[Review] Atelier Ayesha PLUS, par Gust
Par Shadow, le 03/09/2015 à 17h45 (884 vues)
Catégories : Preview & Review, RPG
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Chose promise, chose due! Je vous avais annoncé la review d'un jeu PS Vita, et pas n'importe lequel. En effet, celui-ci est introuvable en magasin, et pour cause puisqu'il n'est paru qu'en version dématérialisée chez nous. Cela fait déjà un petit moment que j'ai parlé de la bonne surprise que me laissait ce fameux Atelier Ayesha sur Vita, voici venue l'heure du verdict.


Introduction : La série de « RPG-management » Atelier s'est fait connaître en occident grâce à la trilogie des Atelier Iris sur PS2. Il s'agissait de solides ambassadeurs pour la série, étant des RPG plutôt traditionnels, proposés à une époque où l'Europe était la cinquième roue du carosse en terme de localisation. Depuis, la série s'est diversifiée (notamment avec les deux Mana Khemia), avant d'opérer un retour aux sources avec Atelier Rorona sur PS3. Atelier Ayesha constitue quant à lui le début d'une trilogie se déroulant dans un univers assez hostile à la vie...



Ayesha est une jeune fille dont la soeur a disparu depuis plusieurs mois. Malgré tout, Ayesha continue son travail d'apothicaire, dans l'espoir d'avoir un jour des nouvelles de sa petite soeur. Elle gagne sa vie en fabriquant différents remèdes, que son ami Ernie revend ensuite en ville. C'est d'ailleurs avec Ernie que le jeu commence, un jour où il fait la rencontre d'un mystérieux étranger. Celui-ci vient d'arriver dans la région pour y mener une étude approfondie de l'environnement...

Le principe de base des Ateliers reste le même avec Ayesha : on dispose de trois ans pour accomplir un objectif précis (et non cinq, comme dans Atelier Meruru). Si certains épisodes nous ont laissé perplexes quant à l'intérêt de ce but (par exemple quand il fallait faire ses preuves pour éviter la fermeture de la boutique, oh my!), ici le joueur se sent un peu plus concerné puisqu'il faut essayer de retrouver la soeur d'Ayesha. Cela donne un certain sens à la quête de la jeune fille, et l'étranger aperçu dans l'introduction sera là pour s'assurer que la motivation d'Ayesha ne s'estompe pas. Le jeu propose différentes fins, la plus mauvaise faisant preuve d'un certain cynisme. Quant aux autres fins, elles sont accessibles en fonction des amitiés qu'Ayesha a entretenues, ainsi que de divers accomplissements du joueur. Ce système paraît plus clair que par le passé, ce qui n'est pas un mal.



Atelier Ayesha est un mélange entre le jeu de gestion et le RPG. Ayesha dispose d'un atelier dans lequel elle peut créer différents objets dont elle a le secret, et chaque action de sa part fait passer un certain nombre de jours. La recette en elle-même n'ayant rien d'original après plusieurs opus, Gust a donc à charge de se creuser les méninges pour faire adhérer le joueur à l'expérience. Déjà sur le plan visuel il y a quelques remarques à faire : la direction artistique fait preuve de très bon goût, avec un certain rafinement dans les costumes des personnages. Tous se distinguent, soit par un sourire, soit par une petite habitude, ou tout simplement l'aura qu'ils dégagent. On prend plaisir à regarder les protagonistes s'animer lors des dialogues. De façon générale le moteur graphique est bien plus satisfaisant que celui utilisé pour Atelier Meruru, cependant cette version PLUS souffre un peu de la conversion sur PS Vita. En effet, les PNJ ont du mal à s'afficher en ville et ils « arrivent » petit à petit... enfin quand ils sont tous là on doit supporter une baisse de framerate au cours des déplacements. Heureusement en donjon il n'en est rien, et l'exploration comme les combats sont assez fluides.

Alors justement, qu'en est-il des déplacements dans Atelier Ayesha, et de la gestion du temps sous-jacente? Comme les opus précédents, une carte du monde permet de faire le lien entre les différentes villes et les environnements plus hostiles. Tout ce qu'Ayesha accepte de faire pour quelqu'un se retrouve consigné dans un petit carnet accessible d'une simple pression sur le bouton L. Cela permet de revoir efficacement où l'on doit se rendre, si l'on a quelque chose à faire avant... Car le secret d'un bon alchimiste réside dans sa capacité à anticiper un tant soit peu les choses, pour éviter de gaspiller du temps. Même si Atelier Ayesha reste plus souple que ses prédécesseurs dans l'écoulement du temps, savoir se tenir à un certain agenda reste important. Un simple déplacement prend au minimum une journée ; une fois dans un donjon on dispose de dix unités temporelles pour effectuer différentes actions ; un combat ou une récolte consomment une de ces unités.


Pour se distinguer de ses aînés, Atelier Ayesha fait fort dès les premiers instants : il se débarrasse des Punis, les légendaires premiers monstres de chaque opus de la série! Se remettant de cette hérésie, le fan pourra également constater que le système de combat a gagné en dynamisme, pour proposer des batailles prenantes.

Concrètement, chaque affrontement se déroule toujours avec trois personnages (deux en soutien d'Ayesha). Ayesha est la seule membre de son groupe à pouvoir utiliser des objets (de soin ou d'attaque), certains fournissant un effet supplémentaire en consommant la magie de la demoiselle. Mais les compagnons d'Ayesha ne sont pas dénués d'intérêt pour autant, chacun disposant de skills lui étant propres. Les skills sont très utiles pour influer sur les statistiques par exemple, et les meilleurs objets offrent des effets qui peuvent apparaître comme de la triche, mais il y en aura besoin pour éliminer les ennemis les plus coriaces du post game.

En clair différentes stratégies peuvent être mises en oeuvre, et on apprécie la présence de la barre indiquant l'ordre d'action de chaque participant sur le côté. Et surtout, pouvoir entrer chaque action une par une permet de réagir de façon appropriée à une situation extrême. En revanche, quel dommage que la trame principale manque tant de challenge : attendez-vous en effet à affronter votre premier boss... juste avant la fin du jeu. Ayesha progresse ainsi dans les différents donjons sans rencontrer une résistance affolante de la part de ses adversaires. Conscient de cela, les développeurs ont heureusement inclus un mode difficile sur cette version PLUS.


En dehors des combats, deux autres aspects du jeu occupent une place aussi importante : l'alchimie et le développement d'un petit « réseau social. » La première a été simplifiée, notamment par le système de Memory Points. En gros, chaque quête accomplie, chaque zone nettoyée donnent un certain nombre de MP servant à l'écriture d'un journal intime d'Ayesha. Ce journal, en plus de raconter les évènements vécus dans la partie, offre divers bonus permettant au joueur de gagner du temps. Parmi ces effets, on peut en particulier retenir la création d'un objet supplémentaire pour une catégorie donnée. Ceci, lié au fait que la magie d'Ayesha ne lui sert plus pour les synthèses, rend la création d'items beaucoup moins chronophage. Et pour ceux qui souhaitent gagner du temps (mais pas de l'argent), il est toujours possible d'enregistrer ses créations auprès des nombreux marchands du jeu. Ceux-ci réutiliseront la recette pour constituer régulièrement de nouveaux stocks à votre place, qui seront vôtres moyennant finances. Enfin les aller-retours étant sans doute ce qui prenait le plus de temps par le passé, ils seront dorénavant moins nombreux, du fait que les objets d'une même qualité n'occupent plus dans le panier qu'une seule place. Finies les récoltes trop encombrantes, et il faut bien reconnaître que c'est assez pratique!

Quant à la partie « sociale », les personnages rencontrés sont plutôt attachants et hauts en couleur. L'humour de la série repose toujours sur le côté très naïf de l'héroïne, ce que beaucoup regretteront. Et pourtant, Ayesha nous offre quelques scènes surprenantes, pour une jeune pucelle... Et le reste du casting permet à tout le monde de trouver ses préférés, la version PLUS incluant par ailleurs deux nouveaux personnages jouables. Ceux-ci n'auront pas, comme les autres, une fin leur étant entièrement dédiée, mais au moins leur histoire se trouve développée au cours des trois ans. Une dernière précision : le joueur désirant s'y repérer au mieux dans les différents développements de chaque personnage devra se munir d'un guide pour tout voir...


Un dernier mot pour parler d'un ressenti global et personnel sur le jeu. Atelier Ayesha s'inscrit dans la continuité d'une série certes vieillissante du RPG (c'est le quatorzième opus). On peut donc dire qu'il est préférable d'acheter le jeu en s'attendant à y trouver quelques protagonistes stéréotypés, des mécaniques de gameplay connues. Mais si ce goût des développeurs pour le clacissisme peut passer pour de la fainéantise, il n'en reste pas moins que les amoureux du J-RPG en auront pour leur argent avec Atelier Ayesha. Car le jeu, dans sa construction, s'éloigne très nettement des jeux actuels où les développeurs ont fait du remplissage. Quand on joue à Atelier Ayesha, on joue pour vivre une (modeste) aventure, on vit pour accomplir des choses. Et pour avoir un sentiment de fierté si l'on s'est donné la peine d'accomplir une mission. Les neufs panels à compléter en réalisant des missions annexes illustrent bien le propos. Les « cadeaux » faits au joueur sont complètement optionnels (pour la plupart des costumes alternatifs et amusants/originaux). Mais ils n'obligent pas le joueur à repasser à la caisse, pour cacher un manque de profondeur du jeu. Et c'est en cela que l'esprit dans lequel a été fait Atelier Ayesha m'apparaît comme un « bon esprit. »


Conclusion : Atelier Ayesha ne fait pas office de révolution pour la série. Tous les petits changements proposés tendent néanmoins à faire évoluer la formule, pour un résultat plus dynamique, plus fun. On sait plus que jamais à quoi s'attendre avec Atelier Ayesha : d'excellentes musiques (particulièrement en combat), un gameplay et un univers soignés, bref de quoi passer de nombreuses heures sur sa console. La version PLUS confirme tout cela, et s'impose sans mal comme la version à essayer pour tous ceux qui souhaitent découvrir les aventures d'Ayesha Altugle.

+ Durée de vie dans la bonne moyenne du genre (si on souhaite s'attarder sur les annexes)
+ Les ajouts de la version PLUS : voix japonaises, mode difficile, costumes alternatifs
+ Des personnages attachants (Ayesha réserve à elle seule quelques surprises)
+ Un gameplay accessible, ne manquant néanmoins pas de richesse
+ Un jeu pensé pour offrir une expérience complète, sans DLC
+ Graphiquement plus abouti qu'Atelier Meruru
+ Une bande sonore particulièrement efficace

- Des baisses de framerate en ville
- Aucun challenge pour la trame principale
- Des questions scénaristiques (sur l'univers) laissées en suspens

Note indicative : 7.5/10




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2 commentaires
Shadow

le 12/09/2015
Pour réussir à me donner l'envie, j'écoute en général des extraits de l'ost en même temps que j'écris. D'où les quelques pistes que j'intègre à mes tests d'ailleurs!

Sinon j'espère vraiment qu'Escha&Logy Plus va être confirmé rapidement.
Gunotak

le 03/09/2015
J'ai pas l'énergie et la motivation pour faire des reviews
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