haut_menu
Infos Blog
My Kingdom, My Memories...
Articles jeux vidéo principalement, et accessoirement animés.
Crée le 01/12/2018
haut_menu
Catégories
haut_menu
Calendrer
<<Décembre 2019>>
LuMaMeJeVeSaDi
25262728293001
02030405060708
09101112131415
16171819202122
23242526272829
30310102030405
[Anime Review] Jushin Liger
Par Ragna, le 21/11/2019 à 19h32 (211 vues)
Catégorie : Animation/manga

_____________________________________________________________________________________
LE LION ROUGE RUGIT !
_____________________________________________________________________________________


Pour ma première review d'animé manga, je vais vous parler de l'animé Jushin Liger (également connu sous le titre de
Bio Armor Ryger), une des œuvres de Go Nagai que je viens de visionner tout récemment. Mais d'abord, la petite fiche.



- Titres alternatifs : Juushin Liger / Jushin Riger / Bio Armor Ryger / Beast God Liger / Beast God Riger
- Pays : Japon
- Format : Série TV
- Genres : Mecha, Science-Fiction, Comédie, Ecchi, Action
- Date de parution : 11 mars 1989
- Date d'achèvement : 27 janvier 1990
- Épisodes : 43 eps x 25 min
- Studio : Sunrise Inc.
- Auteur : Go Nagai

Il s'agit d'un animé de mécha, assez particulier, principalement axé super robot et monstres mythiques dans une ambiance de Fantasy contemporaine sorti à la fin des années 80 au pays du soleil levant. Je l'ai vu en VO sous-titré en italien, et globalement, ce fut un régal complet tout le long de cette série que j'ai dévorée en trois jours.
Tout d'abord, il faut savoir que cet animé n'a rien à voir tant dans son ambiance, son univers ou son histoire avec le catch malgré son titre. En effet, un célèbre lutteur japonais de ce sport s'appelle ainsi (plus précisément Jushin Thunder Liger). C'est surtout les noms qui se retouvent en commun car ce lutteur s'est inspiré de cette série pour son nom et, dans une certaine mesure, du design du Liger ainsi que du look de certains monstres de Super Sentai pour ses costumes. Hélas, la série animée, quant à elle, est peu connue en dehors des frontières nipponnes et peut être difficile à trouver aujourd'hui. On notera cependant une certaine ressemblance de la bio-armure (que pilote le héros principal de l'anímé) à un catcheur dû à la musculature humanoïde et aux longs cheveux de couleur flamboyante tombant en bataille. Mais venons-en à l'animé à proprement parler, en illustrant un peu l'univers.


L'histoire prend place à Hokkaido, une ville qui va vite devenir le théâtre d'assauts de conquête par l'Empire Drago, qui envoie ses dragonites (monstres géants à l'apparence reptilienne et démoniaque) détruire tout sur leur passage. Ken Taiga, un jeune adolescent vaillant et fripon au grand cœur, coule des jours banals et paisibles dans son lycée. Vient alors le jour fatidique, où il assiste à la destruction de la ville par les dragonites et à l'horreur du carnage. Une gigantesque roche flottante marquée d'un sceau s'élève dans les cieux, c'est de là que viennent les dragonites. Les circonstances vont alors amener Ken à invoquer malgré lui le Liger (sorte de bio-armure à la fois organique et synthétique) en levant vers le ciel la paume de sa main droite marquée d'un tatouage de lion apparu mystérieusement, et à prendre le contrôle de cette armure vivante. En effet, il semble être le seul à pouvoir tenir tête à ces envahisseurs sous la houlette de l'impératrice Zara.

Raconté comme cela, c'est un peu classique, mais ce n'est qu'une facette de l'histoire qui découle d'un folklore révélant ponctuellement des bribes petit à petit, au fil des événements et des personnages apparaissant à mesure que l'animé avance. Ken, on peut s'en douter, ne sera pas seul à combattre l'Empire Drago, puisque de nouveaux compagnons se joindront à à ses côtés pour lui prêter main forte. Les intentions de cet empire vont d'ailleurs plus loin qu'une simple conquête de la planète. Soutenu par son meilleur ami Dango, Ken rencontrera sur son chemin deux sœurs jumelles aux pouvoirs spéciaux comme la télépathie et la télékinésie, une journaliste fûtée leur founissant une camionette de télévision pour voyager, puis d'autres personnages qui l'aideront à affronter leurs ennemis au cours de ses aventures. Il se rendra compte qu'il n'a pas été choisi par hasard pour piloter le Liger parce que quelque chose de très important le lie justement au Liger. En fait, il s'agit d'une simulation réelle où le pilote est connecté à la machine organique via des tissus et des câbles sensoriels lui permettant d'être en symbiose avec la bio-armure, si bien que ses propres mouvements seront fidèlement reproduits par son hôte gigantesque lui obéissant au doigt et à l'œil. Comprenons par-là que Ken éprouve les sentiments et les sensations du Liger en situation réelle, et s'expose par conséquent aux mêmes blessures sur le champ de bataille, ce qui est assez éprouvant mais cela va parallèlement le rendre plus fort physiquement et mentalement au fil des combats.

_____________________________________________________________________________________
PERSONNAGES (SANS SPOILER)
_____________________________________________________________________________________



Ken Taiga
Le héros princìpal de la série et le pilote de la bio-armure Liger. Ce garçon de 16 ans vit avec son grand-père qui lui a appris beaucoup de choses en l'élevant seul. Plutôt gentil, drôle, sportif et courageux, il n'hésite pas à venir en aide aux jolies filles en détresse. Il est aussi un peu fanfaron et pervers sur les bords. Un de ses passe-temps est se promener en bicyclette. Son destin va être bouleversé le jour où l'Empire Drago fera son apparition sur Terre.





Dangoro
Le meilleur ami de Ken. Ils vont ensemble à la même école. Dango répond toujours présent à l'appel quand il s'agit de soutenir son pote pour quoi que ce soit, y compris dans les combats contre l'Empire, et ce même s'il envie parfois Ken. Il lui arrive parfois de se battre avec son camarade pour des broutilles, mais leur complicité est telle qu'ils sont un peu comme des frères.






Mai Kamishiro
La sœur jumelle de Yui. Une fille énergique au fort tempérament digne d'un garçon manqué, qui ne mâche pas ses mots. Elle est dotée de pouvoirs psychiques et sensoriels lui permettant d'avoir des visions. Elle et sa frangine se joindront rapidement à Ken dans la lutte contre l'Empire Drago. Mai a souvent le don pour se chamailler avec notre héros, ce qui ne manque pas de mettre de l'ambiance.







Yui Kamishiro
La sœur jumelle de Mai. Toutes les deux ont une coiffure et une couleur de cheveux différente afin de se distinguer. D'ordinaire calme et réservée, Yui n'en demeure pas moins protectrice et toujours soucieuse envers ses compagnons. Tout comme sa sœur, elle possède les mêmes types de pouvoirs mais elle peut également faire des rêves prémonitoires et prédire certaines choses.






Ryu Dolk
Personnage pour le moins énigmatique. Il fait partie des meilleurs généraux de l'Empire Drago. Tout comme Ken, Ryu possède une bio-armure géante aux capacités prodigieuses, lui permettant de changer d'apparence et de gagner en puissance. Depuis qu'il a croisé le fer avec Ken, il est obnubilé par le Liger et ne manque jamais une occasion de disputer un duel avec lui.







_____________________________________________________________________________________
NAGAI A BOUFFÉ DU LION
_____________________________________________________________________________________



Au début, il faut bien l'avouer, les épisodes sont assez anecdotiques pour la plupart et l'histoire ne progresse que très peu. C'est surtout une mise en bouche visant à présenter les bases de l'univers et les personnages principaux comme Dango qui est le meilleur ami de Ken, les jumelles Mai et Yui apportant autant au côté comédie et tranche de vie qu'au niveau histoire ainsi qu'un soutien précieux pour Ken et le Liger. Nos héros se débrouillent avec les moyens du bord dans les premiers épisodes et apportent une aide mineure mais tout de même utile dans un premier temps au Liger. Il ne sera pas question d'avoir une base comme le typique centre de recherche et le hangar à robot comme on a pu le voir dans d'autres œuvres de Nagai plus anciennes. Non, ici, c'est plutôt une planque puis un lieu antique pas comme les autres qui feront office de "base" à la bande. Ça change de ce qu'on a l'habitude de voir. Et aussi invraissemblable que cela puisse sembler, Ken et ses compagnons auront à leur disposition des moyens pour enquêter ou améliorer les capacités du Liger. Après tout, Nagai nous a bien habitué aux situations les plus improblables et insolites où le domaine de la science-fiction atteint des sommets plus qu'inimaginables. C'est l'essence même de Nagai, repousser les limites du fantastique, d'autant plus que nous parlons là d'un animé de super robot, où la puissance du Liger va considérablement grimper en flèche et réaliser des choses incroyables au fil des épisodes, défiant parfois l'imagination, mais c'est aussi vrai pour ses ennemis. Go Nagai n'est évidemment pas le seul auteur à jouer sur cette corde, mais j'ai toujours trouvé qu'il avait un don pour marier la science-fiction avec différents thèmes de la vie de tous les jours en faisant preuve d'une imagination débordante.



On peut dire que le premier tiers de Jushin Liger développe les personnages, en prenant son temps, mais le scénario commence à prendre son essor par la suite à partir du second tier, peu avant la moitié donc. L'équipe devient progressivement plus performante et soudée, car on découvre l'origine des pouvoirs de certains personnages, ce qui va fatalement conduire à des améliorations au niveau des performances du Liger, mais aussi de Ken qui va significativement gagner de plus en plus en puissance et de confiance en lui-même. Ce faisant, les antagonistes vont redoubler d'efforts et de ruses pour se débarrasser de Ken et de sa bio-armure mécanique qui s'avéreront être une plaie à leurs desseins obscurs. D'ailleurs, ces antagonistes sont plutôt nombreux dès le départ, et, si comme on s'en doute certains disparaissent à partir d'un certain nombre d'épisodes suite à d'importants événements et affrontements, ils seront remplacés par d'autres encore plus dangereux et sournois. Les tensions et les rivalités chez les généraux impériaux font rage, que ce soit pour l'honneur ou l'orgueil, et il ne sera pas rare de les voir se bouffer entre eux, surtout à mesure que l'histoire avance. Ça n'a rien de nouveau me direz-vous, on voyait déjà ça dans Goldorak par exemple, mais ici, c'est bien plus... comment dire ? Impitoyable. Cela donne lieu à de petites historiettes et règlements de compte, et ça apporte toujours un peu de piment même si ça ne fait pas beaucoup avancer la trame, quoi que un petit peu parfois. Nagai ne fait pas dans la dentelle, les ennemis ne se faisant pas de cadeaux entre eux ! Notons d'ailleurs la présence de Ryu Dolk, un humain officiant au sein de l'Empire Drago. C'est un personnage assez important de l'histoire, intervenant parfois pour croiser le fer avec le Liger car tout comme Ken, il possède sa propre bio-armure, le Doll-Ga, sorte de chevalier-dragon géant. Le scénario va se servir de cet excellent rival à Ken parfois comme pilier pour s'édifier, entre autres, et Ryu va devenir de plus en plus important au fil de l'histoire. D'ailleurs, je me demande s'il n'y a pas une quelconque référence ou clin d'œil à la série de jeux combat Street Fighter en raison des noms choisis pour ces deux gaillards.



Une fois que nous arrivons au dernier tiers, alors là les révélations pleuvent telle une averse et les scènes dramatiques gagnent brillamment en intensité, de nouveaux personnages apparaissant même aussi bien chez les gentils que chez les méchants. La dernière quinzaine d'épisodes symbolise en quelque sorte une seconde saison, même si des changements commencent à s'opérer quelques épisodes avant. Et dans l'ensemble, l'évolution des personnages et de l'univers est telle, qu'on croierait presque avoir affaire à un autre animé ! C'est dire à quel point le changement est impactant. Pour autant, le matériau brut est conservé et quand bien même pas mal de bases disparaissent, des relents des premières heures sont encore visibles et palpables tout en se fondant avec de nouvelles mécaniques. D'ailleurs, sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, les nouvelles mécaniques seront instaurées en grande partie dans le sens où les créatures dragonniennes deviendront justement plus... mécaniques ! Ce qui promet des combats encore plus palpitants avec des attaques à longue portée. Autant dire que le super robot va prendre toute sa dimension et que la montée en puissance du Liger risque de vous arracher un 'wouah!' à plus d'une occasion, tellement ça va loin et on en prend plein les yeux.




Ainsi donc, à un peu plus de la moitié, l'histoire montre généreusement son meilleur rythme, bien que tardivement. Il faut bien l'avouer, l'histoire n'est pas le plus gros point fort de Jushin Liger, mais elle se laisse suivre agréablement pour peu évidemment qu'on apprécie ce style d'animé. À titre personnel, je dirais juste que 43 épisodes me parait quelque peu longuet, alors qu'une trentaine auraient pu faire l'affaire pour ce qui est d'aller droit au but. Mais ça fait partie du charme des séries de Go Nagai puisque ça lui permet d'insuffler un mélange de tous les thèmes où il excelle dans ses œuvres comme la comédie et l'humour (souvent présents dans ses animés de robots), une petite touche d'ecchi et la vue des petites culottes. Seront aussi de la partie des thèmes plus sérieux comme la religion, l'archéologie, le drame, voire un peu de gore. On reste quand même loin d'un shônen de 200 épisodes ou plus, ponctué d'épisodes hors-sujet. S'il est vrai que certains épisodes ne font pas tellement avancer l'intrigue, ils ont au moins le mérite d'étoffer l'univers avec une petite histoire d'un épisode où, parfois, un personnage secondaire que nos héros aideront apparaîtra plus tard pour les aider en retour, dévoilera quelques traits de caractère sur un des héros, ou encore deviendra une sorte d'encouragement pour les épisodes futurs. Comme quoi, il y a toujours un petit quelque chose, une bonne dose de morale dans ces scènes pour équilibrer parfois avec la dureté de certains épisodes, puisqu'il ne sera pas rare d'assister à la mort de certains personnages rencontrés même brièvement. C'est aussi l'un des points qui accentue une des (rares) forces du scénario, la fatalité et la destinée de certains personnages.

J'ai donc trouvé l'ambiance propre à celles que nous habitue Nagai dans ses œuvres avec ce mélange de thèmes divers baignant dans une ambiance apocalyptique. J'y retrouve son empreinte, et ce n'est pas pour me déplaire. Tout ça avec justesse et équilibre.

Par contre, j'ai trouvé qu'il y avait quelques incohérences comme principalement le fait que les actions se déroulent longtemps dans la même ville, qui tombe de plus en plus en ruine à mesure que l'empire intensifie ses attaques. Et les gens continuent malgré tout à vivre dans les bâtiments intacts ou tenant encore debout au lieu de migrer ailleurs. Que ce ne soit pas réaliste, encore, ça passe, mais là il n'y a aucune logique. Il n'y a pas de maladie, de virus ou de radioactivité. Enfin bon, ça reste un animé et un détail au final, mais ça m'a quand même un peu chiffonné. Ce qui est sûr, c'est que ça engendre une certaine redondance au niveau des décors et c'est un peu dommage. Les bâtiments détruits sont souvent le champ de bataille, mais après un peu moins d'une vingtaine d'épisodes, ça s'arrange et on aura droit à des environnements plus ouverts, principalement naturels ou antiques, parfois même à l'autre bout du monde ainsi que de nouvelles villes. Les bases ennemies ne sont pas à négliger non plus, et on n'aura plus autant ce sentiment de répétitivité environnementale.




Au niveau du chara-design, les dessins sont plutôt pas mal pour un animé qui date de 30 ans, les héros et les ennemis principaux sont généralement mieux faits que la plupart des personnages secondaires. Un coup de crayon à la fois simple et efficace, somme toute conforme avec son époque, et dans l'ensemble c'est ni au poil, ni à la va-vite. C'est correct. Quand c'est sérieux, les expressions des personnages sont mieux représentées avec deux à trois couleurs par éléments. Et quand ce sont de petites scènes d'humour ça peut parfois prendre des formes caricaturées, mais j'ai envie de dire que c'est le mélange de thèmes divers qui veut ça et au final, ça fait le taf. Là où ça s'en tire bien mieux question graphisme, c'est au niveau du mecha-design. Comme je l'ai déjà dit, les ennemis sont essentiellement des dragonites et arborent donc une apparence monstrueuse, parfois puisant des inspirations dans Devilman et Great Mazinger (du même auteur). Il faut dire qu'ici, la patte artistique de Go Nagai est reconnaissable entre mille. Ce sont en realité des monstres bio-mécaniques qui explosent une fois vaincus et à mesure que l'animé se développe, leur design va évoluer et des créatures cybernétisées apparaitront, voire plus tard des méchas lourdement blindés et armés restant toutefois un minimum fidèles aux formes des monstres et des dragons avec quelques traces d'organisme.

D'autre part, il est à noter quelques influences dans le monde du Sentai pour ce qui est du look des méchants (personnages et monstres mécaniques compris), mais pas trop non plus quand même. En tout cas, j'ai trouvé que ça sied étonnamment bien à la série et son contexte. Le Liger (qu'on appelle également le Lion Rouge dans la série), n'y coupera pas à l'évolution technologique. Cette bio-armure privílégie par défaut le corps-à-corps, avec quelques rares prises et supplex, disposant même d'une épée invoquée des cieux lui permettant la plupart du temps de donner le coup de grâce à ses ennemis. Il possède aussi un bouclier pour se protéger des coups adverses. Mais il bénéficiera plus tard de nouveaux modules aériens lui apportant un nouvel arsenal (d'autres armes blanches lourdes, armes contondantes, armes d'hast...) et lui permettant naturellement de voler, rendant ainsi le Liger plus polyvalent. Plus tard encore, une arrmure pourra même en modifier l'apparence en plus de personnaliser son panel de coups dévastateurs et quelques nouvelles armes. À noter que le Liger peut échanger son masque humanoide contre une tête de lion en secouant sa longue chevelure virant à l'écarlate, telle une danse tribale. J'ai trouvé ça vachement original. Bref, il ne manque pas de ressources et se battra comme un lion à chaque combat, c'est le cas de le dire !




J'ai trouvé le mecha-design particulièrement réussi et assez original pour l'époque, notamment pour le Liger. Même chose pour les ennemis mais dans une moindre mesure, car malgré quelques "références nagaiennes", on a droit en grande partie à un design qui tranche avec la plupart des animés dans l'univers du mecha et de la SF. D'autant que les monstres ne manquent pas de bottes secrètes, montrant sans vergogne leur fourberie. L'ambiance générale post-apocalyptique est maintenue grâce à une panoplie de couleurs aux fonds sombres, bleutés et rougeoyants accompagnés souvent d'un déluge d'éclairs du plus bel effet lors des effets spéciaux dans les joutes. On est aussitôt plongé dans le feu de l'action, le spectacle des batailles sans pitié flattant les mirettes. On sent vraiment que c'est la fin du monde, que les éléments se déchaînent et qu'au milieu de tout ça, le Liger se déchaîne contre les forces du mal tel un brasier fulminant pour que règne la paix sur Terre. Les affrontements attestent d'une pugnacité époustouflante pour l'époque, les rendant aussi violents qu'épiques. Et si les tout premiers affrontements ne sont pas très difficiles pour le Liger, ça se complique sensiblement par la suite, plus ou moins vite, surtout quand le héros doit faire face à deux dragonites en même temps ou plus, ou qu'il doit affronter le Doll-Ga mettant à l'épreuve l'endurance de Ken alors que ce dernier vient d'éliminer un terrible adversaire. Alors oui, ça devient vite ardu, tant et si bien que même Yui et Mai seront solicitées par la force des choses. Tout comme dans l'histoire, il y a certaines situations qu'on peut voir venir en combat, surtout si on a visionné auparavant quelques séries de Nagai, mais pas toutes les situations, parfois il peut y avoir de jolis petits revirements bien dispatchés dans la trame qui impressionnent toujours.


Musicalement, c'est assez pauvre au départ quant à l'ambiance et aux batailles, et il faudra attendre à peu près la moitié pour ne plus avoir cette légère impression de disque rayé. Ça se bonifie doucement au fur et à mesure de l'évolution scénaristique sans pour autant déborder de richesse, juste un tout petit peu plus de variété avec des thèmes plus poignants et intenses au cours des tragédies (et il y en a) qui frapperont tôt ou tard, ne faisant que souligner davantage les enjeux importants et le destin des personnages. Attention cependant, la musique reste bonne en soi et ça fait le café, surtout le thème du moment où "Ken fusionne avec le Liger" avant de combattre, mais l'OST aurait juste gagné en profondeur avec un peu plus de variété tout en restant dans ce style manga des années 80-90 qui convient. Concernant les openings, ils envoient du lourd, très lourd même. Énergiques et dynamiques avec des plans de caméra donnant la pêche, ils s'insèrent parfaitement dans la thématique. Les endings sont très bons aussi, un brin mélancoliques mais tout en restant rythmés et entraînants, juste un cran en-dessous des OP à mon sens. Un premier opening et un premier ending pour les 28 premiers épisodes, un deuxième opening et un deuxième ending pour les 15 derniers.




Opening 1 de Jushin Liger



Sans parler qu'il y a deux ou trois chansons assez jolies et tristes qui viendront appuyer l'aura permanente de guerre entre l'humanité et ses envahisseurs, laissant échapper quelques notes de lueur d'espoir en rapport avec la nature et le folklore propre à la série. Les effets sonores accompagnent parfaitement les rixes, avec le grincement métallique et strident des épées lors des combats effrénés pour les rendre toujours plus palpitants. Et du reste, c'est du tout bon.
Le doublage, pour sa part, est de bonne facture dans l'ensemble, avec certes un petit côté kitsch se rappochant vaguement des animés super robot des années 70, mais vaguement. Outre la voix de Dango qui peut parfois s'avérer grinçante pour les oreilles (humour oblige mais quand même), il n'y a pas grand chose à redire du reste. Ken Taiga est interprété par Mayumi Tanaka (voix originale de Monkey D. Luffy de One Piece, ou encore celle de Krillin dans les séries Dragon Ball). Et oui, une femme ! Mais ça colle plutôt bien avec le caractère du jeune homme. Ken a un cœ
ur d'or, il est courageux et fort. Ses cris de douleur ne sont pas sans rappeler Son Goku en combat. On ajoutera un petit côté pervers car le garçon a ses petits vilains travers à regarder sous les jupes des filles, mais ça ajoute au côté tranche de vie et comédie avec une bonne dose d'humour, bien que l'humour ne tourne pas que sur ça mais en bonne partie. La voix s'adapte à toutes les situations, y compris les plus drôles, et les ordres donnés par Ken au Liger montrent bien la rage qu'il éprouve au combat. Les voix de Mai et Yui ne manquent pas de charme et de bonne humeur malgré leurs caractères différents, et heureusement. L'une ressemblant à une tornade et l'autre étant plus calme.




_____________________________________________________________________________________
CONCLUSION
_____________________________________________________________________________________


En définitive, Jushin Liger est un animé de méchas et de science-fiction assez particulier qui mérite qu'on y jette un coup d'œil si on est fan du genre, ne serait-ce que pour voir à quel point il jure en comparaison aux autres productions de son époque, et d'encore aujourd'hui un peu. Sans compter qu'il reste un animé rare et peu connu en Europe. Son histoire est certes classique et révèle progressivement tout son potentiel après la seconde moitié de la série, mais son ambiance post-apo, ses personnages formant une clique pas comme les autres ainsi que son mecha-design et ses rixes endiablées font qu'il se démarque pas mal des autres animés.
Il est fort dommage que Jushin Liger ne soit jamais sorti en France. Il y a encore quelques années de cela, la série était souvent trouvable en RAW et rarement avec des sous-titres. Mais maintenant, les 43 épisodes ont été subbés en italien et en anglais sur certains sites, et sont donc toujours trouvables sur Internet avec un minimum de recherche.



_____________________________________________________________________________________
8,6/10
_____________________________________________________________________________________


Insérer un commentaire
$_$ >_< <_< :!: :!: :( :) :- :6: :a: :alien: :banana: :bat: :bave: :bear: :berk: :blush: :boss: :bounce: :bye: suivant


OK
0 commentaire
Aucun commentaire
Modifir un commentaire :
X
$_$ >_< <_< :!: :!: :( :) :- :6: :a: :alien: :banana: :bat: :bave: :bear: :berk: :blush: :boss: :bounce: :bye: suivant
OK
S'inscrire
Blogendra V1.2 [Propulsé par Legendra RPG] © Force 2008 - En ligne depuis le 13/09/2008 on Infomaniak.net
Développeur : Medion Designer : Allesthar

Valid XHTML 1.0 Transitional Valid CSS Valid Atom Feed get Firefox