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Nippon ni mauvais
Bonnes surprises et infâmes bouses de la production japonaise
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Nouveautés septembre 2020 part 2 ex plus alpha
Par cKei, le 03/10/2020 à 12h50 (157 vues)
Catégories : Animation/manga, Critique manga
Deuxième partie des nouveautés du mois, et deuxième essai pour écrire ce billet avec l'espoir qu'il ne partira pas cette fois-ci dans les limbes des blogendras. Aujourd'hui on cause d'un outsider qui partait mal, d'un rouleau compresseur du Jump, d'un revenant, d'une adaptation et de quelques autres découvertes sympathiques.



Cigarettes & Cherry


Typique du manga dont le synopsis me fait directement penser "tiens, encore une romcom un peu glaireuse", celui-ci s'ouvre littéralement sur un lycéen puceau dont le seul but en arrivant à l'université sera de réussir ses études. Je déconne, il vient là pour chopper de la ch*tte, c'est passionnant dites moi. Pourtant le traitement du sujet se révèle un peu moins malsain grâce à l'autre personnage principal.

Reprenons. Notre protagoniste débarque d'un lycée non mixte. Influence de la société japonaise où les relations hommes/femmes ne se font pas facilement, et de la pop-culture noyautée par le male gaze et la mise en avant de la perte du pucelage comme un facteur d'insertion sociale - sujet qui n'est jamais adressé dans le manga, malheureusement -, le voilà qui se met en tête de trouver une copine. Là encore, notre héros (assez débectable) n'ayant comme appui stratégique que des magazines pour ados et les conseils de gourous du pickup-art, sa méthode va être de sortir de belles phrases bien mielleuses à sa "cible" pour la ferrer au plus vite, sans jamais s'intéresser à sa personnalité, son passif, ce qu'elle aime et ce dont elle a besoin, mais uniquement en se basant sur son physique et son "type". Manque de bol pour lui, sa première proie potentielle n'a clairement rien à faire with his shit.

Elle, c'est une beauté froide, femme de peu de mots mais on sent qu'elle a de l'expérience. Largement out of his league, elle voit venir le malotru à des kilomètres. Mais au lieu de lui mettre un marron directement, elle va prendre le temps de lui faire remarquer que son comportement est idiot et voué à l'échec. Que les relations ne se basent pas sur de simples recettes mais se travaillent, et demandent de s'investir dans la compréhension de l'autre. Se tisse peu à peu un dialogue entre ces deux êtres que tout oppose, auquel viennent se rattacher d'autres personnages pour varier un peu les points de vue.

Je vais être honnête, le premier volume partait mal mais se rattrape un peu une fois que le héros commence à prendre conscience qu'il fait fausse route... tout en restant un type un peu con principalement intéressé par le paraitre. Le second continue sur cette lancée. Ma crainte c'est que divers indices pointent vers une résolution un peu concon à base de "finalement elle tombe amoureuse de lui et tout finit bien" qui à mon sens passerait à côté du sujet pour brosser le·a lecteur·ice dans le sens du poil. Mais je lirai quand même la suite pour voir si l'auteur saura se montrer plus fin que ça.

Spy x Family

Depuis le temps qu'on en attend parler d'outre-Eurasie, la question n'était pas si cette valeur montante du Jump allait nous arriver mais quand et par qui. C'est finalement Kurokawa qui dégaine, et ce n'est pas pour me déplaire, c'est un peu le style qui manquait à leur collection.

Le plus grand espion du monde, Twilight, adepte du déguisement imperceptible, se voit confier une mission : infiltrer une prestigieux établissement scolaire pour espionner une figure haute-placée en se faisant passer pour... un parent d'élève. Problème, il n'a ni enfant ni épouse, la vacherie quoi. Sa mission, s'il l'accepte, va donc être de se constituer une famille qui puisse passer pour des gens de la haute. Ce qui sera plus compliqué que prévu.

Spy x Family c'est un mélange d'humour décalé et d'action. Chacun des trois personnages principaux vit de faux semblants, s’agrégeant les uns aux autres pour des raisons toutes personnelles sans forcément connaitre la vérité. La nouvelle femme est une tueuse légendaire mal à l'aise en société, la fille de la famille une pauvre orpheline capable de lire dans les pensées, et au milieu le parfait Twilight tente de composer avec ce trio mal assorti pour paraitre crédible.

Pas étonnant que ça marche, c'est un cocktail simple mais diablement efficace.

Golden Sheep

Pris à l'aveugle, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Son dessin assez rond et ses personnages peuvent faire penser à une rom com lycéenne et une fois le volume entre les mains... ben pas du tout. c'est même le contraire, on est dans une déconstruction totale de ce genre.

Tsugu, adolescente énergique par excellence, était jadis partie de sa ville natale en laissant sa bande de copains - deux garçons et une fille - derrière elle. Les années passant, les liens conservés se sont étiolés, les correspondances entre les grands amis se sont raréfiés, normal, on se perd peu à peu de vue. Mais lorsque la jeune fille a l'occasion de revenir vivre sur les terres de son enfance, de déterrer cette capsule temporelle au côtés de ses anciens amis, son excitations prend le pas sur une légère appréhension qu'elle pourrait logiquement avoir. Las, les gens changent et Tsugu va vite déchanter.


A l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai lu qu'un volume. Les suivants viendront vite j'espère, parce que je suis plutôt conquis par la thématique : les évolutions divergentes de gens qui pensaient se connaitre, le rapport du presque adulte à son enfance. Des relations qui peuvent changer du tout au tout, ou simplement révéler des rapports qui n'étaient pas sains au départ. Des cellules familiales dysfonctionnelles aussi. Une histoire où les Trigger Warnings sont légion, du suicide au bullying en passant par les petites mesquineries qui escaladent en harcèlement scolaire. Ça tranche avec ce chara-design mignon et c'est d'autant plus intéressant dans la transmission de la façon dont les gens se voient versus leurs actions.

Le jour où j'ai décidé d'envahir la Terre

Koichi est un élève banal, ancien du club de calligraphie, qui pense passer ses après-midi de lycée à aider ce grand-père qu'il aime tant dans son petit café artisanal. C'est sans compter sur une élève de première "un peu" excentrique, qui l’agresse sitôt le portail de l'établissement franchi, le poursuit en hurlant qu'il lui rende son cœur. Plaqué au sol, le jeune homme s'aperçoit que la cicatrice qui lui ceignait le torse a disparu, et sa nouvelle amie lui soutient que c'était en fait son coeur à elle qu'elle lui a greffé jadis pour le sauver d'une mort certaine parce qu'elle est une extra-terrestre qui est là pour conquérir la Terre à la place d'une menace et oui je sais que je raconte mal, il y a beaucoup trop de choses dans cette série.


Mais il y a des mises-en-scène classes

Par exemple, Koichi a un frère jumeau qu'on ne voit pour ainsi dire pas, un autre frère qui s'occupe d'une librairie attenante au café, le manga s'attarde beaucoup sur ses sentiments conflictuels... mais la seule chose à vraiment retenir, c'est le duo qu'il formera par la force des choses avec Ôtori pour contrer les envahisseurs. sa partenaire est folle, mais elle aussi a un certain fardeau. On oscille entre moments légers et drôles, et d'autres beaucoup plus pesants. C'est difficile à décrire mais pas désagréable.

Ça me fait un peu penser à ce qu'a pu faire Satoshi Mizukami avec Samidare sur le principe, bien que je ne sois pas un grand fan de cette série (contrairement à son Spirit Circle). Mais "Le jour où..." m'a beaucoup plus accroché, et je vais de ce pas me prendre les volumes suivants.

JoJo's Bizarre Adventure: Golden Wind

Je l'ai déjà dit, JoJo's et moi "c'est compliqué". J'ai envie d'aimer, j'essaye régulièrement les différents arcs mais un rejet viscéral du dessin (que je trouve fouillis, surtout, en plus de ne pas être artistiquement ma came) et les scénarios me font toujours dropper, tôt ou tard. D'ailleurs j'ai regardé une saison et demi de l'anime pendant le confinement, mais je n'ai pas poursuivi.

Cette fois c'est Golden Wind, la cinquième partie du manga, que je tiens entre mes mains. Déplacement de l'action à Rome, l'arc s'ouvre sur un petit bonhomme que je ne connais pas, possesseur de stand à la solde des Joestar, qui vient pour enquêter sur un mystérieux jeune homme qui semble lié à Dio. Spoiler, c'est

son fils
Giorno Giovanna à la coupe de cheveux improbable. Méchant, gentil, en tout cas il tente d'intégrer une mafia locale.

Pour le moment (2 volumes) ça reste dans les eaux habituelles de la série : toujours basé sur l'utilisation des Stands, avec un personnage qui commente l'action, beaucoup de réflexion, et des poses iconiques. Mais je me connais il y a peu de chance que j'aille au bout.

Odin Sphere

Je me demandais ce que venais faire l'adaptation manga d'un jeu de 2007 sur les étals de 2020, jusqu'à ce que je comprenne qu'elle avait été conçu à l'occasion de la sortie du remake Leifthrasir, en 2016 donc. Bref c'est le manga Odin Sphere, par nul autre que l'éditeur spécialisé Mana Books évidemment.

J'adore Odin Sphere. Non content d'être l'un des portes-étendard des jeux Vannillaware, avec ses graphismes fins et enchanteurs, ses thématiques refondant la mythologie nordique, il bénéficiait également d'un système de jeu plutôt original à base de BTA et de mécaniques RPG basées sur la bouffe. Faire pousser des plantes, les utiliser dans des plats variés aux noms qui mettent l'eau à la bouche, et ramasser l'XP. Propre et diablement fun.

Le problème de cette adaptation, pour moi, c'est que si elle reprend le scénario global du jeu et l'enlumine d'un dessin plutôt fin (et parfois assez fripon, il faut le dire, Kamitani oblige), il manque justement de ce qui rendait le jeu exceptionnel. Les phozons (l'xp du jeu) sont là mais pas les mets succulents, et l'alchimie n'est là qu'en caméo en fin de volume. Le jeu présentait les évènements par les yeux de cinq personnages aux motivations antagoniques, ici c'est le point de vue de Mercedes, la petite fée, qui est priorisé - du moins pour ce premier volume, mais je doute que ça change vraiment. Donc oui, c'est bien fait mais je ne trouve pas ça transcendant.

Yawara! (version Kazenban)

Voir Yawara édité en France en 2020, c'est à la fois une évidence et un petit soulagement. Une évidence parce que Naoki Urasawa est un mangaka hype depuis belle lurette, que ses œuvres moins en vue soient publiées est somme toute logique. Soulagement parce que ce manga, un de première grandes séries de son œuvre fleuve, a fêté cette année ses 33 ans excusez du peu. On a envie de dire "enfin !". Une belle édition Kanzenban, en format un peu plus large, avec certains dessins refaits par le mangaka notamment pour remettre l'héroïne dans le standard de son dessin actuel (on y perd un peu en fraicheur).

Le pitch, une jeune fille tente de concilier sa vie de lycéenne lambda avec la pression de son grand-père, ancien champion de judo, qui veut faire d'elle la prochaine star de l'art martial japonais pour les prochains jeux olympiques... sans prendre en compte qu'elle n'aspire qu'à trouver un petit copain et flâner au lycée. Évidemment on va de quiproquos en personnages hauts en couleurs, des adversaires plus ou moins valables n'en finissent plus par se dresser sur sa route.


Son profil dans l'image inférieure a été refait

C'est marrant, j'avais lu le manga il y a près de 20 ans et je ne m'étais pas rendu compte à quel point le style comique et les persos me font penser à du Rumiko Takahashi. Entre les personnages sourds à tout ce qui les entourent, le Japon entier (petites frappes, journalistes chasseurs de scoop, riche héritière) qui se ligue contre la pauvre Yawara pour l'obliger à combattre et devenir une star, on est totalement dans la veine Ranma. Et c'est donc très cool.


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