[Review] Utawarerumono Mask of Deception, d'AquaPlus
Par Shadow, le 20/04/2018 à 14h25 (318 vues)
Catégories : Preview & Review, RPG
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Introduction : Sorti en 2002 sur PC, le premier Utawarerumono a connu plusieurs déclinaisons, notamment des versions PS2 et PSP (dépourvues des scènes « adultes » de la version originale). L'oeuvre a aussi connu une adaptation en anime (édité en France chez Kaze). Utawarerumono posait les bases de ce qui allait devenir en 2015 une trilogie, avec Mask of Deception, localisé par Atlus USA en 2017.

Mask of Deception raconte l'histoire d'un jeune homme amnésique (sigh), sauvé d'un monstre géant par une jeune fille... Lorsqu'ils font plus ample connaissance autour d'un repas, l'homme découvre que sa bienfaitrice est extrêmement vorace (re-sigh). La prénommée Kuon décide d'un nom pour son « protégé » : il s'appellera Haku. Les fans du premier opus auront certainement tiqué sur l'apparence et le nom choisi pour ce personnage... Haku et Kuon décident de faire un bout de chemin ensemble... Et ils font également la connaissance d'un mercenaire prénommé Ukon, qui leur propose de les accompagner vers la capitale, Yamato.

Il faut savoir que Mask of Deception tient beaucoup plus du visual novel non interactif que du RPG. Il y a bien quelques batailles à mener de temps à autre, mais le camp des alliés est tant avantagé en terme de puissance, que c'est juste pour la forme. Pensez un peu à un Project X Zone dôté d'un scénario et de batailles qui ne cherchent pas à lasser le joueur avec des ennemis par dizaines.


Mask of Deception fait partie d'un dyptique, qui se conclue avec Mask of Truth. Le sens de ces deux sous-titres apparaît clair à la fin de Mask of Deception. Le début de ce dernier est malheureusement assez ennuyant, reposant sur des tranches de vie inutiles et assez niaises. Les amateurs de fan service pourront cependant se rincer l'oeil. Sinon on pourra passer sans regret les premières séquences de texte dans la capitale, si on n'adhère pas.

Ceux qui découvrent la licence ne seront pas trop gênés puisqu'on rencontre c'est vrai des personnages du premier opus ; mais ils évoluent en parallèle de notre groupe, ça ne pose donc pas problème de ne pas bien les connaître. Passée la première moitié (quinze à vingt-cinq heures selon la vitesse de lecture), l'histoire adopte enfin un rythme correct. Les évènements s'enchaînent rapidement, et on comprend progressivement quels seront les conflits à résoudre dans Mask of Truth.


Côté gameplay, le jeu se veut très minimaliste. En effet, on ne dispose d'aucune monnaie pour acheter des objets ou des équipements. Les armes et les armures sont déjà portés par nos personnages, et ne changent pas. On peut seulement s'équiper de compétences acquises en remportant les combats et en montant de niveau. Les combats sont représentés de façon sommaire, avec des personnages chibi assez ridicules vu le contexte du jeu. On se déplace au tour par tour sur le terrain, et lorsqu'on souhaite effectuer une action, on peut renforcer son effet en provoquant un critique. Ce critique est accompli en remportant un petit jeu de rythme, qui consiste à appuyer sur un bouton au bon moment, ou à le maintenir avant de relâcher. Cela donne un peu de consistance aux combats qui sont malheureusement très faciles dans l'ensemble, d'autant qu'on peut revenir en arrière de quelques tours en cas de besoin. On peut en revanche saluer les belles musiques qui accompagnent chacune de nos joutes.


Le plus gros regret qu'on peut avoir avec ce Mask of Deception, c'est que l'aventure aurait très bien tenir en un seul jeu. Là où Falcom s'en tire avec de belles pirouettes pour The Legend of Heroes et ses PNJ plus importants que le scénario, les Utawarerumono sont très dirigistes et ne proposent aucun à-côté (à part des missions bonus). Donc il aurait très certainement été possible de compresser 2 fois 40 heures en une grosse quête de 60 à 70 heures (comme, au hasard, Tears to Tiara II, des mêmes développeurs). Mais bon...


Conclusion : Mask of Deception est un peu le Trails in the Sky du visual novel : il constitue une vaste introduction à une fresque qu'on imagine assez épique. Dommage qu'il en oublie d'être son propre jeu, en ne faisant pas toujours le tri entre le nécessaire (un gameplay un peu plus poussé) et le dispensable (les tranches de vie limite tolérables). En tous les cas, l'envie de faire la suite se fait pressante lorsqu'on atteint la conclusion de Mask of Deception. C'est déjà ça.

+ La possibilité de revoir sa stratégie en cas de besoin (Rewind)
+ Une quête intéressante, une fois qu'elle a vraiment démarré
+ Une OST efficace, doublages japonais
+ Des personnages charismatiques
+ Pas de batailles inutiles

- Réalisation technique faiblarde
- Un jeu coupé en deux sans raison
- Beaucoup de longueurs narratives pour la première moitié
- Trop facile dans l'ensemble (du fait que c'est un « jeu-prologue » ?)
- Un character design au goût parfois douteux (même pour du fan service)

Note Indicative : 6/10

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