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Bilan 2019 (entre remakes, remasters, portages et nouveautés...)
Par Ragna, le 06/01/2020 à 07h24
Catégories : Animation/manga, Divers, Jeux vidéo
BILAN 2019

Bonjour à tous et bonne année !

Il est temps de faire le bilan sur l'année 2019 qui a été plutôt riche en JV, bien que pas mal de remasters, remakes et classiques y aient occupé une bonne place. 2019 a également apporté de la nostalgie avec une poignée de classiques Mega-Drive du bon vieux temps s'étant intercalée entre quelques gros jeux remis au goût du jour, ou d'autres beaucoup plus récents. Pas mal d'indés aussi pour accompagner. Des envies de refaire de vieilles pépites voire des amours de jeunesse, c'est comme les sentiments, ça ne se commande pas !
Globalement, je dirais que ça a été un peu moins diversifié au niveau des genres par rapport à l'année dernière, juste un peu moins, mais incluant peut-être un peu plus de jeux finis dans la liste en comparaison à l'année précédente. Dont 8 RPG terminés dans le lot. En tout cas, mon porte-feuille a davantage morflé que l'année d'avant.

Bref, j'ai pas mal joué même si j'aurais pu profiter de plus de jeux et que je n'ai fait que presque la moitié des jeux que je m'étais fixés pour 2019. Les humeurs et le quotidien influant là-dessus, a fortiori au niveau boulot où j'ai bossé d'arrache-pied durant les trois premiers trimestres. Et puisqu'on en parle, sur le plan personnel, bah, ça n'a pas été jojo avec quelques bas puis quelques soucis de famille niveau santé, mais ça s'est progressivement arrangé au fil de l'année et notamment en seconde moitié d'année où un meilleur train de vie est reparti. Dieu merci. Le travail m'a changé les idées, et parler avec les collègues de boulot m'a fait grand bien. Enfin bon, la vie continue et les passions qui nous animent embrasent toujours autant nos cœurs.

Peu avant la fin de l'année, je me suis acheté une TV Samsung 4K HDR en promo à l'occasion du black friday, ainsi qu'une PS4 Pro pour aller de paire niveau performances et acquise en partie en troquant ma PS4 Slim. Je n'ai pas encore eu l'occasion de profiter du potentiel de cette technologie, mais cela viendra sans doute durant cette année 2020 avec des jeux que j'aimerais faire tels que Horizon Zero Dawn, God of War et The Last of Us (Horizon étant sûrement la priorité parmi ces trois-là souvent cités). Entre autres jeux que j'ai déjà faits mais que je referais certainement volontiers pour profiter de la HDR et de la 4K comme il se doit.

Concernant le monde de la japanimation, étrangement alors que j'avais commencé l'année par le film magnifique du Conte de la Princesse Kaguya, je me suis un peu déchaîné en fin d'année (à partir de novembre) via quelques vieilles séries dont une ou deux petites découvertes qui ne datent pas d'hier. Et toute la saga Saint Seiya revue (incluant la découverte de Saintia Shō, dernière série en date de la saga) et que je revisionnerai sans doute cette année présente. Je parlerai des animés à la fin, en passant par une poignée de films, après avoir fait le tour des jeux de 2019.
Et maintenant, place sans plus attendre à mon bilan 2019 !


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DRAGON QUEST XI (PS4)
L'année avait commencé sur les chapeaux de roues avec ce Classical-RPG, qui renoue avec l'esprit des J-RPG d'antan tout en apportant un peu de fraîcheur. RPG que j'ai finalement complété à fond en fin d'année, quand je suis revenu dessus pour en profiter à nouveau. Rien de bien original, il est vrai, c'est du Dragon Quest pure souche. Mais alors, quel contenu dantesque et quelle durée de vie phénoménale dépassant allègrement les 200h si on veut tout faire ! Assurément mon RPG coup de cœur de l'année. On ne change pas une recette qui marche. Un univers vivant, des personnages attachants, un système de combat au tour par tour efficace et promettant d'innombrables possibilités grâce aux combos d'attaques hypertoniques de nos héros. C'est beau, c'est coloré, c'est immense, c'est divertissant et le scénario s'étend sur trois âges pour apporter un peu de sang neuf malgré son classicisme en surface, mais en profondeur et au final, il en dit long quand même. Seule ombre au tableau dans tout ça : la musique, qui sans être mauvaise, devient vite répétitive, faute de variété et de renouvellement dans le style. Hormis ce critère, c'est du tout bon et je recommande chaudement ce RPG au T/T aux fans du genre et de DQ. L'Aventure avec un grand A.



MURDERED SOUL SUSPECT (PS4)
Comme il m'arrive souvent, j'ai fait quelques petits jeux entre de gros jeux. Le premier de l'an dernier étant ce jeu d'investigation comportant des fantômes et du surnaturel. Rien de bien transcendant, mais ce fut plaisant et il a été d'ailleurs mon premier jeu d'enquête en 3D. C'est assez daté graphiquement, car c'est un des premiers jeux de la PS4, et ce n'était déjà pas extraordinaire pour l'époque. Les bugs d'environnements prêtent à sourire mais rien rendant le soft injouable, mais au final j'ai été séduit par l'ambiance et l'histoire de MSS, et c'est un petit régal de devoir élucider des crimes et tenter de résoudre des affaires en reconstituant les scènes de meurtres via des flashbacks à l'aide des capacités du héros qui est lui-même un fantôme avec tous les pouvoirs qui vont avec. Ça apporte une certaine originalité aux enquêtes, et donc au gameplay.



BLACK MIRROR (PS4)
Un autre petit jeu du genre enquête et un peu poltergeist, mais celui-là m'a bien déçu. Bugs en pagaille et quelques crashs sont au rendez-vous, traduction mélangeant français et anglais à défaut de ne pas avoir tout traduit, graphiquement faiblard et visages des personnages fades et inexpressifs, gameplay simpliste et rigide au possible... Reste l'histoire pour sauver les meubles. C'est généralement le meilleur critère dans les jeux d'enquête et BM ne déroge pas à cette règle, mais c'est à peu près le seul truc qui m'ait aidé à poursuivre le jeu. À noter que les énigmes sont bien trouvées pour certaines et vous feront bloquer un petit moment malgré la facilité déconcertante du titre.



LAYERS OF FEAR (PS4)
Ou les Couches de la Peur. Tout simplement un chef-d'œuvre ! J'ai été happé de bout en bout avec ce survival horror en vue subjective, où la dimension horreur psychologique prend tout son sens. Nul besoin de sang, de gore ou d'obscénité pour vous mettre les jetons, les images subliminales et la mise en scène exemplaire des situations cauchemardesques maîtrisées d'une main de maître se chargeront de vous glacer le sang et de vous faire frémir comme jamais, en voyageant dans les méandres de l'esprit torturé du héros. Depuis Silent Hill 2, qui reste à mes yeux une masterpiece absolue et le meilleur survival horror de la création, je n'avais pas ressenti de telles émotions magiques provoquées par la peur. Bon dieu, mais quel pied ! J'ai dévoré LOF en faisant dans la foulée son DLC qui apporte vraiment un plus à l'univers et à l'histoire. Rarement un survival m'aura fait autant d'effet comme SH2. Le tout baignant dans une ambiance artistique et diablement poétique, qu'importe que le récit soit sombre, j'ai pris un immense plaisir à m'innonder dans les tréfonds de ce voyage abyssal m'ayant souvent donné la chair de poule. Si vous aimez les jeux d'horreur psychologique qui font voyager, foncez !!!
La peinture étant le thème central de ce premier volet. J'essaierai d'ailleurs de faire Layers of Fear 2 cette année, celui-ci étant tourné dans le domaine du cinéma.



KHOLAT (PS4)
Ici, il s'agit d'un simulateur de marche à la première personne à ambiance et gameplay survival avec une petite touche d'horreur psychologique. Ce fut mon premier simulateur de marche, et pas mal pour un premier début. Le scénario est tiré d'une histoire vraie qui est vraiment arrivée dans les monts Oural, en Russie, à la fin des années 50. Une sorte de légende urbaine ou de malédiction ayant frappé des alpinistes sur des terres enneigées. L'histoire paraît simple de prime abord mais elle prend parfois une tournure absconse, elle n'en reste pas moins le point fort du jeu, tout comme son ambiance. Sa plus grande originalité est que votre position n'apparaît pas sur la carte que vous pouvez déplier à tout moment durant votre excursion pour faire la lumière sur des affaires louches et surnaturelles. Il faut donc avoir et/ou développer un certain sens de l'orientation pour pas trop se perdre, ce qui, vous en conviendrez, ne plaira pas à tout le monde. Pour ma part, ce fut un défi intéressant, moi qui ai un sens de l'orientation "assez moyen" je dirais. Un côté X-Files se ressent dans l'ambiance, et un sentiment de solitude peut vite vous envahir dû à des heures d'errance et de marche. Je l'ai trouvé pas mal et un brin original, mais je n'en garde pas non plus un grand souvenir.



HELLBLADE SENUA'S SACRIFICE (PS4)
Alors là, on arrive à un grand crû. C'est un jeu indé, là aussi, mais je trouve qu'il n'en a vraiment pas l'air. Et surtout, c'est une œuvre d'art ! Un jeu d'aventure / action principalement porté par une mécanique de narration qui le rend diablement immersif. Attention toutefois, il n'est pas à mettre entre toutes les mains puisque son sujet et son contexte traitent essentiellement de psychose, qui s'intègre parfaitement au gameplay. Ce jeu peut vous transporter aux confins de la folie (virtuellement parlant, haha), au-delà de visions surnaturelles, fantastiques. On entend pratiquement des chuchotements dans l'esprit de Senua, l'héroïne de ce récit foulant des terres nordiques du temps des vickings mettant en avant des mythes et légendes tels que Odin et Ragnarok. Le système de combat est simple mais bien pensé, nonobstant une certaine répétitivité il faut l'avouer. Mals la force du titre provient assurément de sa narration solide comme du béton, sa direction artistique de dingue et son ambiance sombre et dramatique. L'histoire se dévoile doucement mais sûrement. Le sentiment qu'on a de nager en plein délire peut parfois donner du mal à distinguer la frontière entre le vrai ou le faux, mais tout est réel et à chaque mort, on se rapproche plus d'une mort définitive. Il y a des checkpoints pour reprendre plus ou moins rapidement mais si on meurt trop souvent, le jeu efface définitivement notre progression, et c'est dû à de la pourriture noire qui envahit progressivement le bras de l'héroïne jusqu'à la tête. Si cette dernière est recouverte par la marque maudite, c'est terminé, il faudra recommencer une nouvelle partie. Principe fort intéressant, mais c'est l'ambiance nordique et son ambiance d'horreur psychologique mariées idéalement à la psychose qui m'ont particulièrement marqué. Très, très bonne surprise !



RESIDENT EVIL 2 REMAKE (PS4)
Le jeu que j'avais attendu le plus en 2018, et franchement, je n'ai pas été déçu le moins du monde ! Capcom nous prouve, une fois de plus, son talent pour produire des remakes dignes de ce nom en écoutant les fans pour revenir aux sources du survival horror. Du vrai survival horror, pas comme Resident Evil 5 et 6 qui sont presque des "Gears of Wars-like" avec un semblant d'horreur. Aussitôt sorti, j'ai donc joué à ce Resident Evil 2 Remake et j'ai pris un pied d'enfer ! Aucun doute, Capcom sait y faire et par conséquent, j'attends Resident Evil 3 Remake comme un fou. Le scénario de RE2 est respecté dans les grandes lignes, avec de nouvelles cinématiques et de nouveaux points de vue des personnages, ce qui permet de dévoiler un peu plus leurs facettes et de creuser un peu leur personnalité. J'ai néanmoins trouvé ces scènes un peu moins marquantes que dans l'original car elles sont un peu plus concises mais plus nombreuses aussi. Les zombies et le reste des armes biologiques sont clairement plus dangereux que dans le jeu original, puisqu'on meurt plus vite, les munitions et les herbes médicinales sont plus limitées qu'autrefois, sans parler que la structure des décors change même si on reconnait facilement des lieux cultes comme le commissariat. Quelques cinématiques et zones inédites qui auraient été implémentées ou prévues dans la bêta RE1.5 sont présentes. Certaines situations inspirent un sentiment de déjà-vu mais pas forcément au moment où on s'y attend, ni au même endroit, et ce en d'autres circonstances. En clair, tout est fait pour que le joueur vétéran s'y perde tout en ayant l'impression d'y avoir été. C'est juste génial ! Seuls bémols majeurs à mon goût : les musiques de cette refonte qui se font entendre de manière trop basse, même pour un survival horror quand bien même les effets sonores doivent être privilégiés (mais la bande originale est vendue à côté pour l'entendre tout en y jouant). Et l'autre point noir mais un peu moins grave est qu'il manque un grain de folie, car ça reste un peu trop sage et y greffer un pan de scénario ou quelques lieux en plus n'aurait pas été du luxe. J'ai adoré même si je l'ai trouvé moins impactant que Resident Evil Rebirth. M'enfin, il n'en reste pas moins une véritable bombe de AAA que tout fan de RE et de survival se doit de posséder.



THUNDER FORCE IV (MEGADRIVE)
Si j'écoutais mon cœur, et c'est bien évidemment le cas, je pourrais dire que c'est tout bonnement la quintessence des jeux que j'ai pu faire sur la console 16 bits de Sega, voire tout simplement un des meilleurs jeux depuis ma vie de gamer. Peut-être pas le meilleur shoot'em up, d'autant que je n'en ai pas fait beaucoup, mais nul doute que Thunder Force IV doit faire partie des shmups de grande qualité. Un gameplay nerveux et des boss ultra-impressionnants, un arsenal à améliorer avec les power-up permettant des approches stratégiques et salvatrices, des graphismes somptueux imprégnés de couleurs vives et chaudes rendant le vol du vaisseau et les environnements gravés dans la rétine, des musiques juste inoubliables du fait qu'elles sont extrêmement vivantes et énergiques. Le plus beau, c'est que j'avais découvert ce jeu par pur hasard grâce à un vieil ami qui me l'avait prêté, alors que je n'étais pas spécialement friand du genre sans savoir si j'aimais ou non. Mais la sauce a pris dès les premières cinq minutes. Magique ! Que de bons souvenirs, et il reste encore pour moi une bombe atomique.



CASTLEVANIA REQUIEM (PS4)
[RONDO OF BLOOD + SYMPHONY OF THE NIGHT]
Deux épisodes de l'illustre saga de vampire qui sont intimement liés puisqu'ils se suivent directement dans l'histoire. Le premier de cette compilation étant un jeu d'action et plateforme dans de l'arcade pure et dure, qui m'en a d'ailleurs fait voir de toutes les couleurs. Mais quelle belle sensation de découverte au cœur des prémices de SOTN. J'avais pris cette compile pour ce dernier, qui lui est bien un A-RPG et que j'avais découvert sur Playstation première du nom mais que je n'avais pas eu l'occasion de finir à l'époque, il y a plus de 20 ans. J'ai rattrapé cette erreur. J'ai bien sûr commencé par sa préquelle qu'est ROB, pas mal pour l'époque mais classique, mais faut s'accrocher pour le 100% et tout particulièrement en jouant Belmont. On en ressent un véritable sentiment de satisfaction et de fierté, un peu comme un Soulborne.
Je me suis particulièrement éclaté dans SOTN. On retouve direct le charme des RPG/jeux d'action et plateforme des années 90. Et cerise sur le gâteau, tous deux sont traduits. Les nouveautés comme le traditionnel écran 4/3 <->16/9 et quelques options de filtres restent assez minimes, j'aurais apprécié quelques bonus in-game voire, pourquoi pas, des artworks et des croquis. Une bonne chose de faite, en tout cas.



CHILD OF LIGHT (PS4)
Petit RPG au tour par tour réalisé par Ubi Soft Montpellier. Je n'aurais jamais imaginé Ubi créer un RPG conçu à l'image des J-RPG d'il y a deux décénnies. Dans une jolie 2D qui flatte la rétine en restant à la fois sobre et élégante, c'est suffisant pour instaurer une ambiance de conte de fées et de poésie, et c'est bien ce qu'on est en droit d'attendre de ce genre de jeu onirique. Il manque cependant de folie et reste un peu trop facile, mais ô combien plaisant à parcourir avec ses environnements féeriques et son histoire humble mais touchante. Il y a du potentiel pour aller encore plus loin en cas de suite, mais c'est vraiment pas mal du tout pour un premier jet, alors je leur tire mon chapeau.



SEASONS AFTER FALL (PS4)
Petit plateformer 2D indé mignon et poétique avec de jolies couleurs pastels dont le gameplay joue sur les saisons, comme peut le laisser penser le titre. On y dirige un renard capable d'utiliser les pouvoirs des quatre saisons pour progresser en résolvant des casse-tête simples, mais bien pensés. On ne peut pas perdre dans ce jeu, c'est avant tout une ode au voyage onirique, dédiée au respect de la nature. D'une certaine manière, il m'a rappelé Okami en ce sens, où la nature est le thème principal de cette œuvre réalisée par des français. Encore une belle trouvaille qui m'aura fait voyager le temps d'une escapade vidéoludique chez Mère Nature, même si ça ne marquera pas les esprits, mais l'idée et le charme sont là.



SUBNAUTICA (PS4)
Nouvelle expérience pour moi. Un jeu de survie en vue subjective essentiellement sous-marine mettant à l'épreuve notre (possible?) peur des profondeurs marines. En effet, le but est de trouver des ressources pour non seulement manger et boire, mais également évoluer et descendre de plus en plus dans les profondeurs insondables de la mer d'une planète d'origine alien. Beaucoup de craft au programme, d'ailleurs, tout le gameplay tourne autour de ça et c'est très bien réalisé. Le monde ouvert peut être aussi exploré en surface via des îles ou des ruines extra-terrestres. C'est clairement un jeu de survie pur et dur car il faut surveiller l'état du personnage pour éviter qu'il se déshydrate ou meurt de faim, surveiller les réserves d'oxygène en plongée via l'équipement qu'on peut créer et en améliorer la capacité pour des plongées plus longues. On peut se créer sa propre base, un petit vaisseau-capsule pour plonger plus en profondeur, de même qu'un exosquelette pouvant récolter des matériaux difficiles d'accès et même un sous-marin ! Parce qu'il faut explorer ce monde à la recherche de matériaux et de moyens de subsistance afin de survivre et progresser, sans cesse. On peut faire des à-côtés en meublant sa base/maison, un aspect simulation de vie comme les Sims à côté de l'aventure principale.
Malheureusement, beaucoup de bugs viennent plomber l'expérience (ralentissements, niveaux pas finis, morceaux de textures manquants, murs traversables comme du beurre, freezes intempestifs...), ce qui fait parfois planter et crasher le jeu. Le jeu reste finissable et complétable, mais faut batailler et ruser un peu (comme désinstaller puis réinstaller). Mieux vaut oublier la version PS4 parfois bien pénible à jouer à cause des bugs et se tourner sur la version PC. Belle expérience à part ça, mais dommage quand même.



VALIANT HEARTS / SOLDATS INCONNUS (PS4)
Par les créateurs de Child of Light, une petite trouvaille intéressante dans sa thématique puisqu'il reprend le contexte de la première guerre mondiale, dans la peau de soldats que l'on suit dans leurs péripéties et leur vie marquée par l'horreur et la tragédie de la guerre. Aucune notion de bien ou de mal ici, juste des hommes et des femmes qui se battent pour leurs pairs et les causes qu'ils croient justes. C'est designé et illustré façon bande-dessinée / cartoon français, un peu comme Tintin, mais en noir et blanc pour souligner l'intensité mélancolique et dramatique du récit. Vraiment poignant, touchant et admirable comme œuvre, mais elle manque d'ambition et reste au final sage et simple. À découvrir.



ONIMUSHA WARLORDS REMASTERED (PS4)
Un des jeux qui m'a beaucoup marqué sur la génération PS2. Il fut d'ailleurs mon premier jeu sur le support (ça doit sûrement influer), et qu'est-ce que j'avais adoré ! C'est lui qui a instauré le système d'âmes capable d'améliorer l'équipement avec un côté RPG sommaire, et qui a inspiré plus tard des licences comme God of War et même la série des Souls dans une certaine mesure. C'est un Resident Evil-like en écrans fixes du temps du Japon féodal, mélangé à du beat'em all et transpirant une ambiance survival horror. On y incarne un samouraï qui affronte des démons appelés Genmas. Le jeu claquait pour l'époque, proposant un juste mélange entre énigmes, action et exploration. Mais force est de constater qu'il a pas mal vieilli. Des commandes modernes ont tout de même été ajoutées pour rendre ce remaster plus abordable dans sa maniabilité, et c'est toujours un bon point. Malgré le poids des ans, il reste une valeur sûre à découvrir. Son ambiance Sengoku est superbe et fait véritablement voyager. Seul point noir mais majeur : sa durée de vie plutôt faible. Dommage aussi que Capcom ait fait preuve de paresse pour ce remaster, lorgnant plus du côté du portage. Mais bon, nostalgie quand tu nous tiens !



SHENMUE I & II REMASTERED (PS4)
PREMIER ÉPISODE
J'ai continué avec les arts martiaux et les ambiances traditionnelles japonaises dans quelque chose de plus humble et de moins spectaculaire mais pas moins immersif : la série Shenmue.
J'avais raté le coche à l'époque de sa sortie sur Dreamcast, je me suis donc rattrapé avec cette compile incluant les deux premiers volets. Shenmue a été comme un avant-goût de la série en posant les bases de ce qui avait engendré son succès à l'époque. Se balader en ville en enquêtant et en parlant à une myriade de PNJs tous aussi différents les uns des autres, glander en attendant que le temps passe pour avoir accès à des lieux durant la journée ou la nuit, jouer à des mini-jeux et faire des activités qui transmettent un quotidien propre au personnage... Et bien sûr les arts martiaux qui occupent une place prépondérante dans l'univers, univers qui, mine de rien, est plus riche qu'il n'y paraît. Et les QTE qui donnent du punch à l'aventure. Le héros est charismatique et ses aventures m'ont fait un peu penser à des séries japonaises ou coréennes de type Drama. Ça a énormément vieilli, et j'ai eu du mal à me faire aux contrôles et à la caméra bougeant trop vite pour la distance rapprochée qu'elle tient avec le personnage. J'ai eu un sentiment de découverte, de nouveauté, mais je n'ai pas été plus emporté que ça. Plutôt sympathique et sûrement une série à tester/découvrir, mais ce n'est pas le genre de jeu que je préfère.

SHENMUE I & II REMASTERED (PS4)
DEUXIÈME ÉPISODE
On reste dans la même lignée que le 1, mais avec plus de contenu, un monde plus vaste à explorer avec bien plus de PNJs, une histoire mieux maîtrisée, ainsi que des QTE plus complexes et des scènes plus prenantes. Le jeu décolle vraiment ici et révèle son plein potentiel si je puis dire, après un premier épisode servant de pilier de base à l'architecture de ce monument qui grimpe assez haut... pour finalement nous laisser sur notre faim avec une fin ouverte, alors que je venais de bien me familiariser avec l'univers. J'ignore si l'architecture bâtie par cette série s'effondre avec le 3 sorti récemment, mais ce n'est clairement pas une priorité pour moi. J'ai cependant mieux apprécié ce second opus par rapport à son prédécesseur, je peux même concevoir pourquoi il a eu "son succès" à l'époque. Je dis bien son succès car si cette saga a eu sa fanbase et ses adorateurs, elle n'a pas non plus marché si bien que ça et s'est "semi-éteinte" avec la mort de la Dreamcast pour renaître plus tard de ses cendres. Je rendrai peut-être visite à ce phénix appelé Shenmue 3 qui s'est posé au sommet de cette architecture bâtie, un de ces jours. Je reste en tous cas satisfait et content d'avoir pu découvrir cette série, même sur le tard.



STREETS OF RAGE 3 (MEGADRIVE)
Au passage, j'en avais profité pour me replonger dans le 3ème opus de cette vieille saga de BTA que j'adore, pour la simple et bonne raison que le premier niveau démarre sur les docks du port de la ville, tout comme Shenmue que je faisais à ce moment-là, et donc l'environnement et le combat de rue m'avaient redirigé dessus. En plus, c'est également fait par Sega. Toujours du bonheur. Le 3ème volet n'est certes pas aussi marquant que le 2nd, mais n'en reste pas moins une bonne petite pépite.



ABYSS THE WRAITHS OF EDEN (PS4)
Retour sur du indé avec ce jeu d'aventure et point'n'click en vue subjective que j'avais trouvé bien sympathique. Il y a un semblant de Bioshock dans le sens où les environnements rappellent la ville de Rapture, mais ça n'a strictement rien à voir. Les énigmes sont bien pensées et font le sel de ce jeu, meilleur encore que le sel de la mer qui entoure ces lieux dignes de 20 000 lieues sous les mers. C'est fantastique, romanesque, intriguant. Comme souvent avec ce genre de jeu, l'histoire se révèle prenante, quant au reste ça suit correctement, même si visuellement ça a pris un sacré coup de vieux.



THE LONG REACH (PS4)
Très petit jeu d'aventure et point'n'click en 2D façon pixel arts. Je l'ai trouvé très moyen. L'histoire est totalement WTF avec sa manière de transformer les gens en psychopathes, et le soft reste très court et on en fait vite le tour.



DAYS GONE (PS4)
On revient sur du AAA avec Days Gone. Injustement, ce titre de Bend Studio a essuyé de mauvaises critiques alors qu'il jouit d'un contenu d'une densité incroyable et d'une ambiance superbe. Sa durée de vie avoisine et peut même aisément dépasser les 100 h pour tout faire, ce qui est conséquent pour un jeu de zombies dans un monde ouvert. J'ai beaucoup aimé, vraiment. Alors oui, ça ne réinvente rien, c'est classique à souhait, c'est même parfois répétitif, et graphiquement c'est juste correct, surtout pour les personnages manquant un peu d'expression malgré certains environnements magnifiques. Mais alors, qu'est-ce que c'est prenant ! L'ambiance biker et road trip a très bien fonctionné sur moi. Je l'ai fait à fond (hors DLC que je ferai plus tard) dès ma première partie, le chrono indiquant plus de 100 heures. Quel régal ! Il y a quelque chose dans ce jeu qui m'a poussé à me fondre dans la peau du personnage et à rentrer dans l'histoire, histoire d'ailleurs mieux ficelée qu'il n'y paraît. Il y a une multitude de choses à faire dans le monde de Days Gone, je ne me suis jamais ennuyé un instant. Et je ne parle pas des hordes de Freaks (les zombies-mutants de ce jeu) qui peuvent vous faire parcourir à grandes enjambées une bonne partie de la map si vous n'avez pas de munitions ou de pièges pour les neutraliser ou éliminer ! De la pression en veux-tu en voilà ! Il a ses petits défauts, mais il a quelque chose de... spécial, qui pousse à rentrer dedans. Bref, excellente surprise !



ALIEN ISOLATION (PS4)
En vue subjective et sombre au possible dans un univers futuriste, il fait penser à un FPS à première vue mais il n'en est rien (même si on peut utiliser des armes à feu), puisqu'il s'agit d'un jeu d'infiltration à ambiance et gameplay survival horror. Rapidement immergé dedans et pris d'une envie de vouloir explorer partout, j'ai vite compris que se cacher et ruser était primordial pour rester en vie. Une mécanique qui a fait ses preuves même si elle ne date pas d'hier. Ce qui m'a toutefois frustré, c'est le fait qu'en cas de repérage, on est (quasi?) condamné à se faire dévorer ou embrocher par l'alien qui nous traque sans relâche. Aucun moyen de se défendre ou de se protéger jusqu'à l'obtention du lance-flamme (le cocktail molotov peut accessoirement nous sauver la mise si on le lance bien). D'une part, ça fait le sel du jeu d'avoir ses sens en alerte en permanence pour rendre l'ambiance plus oppressante, mais d'autre part on le paie cher de ne pas pouvoir avoir de seconde chance pour nous échapper en cas de repérage. Malgré cela, je suis bien rentré dans le jeu et j'ai pris plaisir à le retourner dans tous les sens, surtout en découvrant les enregistrements audio qui apportent un plus à l'immersion et au background. Et le jeu reste encore très beau pour son âge. Ravi de l'avoir fait, mais je n'en garderai pas pour autant une trace indélébile dans ma mémoire.



GALERIANS (PS1)
J'étais passé à côté de ce survival horror à l'époque, j'ai donc rectifié cette erreur et je dois dire que l'originalité de ce titre m'a apporté un nouveau souffle concernant le genre. En effet, à la place des munitions, il y a la gestion des pouvoirs psychiques du garçon à prendre en compte. Il faut surveiller également une sorte de jauge d'overdrive qui grimpe avec le temps et qui, une fois pleine, tue quasi-instantanément tous les ennemis à portée en échange d'une perte graduelle de vie, à condition de déclencher manuellement cet état. Il y a de bonnes petites idées s'ajoutant à ce gameplay à le RE, avec la sempiternelle maniabilité semi-remorque. L'univers et l'ambiance rappellent un peu le cultissime Akira, surtout au début. Ça reste plutôt court. Mais alors, c'est vraiment pas mal comme découverte.



DEEP ONES (PS4)
Petit apéritif de plateformer 2D indé, à la robe graphique très particulière puisqu'elle marie des couleurs vives et fluorescentes définissant les contours des créatures vivantes et des plateformes. C'est assez rétro dans l'esprit, plutôt simpliste et humble comme gameplay. On contrôle un petit bonhomme qui doit survivre en milieu océanique à l'aide de son fusil-harpon. Amusant, sans plus.



A PLAGUE TALE INNOCENCE (PS4)
Un autre jeu indépendant coup de cœur après l'excellent Hellblade. On a ici de l'infiltration subtilement mélangée à de petites énigmes pour en faire un jeu d'aventure se déroulant à l'époque médiévale de la peste, en France. Contexte rarement dépeint dans le domaine du JV, et qui là aussi a fait mouche avec moi tant la sauce a pris. La relation entre la grande sœur et le petit frère est bluffante de réalisme, touchante et donne remarquablement corps au récit en apportant sa touche poignante à l'ambiance. L'idée d'utiliser des sources de lumière via le feu pour repousser les rats est une belle trouvaille. Le titre dégage pas mal de sensations, on s'y croierait presque. J'ai trouvé l'arme de l'héroïne plutôt orginale : la fronde, idéale pour se défendre, déjouer/déployer des pièges, résoudre des énigmes ou même tuer un garde à niveau avancé car c'est customisable et même qu'un peu de sorcellerie et d'alchimie sont au programme. Bref, je salue admirablement les français d'Asobo Studio pour nous avoir pondu cette petite merveille. Dommage qu'elle soit courte. Si suite il y a un jour, je prends les yeux fermés.



LITTLE NIGHTMARES (PS4)
Un jeu assez spécial, à la fois d'horreur, de plateforme et d'infiltration, avec un petit côté un peu Tim Burton mais plus glauque. L'ambiance en soi est pas mal, les puzzles parfois un peu retors et les courses-poursuites souvent de la partie pour apporter un peu de stress. Des parties de cache-cache aussi pour échapper à ses assaillants et éviter de se faire manger. Je l'ai dévoré assez vite avec tous ses DLC servant d'accompagnements, si bien que je n'ai pas vu le temps passer. Mmmh... pas trop mal. Court mais appétissant !



DEAR ESTHER LANDMARK EDITION (PS4)
Deuxième simulateur de marche à vocation narrative que j'ai fait, le pionnier du genre walking simulator à ce qu'il paraît, et se déroulant dans le cadre des Hébrides. C'est très daté et relativement court, en plus d'être indigent, mais ça ne m'a guère empêché de le faire tranquillement. C'est justement cette sobriété qui, quelque part, fait le charme de Dear Esther et lui octroie un charme poétique. C'est très particulier et clairement pas au goût de tous, moi j'ai trouvé ça sympa, et en plus on peut interpréter l'histoire et la fin de différentes façons selon l'emplacement aléatoire d'objets importants et de notes à chaque run. À noter que ça été réalisé à partir d'un mod de Half Life 2.



CALL OF CTHULHU (PS4)
J'ai enchaîné avec celui-ci pour rester encore un peu au niveau des îles perdues en mer avec un petit côté anglo-saxon. Je fais d'ailleurs souvent cela dans les jeux : passer d'un jeu à l'autre pour peu que les environnements ou l'univers se ressemblent pour pas que la transition soit trop brusque. C'est un jeu d'enquête-RPG où l'aspect RPG est consacré à l'apprentissage des compétences d'enquête pour le détective qu'on contrôle. Il y a une ambiance survival horror également. Pour moi, c'est le premier RPG du genre où les stats comptent pour tout ce qui touche à l'investigation, et non au combat. Bonne petite surprise. Il y a une ambiance très surnaturelle et intrigante à la Lovecraft qui m'a vraiment séduit. Sans doute le plus gros point fort du jeu avec son histoire assez bien construite. L'infiltration est aussi de la partie. Par contre, c'est un peu trop moche graphiquement, je suppose qu'il y a encore pire mais quand même... Ça ne m'a pas empêché de le compléter avec toutes ses fins possibles, donc assez rejouable avec différents choix à faire au cours de l'aventure.



REMOTHERED TORMENTED FATHERS (PS4)
Un survival horror de cache-cache s'inspirant fortement de certains grands ténors du genre tels que Clock Tower et Rule of Rose. Ça se déroule dans un manoir en Italie. Le jeu fait également office d'investigation et son scénario est très, très bien ficelé. Un des meilleurs que j'ai pu voir pour le genre. On peut se défendre avec des objets d'auto-défense, et on peut "booster" ces derniers, ça servira dans tous les cas à échapper à l'étreinte mortelle de nos poursuivants ou à les assommer, car il est impossible de tuer ses ennemis. Il faut toujours être sur le qui-vive, c'est parfois stressant, d'autant qu'on peut tomber à n'importe quel moment sur un psychopathe vu qu'ils peuvent se déplacer à leur gré de façon aléatoire. C'est toujours un petit plus pour mettre la pression, mais ça peut également devenir relou quand on est en train de lire une note (le temps ne s'arrête pas). Dommage que ce soit un peu trop rigide et que les faciès des personnages manquent cruellement d'expression. À vouloir rendre ça très classique, c'en est un peu trop. Donc destiné aux fans de vieux survival horror. Mais assez sympa quand même, nul doute qu'il peut encore mieux faire. C'est le premier opus d'une trilogie et le second est déjà annoncé, je suis curieux de voir comment ça évoluera par la suite, car la série me semble prometteuse.



THE PARK (PS4)
Petit jeu d'aventure sombre avec une légère pointe d'horreur. Assez déçu, mais je m'y attendais déjà. Seulement, aimant le genre, il me fallait bien le faire et puis je l'ai eu pour une bouchée de pain. C'est fade, court, pauvre mais ça se joue. Je ne recommanderais pas, personnellement.



AMERICAN MCGEE'S ALICE - DLC DE ALICE MADNESS RETURNS (PS3)
DLC de Alice Madness Returns qui n'est autre que son prédécesseur. Particulièrement daté et désuet dans son gameplay bancal et sa maniabilité atroce, j'a eu un mal de chien à le finir. La caméra est notre ennemi juré, elle peut être plus terrible que les monstres, haha... Exécuter des sauts sans se vautrer relève presque de l'impossible tant la distance d'affichage et la maniabilité imprécise d'Alice s'avèrent être d'une pénibilité sans nom. Le jeu avait été conçu pour se jouer sur PC, et sur console, ça ne lui réussit pas vraiment. Hormis toutes ces horreurs, ça pose bien les bases et ça permet de mieux rentrer dans sa suite des aventure d'Alice et mieux l'aborder scénaristiquement.

ALICE MADNESS RETURNS / ALICE RETOUR AU PAYS DE LA FOLIE (PS3)
Voilà un jeu que je voulais faire depuis un bail. Ça m'a fait du bien de revenir sur un jeu de plateforme et d'aventure en 3D, avec un soupçon d'horreur mais ancrée dans le fantastique. L'ambiance et le contexte de Lewis Carroll sont parfaitement respectés, c'est agréable à suivre de ce point de vue. Les collectibles sont nombreux et poussent à explorer les niveaux aussi variés les autres que les autres, et ça met bien plus de temps que ça en a l'air. Après, j'ai déjà vu plus exhaltant dans le genre, mais ce fut tout de même largement plus plaisant par rapport à son prédécesseur et même divertissant. L'histoire est plutôt pas mal et apporte un petit plus à l'univers de par son côté sombre en voyageant au cœur de la psychée d'Alice, qui est un atout certain du titre.



WHISPERING WILLOWS (PS4)
Un petit jeu d'aventure sans prétention en 2D. Son aspect graphique façon dessin animé occidental ne m'a pas déplu même si ça reste un style assez particulier. Le fait que la jeune fille qu'on dirige puisse s'incarner en fantôme en quittant momentanément son enveloppe charnelle, est la petite originalité permettant de progresser et de résoudre des énigmes. Homis cela, ça reste un petit jeu sympatoche sans plus.



MASTER REBOOT (PS4)
Un petit OVNI en vue à la première personne qui m'a laissé quelque peu dubitatif, et un des jeux PS+ que j'avais pris pour voir ce que ça donnait, au passage. En vue subjective, avec une 3D simplette mais voulue pour l'ambiance, je l'ai trouvé relativement moyen sur tous les plans. Le scénario a ses petites idées et le contexte apporte un peu de sang neuf de ce qu'on a l'habitude de voir, mais c'est mal décousu. Bref, très moyen.



BACK IN 1995 (PS4)
Hommage aux jeux d'aventure et survival horror d'antan en 3D, c'est-à-dire du début et de la moitié des années 90. S'adresse fortement à ceux qui recherchent ces sensations disparues et qui ont vécu cette génération. Gare aux pâtés de pixels pour vos yeux ! Ça ne m'a pas dérangé plus que ça même si ça fait énormément sourire et que ça pique les yeux, par contre, c'est vachement court. C'est clairement fait pour faire revivre des moments de nostalgie, et ça marche du tonnerre en ce sens.



THE COUNT LUCANOR (PS4)
Une jolie petite pépite en vue aérienne 2D dont le gameplay et l'architecture peuvent vaguement rappeler du Zelda classique et du Dark Souls au niveau de la construction des donjons et des pièges, avec un tantinet de Silent Hill pour certains moments ambiants. Dans le château il fait si sombre qu'il est vital d'avoir des bougies sur soi afin de, non pas les garder pour s'éclairer dans le noir, mais, les disposer de manière à fournir une source de lumière, et se cacher bien sûr des esprits et des ennemis comme pour se répérer à l'image du Petit Poucet. Mécanique de gameplay fort intéressante. L'histoire est pas mal et même si elle n'a rien de complexe, se démarque un peu du lot. J'ai adoré.



MY BIG SISTER (PS4)
Mon coup de cœur Ratalaika Games. Un énième jeu d'aventure 2D avec vue en hauteur, qui a la particularité de déboucher sur des fins/événements annexes maquillés en Game Over même s'il n'y en a pas beaucoup, sans parler que le jeu compte au moins 6 fins. Il est court mais un minimum rejouable pour ce qu'il représente. La relation entre les deux sœurs apportant du piment au récit est l'une des forces motrices du jeu qui alimente efficacement la trame, qui est ingénieusement élaborée. Les dialogues sont savoureux, des choix d'options et d'actions s'appliquent, on a des PNJs avec qui parler à l'instar d'un J-RPG des années 90, la recherche et l'utilisation judicieuses des items-clés, le jeu ressemblant d'ailleurs à un RPG mais il n'en est pas un. L'ambiance m'a envoûté, les graphismes sont magnifiques pour du pixel arts, les couleurs clinquantes aux belles nuances colorées et se fondant merveilleusement avec les environnements, et l'ambiance musicale prenante. J'ai surkiffé !



PSYCHONAUTS (PS4)
On change de registre et de climat pour quelque chose de plus gai et de plus drôle. Jeu full 3D de plateforme où le personnage dirigé peut excercer une sorte de contrôle mental sur ses adversaires avec des pouvoirs inédits. C'est frais, cartoonesque, hilarant. Je me suis régalé avec ce petit plateformer saupoudré d'aventure sorti initialement sur PS2. De plus, il est sacrément long si on veut en faire le tour. Et je trouve qu'il a très bien vieilli pour un des derniers jeux de la PS2. J'ai beaucoup aimé.



DAY OF THE TENTACLE REMASTERED (PS4)
J'en avais entendu du bien, mais n'étant pas un joueur PC, je n'aurais jamais joué à l'époque à ce jeu d'aventure tant acclamé. Ce remaster réalisé en bonne et due forme avec un joli design dessin animé, a dû bien être le jeu qui m'a fait le plus rire dans ma vie. La culture américaine et le patriotisme du pays de l'Oncle Sam ont une influence certaine sur la mise en scène et la résolution des énigmes. Mais il faut être fortiche, ou alors relativement patient en testant tous les objets à différents endroits (même les plus improbables). L'histoire est plus que WTF et en quelque sorte inspirée de Retour vers le Futur. D'ailleurs, il y a des références intéressantes de films célèbres comme Star Wars. J'ai aussi pas mal apprécié.



GRIM FANDANGO REMASTERED (PS4)
Dernier jeu de la trilogie Sam Fischer que je possède, c'est le moins bon à mes yeux, mais il m'a aussi envoûté d'une certaine manière par le design cartoon des personnages, le cadre de son univers très particulier puisque ça se déroule dans le royaume des morts, tout ça dans des décors précalculés. L'univers est très original, par contre, encore une fois, résoudre les énigmes n'est pas évident et 90% des joueurs iront consulter un guide ou une soluce pour savoir comment avancer. Certains puzzles débouchent sur des objectifs secondaires, il peut y avoir plus d'une façon pour progresser. Je n'en garde pas un grand souvenir, mais bon, c'était quand même sympathique.



FINAL FANTASY VII (PS4)
On revient sur du RPG, et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit d'un RPG culte ! Ça faisait un moment que je voulais le faire sur PS4. Toujours aussi passionnant. La traduction n'est pas forcément meilleure mais elle reste moins kitsch et plus à la mode. Pas testé les boosts, si ce n'est la vitesse de jeu pour le farm. Ça faisait tellement longtemps que je n'y avais pas retouché que j'eu l'impression de vivre une redécouverte. Et, du coup, ce sentiment de renouer avec la nostalgie n'en fut que plus grand. Le système des matérias est toujours aussi amusant à exploiter. Grand moment de nostalgie ! À plus forte raison parce qu'il avait été mon tout premier RPG à l'époque.



MEDIEVIL (PS4)
Un grand classique PS1 que j'avais fort bien apprécié à l'époque. Il est donc tout naturel d'avoir pris ce remake... ressemblant aussi à un remaster. C'est pratiquement la même structure des niveaux, du moins les tout premiers. C'est très fidèle à l'original, mais sans doute un peu trop parce que le gameplay reste archaïque aujourd'hui. Le jeu bénéficie d'une meilleur durée de vie mais au final, en une douzaine d'heures grosso modo on peut le plier à fond. Je l'ai d'ailleurs vite dévoré. Pas le remake du siècle car il manque cruellement de folie et de nouveautés, mais ça peut être une bonne pioche pour les vieux nostalgiques comme moi et les fans de la première heure sur les bons vieux classiques de l'ère PS1.



CASTLE OF ILLUSION STARRING MICKEY MOUSE (PS3)
Encore un remake d'un jeu que je n'ai pas connu à l'époque, car il était sorti à la base sur Mega-Drive. Très content de l'avoir fait. Ce petit plateformer reprend l'aventure de Mickey Mouse. Très sympa comme remake et très bien réalisé pour son âge, en 2.5D tout en restant fidèle au jeu original (que j'ai regardé en walkthrough), et ajoutant des petites cinématiques pour narrer le périple de la célèbre souris. Assez bon et bien dans l'esprit Disney.



SPYRO REIGNITED TRILOGY (PS4)
(SPYRO 1 + SPYRO 2 + SPYRO 3)
Une fois de plus, une saga négligée à l'époque sur PS1 que je voulais découvrir. Décidément ! Bonne trilogie dans l'ensemble, malgré quelques légers petits soucis de maniabilité parfois. Le 1er pose les bases et permet de se familiariser avec l'univers enchanteur du dragon violet. Ça fait le café. Le 2 est nettement meilleur et débouche sur plus de défis, mais le 3 reste indubitablement le meilleur des trois et jouit d'une grande richesse avec en plus la possibilité de pouvoir contrôler de nouveaux personnages. Enfantin et mignon, pas ce que je préfère mais ce fut assez plaisant à découvrir comme saga. J'y ai passé une cinquantaine d'heures sur les trois quand même, ce qui équivaut à une moyenne de 15 à 20 h pour chaque épisode, chacun retourné dans tous les sens. Ça fait du bien de se plonger à fond dans des jeux enfantins et frais comme ça, de temps en temps.



NEVER ALONE (PS4)
Petit plateformer indé sympathique mais trop simple et surtout bouclable trop vite. Il a au moins le mérite de proposer un folklore peu commun dans le JV comme la culture des Iñupiat d'Alaska. Il y a aussi quelque chose de touchant et d'attendrissant entre la fillette et le renard, qui coopèrent ensemble pour résoudre les différents puzzles et progresser. On peut également y jouer à deux en local, mais je n'ai pas testé l'expérience à deux. Rafraîchissant mais terriblement court !



PEASANT KNIGHT (PS4)
Mini jeu de plateforme et de réflexion, dont le but consiste à diriger à travers des niveaux courts mais semés d'embûches un chevalier devant rejoindre la sortie. Naturellement en 2D pixel arts. Le bonhomme court automatiquement et il faut le faire sauter au bon moment pour éviter les pièges et le vide, parce qu'il ne sait pas s'arrêter ! Sans prétention, mais particulièrement fun et rigolo.



JAK 3 (PS4)
Comme je m'en doutais, il est bien meilleur que son prédécesseur, mais il partage encore un bon nombre de défauts liés principalement au gameplay. Plus abordable et moins pénalisant cependant, et j'ai nettement préféré l'ambiance un peu... Madmax. L'histoire conclut idéalement la trilogie. Moyennement apprécié au final, le premier volet reste définitivement le seul que j'ai vraiment apprécié et où je me suis le plus amusé.



STRIDER (PS4)
Un metroidvania plutôt accessible tout en proposant un minimum de challenge, sans être exigeant. C'est le reboot d'une vieille série de Capcom de plateforme et action débutée sur Megadrive. Ça faisait un petit moment que je n'avais pas retouché au genre. Depuis Castlevania Symphony of the Night en fait, sauf que là, c'est pas un RPG. Plutôt plaisant à faire, mais là encore, ça se boucle assez vite. Le jeu m'a rappelé les premiers Shinobi sur MD. Le titre a particulièrement vieilli, mais si on n'est pas trop regardant sur l'aspect graphique et technique, ça peut être sympa à jouer.



FINAL FANTASY VIII REMASTERED (PS4)
Commencé début octobre, fini une fois normalement, puis repris récemment pour le finir à 100%. Dernier jeu de 2019. Étant mon second RPG favori, la nostalgie a rapidement pointé le bout de son nez. Je regrette cependant que les graphismes d'arrière-plan souffrent d'un rendu flou, sans compter certains PNJs par endroit réduits à l'état de textures floues et dégueulasses. Le mini-jeu additionnel Chocobo World n'est par ailleurs pas disponible, mais ça encore, ça ne reste qu'un détail. Seuls les personnages, G-Forces et ennemis (y compris véhicules) ont bénéficié d'un soin particulier comme lifting graphique. On pourra critiquer quelques petites censures, comme le décolleté de Rinoa ou l'entrejambe de Siren masquant plus ou moins partiellement des zones de peau. Mais c'est un autre détail qu'on oublie rapidement une fois bien replongé dans le jeu. Et j'y suis rentré assez vite. Je lui préfère néanmoins l'original, et de loin, bien que je dois avouer que ce fut agréable de revenir dessus pour faire les trophées. Le platine Lion Heart est très beau, à l'effigie du jeu.


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Du côté cinéma, je n'ai regardé que trois films de la saga Alien. Pour la simple et bonne raison que le jeu Alien Isolation m'a donné envie de m'intéresser à la saga. Et aussi parce qu'étant fan de jeux d'horreur comme de films d'horreur, c'était l'occasion de la découvrir.



ALIEN, LE HUITIÈME PASSAGER
Très bon pour l'époque. Il pose parfaitement les bases de la série. Il manque peut-être un peu d'action, mais ce n'est pas très important car l'ambiance inquiétante en ressort énormément. L'actrice principale, Sigourney Weaver, nous offre une belle prestation dans son rôle.



ALIENS, LE RETOUR
Suite directe du premier film, j'ai moins aimé, mais pas trouvé mauvais non plus. L'action est plus présente mais l'histoire moins intéressante par rapport à son prédécesseur.



PROMETHEUS
Préquelle au premier film faisant partie des films les plus récents (enfin récent, si on veut). Plutôt pas mal, ça nous plonge vers des origines insoupçonnées. Il faudra que je le regarde à nouveau tout de même, parce que certains points du scénario ne sont pas encore très clairs.

J'essaierai de visionner les films restants et suivants cette année.


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Niveau japanimation, l'année a été un peu calme jusqu'à la fin, où je me suis un peu déchaîné d'un seul coup !



LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA
Sublime ! Un chef-d'œuvre absolu et intemporel !!! Tout, j'ai tout adoré dans ce film d'une intensité rare et doté d'une histoire passionnante. À mes yeux, il est parfait. J'ai même pleuré comme une madeleine. Ça m'était arrivé dans certains dramas ou animés, mais pas comme ça. Ce fut émouvant, beau, triste. Tellement d'émotions ressenties à la fois ! Ses atours graphiques sont mis en avant grâce à de merveilleux effets pastels qui se fondent parfaitement avec l'univers et l'ambiance, et la musique joue des morceaux émouvants aux instruments traditionnels japonais qui nous bercent tout le long de l'œuvre.
On en ressort différemment une fois le film terminé, comme étant... amoureux. Tel fut mon cas. Et puis ça donne à réfléchir.



DRAGON BALL SUPER - BROLY
Vu en VO sous-titré en anglais, il faudra donc que je le revoie traduit, sans parler que ça fait un bail que j'ai visionné ce film. Ainsi donc, comme son titre le laisse entendre, on revient "aux sources", et c'est plus ou moins ça mais... l'histoire est totalement incohérente avec les premiers films Broly, et il est donc impossible de le classer chronologiquement. C'est totalement inédit, mais pas forcément conçu de la meilleure manière. En revanche, certains combats et effets spéciaux sont assez épiques, en particulier cinq à dix minutes vers la fin. Du reste, rien de bien transcendant.


MOBILE SUIT GUNDAM 00
Un excellent Gundam. La saison 1 aborde une histoire bien ficelée et maline dans les manœuvres politiques et les situations parfois improbables, la saison 2 fait plus dans le fantastique tout en développant les conséquences du résultat final de la précédente. Le casting est génial, l'ambiance superbe, les robots magnifiques pour l'année de production tout comme les personnages même si leur design est un peu sobre. C'est efficace dans l'ensemble. Les musiques sont bonnes sans être spécialement nombreuses et mémorables. Bref, du tout bon et je ne me lasse pas de revoir cette série Gundam. En revanche, le film est plus que moyen et son contexte tranche brutalement et pas forcément en bien avec ce qu'on a l'habitude de voir dans la licence.



JUSHIN LIGER
Un de mes coups de cœur animé de cette année. Étant un fan invétéré de Go Nagai, j'avais entrepris de suivre sérieusement cette œuvre de super robot. Ça change par rapport à la plupart des séries de mécha habituelles de type de super robot, surtout pour l'époque (1989). J'ai relativement bien kiffé. Le principe de manœuvrer une armure vivante à moitié organique et synthétique en se connectant pour reproduire fidèlement les mouvements de son pilote, c'est une superbe idée pour l'époque. Le design des monstres biologiques et des robots géants de l'empire ennemi est pas mal et se tourne dans les formes mutantes et cybernétiques. Le scénario commence sérieusement à démarrer à partir de la moitié et enchaîne avec un rythme soutenu et péchu peu après, au-delà de certains éléments inévitablement classiques et "Nagaiyesques". Les personnages sont attachants pour les quelques principaux sans être de grands modèles, l'ambiance post-apocalyptique se veut diaboliquement prenante, et les openings poutrent.



SAINT SEIYA
Ou Les Chevaliers du Zodiaque. Toujours un énorme plaisir de retrouver cette série mythique et culte de mon enfance datant de 1986. La meilleure de la saga à mes yeux avec The Lost Canvas. Mes deux arcs préférés étant à n'en pas douter le Sanctuaire et Asgard, dans cet ordre respectif. J'ai pleuré tous les larmes de mon corps, de par la nostalgie qui s'installa en moi en un rien de temps. Vue en VO évidemment, souvent en prenant quelques conneries à grignoter sous la main. Un délice. Miam !



SAINT SEIYA - ERIS, LA POMME D'OR
Premier film inédit. L'histoire est intéressante sans être spécialement travaillée. La légende de la pomme d'or a son charme, et elle aura d'ailleurs inspiré bien plus tard une nouvelle série Saint Seiya dont je parlerai plus bas. Je l'ai trouvé assez sympa.



SAINT SEIYA - LA GUERRE DES DIEUX
Deuxième film inédit, se déroulant à Asgard. Il se déroule théoriquement après le chapitre du Sanctuaire mais juste avant l'arc d'Asgard. Ça tombe bien, c'est l'occasion d'y faire une petite escale. J'ai un peu moins aimé.



SAINT SEIYA - LES GUERRIERS D'ABEL
Troisième film. C'est mon préféré. Sa particularité est qu'il dure 1h10, alors que les trois autres sont formatés pour une durée de 45 min. La relation entre Athena et Abel est fort intéressante et à la fois le pivot central. Assez épique et superbement réalisé pour l'époque.



SAINT SEIYA - LUCIFER, LE DIEU DES ENFERS
Quatrième film se déroulant théoriquement après l'arc Poseidon. Assez spectaculaire mais un peu moins marquant, toujours en incrémentant largement la difficulté pour les chevaliers de bronze à l'heure d'affronter les dieux.



SAINT SEIYA - L'OUVERTURE DU CHAPITRE DU MONDE CÉLESTE
D'un point de vue technique et graphique, c'est assez joli. Là où le bât blesse, c'est que c'est sacrément mou, autant pour l'histoire qui peine à décoller que les combats d'une lenteur affligeante. L'histoire a pourtant du potentiel, mais dès qu'elle commence à devenir intéressante, on reste hélas sur notre faim. Ce film fait partie du chapitre du Monde Céleste. Mais il n'aura guère connu de suite sur format d'animation, et semble avoir essuyé un flop à l'époque.



SAINT SEIYA - THE CHAPTER HADES
Une suite directe à la série classique, un petit peu en demi-teinte à mon goût. Le contraste terne ne m'aide jamais à m'imaginer que c'est la suite de la série classique, même si les cloths sont très bien faites. Ça se laisse regarder... mais j'ai toujours trouvé que plus ça avance, plus ça se bâcle sensiblement, en particulier dans le troisième arc. Pas mauvais et même plutôt audacieux, l'histoire et le principe sont intéressants, mais c'est loin d'être aussi épique et intense que la série précédente.



SAINT SEIYA THE LOST CANVAS
Excellente série SS qui renouvelle un peu la saga avec un chara-design un peu différent, mais respectant l'esprit de la saga et notamment des bases et principes du Sanctuaire. D'aucuns prétendent qu'il s'agit d'un spin-off à la série originelle, mais en se basant sur certains Gold Saint de l'arc Hades de la série précédente, moi je le vois plus comme une préquelle à la série de 1986. On revient sur de l'épique et ça envoie du lourd par moment. Découvrir l'histoire et les à-côtés des chevaliers d'or et de l'ancien Pégase, entre autres chevaliers du Sanctuaire, tous d'une précédente génération de Saints, c'est vachement intéressant. Et ça permet de comprendre certaines choses de l'arc Hades. Dommage que la série n'ait pas connu de fin à ce jour, ni le succès qu'elle méritait. Je rêve d'une saison 3 ou plus, pourvu que ça aboutisse à une conclusion.



SAINT SEIYA SOUL OF GOLD
L'idée de remettre les chevaliers d'Or sur le devant de la scène est fort louable, c'était un petit peu le cas au début de la série Hades, en quelque sorte, mais là c'est mieux mis en avant. Ils sont les héros de cette petite série SS de 13 OVAs qui remplacent les chevalier de Bronze, qui eux livrent la guerre contre Hades pendant ce temps dans l'Elysion. L'histoire, se déroulant sur les terres enneigées d'Asgard, apporte de bonnes idées avec des éléments de la mythologie nordique comme Yggdrasil. J'ai cependant trouvé l'animé un peu bâclé parfois, surtout vers la fin. Quelques bonnes idées apportées aux gold cloths, et d'autres handicaps causés par l'Yggdrasil comme d'avantages pour les nouveaux guerriers d'Odin pour leur donner un peu de fil à retordre. Deux-trois combats assez sympas aussi mais, encore une fois, on n'est pas encore au niveau épique de la première série originelle, ou même d'un Lost Canvas.



SAINT SEIYA - LEGEND OF SANCTUARY
Un film totalement en 3D avec des images faites par ordinateur... pour changer. Sauf que le résultat est plus que casse-gueule. En plus de s'aventurer largement du côté de la parodie, bien que reprenant l'arc du Sanctuaire de la première série peu ou prou dans les grandes lignes, ce film balaie d'un revers de la main tout ce qui a été honorablement construit autour de la saga et son essence-même. J'irais jusqu'à dire que c'est une insulte à la saga, tellement les créateurs d'Albator nous ont pondu un tel étron en faisant un beau doigt d'honneur aux fans. Une horreur. À éviter (ou à regarder juste pour la culture et la curiosité, à la rigueur?) comme la peste. Bref, ma plus mauvaise expérience.



SAINT SEIYA OMEGA
Vu il y a quelques années une fois la série terminée, et j'en avais eu un souvenir et une expérience assez mitigés, trouvant l'animé relativement moyen. À présent, j'ai pris un peu de recul et j'en ai finalement tiré une meilleure expérience sans pour autant que ça soit transcendant. Pour les armures façon Pantex, j'ai toujours un peu de mal à m'y faire. C'est comme ça pour la première saison et ça change (tant mieux) dans la deuxième saison. L'histoire se déroule environ 20 ans après la série originale, et c'est à la nouvelle génération de chevaliers du Sanctuaire de reprendre le flambeau. Ça tombe bien, de nouvelles forces maléfiques sont à l'œuvre. Bien sûr, Seiya et ses compagnons sont parfois présents dans une certaine mesure, mais pas aussi disponibles pour des raisons liées à l'histoire. Mais c'est aussi et surtout un prétexte pour passer le relais à la nouvelle génération. Le chara-design n'est franchement pas des plus beaux à mon goût, d'autant que certaines couleurs sont trop vives et flashy. Mais c'est pas non plus moche car il y a un certain air de famille. L'originalité est que les héros sont des enfants, ce qui n'est pas mal en soi. Une fille est même incorporée dans le groupe principal des chevaliers de bronze. La trame est vraiment pas mal, elle démarre de façon plus ou moins originale au départ et avance progressivement tout en instaurant les bases, même si c'est un peu lent durant la première vingtaine d'épisodes. La saison 2 apporte avec elle une nouvelle trame qui n'a rien à voir avec la saison 1 mais qui met en pratique toute l'expérience que les Bronze Saints ont engrangée durant les combats précédents. L'OST et les openings sont clairement le plus gros point fort de cette série SS.



SAINT SEIYA SAINTIA SHÔ
Au début, j'avoue que je craignais que l'on tombe sur une série orientée fan-service/ecchi/magical girl à outance, vu que son originalité se trouve dans le fait que les chevaliers de bronze sont des filles au lieu de garçons. Il n'en est rien (ou presque étant donné qu'il y a un peu de magical girl, mais c'est normal) ! De plus, cette petite série de 10 épisodes (à ce jour, du moins) reprend l'histoire d'Eris et de la Pomme d'Or (que l'on avait déjà pu voir dans le tout premier film de 1986). C'est censé se dérouler chronologiquement pendant le tournoi des Galaxian Wars, soit au tout début de la série originelle, mais ça s'étend également le long du chapitre du Sanctuaire. Ce qu'il y a de bien dans cette nouvelle série, c'est qu'elle montre un peu l'envers du décor, avec des femmes chevaliers qui protègent Athena dans l'ombre tandis que Seiya et ses compagnons mènent leur quête de leurs côtés sans connaître l'identité des Saintia. On voit en gros ce qui se passe dans les coulisses et c'est intéressant. Cependant, il est techniquement impossible de situer Santia Shô en parallèle de Saint Seiya 1986 en raison d'incohérences inévitables, du moins en format TV. Le format manga en revanche, de ce que j'ai pu en lire sur des sites, superpose les deux séries de façon cohérente. Quoi qu'il en soit, le dernier bébé de la licence a été une bonne petite surprise pour moi. L'histoire est plutôt agréable à suivre et sa base de départ lui permet d'instaurer une bonne intigue, tranchant un peu avec ce qu'on voit d'ordinaire dans la licence. Je regrette par contre l'apparition tardive de certaines femmes Saint, ce qui ne développe pas vraiment leur personnalité, déjà que dix épisodes ça
reste limite pour développer des personnages. Mais sinon, c'est vraiment pas mal et ça a son charme. Il y a d'ailleurs pas mal de clins d'œil sympathiques à la série basique. C'est une autre vision de la bataille contre la déesse Eris, et je trouve que choisir des filles pour la combattre est une idée cool. Dommage que ça soit tellement court et que ça passe si vite. En espérant une éventuelle suite, car j'ai plutôt apprécié.



DARLING IN THE FRANXX
Dernier animé vu en 2019. Eh bien, ma foi, ce fut pas trop mal. La trame et le contexte apportent un peu de fraîcheur, les relations entre les jeunes héros adolescents ajoutent une importante part de tranche de vie. Les méchas arborent un style original mais leur style peut ne pas plaire à tout le monde. Ça passe de mon côté même si ce n'est pas ce que je préfère. La façon de les piloter par paire de pilotes fille et garçon est assez insolite, faisant allusion au sexe comme certains éléments du backgound d'ailleurs. Pourtant, ça sert favorablement le scénario et lui permet d'évoluer à un rythme plus ou moins soutenu malgré quelques moments tranquilles et slice of life. Au final, j'en garde un bon petit souvenir bien qu'il soit peu probable que ça me marque réellement.

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Donc un peu de tout dans l'ensemble, mais pas suffisamment de nouveautés niveau jeux vidéo malgré la quantité de jeux finis. Et niveau animation, peu de nouveautés aussi. Bref, la nostalgie a été grandement présente cette année. Il n'y a qu'au niveau cinéma que j'ai découvert la saga Alien, que je poursuivrai probablement cette année.
Pour cette année 2020, j'attends sans surprise les remakes de Final Fantasy VII et Resident Evil 3.
Peut-être un peu curieux aussi de voir comment sera Tales of Arise. Et je pense que c'est à peu près tout.

Voilà pour ce bilan.
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[Souvenirs] Mes premiers pas dans le jeu vidéo.
Par Ragna, le 10/07/2019 à 00h09
Catégories : Divers, Jeux vidéo


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GENÈSE
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Aujourd'hui, je vous propose un petit voyage dans le temps pour vous parler de mes tout premiers jeux vidéo (hors support de jeux électroniques que je considère personnellement comme passe-temps de récré à l'école, et pas du vrai jeu vidéo, même si quelque part ça reste du jeu vidéo), c'est-à-dire ceux auxquels j'ai pu jouer sur ordinateur avant même de posséder ma propre console, qui est la Mega Drive et ses jeux mémorables. Mais je reviendrai plus tard sur cette dernière. En effet, c'est donc sur ordinateur que j'ai découvert les JV pour la toute première fois, à l'époque où je partais en colonie de vacances presque tout l'été, en montagne avec néanmoins quelques installations disposant de salles de jeux, espace détente et multimédia pour quand on n'était pas de sortie, tout particulièrement le soir. J'étais un môme, je devais avoir dix ans, et en ce temps-là, j'étais un féru de jeux de construction LEGO, et dans une moindre mesure de Construx. Cette passion que j'avais pour les jeux de construction se dissipait à petits feux au fur et à mesure que je m'aventurais sur le terrain du JV. Ma période coloniale sur Atari 7800 aura, d'une certaine manière, contribué à la genèse de ma passion pour les jeux vidéo, mais elle aura atteint son point culminant lorsque mes parents m'achetèrent une Mega Drive / Genesis de première génération, dans son pack séduisant comportant Sonic et Streets of Rage ainsi que deux manettes.
Et ce fut là, en goûtant à ces deux grands classiques de SEGA, que je devins addict à cet univers virtuel si passionnant et fascinant.

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PETIT À PETIT...
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Revenons-en donc à mes débuts sur Atari, avec trois jeux complètement différents dans leurs genres et leurs approches, et pourtant ayant laissé des traces indélébiles dans la sphère vidéo-ludique.
Le premier est peut-être le plus connu des trois, car il s'agit de Donkey Kong. Il était sorti en plusieurs versions, certaines faisant ressembler l'illustre gorille créé par Shigeru Myamoto à un yéti lançant des boules de neige à la place des barils. Et c'était ça, en fait, un gorille qui lançait des barils roulant sur des plateformes inclinées pour tenter d'écraser le célèbre plombier moustachu de Nintendo. Sans le savoir, à cette époque, je contrôlais déjà Mario alors que je n'ai jamais vraiment aimé ce personnage et que je préférais de loin Sonic, le hérisson bleu de Sega. Mais bon, affaire de goûts ! Le fait est que j'avais apprécié ce Donkey Kong, ça, c'était clair et net. Aujourd'hui, je dois m'en foutre royalement mais c'était le moment présent qui comptait, cet instant T, qui laissa un souvenir encore bien doré dans mon esprit car je me souviens m'être bien amusé dessus. Ouais, c'est sans doute celui auquel je jouais le plus des trois, mais c'était aussi le plus dur à mes yeux. Peut-être pour m'améliorer, que je le privilégiais. On avait toujours le choix des jeux en colo, du moment que le jeu que tu souhaitais était dispo. Je faisais déjà en sorte dès le premier niveau de trouver le bon timing pour sauter au-dessus du baril au bon moment et empocher 100 pts pour gonfler le score, car même si je perdais rapidement par la suite dans les niveaux supérieurs car ça devenait plus retors, battre mon record de points était déjà en soi une victoire et une satisfaction personnelle. Autrement, il y avait les échelles à grimper afin de rejoindre le but au sommet. Et puis, ça m'entraînait, quelque part.


À mesure qu'on avançait, les niveaux devenaient plus complexes, et il fallait craindre d'autres pièges que les barils, comme des flammes pour sauver la princesse Peach des griffes du vil gorille. Car oui, c'était le méchant à l'époque, et plus tard il devint un gentil au travers de ses aventures avec Diddy Kong sur la SNES. Le plus drôle dans l'histoire, c'est que je découvris plus tard la Super Nintendo avec Donkey Kong Country, qui reste assurément un des meilleurs jeux de la console, et je m'étais bien éclaté dessus en le retournant dans tous les sens. Enfin bon, ça, c'est une autre histoire que je reporterai à plus tard en détail dans un autre billet, aux côtés d'autres jeux que des consoles m'auront fait découvrir. Bref. Tout ça pour dire que je m'amusais bien avec ce petit jeu. À l'époque, il suffisait de peu pour en faire beaucoup. Comme quoi...

Pour rester encore plus sobre niveau contenu, comment ne pas parler du cultissime Arkanoid ? Eh oui ! J'y ai joué. Toujours sur Atari 7800. Arkanoid. Vous savez ? Ce jeu d'arcade où le but est de détruire des briques colorées avec une balle rebondissant sur les angles en la récupérant à l'aide d'une plateforme-plateau que l'on dirige latéralement en la faisant coulisser. Il faut récupérer la balle à tout prix en détruisant tous les obstacles du mur multicolore, sous peine de perdre une vie si elle tombe dans le vide, comme un flipper quoi !


Et plus on avance, plus ça s'accélère, apportant ainsi une difficulté croissante bien significative. Il me semble qu'on appelle ça un jeu de réflexion. La boule réfléchit car il y a justement une part de physique à prendre en compte en ajustant le plateau pour détruire les briques, car, d'une certaine manière, le jeu obéissait déjà aux lois de la physique pour l'époque, et c'est là que repose d'ailleurs le gameplay. Et donc, il fallait avoir des réflexes du feu de dieu pour pas perdre la boule car ce jeu pouvait rendre fou ! OK, je sors...
Je ne l'ai jamais terminé, j'étais pourtant arrivé loin, plus loin que DK en tout cas. Difficile, mais addictif. D'un autre côté, on n'avait pas trop le temps de passer des heures sur des jeux vidéo proposés par des moniteurs en classe de colo, car je vous rassure, on faisait clairement plus d'activités en plein air que de geeker. Encore heureux. ^^

Et pour finir, toujours sur le même support, un jeu d'hélico qui devrait rappelait quelque chose aux joueurs de jeux rétros mettant en scène cet appareil volant, j'ai nommé Choplifter ! Le rôle de l'hélicoptère était assez particulier puisqu'il n'était pas seulement question d'abattre les ennemis, comme les tanks sur le plancher des vaches, mais principalement de repêcher des survivants sortant de bâtiments, tout en évitant les feux ennemis.


C'est sans doute le jeu que j'aimais le moins des trois, mais je lui trouvais quand même un charme et il fallait dire que pour l'époque, c'était plutôt original. Je crois que ça a été réadapté sur Master System par la suite, mais je n'y ai pas rejoué.

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C'EST PLUS FORT QUE MOI...
ET ÇA LE SERA TOUJOURS !
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Voilà donc pour les trois jeux que j'ai découverts sur PC peu avant que mes parents m'achètent la fameuse console noire 16 bits de Sega qui m'aura convaincu pour de bon de suivre la voie du jeu vidéo. Ces trois petits en-cas, si je puis dire, constituaient une brève étape dans mon parcours d'initiation. Sonic, Axel, Adam et Blaze me soufflèrent de m'y lancer, et je repensai alors à ces trois jeux que j'avais joués à la colonie, me les remémorant déjà avec nostalgie en ces temps de jeunesse. Cette nostalgie est loin d'être aussi palpable qu'avec les héros de SEGA (qui aura eu le dernier mot car SEGA C'EST PLUS FORT QUE TOI ! Fallait que je la fasse au moins une fois, hihi ^^), mais elle est bel et bien là, plus floue dans ce fatras de réminiscences car ça remonte à loin, certes, mais d'aussi loin que je me souvienne, j'en garde de bons souvenirs et je voulais donc le partager, et c'est le principal. :-)
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Bilan 2018 : Découverte de nouveaux genres.
Par Ragna, le 03/02/2019 à 01h16
Catégories : Jeux vidéo, RPG
BILAN 2018


2018 aura été une année assez riche en jeux vidéo. Dans un premier temps en renouant avec quelques vieux jeux que je connaissais déjà sur le bout des doigts, par simple nostalgie, l'envie d'un retour dans le passé... Avant de m'attaquer à la PS4 (Slim). Je possédais déjà une PS3 il y a quelques années, mais je n'avais encore jamais touché à une PS4 avant la fin du premier trimestre de l'an passé. Étant donné que la PS5 arrive doucement mais sûrement, je n'ai joué quasiment qu'à des jeux PS4 pour commencer déjà à en profiter, depuis l'acquisition de celle-ci. On commence donc sur le tard mais on en profite autant qu'on peut. Mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ?
J'ai également racheté une PS3 (Ultra Slim), car le catalogue de jeux est désormais plus intéressant, tandis que sa grande soeur PS4 est déjà en fin de vie.
2018, ce fut également l'année où j'ai découvert de nouveaux genres auxquels je ne m'étais jamais frotté auparavant, bien que j'en avais entendu vaguement parler. Mais il n'y a rien de tel que de tester par soi-même, manette en main, afin de se faire la meilleure idée possible. Ainsi donc, j'ai un peu élargi mes horizons cette année, tout en restant fidèle à mes genres préférés ou autres genres de jeu vidéo que j'apprécie toujours autant. Je ne parlerai pas des jeux à peine testés ou pas encore finis à l'heure actuelle, seulement ceux que j'ai torchés ou complétés.
Cette année, ça aura été 8 RPG finis au total (dont un vieux classique, alors que tout le reste était nouveau, ce qui en fait donc 7 nouveaux RPG terminés). Le reste des genres étant principalement composé d'action/aventure et de survival horror, ainsi que de quelques genres découverts comme des jeux d'adresse/réflexion et d'autres de style point & click, entre autres.
Commençons donc tout de suite par quelques jeux que j'ai ressortis du placard pour ma bonne vieille PS2, d'un jeu Xbox 360, en passant par quelques jeux PS1, avant de me cantonner à la Playstation 4.


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The Legend of Dragoon (PS1)
Un RPG au tour par tour assez connu, qui ne marcha pas aussi bien que Final Fantasy VIII à l'époque, qui fut son concurrent direct, mais cela ne l'a pas empêché d'avoir eu son petit moment de gloire. Il a d'ailleurs assez bien marché en Espagne, à sa sortie. Je l'avais acheté dès qu'il arriva sous nos latitudes, et il eut un très bon impact sur moi. Je l'avais plié maintes fois, et le terminer une énième fois, soit 17 ans plus tard reste toujours aussi jouissif et immersif. Par contre, je l'ai fait sur PS2 (n'ayant plus de PS1) cette fois, et j'ai, à mon grand dam, eu pas mal de freezes (certains combats de boss demandant de ne pas se transformer en Dragoon sous peine que le jeu plante après l'écran des résultats de la victoire). Il faudrait que je le teste sur PS3 pour voir s'il y a les mêmes soucis de bug, un de ces quatre.

À part cela, ce fut un sacré moment de nostalgie. Du tour par tour simple mais efficace, avec en plus la possibilité d'effectuer des actions QTE à une touche pour optimiser ses dégâts en un tour en effectuant des combos. La transformation en Dragoon nous donnant l'impression que nos héros portent des armures comme les chevaliers du Zodiaque de Saint Seiya, un scénario démarrant humblement mais s'étoffant progressivement au gré de son univers folklorique se dévoilant progressivement avec quelques rebondissement intenses dans le CD3. Une aventure au final rythmée, et une ambiance épique à souhait. Seuls bémols : les musiques et les voix françaises relativement moyennes, voire passable pour le doublage FR. Un peu dommage aussi que les ennemis octroient une quantité misérable d'EXP, en plus du fait que l'expérience gagnée est divisée par 3 (les 3 personnages combattants), mais les boss donnent une quantité d'EXP décente. Ça ajoute une certaine difficulté, en un sens. Mais même ainsi, j'adore toujours autant. Je remarque tout de même qu'il a énormément vieilli, plus qu'un FF classique de la PS1 (VII, VIII, IX), mais il n'en reste pas moins un RPG mémorable à mes yeux.


Genji: Dawn of the Samourai (PS2)
Il s'agit là d'un de mes petits coups de coeur PS2. Un jeu d'action/aventure se déroulant à l'ère Sengoku et reprenant en partie des faits historiques, un peu à l'image d'un Onimusha. Mais ici, c'est un beat'em all en 3ème personne saupoudré de quelques petites "énigmes" et de villages avec des PNJ pour tailler la bavette et apprendre des choses sur l'univers tout en progressant scénaristiquement. D'ailleurs, sans être complètement un A-RPG malgré ce semblant d'A-RPG et des statistiques pour les persos étant l'attaque et la défense, le soft contient quelques petits éléments RPG, avec des équipements à personnaliser et améliorer, on devient aussi plus fort en affrontant guerriers, seigneurs de guerre, démons et créatures de la mythologie japonaise (Nue, esprit nippon de la foudre, pour ne citer que lui).

Visuellement, c'est assez joli, ça fourmille de détails et les personnages sont chiadés, tout comme les décors qui fleurent bon l'époque Sengoku avec des cerisiers en fleurs, des autels shinto, des pagodes et des temples des temps jadis nippon, et bien d'autres architectures et paysages aussi mirifiques qu'illustrés sur une carte postale. Les musiques sont incroyablement immersives et galvanisantes lors des batailles dantesques contre les boss. De l'art, autant graphiquement qu'auditivement, sans parler des doublages japonais irréprochables et fort indispensables pour accentuer l'immersion de cette aventure où honneur et bravoure sont les maîtres-mots. J'ai adoré.


Dead Island (Xbox 360)
On change radicalement d'univers et d'ambiance, avec un jeu de zombies très connu. Un monde ouvert, qui prend place dans une station balnéaire infestée de morts-vivants. Cette fois, il s'agit bien d'un RPG, un A-RPG en vue à la 1ère personne à ambiance légèrement survival horror, où on trucide du zombie avec impitoyabilité. Plutôt gore, trash, ne faisant pas dans la dentelle, avec plusieurs types de zombies dont des explosifs. C'est le jeu qui inspirera plus tard Dying Light, qui peut être considéré comme une suite spirituelle avec une tout autre histoire, mais je n'ai pas touché à ce dernier. Dans Dead Island, on peut conduire des véhicules, personnaliser et leveler ses armes, tout comme on peut évidemment gagner des niveaux et des points de compétences pour jouir d'aptitudes de combat et de survie assez utiles. La survie et l'action prédominant, les armes de corps-à-corps sont principalement utilisées et s'usent, les armes à feu sont plus rares avec leurs munitions. Les goules gagnent également en niveaux et auront toujours le même que le vôtre.

Malheureusement, malgré une certaine richesse et un open world assez vaste comportant trois sections de "l'île zombienne", le tout s'avère redondant au possible. C'est assez moyen d'un point de vue technique, voire dépassé, et bien vite la lassitude s'installe. On a déjà vu mieux, beaucoup mieux. Le scénario est d'ailleurs un amas de clichés, les personnages n'ont rien d'attachant et les musiques sont assez quelconques. Je n'ai pas été très convaincu. À jeu moyen, note moyenne, car tout est moyen dedans. Je n'ai pas testé le multi, juste fait une campagne avec un perso et ça m'a suffit jusqu'à finir le jeu. Sa suite, Dead Island Riptide, ne m'a jamais intéressé. D'ailleurs, j'ai revendu le jeu. Sympa, défoulant et un minimum divertissant, mais loin d'être mémorable.


Resident Evil: Dead Aim (PS2)
Ce n'est pas un survival, mais un TPS/FPS à ambiance survival légèrement planante, se déroulant dans un navire de croisière au beau milieu de la méditerranée. Il s'agit en fait du 4ème épisode de la saga des Gun Survivor, et un mini spin-off de la franchise Resident Evil. Les deux premiers sont des FPS médiocres/spin-off de RE, le 3ème un spin-off de Dino Crisis, et le dernier est celui-là même que je commente. Dead Aim. Assez court, il reste cependant sympathique à faire. On peut y jouer avec le G-Con, un pistolet compatible avec les jeux de tir PS2 style arcade comme Time Crisis. Mais je n'ai jamais testé l'accessoire en question. Le soft a la particularité d'alterner en vue à la 3ème personne pour l'exploration, et la vue à la 1ère personne avec un réticule de visée pour les phases de shoot.

Il a une petite ambiance qui me plaît, mais pour le reste c'est juste correct. Ça demande une certaine prise en main, et à notre époque c'est un tantinet rigide, mais bien vite on se prend au jeu et se fixe comme objectif d'exploser la cervelle des zombies pour les one-shot tant cela s'avère jouissif. Dommage que les cinématiques CG témoignent d'un certain flou et que la durée de vie soit risible. Il n'y a que très peu de musiques, mais ça n'est pas trop dérangeant car le jeu est court après tout, et de toute façon, c'est plus immersif pour ses mécaniques et son atmosphère. Un bon petit défouloir, n'empêche.


Claire Extented Cut (PS4)
À partir de là, je n'ai fait quasiment que des jeux PS4. Mon premier étant celui-ci, Claire Extended Cut, un survival horror en 2D assez inspiré de Silent Hill, où l'on contrôle une adolescente qui porte justement le nom du jeu, et qui se retrouve malgré elle torturée face à des démons du passé, piégée dans un cauchemar. Rien d'innovant me direz-vous, et c'est bel et bien le cas, mais... c'est en 2D, une perspective vue en pixel arts, qui ajoute un charme indéniable à ce style de jeu, du moins pour ceux qui ne sont pas réfractaires à ce genre de graphisme. Il y a un petit peu de plateforme. L'atmosphère est glauque, le jeu parvient à faire peur et à intriguer malgré ses petits airs mignons.

Il y a bien une histoire au milieu de tout ça, elle est assez poignante et a le mérite de mettre en vedette le croque-mitaine, créature onirique mais malfaisante à l'image d'un marchand de sable maléfique qui n'a de cesse de nous poursuivre et nous hanter. On ne peut pas combattre les monstres, et il faudra, à l'instar d'un Clock Tower, se cacher dans des placards, armoires et certains éléments du décor pour survivre. Sachant qu'on a un niveau de tension relatif à nos battements de coeur qui affectent notre vision et nous font basculer dans un état psychologique susceptible, à terme, de réduire notre vie si on ne surveille pas ses jauges mentales et vitales. À côté de ça, il y a de la chasse à la collecte, des petits objectifs à accomplir en accédant à des requêtes de PNJ. Et si on fait le jeu à 100%, on pourra voir la meilleure fin. C'est un petit jeu indé que j'ai plutôt bien apprécié mais... qui se finit un peu vite. Six heures plus ou moins. Sans parler que le jeu est seulement en anglais.


Resident Evil Revelations (PS4)
Déjà fait une fois sur 3DS, mais j'ai toujours voulu le refaire sur console de salon. D'autant que je préfère jouer dans ce format que sur console portable. Il n'y a pas grande différence graphiquement avec l'original sur cartouche, mais c'est assez correct et toujours plus lissé. Ça se joue comme un RE4, mais on peut tirer en se déplaçant. On peut aussi esquiver, comme dans Resident Evil 3, mais il faut appuyer à un moment particulièrement précis et cela demande pas mal de pratique et d'essais. Alors l'ambiance est juste géniale ! Les héros principaux sont Jill Valentine et Chris Redfield, mais il y a bien d'autres nouveaux persos à jouer. Arpenter les méandres abyssaux d'un bateau de croisière de luxe de la société Umbrella a de quoi faire rêver, surtout lorsqu'il s'agit d'un survival horror bien que saupoudré d'une bonne dose d'action. C'était déjà le cas dans le spin-off Resident Evil Dead Aim, cette ambiance maritime, mais là c'est clairement plus luxueux et raffiné. Plus agréable à explorer cet univers de faste recelant bien des menaces. Les zombies disparaissent pour laisser place à des créatures humanoïdes dans leur plus simple appareil, mais à l'apparence hybride et amphibienne.

Certains monstres sont bien trouvés et sont issues d'anciennes légendes avec le royaume de Poseidon, et tous sont issus d'un nouveau virus : le T-Abyss. Il y a des casse-têtes, un bon équilibre entre action et exploration tout en jonglant avec quelques puzzles en chemin, des énigmes bien pensées dont certaines sont des mini-jeux. Quelques allers-retours, mais pas aussi lourd que dans les anciens RE au vu de la modernité du soft. On joue généralement avec un co-équipier, qui lui est contrôlé par l'ordinateur et reste invincible. Mais son IA n'est pas toujours parfaite, et sa faible agressivité n'est que d'un mince secours parfois. On contrôle plusieurs duos de personnages au fil des chapitres, on découvre une nouvelle histoire de cet épisode canon s'intercalant respectivement entre RE4 et RE5. Il y a, en dehors de la campagne principale, un mode commando qui promet des heures et des heures de jeu, où notre avatar progresse en niveaux comme dans un RPG, tout en glanant des équipements. L'idée est sympa mais sans plus. Le solo est clairement plus immersif, mais l'idée est là. Les musiques rappellent un tantinet les anciens RE par moments, surtout les pistes ambiantes. C'est un assez bon RE, qui prouve qu'on peut encore faire du survival horror après RE5 et RE6 décriés comme rompant avec les codes de la série de par leur orientation trop action. Et ce n'est pas totalement faux.


Resident Evil Revelations 2 (PS4)
Plus sombre et plus trash que son prédécesseur, il en reprend certaines mécaniques. Celui-ci, également canonique, se déroule entre RE5 et RE6, sur une île mystérieuse où un virus appelé T-Phobos ferait des ravages, quelque part en Russie. Et, comme dans le 1er Revelations, il n'apporte qu'une maigre banque de données sur l'histoire générale de la saga mais pas sur l'épisode en lui-même qui donne tout de même quelques révélations bonnes à savoir. Ce 2ème volet de la sous-série Révélations offre son petit lot de surprises et de rebondissements, faisant ainsi la lumière sur les origines de certains méchants. Mais ça reste encore du niveau de bon nanar pour le scénar'. Claire Redfield et Moira Burton sont les premiers persos, secondés par Barry Burton et Natalia Korda. L'originalité du titre vient du fait qu'on fait un chapitre avec le premier couple 6 mois avant, et le suivant 6 mois plus tard avec l'autre couple, avant de réitérer l'opération en alternant entre les duos et les époques se différenciant d'un semestre, et ainsi de suite jusqu'à finir l'aventure. Forcément, ça crée des incidences scénaristiques et il est agréable de voir les changements d'une époque à l'autre.

Côté jouabilité, c'est un chouilla plus orienté action que dans le premier révélations mais ça reste toujours un vrai survival horror, plus sombre et glauque qui plus est. Les murs crades et la tuyauterie rouillée avec du sang un peu partout rappellent vaguement les premiers Silent Hill. Les commentaires que faisaient les personnages sur certains éléments du décor en appuyant sur action ont disparu pour laisser place à des icônes sous forme d'interactions. Un arbre de compétences est à disposition des personnages pour qu'ils apprennent des capacités inédites les différenciant bien les uns des autres. L'aventure se laisse suivre, mais elle implique d'effectuer certaines actions importantes et incohérentes pour voir la vraie fin (officielle), sans quoi on tombera sur la mauvaise fin (alternative). On peut jouer en coop à deux sur un écran splitté dans le mode campagne, comme RE5 en son temps, mais impossible de jouer avec un ami en ligne, ce qui est un comble. Les personnages ont des rôles précis et tous ne se battront pas. Moira et Natalia sont des personnages de soutien et peuvent nous aider à résoudre des énigmes et via la ruse, tandis que Claire et Barry manient les armes à feu et les attaques de corps-à-corps. Le reste est correct mais d'un classicisme affligeant. Reste un jeu correct, à peine un peu plus que moyen, moins bon et marquant que Revelations 1, et qui ne prend pas trop de risques en restant sage mais avec un certain potentiel partiellement inexploité. J'ai tout de même apprécié et par conséquent, je serais curieux qu'ils sortent un Revelations 3.


Tomb Raider Definitive Edition (PS4)
Le reboot de Tomb Raider à l'origine sorti sur PS3, version à laquelle je n'avais jamais touchée avant de m'attaquer à ce portage. La saga avait déjà eu droit à un remake du premier opus, mais là elle repart à zéro et dans une tout autre ambiance. La série s'oriente désormais plus dans la survie et l'infiltration, le tout prenant place dans une atmosphère plus sombre, glauque, sale et mature que ce que nous avait habitué la série originelle. Cela peut paraître déroutant au premier abord, d'ailleurs ça choque, et pourtant la recette marche à merveille et on s'intéresse de près au sort de cette nouvelle Lara Croft, plus fragile que la vraie Lara Croft d'origine. On assiste à ses prémisses... mais vu sous un autre angle. Qui dit reboot, dit forcément une réinterprétation de la saga, une autre vision. Celle-ci n'est pas celle que je préfère par rapport aux vrais débuts de Lara sur PS1 dans sa série originelle, qui pour moi est la vraie histoire de Lara, mais il n'en reste pas moins que ce coup de fraîcheur sied comme il faut à la célèbre exploratrice car ça lui donne une nouvelle jeunesse.

Le jeu est plus violent, parfois un tantinet trash, et se joue comme un Uncharted. C'était le parti pris de Crystal Dynamics, s'inspirer de la poule aux oeufs d'or de Naughty Dog. Revers de la médaille, le jeu est un peu trop assisté, comme la plupart des jeux d'aujourd'hui, a fortiori si on le compare aux anciens Tomb Raider. Mais bon, il faut vivre avec son temps. La comparaison est malgré tout inévitable. Ceci étant, cette assistance va doucettement s'atténuer avec les deux épisodes suivants car ce reboot est le premier opus d'une trilogie qui efface peu à peu les défauts, tout en enrichissant la nouvelle licence sans pour autant innover ou prendre de risques. En revanche, le mode multijoueurs type matchmaking est totalement dispensable, même si j'y ai passé beaucoup d'heures dessus à farmer pour platiner le jeu et car c'est toujours sympa mais... presque désert aujourd'hui. Un Tomb Raider se joue en solo avec son histoire, essentiellement. Sinon, un premier nouveau TR sympa je dois dire pour bien lancer la saga secondaire et alternative avec une seconde jeunesse, mais rien de faramineux.


The Witcher 3: Wild Hunt - Game of the Year (PS4)
Il me fallait bien un RPG occidental de cette trempe, après en avoir entendu pléthore de louanges. Et il s'avère que ce jeu se révèle étonnamment immersif et prenant, malgré ses défauts et une certaine redondance dans les combats. Commençons par ce qui fâche. Le sorceleur peut utiliser logiquement des sortilèges, mais ceux-ci sont en quantité limitée, et j'aurais aimé plus de variété à ce niveau-là, pour choisir différentes stratégies offrant plus de possibilités. Certains pics de difficulté aberrants surviennent avec certains boss si on ne règle pas au préalable le niveau des ennemis de telle sorte à ce que ceux-ci ne progressent pas en parallèle avec notre personnage. Les temps de chargement dans les changements de pages pour l'inventaire sont assez dommageables, tout comme les chargements d'une sauvegarde après une mort, les NPC sont peu variés, et le plus gros point noir : la tolérance aux chutes de Geralt est ridicule, du genre il meurt en tombant de 4 mètres seulement, et ça m'a obligé plein de fois à faire des détours fastidieux de petits promontoires sur l'open world pour me rendre à un POI en descendant vers un endroit un peu plus bas ou plat... Dommage, car c'est typiquement le genre de truc qui me frustre. Ça ne m'a quand même pas empêché d'explorer l'OW à la taille immense avec méticulosité. Je me suis perdu tellement de fois dans ce monde gigantesque, tout comme dans les villes (Novigrad en tête de liste).

Au rayon des qualités, on ne se plaindra point de l'open world particulièrement vaste à explorer (en particulier Velen, et Skellige avec ses innombrables îles environnantes). Mais les villages, les villes, les POI et tout ce qui constitue le monde ouvert et impitoyable du sorceleur sont également d'une vastitude à couper le souffle. La beauté des graphismes n'a pas son pareil ; j'ai rarement vu des paysages aussi splendides dans un jeu vidéo à monde ouvert. Parlons également des quêtes. Autant principales que secondaires s'avèrent passionnantes et poussent l'exploration jusqu'au bouddhiste. Les quêtes annexes ont le mérite d'être scénarisées, ce qui constitue un plus. Le scénario semble être d'une richesse et d'une complexité à toute épreuve, quand bien même l'aventure décolle doucement et gentiment. Malgré tout, si on n'a pas joué aux deux premiers volets comme moi, on est forcément largué. Fort heureusement, il y a une quantité colossale de documents éparpillés partout dans le jeu pour en apprendre plus sur le lore de la saga, et apparemment sur les précédentes tribulations de Geralt de Riv. Et même comme ça, c'est assez difficile de tout imprimer mais ça n'empêche pas de vouloir continuer le périple jusqu'au bout, tel une drogue. Et musicalement, ça se prête judicieusement à cet univers sombre et médiéval, mais les pistes ne resteront pas pour autant marquantes, d'autant plus que certaines passent un peu inaperçues.
En bref, c'est un A-RPG à faire, il n'y a pas de doute là-dessus, mais c'est loin d'être la bombe à laquelle je m'attendais. On pourra aussi saluer les deux DLC qui sont d'une durée et d'une richesse remarquables (je n'y ai pas encore touché, mais j'ai lu suffisamment de bons retours sur le forum et ailleurs pour en être plus ou moins convaincu).
183 heures de jeu quand même pour ma première partie, ce n'est pas rien. Je le referai avec plaisir un de ces quatre, et à 100%, avec ses extensions.


Resident Evil 7: Biohazard (PS4)
Gros parti pris pour Capcom en optant pour une vue en première personne dans cet énième opus s'inscrivant actuellement comme le dernier de la série dans la chronologie. Pour le moment, du moins. Quoi que... Non. Un huitième épisode est déjà sur les rails, mais ça, c'est une autre histoire à voir si tout va bien. En résulte alors un retour aux sources au niveau de la peur avec ce RE7, car on a bel et bien à faire à un survival horror, mais on sent tout de même qu'il a été conçu pour toucher un plus large public. La Louisiane est le nouveau terrain de jeu de ce RE nouvelle formule. Glauque, crade (dans le bon sens du terme), ce RE s'avère dépaysant, se détachant volontairement du fil conducteur de la saga, et c'est probablement le plus gros reproche que je pourrais lui faire malgré ses quelques références indéniables avec la série qui nous renvoient aux premiers épisodes. La maison de la famille Baker est d'ailleurs assez inspirée du manoir Spencer du premier épisode. Mais voilà, à aucun moment on n'entend parler des incidents du manoir, de Raccoon City, de Las Plagas en Espagne ou autres péripéties contre les menaces d'armes biologiques. Aucun lien avec les héros des opus précédents ou les événements majeurs du passé, de quelque nature que ce soit. Ceci étant, on retrouve bel et bien les sensations d'un Resident Evil à l'ancienne au niveau de l'ambiance avec une vue subjective, le tout sublimé par la possibilité de jouer en VR. Et ça, ça n'a pas de prix. Clairement, il s'agit du meilleur jeu tout genre confondu réalisé pour la réalité virtuelle. À dire vrai, il a été expressément conçu pour la VR, le fait d'avoir voulu le faire en 1ère personne est probant quand à cette fonction qui exploite pleinement le potentiel du soft. Il faut avoir un sacré courage pour le jouer dans le noir et dans ces conditions. J'ai pu le faire mais à petites doses, je peux vous dire que ça fait flipper et stresser à mort. Déjà que le jeu de base fait peur.

En dehors de ça, il faut vraiment s'y faire à ce nouveau personnage qui débarque de nul part, ce Ethan. Plus fragile, plus novice et moins professionnel, mais peut-être plus humain aussi de ce fait. On retrouve le système de malles communiquant entre elles pour compiler les objets ne pouvant être transportés dans notre inventaire à moins de faire de la place et de le gérer selon la situation. Les monstres ont bénéficié d'un soin particulier par rapport à ce qu'on rencontre habituellement dans la série, mais le bestiaire reste malheureusement pauvre. En définitive, c'est un Bio Hazard qui mise sur une approche plus accessible en vue à la 1ère personne comme dans la plupart des survival horror actuels, tout en restant sage et en respectant plus ou moins les codes de la série des premiers volets. Un parti pris qui ne plaira peut-être pas à tous car on ne voit pas entièrement le personnage à l'écran, mais moi, j'ai été séduit et ça contribue à cette nouvelle peur je trouve. Le scénario est plutôt bien pensé et ajoute un peu de fraîcheur avec ce qu'on a l'habitude de voir dans la licence, mais le rythme s'essouffle un peu dans la deuxième moitié un peu plus courte que la première moitié, de même que l'ambiance change et l'action devient un peu plus prédominante par la suite. Mais cette odyssée de terreur nous tient en haleine jusqu'au bout. Ce changement d'ambiance, malgré le peu d'innovations au final, m'a convaincu. Il reste une expérience fort intéressante. Pas encore testé les DLC, qui ne sont pas faramineux malgré leur nombre. Quantité ne rime pas forcément avec qualité, mais la qualité est au rendez-vous dans le jeu de base même si Capcom peut encore mieux faire (Resident Evil 2 Remake, par exemple, qui est infiniment meilleur encore).


The Last Guardian (PS4)
Longtemps, il avait endossé le statut d'arlésienne, laissant ainsi planer le doute sur son arrivée dans nos contrées. Mais tout arrive à point à qui sait attendre. Ayant adoré Ico et Shadow of the Colossus, ses deux prédécesseurs spirituels, je me lui lancé dans cette nouvelle aventure de Ueda réclamée à cor et à cri. L'originalité vient du fait qu'on peut dompter et commander une bête imaginaire, hybride entre un griffon et un chien. C'est un jeune garçon débrouillard et courageux que l'on contrôle. Il faut un certain temps d'apprentissage pour apprivoiser Trico, cette bête légendaire qui nous aide à progresser dans une sorte de citadelle rappelant vaguement les infrastructures de Ico. Parfois, l'animal n'en fait qu'à sa tête, et c'est la croix et la bannière pour progresser sans perdre un temps fou... Quoi que ça dépend un peu comment on s'y prend et comment on se place pour les sauts. En effet, il y a beaucoup de plateforme et tout comme Ico, ça donne le vertige mais également une sensation d'immensité et de vide, qui renforce le sentiment de se retrouver dans un monde fantastique, mystérieux et atypique. On reconnaît aussitôt la patte artistique de Fumito Ueda.

Ce que le jeu a de plus beau et de poétique à montrer, c'est sans nul doute la relation forte entre le garçon et la bête. J'avoue avoir même versé quelques petites larmes à la fin tant les scènes se veulent émouvantes. Ce jeu dégage clairement un parfum enivrant de poésie et s'avère une belle leçon de vie, à l'instar de ses deux grands frères. Mais d'un autre point de vue. Il conclut à merveille la trilogie Ueda, et c'est d'ailleurs dommage que ce soit le dernier jeu du producteur. Pour autant, le titre n'est pas exempt de défauts. En effet, l'IA de Trico n'est pas toujours efficace, certaines textures souffrent d'aliasing, et les mouvements du mioche sont parfois un peu trop brusques et imprévisibles tant il a l'air pataud dans ses déplacements et la caméra n'est pas toujours bien placée en escaladant certaines plateformes. Il n'est pas toujours évident de savoir où aller et ce qu'il faut faire, mais il faut se fier aux indices du garçon et être patient pour les écouter tout en observant attentivement notre environnement. Cela a le mérite d'ajouter un brin d'originalité. Le jeu est beau, artistiquement surtout, principalement car les décors flattent la rétine en raison de la DA laissant à penser qu'on est coupé du monde, et ce sentiment grisant fait passer le message à merveille. On se retrouve dans un monde imaginaire et fantastique qui sort des sentiers battus et défit l'imagination. Bref, même si ce n'est pas la grosse claque comme Shadow of the Colossus, le jeu m'a bercé agréablement et j'en garde un bon souvenir. Une expérience à faire absolument, pour tout gameur.


Rime (PS4)
Encore une fois, une oeuvre poétique. Il s'agit d'un jeu d'aventure et de plateforme de style Ico (bis), s'imprégnant de graphismes proches d'un Zelda Wind Waker et d'un Journey. C'est fait par un studio espagnol et le moins qu'on puisse dire, c'est que les développeurs de ce jeu ont réalisé un petit bijou à posséder absolument pour ceux qui recherchent une histoire émouvante et poétique dépeinte avec une ambiance "ICOnnienne". Tout laisse rêveur dans ce jeu enchanteur où la magie opère dès le premier instant. L'émotion est au rendez-vous, dès lors qu'on fait la connaissance d'un petit chien ressemblant à un renard et qui deviendra notre mentor. Si visuellement on se sent isolé et coupé du reste de la planète, comme dans un monde imaginaire, musicalement on se laisse porter par des notes de musique très évocatrices avec le contexte et l'environnement, aux sonorités douces, envoûtantes et éthérées qui renforcent grandement l'immersion et apportent une véritable dimension poétique au soft. Surtout lorsqu'elles interviennent lors des cinématiques émouvantes et tendres. On a un peu l'impression de revivre certains pans de notre enfance. Et de rêver en jouant pour s'évader de la réalité ne serait-ce que quelques minutes.

J'ai également eu quelques larmichettes lors de certaines scènes, et particulièrement à la toute fin. Je le recommande à tous ceux qui recherchent une aventure dépaysante pour s'évader. Et ce, malgré une durée de vie un poil courte et quelques petits ralentissements qui ne surviennent heureusement pas dans les cinématiques, mais le voyage vaut largement le détour. J'ai dévoré ce jeu, et j'ai été enivré par sa beauté poétique et enchanteresse, d'autant que le garçon peut chanter pour résoudre les énigmes, et c'est là que le titre du jeu prend tout son sens. Je ne peux que le conseiller à tous. Il laissera un souvenir impérissable dans ma mémoire, à n'en pas douter.

Bloodborne (PS4)
Mon premier "Soulborne" comme on dit, et découverte de ce genre de RPG sollicitant une implication de tous les moments de la part du joueur. Premier A-RPG de l'école From Software pour ma part. Je m'attendais à un jeu difficile, et c'est bien le cas, mais plus dans le sens exigeant. Il demande de s'impliquer pour apprendre les rudiments du gameplay et le pattern des monstres. C'est un chemin de croix, mais à force de persévérance, on apprend des choses autant sur le gameplay (statistiques du perso ou même l'histoire et l'univers se dévoilent progressivement en examinant les objets). Les cinématiques n'affluent guère, le minimum syndical est illustré et c'est un choix assumé qui a su faire ses preuves. Je dois reconnaître que l'idée est louable, mais je préfère tout de même une histoire racontée à travers des cinématiques au fil de la progression, comme un film. Déjà que le genre se veut répétitif au bout d'un moment malgré la grande variété d'armes et l'approche pour laquelle on opte au début du jeu pour le build de son avatar. Mais ce qui m'a fasciné par-dessus tout, c'est l'ambiance et la direction artistique qui ont fait mouche dès le départ. J'ai été emballé, séduit. Et le jeu fourmille de secrets. Arpenter les rues sombres de Yharnam, cette ville gothique bâtie comme à l'époque victorienne, est un pur délice.

Le principe d'apprendre de ses erreurs en mourant puis de revenir d'outre-tombe d'un rêve pour sombrer dans un cauchemar et occire ses assaillants monstrueux en apprenant et mémorisant leurs patterns, est jouissif et fort divertissant. C'est la marque de fabrique des Souls, après tout. Bloodborne permet d'attaquer et de se défendre agressivement. La contre-attaque, bien placée, permettant de récupérer de la vie perdue durant un bref laps de temps, et c'est une idée géniale qui apporte une dimension stratégique non négligeable. Alors j'ai mordu la poussière à maintes reprises, c'était à prévoir, et environ 2 ou 3 fois minimum contre la plupart des boss (7 ou 8 contre Ebrietas tout de même), et puis les donjons calices en plus du cheminement principal. L'OST fait aussi son effet, se manifestant quand il faut lors des combats de boss féroces et durant la traversée de certaines zones mystiques telles que le village invisible. Elle fait flipper, donne libre cours à notre imagination par rapport aux horreurs dont on est témoin et fait diantrement vibrer. De quoi donner la chair de poule dans cette époque victorienne dépeignant une ville fictive rappelant Londres. Ce jeu a un charme fou. Il puise aussi une certaine inspiration dans Resident Evil 4, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je dirais que c'est une des surprises de 2018, pour ma part, et que je n'attendais pas au tournant. J'ai vraiment été surpris, dans le bons sens du terme. Cela étant, ce n'est pas non plus le genre de jeu que je collectionnerai, car ça reste répétitif et un seul comme celui-là me suffit amplement.


Primal (PS4)
Un jeu d'action/aventure que j'avais déjà connu sur PS2, et que je possède en version originale d'ailleurs, mais je l'ai tellement adoré que je me le suis racheté sur PS4. Fait par les créateurs de l'excellent Medievil, je m'étais donc jeté sur ce jeu à l'époque sans réfléchir à deux fois, grâce à son univers fantastique mariant savamment énigmes et action dans un équilibre parfait, que l'on vit au travers de l'héroïne comme dans un rêve se déroulant dans la réalité. Quatre mondes à visiter, tous aussi variés les uns que les autres, et surtout magnifiques. La différence sur PS4 est minimale au possible, un simple lissage des textures et une fluidité rendant les environnements et les personnages plus jolis. C'est un autre de mes coups de coeur PS2. Le système de combat est particulier, on se bat avec les gâchettes de la manette et plus on varie nos combos, plus les dégâts augmentent significativement. Jennifer (plus communément appelée Jen) utilise le combat rapproché en affrontant des démons grâce aux formes démoniaques qu'elle adopte et qui lui permettant d'avancer et de survivre, tandis que Scree (la gargouille) utilise son savoir et son intelligence pour la guider et résoudre des puzzles intelligents.

On peut alterner entre les deux personnages à tout moment, et la complémentarité qui existe entre eux est parfaite, elle représente l'essence même du gameplay. Même en ayant rejoué 15 ans après sa sortie à l'époque de l'original (2003), le titre n'a rien perdu de sa superbe. Je trouve qu'il n'a pas pris une ride, c'est toujours du bonheur d'y rejouer. En plus, les musiques sont sublimes et immersives. Par contre, le doublage anglais est largement au-dessus du doublage français, même si j'aime bien la voix de Jen en FR.


Brothers: A Tales of two Sons (PS4)
Jeu d'aventure et de plateforme, prenant une dimension narrative. Nul besoin de voix dans une langue existante, ou de textes pour saisir les tenants et les aboutissants du scénario et de ses enjeux. Le destin de ces deux frères que l'on peut contrôler simultanément et alternativement (stick gauche pour le grand frère, stick droit pour le petit frère).

Une idée géniale qui permet d'adopter un gameplay inédit et se démarquant de la plupart des standards actuels. C'est simple à jouer, féerique, poignant. Une petite fable plaisante mais trop courte et pas vraiment rejouable, et surtout touchante grâce à la relation fraternelle de sang entre le grand frère et le petit frère, cette relation qui est la clé de l'histoire s'avérant au final poignante. Comme quoi, avec peu de choses et aucun texte, un jeu peut en dire beaucoup. J'en garde tout de même un bon petit souvenir.


Rise of the Tomb Raider 20th Anniversary (PS4)
Suite directe du reboot 2013, cet opus n'innove quasiment pas mais a le mérite d'enrichir considérablement la formule. L'intrigue est bien plus aboutie et on est loin maintenant des débuts éprouvants de Lara, même si cette dernière montre encore quelques signes d'hésitation et une once de fébrilité lui donnant un charme certain. C'est l'épisode central où on la voit s'opposer aux trinitaires, une organisation dangereuse dont le but est de mettre la main sur des artefacts anciens pour contrôler le monde et faire revivre des mythes. Le jeu est agréable à faire, drôlement long, avec des missions secondaires confiées par des NPC moyennant récompenses à la clé. Comme dans un Metroidvania, on acquiert des outils et des capacités spéciales nous permettant d'avancer en brisant des obstacles se dressant sur le chemin auparavant, au coeur d'un semi open world plus vaste que dans l'épisode antérieur.

De plus, cette version 20th Anniversary inclut pas moins de 5 DLC, de quoi se mettre sous la dent et y passer encore des heures, mais seuls deux sont potables et scénarisés, les trois autres distrayants sans plus. Le mode coopératif plutôt intelligent s'ajoute au mode Endurance, où le but est de maintenir sa température pour ne pas mourir de froid tout en veillant à ne pas mourir de faim, alors qu'on chasse pour survivre et qu'on fouille des cryptes et des temples en quêtes d'artefacts. Assez original comme mode, un défi intéressant s'il en est, et cette fois le multijoueurs mais en mode coop a sa place dans le DLC... Mais la carte est générée de manière procédurale, et une part de chance joue dans les missions pour trouver de la nourriture (plantes et gibiers) et une source de chaleur (feu de camp à allumer avec des ressources, lampes à pétrole...). Pour en revenir au jeu en lui-même, il est très riche et le platiner reste plutôt agréable, d'autant qu'il est moins dirigiste que son aîné, mais c'est encore assisté et un peu trop facile par moments. Il n'en reste pas moins largement meilleur que le précédent mais sera clairement détrôné par l'excellent Shadow of the Tomb Raider qui étoffe le tout, tout en optant pour un retour aux sources avec de multiples petites idées bien pensées.


Lara Croft GO (PS4)
En attendant de mettre la main sur Shadow of the Tomb Raider qui commence là où Rise of the Tomb Raider en était resté, j'ai changé d'horizon et de perspective avec une vue isométrique 3D où l'on contrôle l'intrépide Lara sur des plateaux à déplacement de cases pour atteindre le suivant en résolvant des énigmes, évitant des pièges et des ennemis. Ces derniers ont le bon goût d'être des monstres, mais comme des animaux voyant leur volume décuplé. On revient enfin à ce qu'est un ancien Tomb Raider, car les derniers ne proposaient pratiquement que des humains et des animaux sauvages en guise d'ennemis. Mais surtout, l'ambiance exotique et l'esprit de la saga originelle pour les fans de la première heure sont là. On retrouve d'ailleurs plusieurs clins d'oeil aux anciens TR. Mais il faut savoir que c'est un spin-off, pas un épisode canonique.

Sa plus grande originalité vient sans nul doute de son gameplay, parfaitement adapté d'ailleurs sur téléphone mobile où il l'a vu le jour, avant d'être porté sur PS4 comme un lointain cousin se prénommant Hitman GO. Mais ça se joue très bien aussi sur console de salon. Le résultat est bluffant et la matière grise fume tant il faut réfléchir consciencieusement pour le nombre de pas qu'exécute notre héroïne sur les damiers stratégiques afin de ne pas mourir et arriver au prochain tableau. Bien souvent, il n'y a qu'une solution pour arriver au but, et si on se trompe dans nos déplacements et qu'on coince, on peut toujours relancer au début du plateau. Une aide d'assistance sous forme d'indices visuels dévoilant subtilement le cheminement à faire peut être activée en cas de blocage à tout moment, mais mieux vaut essayer de trouver la solution par soi-même, c'est toujours plus méritoire. Jamais je n'avais joué à un jeu de cet acabit, et force est de constater que j'ai pris grand plaisir à résoudre ses casse-têtes. Qui plus est, le soft regorge de secrets et de tenues d'anciens TR pour Lara, ainsi que de deux DLC inclus qui ne figuraient pas dans la version basique du jeu sur mobile. Un grand cru pour un petit jeu qui ne paie pas de mine. Parfois, les choses simples sont les meilleures. Cet adage n'a jamais aussi bien retranscrit l'ambiance et l'univers de Lara Croft GO, qui se veut sobre visuellement avec des décors pastels et aquarelles, et une bande sonore discrète mais planante et envoûtante seyant proprement aux mécaniques et au principe du titre. À faire absolument pour tous les fans de l'illustre aventurière anglaise, et en quête de challenges pour se creuser la tête.


Lifeless Planet (PS4)
Un jeu indé où on incarne un astronaute qui a atterri avec son équipage sur une planète inconnue, déserte de prime abord mais hostile. Rien d'exceptionnel, mais le soft a la particularité de jauger la hauteur de ses sauts avec le jet-pack du cosmonaute. Sessions de plateforme en perspective, avec un côté aventure où on glane quelques journaux par-ci par-là. Des petites énigmes à résoudre et surtout beaucoup de plateformes à traverser sous forme de roche. Il peut parfois être difficile de se repérer et de trouver son chemin en raison des terrains escarpées et du dénivelé fréquent.

L'histoire est plus riche qu'il n'y paraît, mais rien de sensationnel non plus. Plutôt correct, j'ai trouvé le soft sympa, sans plus... Mais à faire quand même. C'est plutôt distrayant entre deux gros jeux, et la physique alternant avec la gravité est assez amusante.


Here They Lie (PS4)
Un jeu indé d'aventure à ambiance légèrement survival horror, en vue à la première personne. Un jeu somme toute moyen, qui se joue en noir et blanc mais qui laisse apparaître certaines couleurs comme du rouge et certains effets clinquants. Ça m'a un peu rappelé Bioshock par moment car on visite une ville vivante et animée avec des habitants complètement fêlés. Pas moyen de combattre ses assaillants, il faut garder ses distances, s'éloigner ou se cacher, et ce n'est pas bien difficile du fait qu'ils ne nous poursuivent pas avec insistance.

Jouable en VR pour offrir quelques sensations fortes niveau frayeur, mais rien d'extraordinaire. D'ailleurs, son univers malsain avec une pointe de stupre selon les lieux visités et les histoires narrées dans les documents mais de manière sous-entendue, ne plaira pas forcément à tout le monde, mais c'est justement ce qui participe au côté particulièrement flippant du soft. Jeu qui se veut au final plus orienté comme une aventure graphique qu'un jeu d'horreur, même s'il a de quoi filer les chocottes, a fortiori en VR.



Another World 20th Anniversary Edition (PS4)
Un vieux classique que j'avais déjà fait en son temps sur Super Nintendo. Nanti d'une retouche graphique élégante sans pour autant dénaturer le style visuel et d'un mode assisté pour complaire le grand public et les aficionados, ce remaster m'a fait revivre une aventure très courte mais intense. Un voyage dans le temps et dans un monde fantastique truffé de dangers, où il faut réfléchir et agir vite selon les cas.

Action, réflexion et énigmes se marient comme il faut pour créer un cocktail à savourer sans modération, dans ce jeu d'aventure en 2D. L'ivresse de ses mécaniques et de son ambiance m'a fait rajeunir d'une vingtaine d'années. Une petite perle qui a révolutionné le jeu vidéo à son époque, et qui reste une expérience à vivre.


Phobos Vector Prime: The First Ring (PS4)
Pas grand chose à dire. Un shoot'em up spatial en 3D plus ou moins divertissant mais relativement moyen sur tous les plans. Sa principale force, car il en a une quand même, est que des musiques disco, groove et house viennent se greffer à l'aventure, et ça colle plutôt bien mine de rien.

Il y a un petit côté exploration dans les niveaux, mais on fait vite le tour de ce petit shmup permettant de retrouver quelques sensations des jeux du genre de style vintage mais en 3D avec une vue aérienne. On a même une carte pour nous aider et des power-up peuvent nous être accordés selon les outils que nous récupérons en détruisant des caisses ou des petits vaisseaux. Mi-figue, mi-raisin. Mais il ne faut pas oublier que ce n'est pas le jeu complet, mais une campagne d'un des héros se déroulant sur six niveaux, et elle est quand même assez longue pour le genre. La version finale sera peut-être mieux. En tout cas, ce fut bien distrayant le temps d'un après-midi.


Cosmic Star Heroine (PS4)
RPG indé au tour par tour s'inspirant fortement de deux grands classiques essentiellement : FFVII et Chrono Trigger. C'est donc en 2D, avec une patte artistique pixel art qui témoigne d'un charme certain nous renvoyant à l'époque des RPG des années 90, c'est dire l'âge d'or du J-RPG. Tout ça prend place dans un contexte futuriste, proche d'un Mass Effect, et on peut jouer avec pas moins de 11 personnages. Le jeu n'est pas spécialement long, comptez environ 20 heures en ligne droite, une trentaine pour tout faire.

Ça a été une jolie petite surprise niveau RPG, dont je n'attendais pas grand chose si ce n'est m'occuper. Eh bien plus que ça, j'y ai pris beaucoup de plaisir même si c'est classique au possible. Mais parfois, un bon petit RPG classique des familles s'inspirant de grands hits et n'optant pas pour la prise de risque, ça ne peut pas faire de mal. Par contre, c'est en anglais, mais on fait avec. En combat, il y a des petites animations de la part des sprites contrairement aux anciens FF en 2D. Il y a des quêtes annexes, certaines un peu scénarisées et inhérentes à un personnage, et quelques boss ultimes donnant du fil à retordre. Quatre niveaux de difficulté présentant des différences notables d'un niveau à l'autre. Je dirais que ça a été la surprise indé de l'année.


Okami HD (PS4)
Alors là, on arrive au meilleur jeu que j'ai pu faire en 2018, celui qui m'a fait voyager comme aucun autre, Okami. J'avais déjà joué à l'original sur PS2, il y a quelques années, mais je n'étais pas arrivé jusqu'au bout à l'époque. C'était il y a 7 ans. Grosse erreur de ma part que j'ai corrigée pour sauver l'honneur ! Ne pas faire ce jeu, et surtout ne pas le finir, est un sacrilège ! Bref, je ne vais pas passer par quatre chemins. Okami est un chef-oeuvre. Un jeu d'aventure et action avec des éléments RPG suffisamment présents pour en faire un RPG. Il est d'ailleurs rentré fissa dans mon top 10 des jeux de rôle dès l'instant où je l'avais fini. L'aspect Zelda est présent, et ce cel-shading traçant des formes et produisant des couleurs dignes de parchemins japonais offre un cachet unique à ce jeu. Un loup blanc qui se déplace majestueusement et auquel on s'attache. C'est en réalité la déesse Amaterasu, divinité du soleil levant, que l'on incarne et qui, grâce à un pinceau céleste et avec l'aide d'un artiste itinérant sous forme de lutin, doit chasser les ténèbres du Nippon pour lui rendre sa splendeur en dessinant afin que la nature reprenne ses droits.

La nature joue un rôle important dans le folklore de Okami. À chaque fois qu'on dessine, on guérit la nature du mal qui la ronge, et on nourrit aussi les animaux. Le pinceau est notre outil salvateur pour mener à bien notre quête, tant pour vaincre les ennemis qui sont des Yokai, que pour accomplir des objectifs et résoudre des casse-têtes. Les secrets sont légion, il y a quelques mini-jeux bien pensés pour varier les plaisirs. Les musiques instrumentales s'accordent à la perfection et confèrent une identité propre au jeu. C'est assez particulier ici, tout comme la langue choisie par les créateurs qui est controuvée et participe à l'humour du jeu, bien que ces voix puissent donner mal aux oreilles selon les personnes mais elles peuvent être également désactivées à tout moment. L'histoire est bien travaillée, quand bien même elle engendre une certaine redondance dans sa deuxième moitié avec un vague sentiment de déjà-vu mais qu'elle gagne aussi progressivement en épaisseur. Qu'à cela ne tienne ! Ce jeu est une bombe et d'une richesse inouïe. Le seul petit reproche qu'on pourrait lui faire, et qui relève du détail en comparaison de son avalanche de qualités qui nous ensevelit tel le pelage neige du loup blanc Amaterasu dont s'imprègnent nos rétines, c'est que le jeu est un peu trop facile. La DA reste somptueuse et les graphismes de ce style si particulier et inhérent aux estampes du Japon féodal ne vieillissent pas avec le temps. Ce fut à la fois une redécouverte et une découverte de ce bijou du RPG et du jeu d'aventure. À faire absolument.


Darksiders Warmastered Edition (PS4)
Je l'avais acheté en bundle avec le deuxième opus. Ce Darksiders a cruellement vieilli malgré la très faiblarde retouche graphique pour son passage sur PS4. On dirait un des premiers jeux de la PS3, voire des derniers jeux PS2. Ce n'est pas moche pour autant, loin de là même, les couleurs sont même assez vives malgré une certaine vacuité dans les décors, mais le fait est que le jeu accuse le poids de son âge techniquement. C'est du beat'em all à la Devil May Cry, mais plus simplifié et plus orienté RPG et jeu d'aventure. Prenez un peu de Zelda pour l'exploration et une touche de God of War pour les actions contextuelles sous forme de QTE et finish pour occire vos ennemis démoniaques, et vous obtenez Darksiders. Le jeu est parfois bien bourrin sur les bords, mais on peut crafter ses armes et acquérir des fragments d'énergie vitale et magique pour devenir plus fort, comme dans un Zelda pour ajouter des coeurs de santé. On peut esquiver en faisant des dashs et bloquer les attaques "parables".

On a pas mal d'exploration avec des coffres à ouvrir et à débloquer à l'aide de certains outils, pouvoirs et aptitudes, mais le jeu reste assez linéaire et les zones assez fermées pour l'humble semi-open world que l'on parcourt. Il n'empêche que le titre reste assez long. Environ 20 à 30 heures pour le finir, et quelques heures de plus pour en faire le tour. Il n'est pas très difficile en soi, pour peu qu'on fasse évoluer l'arme principale et qu'on apprenne rapidement des combos dévastateurs, mais une certaine rigidité sans appel entache le tableau. À l'heure actuelle, c'est un jeu dépassé autant techniquement que graphiquement, mais il reste toutefois assez divertissant et agréable à faire, avec des énigmes simples mais efficaces qui deviennent sensiblement plus complexes au fil de l'avancée. Par contre, vers la fin du jeu, les puzzles prennent une dimension à la Portal mais la mécanique rend le tout fastidieux et lourd. L'histoire est en adéquation avec son contexte, apocalyptique à souhait, en se complexifiant progressivement et à plus forte raison sur le dernier tiers. C'est en réalité le premier épisode d'une longue saga mettant en scène les quatre cavaliers de l'Apocalypse. Et musicalement, ça tient la route tout en restant classique mais agréable. Assez sympathique mais loin d'être mémorable.


God of War 3 Remastered (PS4)
Je n'ai jamais vraiment été particulièrement fan de Kratos et de sa psychologie qui ne laisse transparaître aucune morale, le typique héros avide de vengeance, égocentrique et vulgaire ne pensant qu'à sa pomme en gueulant comme un mongol. Ce qui ne veut pas dire que je n'aime pas les God of War. En fait, je les ai surtout toujours appréciés pour l'univers de la mythologie grecque (et certaines scènes épiques) que j'ai toujours trouvé fascinant. Et puis, il y a petit côté RE4 plus ou moins discret. Comme j'avais fait les deux premiers opus principaux et le précurseur Chains of Olympus, je tenais à conclure la trilogie principale avec ce troisième opus qui aura fait couler beaucoup d'encre depuis sa sortie initiale sur PS3. Que dire ? Si au début je trouvais Kratos toujours aussi arrogant et se croyant le nombril du monde, le spartiate déchu fendille progressivement sa carapace psychologique jusqu'à finalement la faire voler en éclat pour montrer qu'il a un coeur, et qu'il est plus humain et torturé qu'il n'y paraît, mais en dire plus serait spoiler. C'est cette évolution de sa personnalité dans God of War III qui est fort intéressante, et assurément un des points forts du jeu qui prend sens dans le scénario plutôt bien ficelé. C'était à peine palpable dans les opus précédents, mais là, Kratos tire son épingle du jeu, jouant son rôle avec brio.

Le jeu est très beau, c'est un fait. Et musicalement ça envoie, bien que ça reste parfois un peu abasourdissant et que ça en fait un peu trop avec les hymnes se mêlant à la cacophonie des rixes endiablées. Car les combats sont sauvages, bourrins et/ou techniques selon les monstres, mais parfois on est obligé de trépasser car on ne pige pas ce qu'il faut faire avant de mourir pour le savoir. Et il y a de bonnes petites idées pimentant les affrontements comme par exemple le domptage de monstres à coups de QTE jusqu'à ce que ceux-ci ploient sous nos coups. En tout cas, c'est l'épisode qui m'a donné une meilleure vision de Kratos à terme et qui m'a fait davantage apprécier la saga au-delà de la mythologie et de l'ambiance propres à la série. Pour autant. ce n'est pas ce genre de série dont je raffole, mais ça fait remarquablement bien le taf., il faut le reconnaître


Final Fantasy XV Royal Edition (PS4)
Véritable arlésienne depuis près d'une décennie à cause d'un développement chaotique où le projet a dû repartir à zéro entre-temps, nombre de fans en attendaient beaucoup, peut-être trop même. Et la comm' de FFXV n'a rien arrangé, trop de divulgations tuant inexorablement le plaisir de la découverte. Je m'en suis abstenu le mieux possible, mais m'étais informé tout en prenant garde de ne pas me faire spoiler, et par conséquent, j'appris que la version de base souffrait d'un manque flagrant de finition. Étant donné que l'histoire est plus abordable en regardant au préalable le film Kingslaive (qui aurait clairement dû être intégré au jeu de base en tant que prologue pour que le joueur ne se retrouve pas trop largué), j'ai donc visionné ce film (tout en ayant vu les 4 OAVs de Brotherhood qui restent purement anecdotiques mais qui illustrent bien la relation des héros et de leur passé). Ce faisant, j'ai pris mes marques sans souci en rentrant dans l'histoire, même si le récit a tendance à être concis dans le traitement de ses scènes tout en dévoilant le minimum syndical. Personnellement, ça ne m'a pas dérangé plus que ça, et je trouve d'ailleurs que c'est une façon rafraîchissante et originale de conter une histoire. Elle n'est certes pas racontée parfaitement, la faute à un manque de scènes sur le devenir de nos compagnons que l'on perd de vue à certains moments-clés du jeu et qui sont dépeintes dans les DLC de l'Édition Royale mais hors-jeu (en dehors de l'histoire, à jouer donc séparément).

À part ça, les outils sont là et l'intrigue ne manque pas d'idée pour changer de la routine des FF. Certains fichiers permettent d'enrichir le lore du jeu et d'étoffer l'histoire de façon artificielle. C'est une façon comme une autre de la raconter. Mais le manque du prélude qu'est Kingslaive et des DLC à l'intérieur de l'histoire peuvent rendre celle-ci difficilement abordable pour les gens qui veulent que tous les détails soient de la partie. Un certain manque de cohérence se faisant alors sentir. Un parti-pris de Square-Enix, qui ne plaira pas à tout le monde. Et je peux le comprendre, mais l'histoire et les liens soudés des quatre compagnons d'arme m'a tenu scotché à l'écran pendant plus de 100 heures. J'ai adoré leur relation fraternelle. De même que le système de combat, s'il peut paraître bourrin et parce qu'il est dans un sens, apporte un dynamisme jouissif. Seule ombre au tableau : une caméra pas toujours optimale dans les zones étriquées et qui gâche un peu l'expérience à cause de certains éléments de décor entravant la visibilité sur la mappemonde. La relation qui lie les quatre compadres est admirable, les cinématiques sont poignantes et emplies d'émotions. Je me suis attaché au quator et j'ai accroché à l'idée du road trip qui fait tout le sel du jeu. Ça change de la plupart des RPG. Je salue cette nouveauté. L'open world est agréable à parcourir, et même si certaines barrières invisibles empêchent d'aller plus loin ou de traverser une rivière, la structure des paysages et le principe du camping restent, j'ai trouvé, de bien belles trouvailles. De plus, la bande-son signée Yoko Shimomura est une des meilleures qu'il m'ait été donné d'entendre dans un RPG. Puissantes, éloquentes, entraînantes et dynamiques, elles accompagnent avec justice l'aventure du début à la fin. J'ai trouvé ce quinzième opus rafraîchissant, bluffant de réalisme et osé. En plus, il est intégralement traduit en français et le doublage FR est impeccable. Une première pour un FF. Mais il est clair qu'il aurait pu être meilleur encore, car on sent un potentiel dans cet épisode controversé. En tout cas, moi, j'ai pas mal apprécié. Ça apporte un souffle de renouveau et ça change par rapport aux opus antérieurs.


Shadow of the Tomb Raider (PS4)
Dernier AAA que j'ai fait l'année dernière, et pas des moindres ! Bien que je préférerai toujours les anciens Tomb Raider aux modernes, parce qu'il y a du surnaturel, plus de plateforme, et surtout car c'est plus hardcore avec quasiment aucune assistance, mais j'ai beaucoup aimé ce Shadow qui conclut la trilogie de la seconde série Tomb Raider rebootée en apothéose. En effet, dès le départ un retour aux sources s'opère, en nous abreuvant d'exploration et d'énigmes dans des temples, comme au bon vieux temps. Après l'enfer du Yamatai et les terres froides sybériennes, c'est le Mexique et les contrées incas avec sa jungle impitoyable qui sont à l'honneur dans ce nouveau Tomb Raider. Et, cerise sur le gâteau, on peut maintenant personnaliser le niveau de difficulté global selon plusieurs facteurs qui peuvent considérablement changer la façon de jouer. Les trois critères de difficulté personnalisables sont les énigmes, l'exploration et les combats. Il y a plusieurs combinaisons à découvrir et cela permet à chacun de trouver le style qui lui convient ou lui plait le plus. Plus de verticalité est également au rendez-vous, avec la possibilité de nager dans des eaux profondes et de reprendre de l'oxygène à l'aide de bulles d'air. Le jeu est nettement plus difficile que ses prédécesseurs et c'est tant mieux, mais reste un minimum abordable à un large public tout en réduisant l'assistance par défaut. Bon équilibrage, du coup.

Dans les niveaux de difficulté supérieurs concernant les énigmes et l'exploration, on se rapproche plus d'un ancien Tomb Raider sur la difficulté générale même si celui-ci hérite naturellement des mécaniques de ces deux grands frères (Tomb Raider Reboot 2013 et Rise of the Tomb Raider), tout en étoffant et en améliorant ce qui existe déjà. L'arbre de compétences de Lara et ses moyens de crafter ses équipements et ses tenues personnalisables octroyant des effets bonus en combat et exploration sont intelligemment pensés et plus développés que par le passé. Certains petits défauts sont même gommés. Il y a un peu plus de surnaturel, notamment avec les cataclysmes des malédictions mayas qui prennent un tournant décisif dans le scénario, encore plus abouti qu'auparavant. En fait, le titre donne tout ce qu'il a dans le ventre et l'ambiance qui en résulte se rapproche beaucoup de celle d'un Indiana Jones. Le doublage français est toujours de bonne facture, mais la voix de la comédienne qui a joué dans les deux précédents opus a changé quelque peu, mais colle malgré tout à notre héroïne et lui confère un ton plus professionnel, ce qui n'est pas plus mal vu que la donzelle s'est considérablement endurcie dans cet épisode plus sombre et exotique. Le jeu peut même se targuer de faire flipper par moment parce que certains passages obscurs truffés de pièges prennent des allures de survival horror. Le plus gros travail a été apporté sur le son qui à lui-seul définit l'ambiance propre de Shadow of the Tomb Raider, ce qui rend forcément l'aventure largement plus immersive. Techniquement, le titre s'en tire avec les honneurs et fait mieux que ses prédécesseurs, mais ne rivalise point avec un Uncharted 4, quoi que les cinématiques sont particulièrement bien réalisées et proches d'un niveau de photo-réalisme. Je n'ai pas encore testé les DLC mais j'ai acheté le season pass, et m'y plongerai volontiers quand tous les tombeaux mensuels prévus seront sortis. Superbe jeu, que j'ai pris plaisir à faire.


2064: Read Only Memories (PS4)
Point'n Click et mon premier, pour l'occasion, mais en anglais. Du fait qu'il y a beaucoup de textes et de narration dans ce style de jeu et que je comprends l'anglais qu'à moitié et à peine un peu plus, ça m'a un peu freiné et déstabilisé pour m'impliquer dans l'univers du jeu, mais j'ai compris l'histoire dans les grandes lignes et ça ne m'a pas empêché de le compléter à 100%, avec toutes les fins possibles. La particularité du soft vient du fait qu'on ne voit jamais le visage de notre personnage, un reporter se la jouant détective pour en apprendre plus sur l'univers cyberpunk qui nous entoure avec la génétique sur les espèces hybrides créant des remous scénaristiques.

Le jeu est sympathique et malgré son rendu graphique 8-bits assumé pour refléter un cachet old school, m'a bien occupé. Dommage qu'il y ait certaines choses inutiles qui m'ont en partie ennuyé. J'ai eu parfois du mal à me sentir impliqué et à rentrer dans le trip. Du reste, c'est potable mais sans plus. Au final, ça reste relativement moyen mais au moins, je me serai fait la main dessus pour découvrir ce genre. Ce qui n'est pas plus mal car j'ai acheté depuis d'autres Point'n Click.


World of Nubla (PS4)
(Très) Petit jeu d'aventure et de plateforme sans prétention, à vocation artistique et éducative. C'est trop court mais beau et poétique. On peut contrôler des esprits d'enfant féeriques au travers de tableaux dans un musée pour explorer ce qui se trouve derrière les peintures.

Ce jeu a tout d'une fable et a de quoi nous bercer dans le monde des rêves pour nous évader de la réalité un moment et nous changer les idées. Sympathique et poétique, ma foi, avec des graphismes dignes d'un Picasso concevant des jeux vidéo.


Slyde (PS4)
Encore un genre que je découvre, avec ce jeu où on doit assembler les pièces de puzzle pour reconstituer des images de toute beauté et de différentes catégories (manga, photographies de paysages, d'animaux, etc).

On a un temps imparti pour terminer les puzzles en déplaçant les pièces avec les flèches directionnelles, et je trouve que c'est un petit jeu agréable pour passer le temps et le faire découvrir à ses proches, voire initier des gens non-gameurs aux jeux vidéo. À noter que c'est le jeu le plus rapide au monde à platiner et aussi un des moins chers sur le PS Store, pour un 1,20€ qu'il coûte.


Midnight Deluxe (PS4)
Un autre petit jeu que j'ai découvert par son genre particulier, d'adresse, de réflexion et de plateforme où l'on contrôle une fée en forme de carré et que l'on doit diriger dans des niveaux en 2D, un peu comme une boule de flipper, en prenant garde de jauger les pressions sur la touche de saut pour la propulsion avec les directions.

Il faut prendre le temps de doser ses propulsions en orientant Midnight, à l'image d'un jeu de golf. Il y a des pièges et du vide, tout en étant mortel. C'est plutôt pas mal, sur fond de piano avec un thème visuel nocturne et onirique s'accordant avec la musique, mais relativement court.


Tomb Raider 2 (PS1)
Retour à ce grand classique PSone/PSX, histoire de retrouver ce qu'était un vrai Tomb Raider avant d'en faire une série à univers parallèle et modernisée pour la génération actuelle. Refait sur PS3 pour l'occasion, et c'est toujours du bonheur malgré un amas de pixels qui pique sévèrement les yeux aujourd'hui, mais l'ambiance est juste passionnante et incroyablement immersive.

Sûrement la nostalgie qui me fait dire ça, car c'est sûr qu'il faut l'avoir connu à son époque pour l'apprécier à sa juste valeur. Mais d'autre part, je n'éprouve pas de difficulté à jouer à des jeux rétro qui ont beaucoup vieilli. Par contre, j'avais oublié à quel point c'était hardcore et rigide, surtout si on le compare aux nouveaux Tomb Raider. Toujours est-il que ça reste un excellent jeu et un des meilleurs Tomb Raider à ce jour.


Jak and Daxter: The Precursor Legacy (PS4)
Petit bijou de la PS2 sur lequel j'étais passé à côté à l'époque. Bien content d'avoir pu le faire sur PS4. C'est un jeu d'action/plateforme drôlement fun et addictif, avec des graphismes très colorés et chatoyants, un jeu doté d'un esprit bon enfant, auréolé d'un humour qui fait des merveilles. L'histoire avance au gré de vos pérégrinations en quête des collectibles essentiels à la progression que sont les piles d'énergie, pouvant être obtenues en accomplissant divers objectifs et missions.

Finir le jeu requiert plus ou moins 75% des collectibles, et le système de progression, certes simple mais efficace, est basé sur la chasse aux trésors et pousse donc le joueur à explorer son environnement de fond en comble. Un bon point qui compense le développement faible du scénario. Très agréable à parcourir, avec des mécaniques rappelant inéluctablement Crash Bandicoot. L'histoire est simple et naïve, mais se laisse suivre avec plaisir grâce à la chasse aux trésors et aux nombreux défis qui parsèment l'univers de ce Jak and Daxter qui reste une référence de la PS2. Du moins, ce premier épisode de la licence.


Jak 2: Renegade (PS4)
Dernier jeu que j'ai fait en 2018. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai été terriblement déçu et dégoûté par celui-là. Pas le jeu idéal pour finir en beauté une année. Oh que non ! Après le très bon Jak and Daxter, cette suite directe a été pour moi comme une douche froide dont j'ai encore du mal à m'en remettre. Jamais un jeu vidéo ne m'aura autant cassé les bonbons, pour rester poli. Il fut d'une pénibilité sans nom, mais je suis quand même venu à bout de ce calvaire pour suivre l'histoire de Jak et de son acolyte Daxter afin de savoir comment ils ont évolué avant l'épisode 3. Passage obligé donc pour avoir le fin mot de l'histoire, et celle-ci avec son humour bien relevé et parfois noir est bien la seule chose à sauver du jeu. Et si les musiques banales et les graphismes améliorés mais aux couleurs trop ternes et fades sont à peu près corrects dans l'ensemble, le reste est à jeter et à bannir d'un jeu vidéo pour la santé mentale du joueur. C'est dire, il m'a tellement fait criser que je me demande comment je n'ai pas eu d'infarctus. Déjà, le contrôle des véhicules est une horreur. En conduisant un véhicule, si on se prend un mur ou une voiture, on rebondit comme dans un flipper et la bagnole fait n'importe quoi. Aucune cohérence avec la physique ou la gravité. Conduite des véhicules abominable, visée avec les armes à feu agaçante, ennemis (forces de l'ordre) ne cessant de nous persécuter ne serait-ce que si on égratigne ou frôle un agent de police en conduisant. Car oui, le jeu a adopté un gameplay a la GTA qui lui ne sied guère vu que c'est à l'origine un jeu de plateforme fun et mignon. Là c'est plus sombre, plus mature et parfois vulgaire. Faut aimer... Mais si ce n'était que ça, car c'est une affaire de goût.

Le pire étant la difficulté très mal calibrée, qui fait que le jeu se fout littéralement de notre gueule. Ça ruine l'expérience de jeu. C'est abusé. À se demander si les développeurs ont testé leur jeu avant de le sortir. Certaines épreuves sont quasiment surhumaines sans jouer avec la pause ou sans entraînement intensif. La carte manque aussi de lisibilité et d'ergonomie. En clair, le gameplay est un ratage complet et rend le titre limite injouable. Je l'ai quand même fini et complété mais à quel prix ? En me cassant la voix tellement j'ai poussé la gueulante car ce jeu est tellement chiant qu'il n'en peut plus ! Ce faisant, je n'ai pas enchaîné avec le 3, même si je pense qu'il relèvera largement le niveau, mais j'ai été tellement dégoûté par cet étron de Jak II que je continuerai la série plus tard. On dit "le meilleur pour la fin", eh bien là, c'est l'exception à la règle : "le pire pour la fin". Comment aurais-je pu deviner sans y jouer ? À éviter de préférence, sauf si on est maso et que, comme moi, on souhaite suivre l'évolution des héros à travers la série en passant un mauvais moment.

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UN DERNIER MOT, À VOUS QUI ME LISEZ


Pfiouuu... J'suis crevé d'avoir autant écrit. Que voulez-vous ? On ne se refait pas ! J'adore écrire et même si j'ai déjà fait des pavés de certains des jeux mentionnés dans mon bilan sur le forum, je voulais reformuler et résumer le tout avec des pavés plus petits... dira-t-on. ^^
Si vous avez eu le courage de tout lire, bravo ! Je ne vous en voudrai pas si ne vous lisez pas tout ou si vous avez sauté quelques passages ou critiques. Je peux parfaitement comprendre. :P
Merci de m'avoir lu dans tous les cas. J'ai pris plaisir à préparer soigneusement ce bilan et avec amour.
Pour 2019, que nous en sommes déjà depuis un mois à l'heure où j'écris ces lignes, j'espère encore une fois élargir mes horizons, mais pas forcément en découvrant de nouveaux genres. Plutôt et surtout en faisant un maximum de RPG et de survival horror, qui sont les deux genres de jeux vidéo que j'aime le plus.

À bientôt pour un prochain article. Portez-vous bien et bon jeu à tous. :)
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Parce qu'il faut bien commencer quelque part !
Par Ragna, le 03/01/2019 à 20h15
Catégories : Divers, Jeux vidéo, RPG


Avant toute chose, bonne année à tous !

Après avoir moult fois réfléchi et hésité à me lancer dans le développement d'un blog, j'ai enfin décidé de sauter le pas, et donc d'inaugurer mon blogendra avec un billet d'introduction qui aura pour objet de parler du programme. Ce seront les jeux vidéo qui seront principalement à l'honneur, et dans une moindre mesure, quelques animés et films d'animation, même si je n'en regarde plus beaucoup ces dernières années.
Je ne suis pas trop axé cinéma, mais ça ne veut pas forcément dire que je ne prends pas de plaisir à visionner un film.
J'aime aussi regarder une oeuvre d'animation japonaise de temps en temps, que ce soit en série animée, en OAV ou en film d'animation. Mais ça reste assez secondaire, les jeux vidéo étant ma plus grande passion... ils passent sans surprise en premiers. Vous aurez donc des articles de jeux auxquels j'ai joués, des jeux anciens et des jeux récents, mais surtout anciens, car je n'ai pas spécialement une grande connaissance mais ma soif de connaissance grandit petit à petit. Ces articles peuvent être soit des reviews, soit simplement des anecdotes/expériences à dérouler tel un journal public. Ma première console fut la Mega-Drive / Genesis, et ce fut un hérisson bleu juché sur des chaussures rouges et blanches et rapide comme l'éclair qui m'a fait découvrir l'univers magique et enchanteur du jeu vidéo, dont je suis addict depuis mes 11 ans.

Dans ce blog, je parlerai de mes coups de coeur en JV, mais aussi de mes déceptions, parce qu'il faut bien parler de tout et puis ce n'est pas plus mal de toucher un peu à tout pour se cultiver, non ? C'est ce que je me dis toujours : "T'achètes un jeu qui ne t'a pas plu, prends-le du bon côté en te disant qu'au moins, ça t'aura servi pour ta culture vidéo-ludique." Pareil pour les mangas animés. C'est extrêmement rare que je lâche définitivement un jeu sans l'avoir fini, ou bien une oeuvre d'animation japonaise sans être arrivé au bout, car je me dis que, quitte à commencer quelque chose, autant aller jusqu'au bout ne serait-ce que pour connaître le fin de mot de l'histoire. Telle est ma philosophie et c'est ainsi que je positive. ^^
Bien sûr, il est toujours préférable d'être satisfait avec ce qu'on joue ou visionne, mais tout ne peut pas être parfait et ainsi va la vie, c'est ce qui la rend intéressante et excitante.

J'aime un bon nombre de genres de jeux vidéo, mais pas tous. Je n'aime pas les sand-box de style GTA ou Saint Row. Après, je n'aime pas en général les jeux de sport. Étant en plus un joueur solitaire, je n'ai pas trop d'intérêt à jouer aux jeux multi ou principalement accès multi. Pourtant, je m'amusais à Porsche Challenge et à Gran Turismo I & II dans les débuts de la PS1, mais les temps changent et les goûts aussi. Quoi que... je peux encore apprécier certains jeux de voiture au jour d'aujourd'hui, mais plus avec le même engouement que celui que j'avais naguère quand j'étais ado. Il faut dire que ça remonte à tellement loin... Et pourtant, je me souviens encore de mes moments passionnants sur la Megadrive ou PS1 comme si c'était hier.
Dans un autre registre, le MMORPG n'y coupe pas. Dieu sait que j'adore le RPG, je ne serais pas là sinon, mais les RPG massivement multijoueurs ne sont clairement pas ma came. Pas ou peu scénarisé, pas de fin, répétitif à souhait, trop long... Sont autant de facteurs qui me freinent grandement.
Hormis cela, j'aime à peu près tout le reste. Donc le RPG comme je l'ai dit à l'instant (tour par tour étant mon sous-genre de prédilection en la matière, et tout le reste après du moment que ce n'est pas principalement ou obligatoirement multijoueurs.
Outre les RPG, j'aime les jeux d'action/aventure, mais pas forcément les beat'em all trop bourrins. J'aime bien les jeux de plateforme, également. Et s'il y a bien un genre que j'adore par-dessus tout, et même un peu plus que le RPG, c'est bien le survival horror. J'en suis totalement amoureux ! Déjà que j'ai toujours fort apprécié les films d'horreur à la base (avec des monstres essentiellement). Avec une préférence pour l'horreur psychologique.
Il y a donc de grandes chances pour que les jeux dont je parlerai proviennent pour la plupart des genres RPG et Survival-horror.

Question animation, j'aime à peu près tout, sauf les magical-girls et les animés de sport (petite exception cela dit avec Captain Tsubasa, ou Olive et Tom en français, car j'ai grandi avec et pourtant je n'aime pas le foot, mais j'ai adoré et j'aime toujours).
Mes genres préférés sont notamment l'épouvante, le mythe & fantastique, et le mécha.
J'essaierai de parler de mes séries à l'occasion, autant pour raviver la flamme de la nostalgie que pour vous faire part d'oeuvres que je découvre récemment pour exposer mon avis à chaud.

Voilà, je pense avoir fait le tour de cette modeste introduction. Donc rien d'original ou d'extraordinaire, mais je tenais à parler un peu de ce que j'aimais, et puis j'aime bien faire des présentations un minimum longues et détaillées pour mes sujets. Que voulez-vous ? On ne se refait pas.
Je présenterai mes billets avec des images, et parfois des vidéos. La base, quoi. Il fallait bien que je me lance un jour ! ^^
Étant donné qu'en ce moment tout le monde présente son bilan de l'an passé sur son blog, il va de soit que mon premier véritable billet traitera de mon bilan jeux vidéo. Je devrais publier cela dans quelques jours.
Merci de m'avoir lu. J'espère pouvoir partager mes connaissances et mes expériences avec vous via ce format, en plus du forum.


À bientôt, et n'oubliez pas la règle d'or : jouez pour vous amuser. :)
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