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Dragon Age II: Rise to Power > Articles > Preview
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Dragon Age II: Rise to Power

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Dragon Age II: Rise to Power
Démo sous stéroïdes
Houleuse. On pourrait ainsi résumer toute la promotion de Dragon Age II: Rise to Power. Entre le héros unique, le système de dialogue repensé pour ressembler à Mass Effect ou le système de jeu qui semblait avoir autant gagné en stéroïdes que perdu en stratégie, tout montrait du doigt une direction plus moderne, plus Mass Effect 2 et son affranchissement de certains côtés RPG. En ce merveilleux 22 février 2011, BioWare met à disposition une démo jouable de son nouveau bébé : les consoles ont-elles tué une belle saga dans l'oeuf (version PCiste aigri), BioWare continue-t-il sa plongée amorcée depuis Mass Effect (version "c'était mieux avant"), Dragon Age II est-il une suite digne, ratée ou transcendante ? Premiers éléments de réponse...

Time to start talking Dwarf. They tell me you're good at it!

La démo nous permet de jouer le prologue, durant lequel Hawke et sa famille s'enfuient de Lothering au moment de l'attaque des engeances. Le prologue a un découpage assez particulier et pour ainsi dire assez raté, car même si un petit effet narratif très réussi l'entame, il est structuré selon un schéma qui tourne en boucle : vague de monstre, combat, dialogue. On est loin de la petite liberté qu'offraient les prologues de Dragon Age: Origins. Bien entendu cela n'est pas extrapolable au reste du jeu qui sera probablement beaucoup plus libre, mais cela reste tout de même un poil inquiétant.

Le système de dialogue a bien évolué, et se débarrasse de la sélection parmi des phrases toutes faites pour se diriger vers un pur copier/coller du système de Mass Effect. La roue des réponses est identique à celle du space-opera en tout point : à droite, on trouvera les réponses pour avancer dans l'histoire, et parfois, à gauche se trouvera un "sous-menu" qui permettra de questionner l'interlocuteur pour différentes informations sur le monde, le scénario et/ou les personnages. Petite nouveauté cependant, le centre de la roue s'affuble désormais d'un petit symbole au passage de la souris sur un choix de réponse, censé représenter le ton de la réponse (conciliateur, sarcastique, violent etc...). Ces dialogues devraient avoir de nombreux impacts sur le déroulement du jeu, et votre affinité avec vos compagnons. Cette dernière prend également une nouvelle forme et se présente désormais comme une échelle allant de rivalité à amitié ; je serais cependant bien en peine de vous dire si cela changera effectivement la manière d'aborder la conversation avec "le" compagnon.
Dragon Age II: Rise to Power (*Dragon Age 2, Dragon Age 2: Rise to Power*)
Dragon Age II: Rise to Power (*Dragon Age 2, Dragon Age 2: Rise to Power*)
Dragon Age II: Rise to Power (*Dragon Age 2, Dragon Age 2: Rise to Power*)

Hack'n Strat

Les combats sont finalement extrêmement proches de ceux d'Origins, l'action peut se mettre en pause, les compagnons peuvent être dirigés stratégiquement "à la mano" ou par le biais d'un système toujours similaire aux gambits de FFXII. Mais, leur rendu est beaucoup plus dynamique, et le système beaucoup plus réactif, dans le sens où les animations passées à l'hyperbole et les temps de déclenchement des compétences passés à la trappe fournissent des affrontements bien plus épiques que dans le premier qui avait pourtant déjà l'exagération facile. Le début de la démo ne montrait que les combats du prologue donc bien évidemment pauvres en compétences, mais celle-ci finit par nous emmener vers une phase plus avancée de l'histoire, avec un groupe complet, le temps de faire deux petits combats. Après avoir mis l'action en pause, je commence donc à donner mes ordres, et remarque que ma jolie Lady Hawke guerrière dispose d'une compétence "Charge". Ni une ni deux, je l'enclenche donc vers un groupe de trois archer pour aller leur compter fleurette, tandis que mes autres compagnons sont affectés à la destruction des troupes de contact. Désactivant la pause, et dans la microseconde suivante Hawke s'est précipitée dans les rangs ennemis avec une vitesse qui n'a presque rien à envier à la charge biotique de ME2, en effectuant un moulinet de sa lame envoyant par la même occasion les trois archers à distance respectable et répandant au sol une belle quantité d'hémoglobine. De son côté, mon mage castait tranquillement des boules de feu monstrueuses qui dévastaient les rangs ennemis sans toutefois affecter mes propres compagnons. En effet, le friendly fire ne devrait être activé que dans les plus hauts niveaux de la difficulté, et celle de la démo était elle-même bloquée à "normal". Les combats n'avaient donc rien de très difficile et les plus tacticiens devront sans doute augmenter cette difficulté pour plus de challenge. Il est à noter tout de même que la principale gène durant les combats était fournie par des pops de monstres à l'arrière de vos lignes, et donc dans vos combattants à distance, et qui n'étaient pas visibles au début du combat ; ajout qui pourrait très vite augmenter le challenge.

Côté compétences, chaque classe dispose de six arbres de compétences (mais d'autres seront rajoutés par les spécialisations) contenant chacun de 4 à 5 compétences et leurs améliorations éventuelles. Aucune surprise de ce côté là, l'augmentation de niveau fait gagner des points de compétence qui sont dépensables pour développer ces arbres, et des points de caractéristiques à répartir.
Dragon Age II: Rise to Power (*Dragon Age 2, Dragon Age 2: Rise to Power*)
Dragon Age II: Rise to Power (*Dragon Age 2, Dragon Age 2: Rise to Power*)
Dragon Age II: Rise to Power (*Dragon Age 2, Dragon Age 2: Rise to Power*)

Technique

Graphiquement, Dragon Age a bien changé, mais plus artistiquement que techniquement. Le style un peu plus "comics" des décors, des personnages et de la mise en scène se remarque très vite et est globalement cohérent avec les différents artworks que l'on avait pu voir. Techniquement, il est difficile de se prononcer car la démo bloquait les détails en "normal", qui correspondrait à priori à la qualité console. Il faudra donc attendre la sortie officielle pour pouvoir vraiment juger le jeu techniquement, mais ainsi configuré, le jeu accusait quand même son moteur vieillissant, et mis à part la modélisation des personnages véritablement réussie, certaines textures et décors faisaient peine à voir.

Il était également possible d'apprécier le travail effectué sur l'interface : classe et d'un design assez moderne, elle est très intuitive, et va à l'essentiel (l'inventaire était cependant bloqué dans la démo) ; une belle réussite qui pourra cependant décevoir les joueurs qui espéraient retrouver une interface plus Fantasy.
L'aperçu musical que donne cette démo reste fidèle à son prédécesseur avec des pistes typées BO de film Fantasy, qui correspondent toujours aux situations grâce à un Inon Zur qui ne semble pas avoir perdu de son talent.
Dragon Age II: Rise to Power (*Dragon Age 2, Dragon Age 2: Rise to Power*)
Dragon Age II: Rise to Power (*Dragon Age 2, Dragon Age 2: Rise to Power*)
Dragon Age II: Rise to Power (*Dragon Age 2, Dragon Age 2: Rise to Power*)
Dragon Age II est sur le point de sortir et ce premier constat est plutôt rassurant. Une riche customisation semble toujours de mise, les dialogues paraissent réussis (et la vo excellente), le gameplay et les combats très proches de DAO mais mieux mis en scène. Reste à voir si la narration ambitieuse réussira à faire mouche, si le jeu est aussi envoûtant que son aîné ou encore s'il saura conserver un challenge valorisant l'approche tactique... Rendez-vous le 11 Mars.

22/02/2011
Dragon Age II: Rise to Power > Commentaires :

Dragon Age II: Rise to Power

7
6

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10 commentaires sur PC
Canicheslayer

le 03/05/2017
7
+ Ambiance Dark Fantasy bien sympa (sans arriver au niveau global de DA: O).
+ Excellente narration, histoire bien prenante (sans arriver au niveau global de DA: O).
+ Compagnons très intéressants (sans arriver au niveau global de DA: O) avec plein de squelettes dans leurs placards
+ Des décisions lourdes de conséquences (je pense à certaines quêtes).
+ Il est plaisant de suivre l'ascension de Hawke.
+ Quelques clin-d’œils sympas au précédent épisode (fanboy oblige).
+ De nombreux dialogues bien marrants (sans arriver au niveau global de DA: O).

+- Character Design à la qualité aléatoire (j'aime bien Varric ou Merrill).
+- La bande originale sans être mauvaise, manque de personnalité.
+- Système de combat bourrin mais (je crois) un peu sous-estimé.
+- J'aurais voulu plus de contrôle sur mes compagnons (équipement).

- Romances encore plus prudes que DA: O. Une sacré prouesse...
- Pas assez de PNJ, sans doute (parfois, on se sent un peu seul).

-- Bâclage à tous les étages techniques (graphismes, donjons, peu de lieux, dernier chapitre un peu précipité). On peut regretter le peu de temps laissé aux développeurs !
-- Un million de plantages et autres bugs (quêtes impossibles à compéter)...après le quatrième patch.
-- Fin toute pourrie.

Technique : 6 (pas horrible mais indigne d'un AAA de 2011)
Bande son : 6,5 à 7
Scénario : 8 à 8,5 (malgré la fin)
Durée de vie : 8 à 8,5
Gameplay : 7 à 7,5

Note % : 70

(Très longue hésitation entre 6,5 et 7)
el_zozo
le 17/06/2015
Le test publié par le site fut vraiment plaisant à lire. Merci à l'auteur. Certains points sont analysés finement (l'ambiance non-manichéenne de l'univers du jeu notamment).

Cependant, le test est globalement positif, optimiste, les points noirs n'apparaissent, finalement, qu'en conclusion ou dans le résumé des points forts / points faibles. Dommage. Car, du coup, les points faibles de cette suite (et elle n'en manque pas !) ne sont pas suffisamment décryptés.
Takhnor

le 24/12/2012
Edité le 24/12/2012
5
Graphismes corrects pour un jeu de 2009 (mais sorti en 2011, faisant pâle figure devant un Witcher 2 sorti quasiment en même temps, et le patch des textures "HD" n'ajoute rien à l'affaire, car même les Drakensang, Skyrim et Fable III sont bien plus beaux), musique loin d'être transcendante (fade, et c'est simple je trouve aussi qu'on ne retient aucun thème, pas même le thème principal), j'ai trouvé l'interface incongrue car seulement un copier coller des interfaces MMO (en particulier celle de Warhammer: Age of Reckogning - le second MMO de Mythic, boîte qui après leur rachat et celui de Bioware par EA pour ensuite les fusionner en un seul studio Bioware-Mythic, on comprend ici le copier coller - d'autant plus ridicule que l'interface de WAR n'est qu'une copie de celle de World of Warcraft).
Je préciserais mon point de vue sur l'orientation prise concernant les combats: ce n'est pas tant le côté "action" qui me gêne, mais cette façon (encore) de faire "façon MMO", beaucoup de monstres pas forcément durs (même en difficulté élevée, les adeptes de la pause active n'y verront qu'un "petit" jeu) avec certains étant des "élites"... Personnellement j'ai eu l'impression de me retrouver dans un mod de Guild Wars, à piloter son personnage et ses compagnons (au lieu des mercenaires de GW), sans oublier d'ailleurs que certains décors de DAII en extérieur ressemblent à s'y méprendre à certaines zones de GW.
En parlant de zones, la réutilisation de zones identiques avec seulement des modifications d'accès aux portes et des monstres différents, m'a fait crier au scandale! Car même des Elders Scrolls ou d'autres Dungeon Crawlers répétitifs ont le "mérite" d'avoir des zones de donjons quasiment pareilles, et là le "quasiment" prend tout son sens par rapport à DAII, vu qu'il n'y a aucune modification de décors.
Les dialogues sont bourrés de clichés et les romances ultra "Big Commercial Fantasy" bonnes à débloquer des succès, des caméos qui font figure de fan service, on est très loin de l'ambiance sale de DA:O et pourtant... L'histoire d'Hawke est très intéressante sur le papier, les ramifications de choix/conséquences sont très importantes (j'ai même l'impression que c'est le jeu de Bioware en proposant le plus, certes pas en rapport avec un Alpha Protocol, mais très avancé tout de même), je me suis demandé souvent (et particulièrement après l'avoir fini): mais pourquoi voulaient ils rush un tel jeu?
Peut-être EA a pressé trop le studio de faire un RPG avec des dead lines trop courtes (surtout en rapport avec DA:O) pensant que le public ciblé était le même que celui qui peut s'abreuver de MMO pas du tout à la pointe de la technologie ou de FPS dont les moteurs graphiques ne se renouvellent pas? Comme beaucoup devant un tel gâchis, je me suis demandé qui était responsable et je ne saurais dire, si ce n'est que bien que DAII offre des possibilités, je ne peux pas lui donner une once de rejouabilité.
Ma plus grosse déception vidéoludique de 2011.
Faizon

le 18/06/2011
Edité le 18/06/2011
5
Pratiquement un crève-cœur que de critiquer ce jeu, tant il est la somme de défauts terribles nuisant follement à un potentiel bien caché. Car l'histoire de fond de DA II est plaisante, donne envie d'être traversée. Mais cela s'arrête globalement là car le reste ne tient pas la cadence ; combats terriblement tournés vers l'action au détriment de la tactique, facette RPG en mode peau de chagrin, seul le système de dialogue plaisant et l'équipe de personnages, globalement réussis, surnagent. Mais le tout reste trop fastidieux, trop répétitif, dans des décors en petit nombre et terriblement souvent recyclés, pour une aventure dans laquelle les "choix", une des clefs de la qualité de DA:O, sont réduits au minimum syndical, les décisions prises menant généralement à des variantes plus que minimes, et, 99 fois sur 100 à une résolution qui se passe par le fil de l'épée.
Le pire étant de constater que les quelques dizaines d'heures de jeu mènent à un simple "comment on en est arrivé à une situation donnée", qu'on aurait aimé explorer, mais qu'on se retrouve à attendre, dans un Dragon Age III qu'on ne peut qu'espérer meilleur.
Luckra

le 22/05/2011
5_5
A-t-on trouvé la recette miracle pour pondre un jeu AAA en quelque mois ? EA et Bioware l'ont cru... à tort.

Graphiquement, on tient le jeu le plus moche de la génération. Proportionnellement à ce qu'il veut être en tout cas. Modélisations taillées à la serpe, textures hideuses même avec un pack HD, seules quelques animations tiennent la route. Heureusement, la mise en scène made in Bioware sauve le titre et permet de rendre dynamique ce monde... ou plutôt cette ville. Car oui, on n'a qu'une ville avec 4 quartiers et quelques maisons/villas plus quelques zones extérieures. Ca passe au premier acte, ça devient chiant au deuxième et au troisième c'est carrément foutage de gueule (même les décors de destruction de la ville sont réutilisés).
Musicalement, on sombre dans le rien. Inon Zur a dit qu'il avait rushé l'OST et il n'a pas menti : absolument rien ne s'en dégage. Pas un thème titre épique comme DAO, pas un thème de combat épique comme DAO, pas un petit chant comme DAO, rien.
Le scénario est plus une succession de petites histoires qu'un scénario épique comme on a été habitué. Il n'y a aucun grand méchant, aucun personnage très important, juste une galerie que l'on rencontrera au fur et à mesure. Certaines quêtes m'ont touché, notamment par rapport à la famille du héros, d'autres étaient sympathiques à faire et certaines ont bien vite tournées en rond. J'ai plus l'impression que tout le jeu n'est qu'une succession de side quests et j'ai attendu la main pendant tout le jeu.
Les personnages sont pour certains très réussis avec un design vraiment classe et une bonne personnalité et pour d'autres complètement fades. Reste que les dialogues avec eux sont toujours savoureux et l'alchimie plait toujours. Déçu par contre pour les romances assez caricaturales et buggées.
Le gameplay en combat est très bon. Certes, on perd la stratégie de DAO mais l'interface et les combos cross-class rendent les affrontements bien dynamiques et nerveux. Dommage que la difficulté soit absente et qu'on se tape des combats tous les 3 pas et à chaque quête (car oui dans DA2 le seul moyen de commencer/continuer/résoudre une quête est dans un bain de sang). Un des gros problèmes de ce DA2 reste ses bugs. Que ce soit de collision, dans les quêtes (avec marqueurs qui s'affolent), dans les romances, dans l'équipement ou même dans le déclenchement de la quête finale, le jeu en est truffé. Et au final on se retrouve avec un jeu pas fini.

DA2 est un jeu baclé, rien de plus, rien de moins. Ce n'est pas une daube infâme mais un jeu mal pensé et vite torché. Certes on a des persos sympathiques, certes les combats sont très bons, certes certaines quêtes sont très agréables à faire mais devant un scénario sans ambition, des bugs tous les 3 pas, des graphismes laids et une simple ville comme cadre d'un RPG, le seul sentiment que véhicule DA2 est la dragon rage.
Bao

le 15/05/2011
Edité le 19/05/2013
4_5
Déçu d'un système de combat proche du BTA, sans aucune finesse, sans diversité, des pop surprises à tout bout de champ pour prolonger des boucheries incessantes sans aucunes saveurs - car voir un ogre apparaitre comme par magie c'est toujours rigolo, sans parler du ridicule des situations due au partage des mêmes modèles pour tous les ennemis (les templiers voleurs mon dieu...), et du gore ridicule pire que Origins pour faire "serious" en faisant exploser les ennemis façon Mortal Kombat (mais ou sont les finishers du 1 ??). C'est amusant 5 minutes, lassant au bout de 5 heures. Boucheries qui sont une conclusion presque automatique à chaque quête ou problème, on a toujours l'impression de faire des choix dans le vent, les conclusions restant toujours les mêmes quelque soit la direction prise. C'est dommage de gâcher un système de dialogue vraiment réussi ainsi.

Déçu d'un univers sans vie, d'un Kirkwall qui reste figé au fil des chapitres (heureusement que le jeu distille une timeline pour signaler "que ça a changé"), d'un récit ennuyant - je suis le seul a avoir espérer un truc super épique en voyant "Rise to Power" dans le titre du jeu ? - aux thèmes et intrigues répétitifs dont la noirceur et le sérieux deviennent une banalité ("oh, encore des mages de sang..."), récit avançant au coup par coup et qui emprisonne le joueur à cause de cette fameuse "narration en abime" (qui offre quand même quelques perles...Varric \o/). Ça peine à décoller jusqu'à la fin de l'acte 2, pour retomber comme un soufflé lors de "la fin" du jeu (qui offre un des seuls bons combats de tout le soft), car quelques soit les choix et décisions, même conclusion, super. Déçu de quêtes dont 80 % sont aussi passionnantes que des quêtes de MMORPG, les 20 % restant sauvent péniblement le reste. A noter le potentiel hautement comique des quêtes d'objets, car voir un homme vous remercier de lui avoir rapporté un cadavre "car il pensait l'avoir perdu" est assez priceless. Déçu également d'un recyclage outrancier des map, se retaper 571 fois la même grotte est déprimant.

En revanche j'ai bien aimé Kirkwall son esthétique, car cette cité à quand même de la gueule. Par contre faut avouer que DA2 est particulièrement moche, même après installations de mods et du pack de textures HD. Bien aimé les compagnons également, un casting réussi aux quêtes réussies, qui n'a rien à envier à celui du 1 (peut être la customisation en fait, car inexistante dans ce DA2), bien travaillé et intégré au récit. Et la fin annonce quand même quelque chose de bien remuant dans le monde de DA, assez pour attiser ma curiosité quant au troisième volet.

Bref bonne déception, sauvée du naufrage par ses personnages réussis, son système de dialogue et un dernier acte quand même pas trop mal. La faute à un EA trop cupide ou à un Bioware qui a manqué de couilles (en a t-il eu seulement l'intention d'en avoir ?), qui sait, et je m'en fous un peu. Le premier volet m'avait chauffé comme il faut, ce second fait office de douche froide.

le 28/04/2011
8
Le jeu est bourré de défauts, manque de finition, trop de simplifications, choix esthétiques discutables, combats à la mise en scène tape à l'œil qui visuellement emprunte plus aux BTA qu'aux rpg, recyclage des maps à outrance, manque d'imagination flagrant dans l'architecture de certains intérieurs (les grottes en particulier), quelques petits bugs, pas de choix de race ni de contexte personnalisé etc...

Le jeu a l'air ignoble présenté comme ça mais en réalité il marche bien, la qualité de sa narration, de l'écriture, son scénario et ses personnages le sauvent de l'abîme. Alors que la partie gameplay et direction artistique est en recul par rapport à Origins, cet aspect là est en net progrès. Adieu le scénario archi-manichéen et simpliste, adieu les personnages qui finalement n'ont pas grand chose à raconter d'intéressant ou pas de rôle à jouer dans l'aventure, dans DA2 tous les compagnons sont intimement liés au développement de l'histoire, ils prennent des initiative et font leurs choix qui ont un impacte sur la tournure des évènements et c'est au héros de savoir composer avec, fini les petits soldats qui sont là juste pour fournir des bras en plus pendant les bastons.

Les quêtes dédiés aux compagnons sont plus nombreuses que dans DAO et mieux faites, on en apprend autant sur eux pendant celles-ci que lors des petits blablas au coin du feu de camp qui n'étaient pas toujours franchement très passionnants, elles les remplacent avantageusement je trouve. Et à titre de comparaison, LA référence des rpg médiévaux Bioware/Blackisle sur PC, Baldur's Gate 2 ne proposait pas de lancer soi-même des conversations avec les persos de son groupe, ceux-ci les engageaient d'eux même de manière aléatoire ou bien en réactions aux événements du jeu, ça ne nuisait pas à l'affirmation de leurs personnalités et n'empêchait pas l'existence des romances, bref le système du campement n'est pas pour moi le meilleur qui soit, ni indispensable pour proposer des rapports intéressants avec les PNJ.

Le scénario quand à lui est assez fin, il se permet même de creuser certains thèmes de réflexion, l'intrigue se dévoile très progressivement et on ne sait réellement que très tard face à quelle catastrophe on va se retrouver mêlé. Pas de grande guerre à mener ni de forces maléfiques en masse à combattre ici, on se situe plus dans le domaine des intrigues politiques, de la lutte pour le pouvoir et les conflits sociaux/religieux qui agitent la ville de Kirkwall.

DA2 et DAO partagent le même univers mais ils n'ont ni les mêmes qualités ni les mêmes défauts. Si pour vous c'est la qualité de l'histoire et des différents personnages qui passe en premier alors DA2 aura votre préférence, si par contre c'est le côté épique, l'évasion et un gameplay plus typé rpg classique qui priment, DAO répondra mieux à vos attentes.

Les deux m'ont plu, sans pour autant déclencher un coup de foudre particulier, je n'ai pas trouvé DAO particulièrement génial à cause de son scénario, certes épique mais totalement bateau et de la platitude de ses personnages (et de ses combats mal foutus aussi), DA2 quant à lui aurait pu l'être si il avait fait l'objet de plus de soin et surtout de plus de temps pour son développement. Une seule pauvre année pour un rpg de cette ampleur c'est beaucoup trop court même pour un studio comme Bioware, retenez ça chers messieurs de chez Electronic Arts... DA2 est un bon jeu à condition de pouvoir fermer les yeux sur une finition honteusement bâclée au profit d'une bonne histoire intelligemment construite.
Petrus

le 21/03/2011
Edité le 21/03/2011
9
D’accord avec le test sur bien des points hormis la note.

S’il est exact que Dragon Age II déçoit en comparaison de son illustre aîné, il n’en demeure pas moins que l’aventure qu’il propose tient parmi les meilleures disponibles, quel que soit le support.

Les points négatifs (principalement la répétition des donjons et la disparition des compétences « hors combat » même si ces dernières étaient finalement assez peu développées dans le premier épisode) ont déjà été amplement développés, je n’y reviendrais donc pas.

De plus là ou un Mass Effect II s’inscrivait dans la droite lignée de son prédécesseur, la suite directe de la lutte de Sheppard contre les Moissoneurs, DA II constitue à priori (je n’ai pas encore fini le jeu) un épisode distinct en tout points du premier opus. Si les événements relatés dans cet épisode commence en même temps que le I (mais s’étendront sur plusieurs années), l’action se déroule loin de Ferelden et des exploits de celui que l’histoire retiendra comme « Le garde des ombres » pour stopper l’enclin. Premier constat, et non des moindres, les engeances ont ici quasiment disparues, à peine en massacrerez vous quelqu’unes au cours d’une brève visite des Tréfonds, pas d’archidémon non plus, de fait, et une aventure beaucoup moins épique (par choix manifestement) que dans le premier épisode, malgré quelques morceaux de bravoures.

Ici vous incarnerez Hawque, un réfugié Fereldien ayant fui l’enclin avec sa famille et débarqué avec des milliers d’autres, dans la sévère ville de Kirkwall. Là vous n’êtes personne et devrez vous faire un nom, puis aider à régler les problèmes menaçants la cité, Voleurs de la Coterie, présence inexpliquée et menaçante des Qunaris et les réactions souvent extrêmes qu’elle suscite, sans oublier les relations de plus en plus tendues, pour ne pas dire violentes, entre templiers et mages.

De fait, à mesure que vous vous impliquerez dans les conflits politiques qui régissent la vie de Kirkwall, les choix que vous aurez à effectuer seront plus difficiles à effectuer : Défendrez-vous les Qunaris leur vision très totalitaire de l’existence et leur mépris pour les autres races où laisserez vous les choses s’envenimer entre eux et les fanatiques qui refusent leur présence ? Aiderez vous les mages qui réclament votre aide quittent à être responsable des massacres qu’ils pourraient perpétrer s’ils venaient à être possédés par un démon, ou aiderez vous les templiers à apaiser tous ceux dont le seul crime est d’être né avec le don de magie ? Ainsi que d’autres choix plus mineurs mais tout aussi difficile à effectuer (secourir un nain en détresse où partir à la recherche d’une épée légendaire ?).

Les combats sont beaucoup plus dynamiques mettent en scène plus d’intervenants (même si votre groupe reste limité à 4 personnes), et pour ma part, se sont révélés plus agréables que dans le premier opus, où l’action était souvent confuse et mal maîtrisée (le fait que je l’ai joué sur 360 y est sans doute aussi pour quelque chose). Si les compétences hors combat ont disparu, les compétences de combats sont plus nombreuses et complètes, il vous faudra faire des choix seule une partie d’entre elles pouvant être maitrisées.

Le casting est comme toujours avec Bioware excellent même si inégal. J’ai toutefois regretté que l’on soit désormais obligé d’aller rendre visite au domicile de ses compagnons pour pouvoir leur parler (vous ne pourrez ainsi plus parler à votre groupe comme dans le I) et seul des événements prédéterminés engendreront un dialogue, le reste du temps vous n’aurez droit qu’à une réflexion orale (ne prenez pas les voix françaises !!!). Le fait de ne pouvoir les équiper d’armures ajoute aussi à ma frustration. Par contre, quel plaisir d'avoir un héros qui ressemble enfin à quelque chose (que vous décidiez de le relooker ou pas) !

Au final, une aventure qui bien que parfois frustrante, gagne en maturité et en complexité ce qu'elle perd en épique et un jeu que l'on ne peux que chaudement recommander tant les jeux de cette qualité et de cette profondeur sont rares.
Gwimdor

le 15/03/2011
Edité le 25/07/2011
5
Avec du recul et après m'être replongé dedans à froid, je ne peux malheureusement que constater avec regret à quel point le jeu est bâclé et prend le dessus sur les idées audacieuses qui auraient pu être mieux intégrées avec plus de temps, pas envie d'épiloguer plus longuement.

Walina

le 12/03/2011
Edité le 13/03/2011
Le scénario est a jeté par dessus la fenêtre!
EDIT ADMINS:PAS DE SPOILERS SVP

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