et qu'a encore l'Homme sur la nature.

Le film semble pointer par son vocabulaire que la nature ne fait que reprendre ses droits ("nouvelle ère géologique", le truc sur la baie de Tokyo etc.) sans prendre en compte qu'on continue à aller dans le mur. Dans le contexte de notre époque, où toutes les prédictions semblent montrer qu'on a été trop timorés dans le scénario catastrophe, ça me parait douteux, ou lacunaire au moins. De même, en se focalisant sur la ville de Tokyo dont on voit que certains habitants s’accommodent de la situation (résilience, toussa), il met de côté toutes les populations réelles qui n'en auront pas le loisir : tous les habitants dont les iles et territoires seront submergés par les eaux, ça leur fera une belle jambe que tu leur dise qu'ils feront avec quand ils seront contraints à immigrer dans un pays qui ne les veut pas. Bref le message du film est important mais timoré, et pas vraiment universel.

C'est un peu bon film, encore une fois, et un bon divertissement, mais cette histoire me parait vraiment trop facile.
Je termine avec le titre français, traduction littérale de l'original ("Tenki no Ko") : en français "le temps" est un mot ambivalent, surtout si comme moi tu ne lis pas les pitchs avant d'aller en salle ;) Le titre anglais (Weathering with You) me parait bien plus réfléchi avec son jeu de mot.


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2 commentaires
cKei

le 26/02/2020
Pile au moment où je poste le suivant, il était temps (petit navire).
Yaone

le 24/02/2020
Je n'avais pas vu ton billet.
Rien de transcendant donc. Il y a Planetes que je dois lire un jour (des amis me l'avaient conseillé). Blue Flag m'avait intriguée, je vois que ça peut être du bon.
Merci pour ces retours. ^^
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