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Ca passe trop vite - Nouveautés manga février 2021
Par cKei, le 28/02/2021 à 15h04 (174 vues)
Catégories : Animation/manga, Critique manga
Très bizarre ce début d'année, deux mois sont déjà bouclés et j'ai l'impression de n'avoir strictement rien foutu. Peut-être aussi qu'avoir charbonné l'année dernière au point d'avoir deux semaines de congés résiduels à dépenser n'était pas le bon choix. Je ne m'en tire pas plus reposé en fait, mais j'aurai au moins eu le temps de me poser dans le canapé pour bouquiner.


Dorohedoro

Initialement paru en français entre 2003 et 2018, Dorohedoro est une nouveauté personnelle mais pas vraiment une découverte. L'aspect poisseux du manga m'avait un peu toujours rebuté mais l'adaptation animée de l'année dernière m'avait assez enthousiasmé et reste un de mes excellents souvenirs de 2020 (et ils sont plutôt rares). C'est donc fort de ce regain d’intérêt que je me suis décidé à me procurer les bouquins, et j'en suis déjà à 8 volumes, soit un peu plus qu la première saison. C'est dire si c'est de la bonne.


Out of context Dorohedoro

Poisseux, Dorohedoro l'est assurément, jusque dans son titre (Doro et Hedoro désignant respectivement la boue et la vase) mais surtout dans le dessin du manga, plus encore que celui de l'anime. Un trait mêlant étrangeté et gore, donnant à la ville de Hole et ses habitants une allure hétérogène, dépareillée même. On retrouverait dans Hole l'atmosphère délétère et crade qui pouvait vibrer de "La Décharge" de Gunnm, où le cyberpunk serait remplacé par les mutations et la magie. Ce monde est régulièrement outrepassé par des Mages venus d'un autre plan distance pratiquer des expériences sur les humains, les chasser, les mutiler pour de rire. La fumée qu'ils émanent pour pratiquer leurs sorts occasionne maladies et divers fléaux, dont le réveil une fois l'an des habitants des cimetières. Bref c'est la merde.

Ici habite un couple mal assorti. Nikaido la tenancière d'un restaurant de Gyozas (je m'interromps pour avoir une pensée émue pour les nombreux plans-bouffe de l'anime, slurp), une jolie blonde au physique taillé pour latter. Et puis Caïman, imposant homme à tout faire aux couteaux aussi affutés que les crocs. Car ce dernier a la particularité d'être pourvu d'une tête de saurien qui détonne même dans Hole, suite probable d'une mauvaise rencontre avec un mage qui l'aura laissé aussi défiguré qu'amnésique. Son but : retrouver le ou la coupable. Son indice : ceux dont il croque la tête aperçoivent dans son œsophage une mystérieuse personne qui leur dit généralement "ce n'est pas toi". C'est maigre.

La particularité de Dorohedoro, c'est d'offrir bien vite un regard contrasté sur la situation. Les mages venus en découdre formeront vite une équipe opposée mais toute aussi bien mise en lumière que nos deux héros. Les charismatiques Noï et Shin, duo de lovables-colosses, En le parrain fongique, le désopilant duo comique Fujita et Ebisu (dont les frasques rythment souvent le fond de l'image) et bien d'autres. Car au final les mystères qui se dévoilent progressivement impliquent tout le monde.

Je ne veux pas trop en dévoiler et ne pourrai jamais trop recommander ce manga, dans une édition française impeccable, ce même si comme moi vous n'aimez pas particulièrement le gore (omniprésent). C'est excellent.
(notez que la première saison est disponible sur Netflix).


Nos personnages principaux en couleurs <3



Carole & Tuesday

Autre hit de l'animation Netflix mais de 2019, Carole and Tuesday version manga est cette fois adaptée depuis l’œuvre originale de Shinichirô Watanabe qui avait fait forte impression avant de saler tout le monde dans son dernier épisode. Je dis ça mais n'ayant pas encore éprouvé l'envie de voir l'anime, je ne sais pas exactement quelle en est la raison (bien que je m'en sois fait spoiler les grande lignes).

A l'époque où débute l'histoire, l'humanité a colonisée Mars et la musique est désormais produite en masse par des programmes d'IA, spécifiquement pour coller aux gouts des consommateurs. Les musiciens se contentent d'en être les interprètes, avec parfois un énorme succès, écrasant toute velléité de percer sans recourir à cette méthode. C'est un peu les seules caractéristiques connues de cet univers dans le premier volume, où évolueront nos deux héroïnes. Carole est une jeune martienne, un peu fauchée mais débrouillarde, qui aime s'adonner aux claviers pour relâcher la pression après ses petits boulots ingrats. Tuesday, elle, est une fille de bonne famille, trop couvée, dont le seul acte de liberté est de taper des bœufs sur sa guitare (c'est une expression, n’appelez pas la SPA). C'est lorsque cette dernière décide de fuguer qu'elle rencontre Carole, formant un duo soudé par l'amour de la musique qui pourrait réveiller les consciences.

Je vais être franc, je n'ai pas eu le coup de foudre pour ce manga. Ce n'est pas qu'il soit mauvais, les persos sont sympas, il y a de l'humour, la représentation de la musique et du chant est plus crédible que dans, disons, Beck, et l'histoire d'amitié (ou de romance, je n'en sais encore rien) entre les deux est plutôt choupie mais sur ce premier volume ça ne raconte pas grand chose d'autre. Remarquez ça ne fait que trois tomes donc je me laisserai peut-être tenter par la suite.

Love Fragrance
TRIGGER WARNINGS

Typiquement le genre de premier volume que je prends sur la quatrième de couverture en me disant que ça a l'air trop what the fuck pour être malhonnête, je n'ai pas été déçu mais plutôt décontenancé.

Sur le papier, l'histoire - et les personnages surtout - a tout pour être creepy : Asako est une jeune femme dont l'abondante transpiration représente un complexe dans la vie et dans son travail d'office lady chez un grand parfumeur. Un beau jour de stress intense, un collègue qui passait près d'elle la hume et se précipite pour lui renifler partout ; d'après Kotaro, qui officie comme "Nez" principal au département développement des nouveaux produits, l'odeur corporelle d'Asako a tout pour devenir un hit de la parfumerie. Le voilà cherchant toutes les occasion de se rapprocher de la belle.


MEC T'ES SÉRIEUX ???

Je ne sais pas si je retransmets bien le niveau de malaise mais Kotaro est, dans les premiers chapitres, représenté comme un monstrueux fétichiste de l'odeur, un harceleur qui à la première rencontre vient fourrer son nez directement dans le giron de sa convoitée (trop timide et mal à l'aide pour le repousser vigoureusement), passe ses mains là où il ne devrait pas et où elle ne veut manifestement pas. Il lui affirme avec aplomb que pour le bien de la marque, "il va sentir son odeur tous les jours pendant une semaine". Par la suite il n'aura de cesse de venir la humer avec un forçage malaisant, avec parfois une réplique déplacée ("Je suis content d'apprendre que tu n'as laissé personne d'autre te sentir" -sic et sigh-, prononcé au lit >_>). A se demander si l'auteur comprend le comportement problématique qu'il dépeint, même si le personnage n'est pas à proprement parler mal intentionné. A mon avis non (pourtant Kotaro repousse un frotteur de métro qui a exactement le même comportement que lui-même), et c'est dommage car...

... dans les faits les chapitres suivants de ce premier volume (sur onze parus au Japon) vont plutôt montrer une relation naissante, mignonne, une romantic comedy "adulte" si je puis dire. Adulte pas uniquement parce que la relation est consommée suggestivement dès la fin du premier chapitre, mais surtout parce que les personnages passent ensuite par toutes les étapes d'un couple en construction : la discussion post-coïtale, la gène de l'annoncer ou non aux collègues, l'appréhension de demander à l'autre s'il est sérieux dans ses intentions, découvrir ses gouts et ses passions, la jalousie naissante, ou encore la mise au jour de ses sentiments conflictuels. On évite largement les affres de la romcom lycéenne habituelle et ce n'est pas plus mal. Cependant j'ai encore un peu de mal à voir où ira le concept initial du manga tant il a tendance à s'effacer derrière la mignonnerie du couple en devenir. A voir aussi si l'auteur prendra à bras le corps le complexe d'Asako et le comportement toxique de Kotaro plutôt que de les traiter comme des devices scénaristiques et une source de rire.


Je te laisse le bénéfice du doute


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3 commentaires
matnoor

le 17/03/2021
hihihiu
cKei

le 05/03/2021
Je critique Beck si je veux !

Mais c'est pas que le manga est mauvais, c'est vraiment sa façon de représenter le chant comme juste le héros qui ouvre la bouche et d'un coup tout le monde est figé. Ça ne me parle pas. Dans Carole et Tuesday c'est mieux foutu.
Après si tu as Netflix autant essayer l'anime, à mon avis il est plus sympa
Yaone

le 05/03/2021
J'ai kiffé ce premier volume de Love Fragrance. >.>
J'espère juste que ça ne s'essoufflera pas par la suite et que ça ne suivra pas le chemin facile des romances qui circulent déjà (cela dit, ça marche toujours avec moi... >.> ).
Je n'ai pas vu ce manga Carole & Tuesday. Mais tu ne me donnes pas tellement envie, surtout que tu as critiqué Beck. On ne critique pas Beck (le manga hein, l'anime est moins bon donc pas grave).
Et tu n'es pas le premier à dire du bien de Dorohedoro. J'hésite maintenant... >.>
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