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Dossier

Chroniques du J-RPG : le marché portable, ambassadeur actuel

Au coeur du problème

Dual Screen is mainstream

Faisons simple et rapide. Pour la DS, le facteur préalable au boom du J-RPG est évidemment l’apparition du tactile. L’effet fut double. Premièrement il ameuta tout un jeune public, friand du motion gaming (tout du moins ses balbutiements) et de la licence Pokémon, ambassadrice incontestée du J-RPG qui les forma en douceur au genre. Les développeurs ont saisi l’opportunité de cette déferlante du jeune public pour faire monter en puissance le genre du Simulation-RPG, prisé par les plus petits, qui arborent souvent des graphismes mignons ou dits « kawai ». Qui plus est, Nintendogs sur le même support a déjà habitué les jeunes à une pseudo-simulation de vie. Harvest Moon se fait alors le chantre de la tendance et finalement Marvelous frappe un grand coup avec Rune Factory, sous-branche d’Harvest Moon. Puisqu’en effet, en faisant murir le trait des artworks de sa série et en incluant une dose d’Action-RPG dans sa licence, le développeur a réussi à s’accaparer une part du public adulte masculin.


En parallèle, les clones de Pokémon et Pokémon lui-même se sont multipliés. D’ailleurs les éditeurs ne s’y trompent pas et savent ce qui fait vendre, puisque les Spectrobes et les Dragon Quest Monsters: Joker qui sont des Pokémon-like trouvent le chemin des terres occidentales.


La façon dont cette droite dessine une courbe de tendance à la limite du linéaire va sans doute pouvoir nourrir les théories du complot. Y’aurait-il un coefficient secret qui serait la réponse au J-RPG ? Bref, toujours est-il que le phénomène ne s’essouffle pas, entretenant la flamme du jeu de rôle japonais chez le jeune public, cœur de cible du support, et dynamisant fortement l’industrie par la même occasion.

En second donc, le tactile représente l’émergence d’une innovation tout à fait inédite dans un contexte où le développement sur consoles se fait de plus en plus cher et nécessite de plus en plus de monde. Le tactile ouvre en 2005 tout un champ de possibilités pour un investissement largement moindre que sur consoles de salon, faisant de la DS un terrain propice à l’expérimentation. On voit ainsi apparaitre des titres tels que The World Ends With You, pas toujours forcément pratique, mais qui tente sa chance en usant du tactile de façon rusée. Les deux Zelda débarquent, faisant grand usage du stylet et démontrant ainsi le support total de Nintendo à sa console si l’on en doutait encore. Sting qui n’est pas forcément en très grande forme financière tente un culotté Knights in the Nightmare et récolte un bon succès critique. Etrian Odyssey dépoussière le Dungeon-RPG avec ses cartes à faire à la main, Inazuma Eleven nous la fait Tam Sawyer du J-RPG, … Les exemples ne manquent pas, et le J-RPG étant loin d’être le dernier en matière d’innovation, le genre s’est engouffré dans la brèche ouverte avec la sortie de la Nintendo DS, tout comme une bonne partie de l’industrie vidéo-ludique japonaise. A l’heure actuelle, selon notre ami GameFaq, pas moins de 5400 jeux sont recensés sur le support, japonais comme américains.

Portable is stable

La PSP a une particularité dans sa prise en main. Elle possède en effet un joystick dans le coin inférieur gauche de la façade. Si beaucoup se sont plains des crampes qu’il pouvait susciter après quelques heures de jeu, cela ne l’a pas empêché de devenir un outil prépondérant dans l’invasion J-RPG de la PSP. Le joystick est en effet l’atout qui permettra à la console d’accueillir ses best-sellers : les Monster Hunter. Déjà un phénomène japonais tout à fait ahurissant sur Playstation 2, grâce au joystick taillé pour l’action-RPG la licence aux mille dragons a pu s’exporter sur la portable de Sony (13.9 millions de ventes pour quatre épisodes), et ainsi entrainer avec elle tout un héritage de J-RPG issu de la console de salon. Car c’est en effet la proximité du hardware entre la PSP et ses grandes sœurs, de même que les bonnes relations avec les éditeurs, qui ont permis de nombreux portages de J-RPG entre les plateformes, lesquels portages ont permis à la PSP de mettre le pied à l’étrier du jeu de rôle japonais.

Voyez plutôt, 41 softs sur 260 du support sont des portages ou des remakes de jeux Playstation ou Playstation 2, soit 15,7% du total. Et c’est sans compter la tripotée de titres issus de jeux Saturn, PC ou SNES. Avec cette base « rétro » acquise, contenant des titres phares comme Star Ocean 1 et 2, Mana Khemia, Monster Hunter Freedom, Valkyrie Profile: Lenneth ou encore Persona 3 Portable, la PSP était comme une enfant que l’on poussait sur un tricycle, elle ne pouvait que rouler pour aller plus loin. Elle a ensuite perdu ses petites roues avec des titres comme Kingdom Hearts: Birth by Sleep, Crisis Core: Final Fantasy VII, Wild Arms XF, Ys Seven ou Terror of the Stratus. Le terrain était largement propice au développement du J-RPG et les plantations laissées par les anciennes consoles ont bien poussé dans le sens du tuteur.


20/07/2012
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