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Dragon Age II: Rise to Power > Articles > Review
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Dragon Age II: Rise to Power

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Dragon Age II: Rise to Power
Hawke in tha place
Dragon Age: Origins avait fait son effet lors de sa sortie. Mini-arlésienne, annoncé en 2004, censé être l'étendard des productions new-gen de Bioware et l'héritier spirituel de Baldur's Gate mais sorti seulement cinq ans plus tard avec le retard technique qu'on lui connait, il n'en a pourtant pas moins connu succès critique et commercial. Dire que ce deuxième opus était attendu est un euphémisme, car si le premier épisode était plus que satisfaisant, il lui restait quelques points qui pouvaient être améliorés. A peine plus d'une année de développement et une promotion houleuse plus tard, Dragon Age II tombe entre nos mains, pour le meilleur mais aussi pour le pire.

Darker

Dans Dragon Age II, vous incarnez Hawke, un réfugié qui a réussi à s'échapper de Lothering lors de sa destruction durant les évènements de Dragon Age: Origins. Vous l'aurez compris, Hawke est, au même titre que le Shepard de Mass Effect, un personnage unique, débarrassant le jeu du choix de la race et du choix de l'origine qui enrichissaient la création de personnage du premier opus. Fuyant donc Férelden et l'enclin qui le menaçait avec ce qu'il lui reste de sa famille, Hawke s'en fut à Kirkwall, the City of Chains, capitale des Free Marches. Son histoire nous est comptée à travers une conversation entre Varric Tethras, un nain qui fut compagnon de Hawke alias "The Champion of Kirkwall", et Cassandra, enquêteur de la Chantrie, qui a besoin de tous les indices possibles concernant ledit champion. Il apparaît très vite que le cadre temporel de cette narration se situe bien après la défaite de l'Archidémon, et que Thedas (l'univers de Dragon Age) a souffert d'évènements l'ayant conduit à un chaos incommensurable. Il est également possible de reprendre votre sauvegarde de DAO et même si l'impact de ce background importé est anecdotique, il a néanmoins le mérite d'exister.

Revenons à notre histoire : Hawke arrive à Kirkwall sans le sou, hébergé par son oncle dans les bas-quartiers, et va tenter d'amasser fortune et gloire, dans le but d'améliorer les conditions de vie de sa famille. Car Kirkwall n'est pas une ville comme les autres ; ancienne place forte de l'empire de Tevinter (une dictature magicienne) et dont l'histoire est très marquée par l'esclavagisme, les conflits et factions y sont nombreux. C'est d'ailleurs sur ces conflits que se focalisera principalement l'histoire de Dragon Age 2, et le résultat est tout bonnement percutant. A chaque moment, chaque quête, on sent réellement les luttes pour le pouvoir qui hantent les rues de la ville, et ce, de l’infâme quartier de Dark Town aux quartiers riches où tout semblait pourtant calme et en paix. Le jeu amènera Hawke à entrer en contact avec de nombreux camps : que ce soit les pirates, les voleurs de la côterie, des Qunari squattant - en quelque sorte - la cité et dans l'impossibilité d'en repartir, les gardes qui n'ont en tête que le bien-être des citoyens quels qu'ils soient ou encore la Chantrie, ordre religieux d'Andraste. Mais s'il est un conflit mis en exergue c'est celui entre Mages et Templiers dont les rapports, houleux s'il en est, étaient déjà frappant dans Origins. A ce titre, Dragon Age 2 est encore plus sombre que son prédécesseur : la contrebande, les assassinats, les complots, la magie du sang, les templiers extrémistes (etc...) qui emplissent la majestueuse capitale, renforcent la plongée dans l'univers passionnant et immersif - encore mis en valeur par un codex toujours aussi complet - qui avait déjà séduit beaucoup de joueurs dans le premier opus. L'histoire de Dragon Age II se veut donc plus personnelle et moins épique, soutenue une nouvelle fois par un casting exceptionnel (mis à part un ou deux personnages un peu en retrait) qui sait se rendre très vite attachant et dont l'impact sur l'histoire a été grandement augmenté. Leurs quêtes personnelles en général très bien scénarisées, ont des conséquences sur la trame principale et cette implication est agréable à constater, là où l'on regrettait leur relatif détachement dans le premier opus. Un régal.

Quant à la mise en abîme narrative, si elle se révèle réussie et suscite parfois quelques traits d'humour bien sentis, en plus d'augmenter le suspens et le mystère qui se dégage de l'histoire de Dragon Age 2, elle aurait pu être mieux exploitée. Car finalement ce type de narration tant vanté par les développeurs durant la promotion du jeu a déjà été vue dans Alpha Protocol, en un peu moins évolué, certes.
Dragon Age II: Rise to Power
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Easier

La simplification du système de jeu au profit d'un travail approfondi sur le dynamisme était attendue et clairement annoncée. Bioware a voulu rejouer la carte de la simplification, probablement pour conquérir un plus large public, étant donné la réussite qu'a occasionné cette décision avec Mass Effect 2. D'accord... Mais le problème se situe dans l'orientation de la licence Dragon Age dont le premier opus était extrêmement ancré dans les traditions du RPG des années Interplay, et tirant beaucoup plus ses influences d'un Baldur's Gate que du Space Opera désormais icône du jeu de rôle moderne. En effet, on remarque une disparition totale des anciennes "compétences" de Dragon Age: Origins : ces talents généraux qui conditionnaient notre aptitude au discours, au crafting (qui existe toujours mais dont l'utilité est limitée) et autres joyeusetés roleplay, certes discrètes mais indispensables à la facette plus subtile du gameplay... Celle qui n'impliquait pas forcément des combats. Les pouvoirs activables dans ces derniers sont, eux, toujours aussi nombreux et riches, et chaque classe (mage, voleur, ou guerrier) possédant ses orientations et spécialisations (d'ailleurs réduites au nombre de trois par classe) peut se jouer de différentes façons. Un certain travail de rééquilibrage a d'ailleurs été fait sur le jeu, ayant pour première conséquence de revaloriser les armes à distance qui étaient complètement éclipsées par le pouvoir des mages ou la puissance des combattants dans le premier opus. De même, la gestion des compagnons dans leur équipement a été totalement bridée : leur set d'armure n'est plus paramétrable contrairement, heureusement, à leurs armes et accessoires... décision étrange quand on voit le nombre de pièces d'équipement qui sont du coup juste bonnes à être vendues.

En route mauvaise troupe, pour augmenter les aptitudes de la fine équipe, il faudra verser le sang, couper des membres, fracasser des boîtes crâniennes ; une tâche à laquelle on s'adonnera avec joie et une certaine addiction tant le dynamisme et les animations des combats les font passer pour une gigantesque hyperbole. Pas d'attaque automatique pour cette version console, il faudra appuyer sur X continuellement pour attaquer avec le personnage contrôlé, renforçant encore le dynamisme des combats. La pause active est bien entendu toujours de mise, et les compagnons peuvent toujours être dirigés en combat de façon assez précise grâce à une interface bien fichue. Le système de combat est au final bien plus adapté aux consoles qu'il ne l'était dans Origins, et de ce fait bien plus plaisant à expérimenter. Niveau difficulté, le mode normal m'a semblé être un bon compromis entre du challenge sur un certain nombre de combats (où la gestion de groupe était indispensable), et de l'agréable sur des combats de moindre importance où il n'était pas forcément nécessaire de dégainer la pause active à répétition ; le mode difficile, lui, offrira de quoi nourrir les amateurs de gros challenge.

Bioware oblige, le jeu est empli de dialogues à choix multiples dont le système a été entièrement repompé de Mass Effect avec tout le dynamisme que cela pouvait conférer au Space-Opera mais aussi avec tout le manque d'influence des compétences sur les joutes verbales. Si on regrette donc la disparition des compétences de dialogue, de la persuasion et de l'intimidation qui pimentaient les conversations de DAO, on constate cependant la superbe écriture de ces derniers. Les répliques sont percutantes dans tous les tons que le système permet d'utiliser (conciliateur, violent, sarcastique, etc...) et les choix sont omniprésents. Ils sont en effet plus nombreux, présents dans 80% des quêtes annexes, et bien souvent cornéliens, car du manichéisme de Dragon Age: Origins, il ne reste plus rien, ou presque. De plus, leurs répercussions sur la trame et sur les compagnons sont plus marquées. La gestion "sociale" des personnages est restée globalement similaire même si elle est plus calquée sur le système de l'addon Awakening que sur le premier opus. Vous serez prévenu lorsqu'un de vos amis voudra vous voir et vous pourrez alors enclencher un dialogue qui se terminera par une évolution de votre score d'amitié avec ce personnage (avec les conséquences que cela imposera par la suite - romance, désaccord etc...), voire par l'obtention d'une quête.
Dragon Age II: Rise to Power
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Cheaper

Bioware avait promis une amélioration graphique par rapport au premier opus et celle-ci est bien présente sur de nombreux aspects. Tout d'abord la modélisation des personnages a été bien améliorée (les elfes ont d'ailleurs subi un sérieux re-design qui ne sera pas au goût de tout le monde), les textures ont été globalement remises au goût du jour et les animations bien retravaillées ; hormis les animations faciales qui sont toujours assez peu expressives et qui desservent par moment la mise en scène moins mollassonne de cet opus. Le design de la ville de Kirkwall est une véritable réussite, la ville parait aussi majestueuse qu'effrayante avec ses grands murs de pierre blanche qui s'élèvent vers les cieux et les effets de lumière très contrastés (et magnifiques) contribuent au côté plus "comics" de la direction artistique. Bref, les ballades en ville sont un délice d'ambiance, même si beaucoup de PNJ n'y font que de la figuration, mais c'est pour mieux afficher le décalage déplorable avec les zones extérieures. Celles-ci ne sont pas nombreuses et ont probablement été confiées à des stagiaires, où tout simplement rajoutées trois jours avant la clôture du jeu, car leur rendu est plus que décevant. Vides et sans âme, les décors - dont les arbres semblent sortis de l'alpha version de World of Warcraft - se permettent en plus d'être mal modélisés. Si le constat s'arrange pour les grottes, cavernes et autres tunnels qui bénéficient d'une meilleure modélisation et des mêmes effets d'ombre et de lumière que la ville, ces lieux ne se renouvellent jamais. Il existe globalement cinq modèles de donjons que les quêtes nous font parcourir par marqueur interposé, dans un sens, puis dans l'autre, puis en prenant une nouvelle entrée jusque là inconnue. Si cette petite astuce fonctionne bien au deuxième passage, la pilule passe moins bien au bout du cinquième, d'autant que l’interactivité avec les décors n'a pas été améliorée. L'interface a été retravaillée, et le résultat sur cette version console est enfin à la hauteur ; elle est pratique et va à l'essentiel. La carte du monde qui permet de voyager entre les différents lieux et de changer la période de la journée (jour ou nuit) est esthétique, à l'image des fiches de personnage et d'équipement. En combat, le menu radial est impeccable, et les contrôles intuitifs. Seul un petit manque de raccourcis vient gâcher un peu ce beau travail.

Concernant le contenu, le jeu est assez riche même si la durée de vie reste inférieure à DAO pour des raisons évidentes (moins de replay value par disparition des origines), les annexes sont nombreuses et réussies, vraiment bien scénarisées mais mènent malheureusement trop souvent à un enchaînement dialogue/combat. Heureusement comme ceux-ci sont rapides et agréables, le mal en est amoindri. Malgré tout, le nombre de choix, les possibilités de romances, et les classes de combattant sont autant d'arguments pour la rejouabilité du soft qui reste acceptable.

Enfin, Inon Zur à la musique fournit une bande-son assez peu inspirée surtout par rapport à son précédent travail. Jolie mais trop discrète dans les phases d'exploration en ville et pas franchement folichonne lors des combats, on ne retiendra pas grand chose de cette OST. Rien à dire au niveau des doublages de la version originale, les voix sont bien choisies et des variations d'accent viennent appuyer le côté cosmopolite de Kirkwall ; la version française, elle, est décevante, que ce soit au niveau des voix ou au niveau de la traduction qui souffrent d'approximations malvenues.
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Un peu plus d'un an de développement était-il un laps de temps trop court ? Le budget a-t-il été réduit pour cette suite ? Bioware s'est-il juste reposé sur ses lauriers en faveur de la flemme ? Impossible à dire, mais le résultat est là. Le jeu est sorti beaucoup trop rapidement. Les lieux ne sont pas assez nombreux, trop restreints, une partie de la dimension RPG a été supprimée, les mêmes schémas se répètent systématiquement : on avance, on arrive au centre d'une pièce, des ennemis nous attaquent, une nouvelle vague arrive, on déverse un hectolitre d'hémoglobine, et on dialogue. Par le cul d'Andrasté que c'est cheap, que c'est pauvre ! Pourquoi une telle note alors ? Parce que hormis son relatif classicisme, l'univers de Dragon Age est au delà de toute critique, sombre mais contrasté, incisif et piquant de curiosité, parce que l'écriture et les personnages made in Bioware sont là et que c'est cette marque de fabrique que l'on aime, parce que le scénario est intelligent et les choix cornéliens. La catastrophe n'est pas passée loin pour cette suite, en espérant que le futur Dragon Age 3 qui promet déjà au niveau de l'histoire bénéficie de plus d'attention.

09/03/2011
  • Les dialogues
  • Les compagnons
  • Le scénario et le background
  • Combats dynamiques et agréables
  • Interface réussie
  • Bon contenu
  • Graphiquement très inégal
  • Trop peu de lieux
  • Trop de combats
  • Côté stratégique diminué
  • Aspect RPG simplifié
  • Localisation française
7

GRAPHICS 3/5
SOUND/MUSIC 3/5
STORY 4.5/5
LENGTH 3.5/5
GAMEPLAY 3/5
Dragon Age II: Rise to Power > Commentaires :

Dragon Age II: Rise to Power

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10 commentaires sur PC
Canicheslayer

le 03/05/2017
7
+ Ambiance Dark Fantasy bien sympa (sans arriver au niveau global de DA: O).
+ Excellente narration, histoire bien prenante (sans arriver au niveau global de DA: O).
+ Compagnons très intéressants (sans arriver au niveau global de DA: O) avec plein de squelettes dans leurs placards
+ Des décisions lourdes de conséquences (je pense à certaines quêtes).
+ Il est plaisant de suivre l'ascension de Hawke.
+ Quelques clin-d’œils sympas au précédent épisode (fanboy oblige).
+ De nombreux dialogues bien marrants (sans arriver au niveau global de DA: O).

+- Character Design à la qualité aléatoire (j'aime bien Varric ou Merrill).
+- La bande originale sans être mauvaise, manque de personnalité.
+- Système de combat bourrin mais (je crois) un peu sous-estimé.
+- J'aurais voulu plus de contrôle sur mes compagnons (équipement).

- Romances encore plus prudes que DA: O. Une sacré prouesse...
- Pas assez de PNJ, sans doute (parfois, on se sent un peu seul).

-- Bâclage à tous les étages techniques (graphismes, donjons, peu de lieux, dernier chapitre un peu précipité). On peut regretter le peu de temps laissé aux développeurs !
-- Un million de plantages et autres bugs (quêtes impossibles à compéter)...après le quatrième patch.
-- Fin toute pourrie.

Technique : 6 (pas horrible mais indigne d'un AAA de 2011)
Bande son : 6,5 à 7
Scénario : 8 à 8,5 (malgré la fin)
Durée de vie : 8 à 8,5
Gameplay : 7 à 7,5

Note % : 70

(Très longue hésitation entre 6,5 et 7)
el_zozo
le 17/06/2015
Le test publié par le site fut vraiment plaisant à lire. Merci à l'auteur. Certains points sont analysés finement (l'ambiance non-manichéenne de l'univers du jeu notamment).

Cependant, le test est globalement positif, optimiste, les points noirs n'apparaissent, finalement, qu'en conclusion ou dans le résumé des points forts / points faibles. Dommage. Car, du coup, les points faibles de cette suite (et elle n'en manque pas !) ne sont pas suffisamment décryptés.
Takhnor

le 24/12/2012
Edité le 24/12/2012
5
Graphismes corrects pour un jeu de 2009 (mais sorti en 2011, faisant pâle figure devant un Witcher 2 sorti quasiment en même temps, et le patch des textures "HD" n'ajoute rien à l'affaire, car même les Drakensang, Skyrim et Fable III sont bien plus beaux), musique loin d'être transcendante (fade, et c'est simple je trouve aussi qu'on ne retient aucun thème, pas même le thème principal), j'ai trouvé l'interface incongrue car seulement un copier coller des interfaces MMO (en particulier celle de Warhammer: Age of Reckogning - le second MMO de Mythic, boîte qui après leur rachat et celui de Bioware par EA pour ensuite les fusionner en un seul studio Bioware-Mythic, on comprend ici le copier coller - d'autant plus ridicule que l'interface de WAR n'est qu'une copie de celle de World of Warcraft).
Je préciserais mon point de vue sur l'orientation prise concernant les combats: ce n'est pas tant le côté "action" qui me gêne, mais cette façon (encore) de faire "façon MMO", beaucoup de monstres pas forcément durs (même en difficulté élevée, les adeptes de la pause active n'y verront qu'un "petit" jeu) avec certains étant des "élites"... Personnellement j'ai eu l'impression de me retrouver dans un mod de Guild Wars, à piloter son personnage et ses compagnons (au lieu des mercenaires de GW), sans oublier d'ailleurs que certains décors de DAII en extérieur ressemblent à s'y méprendre à certaines zones de GW.
En parlant de zones, la réutilisation de zones identiques avec seulement des modifications d'accès aux portes et des monstres différents, m'a fait crier au scandale! Car même des Elders Scrolls ou d'autres Dungeon Crawlers répétitifs ont le "mérite" d'avoir des zones de donjons quasiment pareilles, et là le "quasiment" prend tout son sens par rapport à DAII, vu qu'il n'y a aucune modification de décors.
Les dialogues sont bourrés de clichés et les romances ultra "Big Commercial Fantasy" bonnes à débloquer des succès, des caméos qui font figure de fan service, on est très loin de l'ambiance sale de DA:O et pourtant... L'histoire d'Hawke est très intéressante sur le papier, les ramifications de choix/conséquences sont très importantes (j'ai même l'impression que c'est le jeu de Bioware en proposant le plus, certes pas en rapport avec un Alpha Protocol, mais très avancé tout de même), je me suis demandé souvent (et particulièrement après l'avoir fini): mais pourquoi voulaient ils rush un tel jeu?
Peut-être EA a pressé trop le studio de faire un RPG avec des dead lines trop courtes (surtout en rapport avec DA:O) pensant que le public ciblé était le même que celui qui peut s'abreuver de MMO pas du tout à la pointe de la technologie ou de FPS dont les moteurs graphiques ne se renouvellent pas? Comme beaucoup devant un tel gâchis, je me suis demandé qui était responsable et je ne saurais dire, si ce n'est que bien que DAII offre des possibilités, je ne peux pas lui donner une once de rejouabilité.
Ma plus grosse déception vidéoludique de 2011.
Faizon

le 18/06/2011
Edité le 18/06/2011
5
Pratiquement un crève-cœur que de critiquer ce jeu, tant il est la somme de défauts terribles nuisant follement à un potentiel bien caché. Car l'histoire de fond de DA II est plaisante, donne envie d'être traversée. Mais cela s'arrête globalement là car le reste ne tient pas la cadence ; combats terriblement tournés vers l'action au détriment de la tactique, facette RPG en mode peau de chagrin, seul le système de dialogue plaisant et l'équipe de personnages, globalement réussis, surnagent. Mais le tout reste trop fastidieux, trop répétitif, dans des décors en petit nombre et terriblement souvent recyclés, pour une aventure dans laquelle les "choix", une des clefs de la qualité de DA:O, sont réduits au minimum syndical, les décisions prises menant généralement à des variantes plus que minimes, et, 99 fois sur 100 à une résolution qui se passe par le fil de l'épée.
Le pire étant de constater que les quelques dizaines d'heures de jeu mènent à un simple "comment on en est arrivé à une situation donnée", qu'on aurait aimé explorer, mais qu'on se retrouve à attendre, dans un Dragon Age III qu'on ne peut qu'espérer meilleur.
Luckra

le 22/05/2011
5_5
A-t-on trouvé la recette miracle pour pondre un jeu AAA en quelque mois ? EA et Bioware l'ont cru... à tort.

Graphiquement, on tient le jeu le plus moche de la génération. Proportionnellement à ce qu'il veut être en tout cas. Modélisations taillées à la serpe, textures hideuses même avec un pack HD, seules quelques animations tiennent la route. Heureusement, la mise en scène made in Bioware sauve le titre et permet de rendre dynamique ce monde... ou plutôt cette ville. Car oui, on n'a qu'une ville avec 4 quartiers et quelques maisons/villas plus quelques zones extérieures. Ca passe au premier acte, ça devient chiant au deuxième et au troisième c'est carrément foutage de gueule (même les décors de destruction de la ville sont réutilisés).
Musicalement, on sombre dans le rien. Inon Zur a dit qu'il avait rushé l'OST et il n'a pas menti : absolument rien ne s'en dégage. Pas un thème titre épique comme DAO, pas un thème de combat épique comme DAO, pas un petit chant comme DAO, rien.
Le scénario est plus une succession de petites histoires qu'un scénario épique comme on a été habitué. Il n'y a aucun grand méchant, aucun personnage très important, juste une galerie que l'on rencontrera au fur et à mesure. Certaines quêtes m'ont touché, notamment par rapport à la famille du héros, d'autres étaient sympathiques à faire et certaines ont bien vite tournées en rond. J'ai plus l'impression que tout le jeu n'est qu'une succession de side quests et j'ai attendu la main pendant tout le jeu.
Les personnages sont pour certains très réussis avec un design vraiment classe et une bonne personnalité et pour d'autres complètement fades. Reste que les dialogues avec eux sont toujours savoureux et l'alchimie plait toujours. Déçu par contre pour les romances assez caricaturales et buggées.
Le gameplay en combat est très bon. Certes, on perd la stratégie de DAO mais l'interface et les combos cross-class rendent les affrontements bien dynamiques et nerveux. Dommage que la difficulté soit absente et qu'on se tape des combats tous les 3 pas et à chaque quête (car oui dans DA2 le seul moyen de commencer/continuer/résoudre une quête est dans un bain de sang). Un des gros problèmes de ce DA2 reste ses bugs. Que ce soit de collision, dans les quêtes (avec marqueurs qui s'affolent), dans les romances, dans l'équipement ou même dans le déclenchement de la quête finale, le jeu en est truffé. Et au final on se retrouve avec un jeu pas fini.

DA2 est un jeu baclé, rien de plus, rien de moins. Ce n'est pas une daube infâme mais un jeu mal pensé et vite torché. Certes on a des persos sympathiques, certes les combats sont très bons, certes certaines quêtes sont très agréables à faire mais devant un scénario sans ambition, des bugs tous les 3 pas, des graphismes laids et une simple ville comme cadre d'un RPG, le seul sentiment que véhicule DA2 est la dragon rage.
Bao

le 15/05/2011
Edité le 19/05/2013
4_5
Déçu d'un système de combat proche du BTA, sans aucune finesse, sans diversité, des pop surprises à tout bout de champ pour prolonger des boucheries incessantes sans aucunes saveurs - car voir un ogre apparaitre comme par magie c'est toujours rigolo, sans parler du ridicule des situations due au partage des mêmes modèles pour tous les ennemis (les templiers voleurs mon dieu...), et du gore ridicule pire que Origins pour faire "serious" en faisant exploser les ennemis façon Mortal Kombat (mais ou sont les finishers du 1 ??). C'est amusant 5 minutes, lassant au bout de 5 heures. Boucheries qui sont une conclusion presque automatique à chaque quête ou problème, on a toujours l'impression de faire des choix dans le vent, les conclusions restant toujours les mêmes quelque soit la direction prise. C'est dommage de gâcher un système de dialogue vraiment réussi ainsi.

Déçu d'un univers sans vie, d'un Kirkwall qui reste figé au fil des chapitres (heureusement que le jeu distille une timeline pour signaler "que ça a changé"), d'un récit ennuyant - je suis le seul a avoir espérer un truc super épique en voyant "Rise to Power" dans le titre du jeu ? - aux thèmes et intrigues répétitifs dont la noirceur et le sérieux deviennent une banalité ("oh, encore des mages de sang..."), récit avançant au coup par coup et qui emprisonne le joueur à cause de cette fameuse "narration en abime" (qui offre quand même quelques perles...Varric \o/). Ça peine à décoller jusqu'à la fin de l'acte 2, pour retomber comme un soufflé lors de "la fin" du jeu (qui offre un des seuls bons combats de tout le soft), car quelques soit les choix et décisions, même conclusion, super. Déçu de quêtes dont 80 % sont aussi passionnantes que des quêtes de MMORPG, les 20 % restant sauvent péniblement le reste. A noter le potentiel hautement comique des quêtes d'objets, car voir un homme vous remercier de lui avoir rapporté un cadavre "car il pensait l'avoir perdu" est assez priceless. Déçu également d'un recyclage outrancier des map, se retaper 571 fois la même grotte est déprimant.

En revanche j'ai bien aimé Kirkwall son esthétique, car cette cité à quand même de la gueule. Par contre faut avouer que DA2 est particulièrement moche, même après installations de mods et du pack de textures HD. Bien aimé les compagnons également, un casting réussi aux quêtes réussies, qui n'a rien à envier à celui du 1 (peut être la customisation en fait, car inexistante dans ce DA2), bien travaillé et intégré au récit. Et la fin annonce quand même quelque chose de bien remuant dans le monde de DA, assez pour attiser ma curiosité quant au troisième volet.

Bref bonne déception, sauvée du naufrage par ses personnages réussis, son système de dialogue et un dernier acte quand même pas trop mal. La faute à un EA trop cupide ou à un Bioware qui a manqué de couilles (en a t-il eu seulement l'intention d'en avoir ?), qui sait, et je m'en fous un peu. Le premier volet m'avait chauffé comme il faut, ce second fait office de douche froide.

le 28/04/2011
8
Le jeu est bourré de défauts, manque de finition, trop de simplifications, choix esthétiques discutables, combats à la mise en scène tape à l'œil qui visuellement emprunte plus aux BTA qu'aux rpg, recyclage des maps à outrance, manque d'imagination flagrant dans l'architecture de certains intérieurs (les grottes en particulier), quelques petits bugs, pas de choix de race ni de contexte personnalisé etc...

Le jeu a l'air ignoble présenté comme ça mais en réalité il marche bien, la qualité de sa narration, de l'écriture, son scénario et ses personnages le sauvent de l'abîme. Alors que la partie gameplay et direction artistique est en recul par rapport à Origins, cet aspect là est en net progrès. Adieu le scénario archi-manichéen et simpliste, adieu les personnages qui finalement n'ont pas grand chose à raconter d'intéressant ou pas de rôle à jouer dans l'aventure, dans DA2 tous les compagnons sont intimement liés au développement de l'histoire, ils prennent des initiative et font leurs choix qui ont un impacte sur la tournure des évènements et c'est au héros de savoir composer avec, fini les petits soldats qui sont là juste pour fournir des bras en plus pendant les bastons.

Les quêtes dédiés aux compagnons sont plus nombreuses que dans DAO et mieux faites, on en apprend autant sur eux pendant celles-ci que lors des petits blablas au coin du feu de camp qui n'étaient pas toujours franchement très passionnants, elles les remplacent avantageusement je trouve. Et à titre de comparaison, LA référence des rpg médiévaux Bioware/Blackisle sur PC, Baldur's Gate 2 ne proposait pas de lancer soi-même des conversations avec les persos de son groupe, ceux-ci les engageaient d'eux même de manière aléatoire ou bien en réactions aux événements du jeu, ça ne nuisait pas à l'affirmation de leurs personnalités et n'empêchait pas l'existence des romances, bref le système du campement n'est pas pour moi le meilleur qui soit, ni indispensable pour proposer des rapports intéressants avec les PNJ.

Le scénario quand à lui est assez fin, il se permet même de creuser certains thèmes de réflexion, l'intrigue se dévoile très progressivement et on ne sait réellement que très tard face à quelle catastrophe on va se retrouver mêlé. Pas de grande guerre à mener ni de forces maléfiques en masse à combattre ici, on se situe plus dans le domaine des intrigues politiques, de la lutte pour le pouvoir et les conflits sociaux/religieux qui agitent la ville de Kirkwall.

DA2 et DAO partagent le même univers mais ils n'ont ni les mêmes qualités ni les mêmes défauts. Si pour vous c'est la qualité de l'histoire et des différents personnages qui passe en premier alors DA2 aura votre préférence, si par contre c'est le côté épique, l'évasion et un gameplay plus typé rpg classique qui priment, DAO répondra mieux à vos attentes.

Les deux m'ont plu, sans pour autant déclencher un coup de foudre particulier, je n'ai pas trouvé DAO particulièrement génial à cause de son scénario, certes épique mais totalement bateau et de la platitude de ses personnages (et de ses combats mal foutus aussi), DA2 quant à lui aurait pu l'être si il avait fait l'objet de plus de soin et surtout de plus de temps pour son développement. Une seule pauvre année pour un rpg de cette ampleur c'est beaucoup trop court même pour un studio comme Bioware, retenez ça chers messieurs de chez Electronic Arts... DA2 est un bon jeu à condition de pouvoir fermer les yeux sur une finition honteusement bâclée au profit d'une bonne histoire intelligemment construite.
Petrus

le 21/03/2011
Edité le 21/03/2011
9
D’accord avec le test sur bien des points hormis la note.

S’il est exact que Dragon Age II déçoit en comparaison de son illustre aîné, il n’en demeure pas moins que l’aventure qu’il propose tient parmi les meilleures disponibles, quel que soit le support.

Les points négatifs (principalement la répétition des donjons et la disparition des compétences « hors combat » même si ces dernières étaient finalement assez peu développées dans le premier épisode) ont déjà été amplement développés, je n’y reviendrais donc pas.

De plus là ou un Mass Effect II s’inscrivait dans la droite lignée de son prédécesseur, la suite directe de la lutte de Sheppard contre les Moissoneurs, DA II constitue à priori (je n’ai pas encore fini le jeu) un épisode distinct en tout points du premier opus. Si les événements relatés dans cet épisode commence en même temps que le I (mais s’étendront sur plusieurs années), l’action se déroule loin de Ferelden et des exploits de celui que l’histoire retiendra comme « Le garde des ombres » pour stopper l’enclin. Premier constat, et non des moindres, les engeances ont ici quasiment disparues, à peine en massacrerez vous quelqu’unes au cours d’une brève visite des Tréfonds, pas d’archidémon non plus, de fait, et une aventure beaucoup moins épique (par choix manifestement) que dans le premier épisode, malgré quelques morceaux de bravoures.

Ici vous incarnerez Hawque, un réfugié Fereldien ayant fui l’enclin avec sa famille et débarqué avec des milliers d’autres, dans la sévère ville de Kirkwall. Là vous n’êtes personne et devrez vous faire un nom, puis aider à régler les problèmes menaçants la cité, Voleurs de la Coterie, présence inexpliquée et menaçante des Qunaris et les réactions souvent extrêmes qu’elle suscite, sans oublier les relations de plus en plus tendues, pour ne pas dire violentes, entre templiers et mages.

De fait, à mesure que vous vous impliquerez dans les conflits politiques qui régissent la vie de Kirkwall, les choix que vous aurez à effectuer seront plus difficiles à effectuer : Défendrez-vous les Qunaris leur vision très totalitaire de l’existence et leur mépris pour les autres races où laisserez vous les choses s’envenimer entre eux et les fanatiques qui refusent leur présence ? Aiderez vous les mages qui réclament votre aide quittent à être responsable des massacres qu’ils pourraient perpétrer s’ils venaient à être possédés par un démon, ou aiderez vous les templiers à apaiser tous ceux dont le seul crime est d’être né avec le don de magie ? Ainsi que d’autres choix plus mineurs mais tout aussi difficile à effectuer (secourir un nain en détresse où partir à la recherche d’une épée légendaire ?).

Les combats sont beaucoup plus dynamiques mettent en scène plus d’intervenants (même si votre groupe reste limité à 4 personnes), et pour ma part, se sont révélés plus agréables que dans le premier opus, où l’action était souvent confuse et mal maîtrisée (le fait que je l’ai joué sur 360 y est sans doute aussi pour quelque chose). Si les compétences hors combat ont disparu, les compétences de combats sont plus nombreuses et complètes, il vous faudra faire des choix seule une partie d’entre elles pouvant être maitrisées.

Le casting est comme toujours avec Bioware excellent même si inégal. J’ai toutefois regretté que l’on soit désormais obligé d’aller rendre visite au domicile de ses compagnons pour pouvoir leur parler (vous ne pourrez ainsi plus parler à votre groupe comme dans le I) et seul des événements prédéterminés engendreront un dialogue, le reste du temps vous n’aurez droit qu’à une réflexion orale (ne prenez pas les voix françaises !!!). Le fait de ne pouvoir les équiper d’armures ajoute aussi à ma frustration. Par contre, quel plaisir d'avoir un héros qui ressemble enfin à quelque chose (que vous décidiez de le relooker ou pas) !

Au final, une aventure qui bien que parfois frustrante, gagne en maturité et en complexité ce qu'elle perd en épique et un jeu que l'on ne peux que chaudement recommander tant les jeux de cette qualité et de cette profondeur sont rares.
Gwimdor

le 15/03/2011
Edité le 25/07/2011
5
Avec du recul et après m'être replongé dedans à froid, je ne peux malheureusement que constater avec regret à quel point le jeu est bâclé et prend le dessus sur les idées audacieuses qui auraient pu être mieux intégrées avec plus de temps, pas envie d'épiloguer plus longuement.

Walina

le 12/03/2011
Edité le 13/03/2011
Le scénario est a jeté par dessus la fenêtre!
EDIT ADMINS:PAS DE SPOILERS SVP

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