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Bloodborne

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Bloodborne
Un pied en enfer... La tête au paradis
Bloodborne est apparu pour la première fois début mai 2014 sur 4chan sous le nom "Project Beast". Le jeu a immédiatement attiré l'attention de tous les fans de la série des Souls, le lien de parenté flagrant sautait aux yeux depuis la fuite des premières images. Le titre a fait sensation lors de l'E3 dernier et le hype a atteint son sommet quand Hidetaka Miyazaki, le créateur de Demon's Souls, a été confirmé comme étant le directeur du jeu. Il va sans dire qu'aujourd'hui le jeu est très attendu et votre serviteur a eu l'occasion de l'essayer au gamescom 2014.
Impressions...

Next Gen Souls

Il est important de noter que les impressions qui suivent sont basées sur à peine dix minutes de gameplay et que cette version du jeu est la même qui a été présentée aux journalistes lors de l'E3. Des changements sont susceptibles d'avoir lieu dans le produit final !

La première chose qui saute aux yeux avec Bloodborne est son élégance. Une maitrise technique combinée avec une direction artistique faite de main de maitre et le résultat est sublime. Le choix d'un environnement Victorien très gothique donne au titre une très forte identité reconnaissable. J'irai même à dire que parmi tous les jeux que j'ai vu dans le salon, Bloodborne est le plus beau et le plus marquant. Pour une fois, un jeu From Software est abouti techniquement. Nous n'avons plus devant nous un titre qui s'en tire uniquement grâce à sa direction artistique. Le fait que Japan Studio participe au développement du titre n'est sans doute pas étranger à cette performance. Sony a déployé l'artillerie lourde pour leur futur hit.

Bloodborne rappelle sans surprise Demon's Souls. Dès les premières secondes à Yharnam de nuit, je me suis retrouvé dans un environnement connu. L'ambiance, les effets sonores, la caméra, les animations et même le déplacement jusqu'aux bruits des pas. Tout est familier et très fidèle aux Souls, même l'effet "poupée de chiffon" (rag doll) une fois un ennemi est mort. Si vous avez joué à Demon's Souls ou Dark Souls, vous vous sentirez à l'aise. Bloodborne est - mis à part le nom - un Souls pur souche.
Bloodborne (Project Beast)
Bloodborne (Project Beast)
Bloodborne (Project Beast)

Le gameplay est donc très similaire avec quelques différences notables.

Le bouton L1 permet de transformer l'arme qui est dans la main droite. Il est possible de l'utiliser durant l'attaque pour changer le move set de l'arme à la volée et faire des combos différents. Le bouton L2 tire des balles avec le fusil à pompe qui au passage ne peut pas être utilisé comme une arme principale, les balles étant rares et ne font que très peu de dégâts. En revanche, les ennemis touchés par les balles sont paralysés pendant une fraction de seconde, ce qui rend cette arme surtout utile pour le "crowd control". En effet avec un bon timing, j'ai remarqué qu'il est possible de faire des coups critiques avec l'arme principale. Le bouton triangle permet désormais de se soigner grâce aux "blood vials". Cette dernière fonctionnalité est la plus étrange car ce bouton servait dans les Souls pour utiliser son arme à deux mains. Ayant vu dans les videos le personnage se battant à deux mains me pousse à penser que ce mode de contrôle est loin d'être définitif. À noter aussi qu'il est maintenant possible de charger une attaque en maintenant le bouton R2 enfoncé.

Au début de la démo on pouvait choisir entre deux personnages : l'un armé d'une hache et l'autre du fameux hachoir pliable. J'ai choisi le second. Le personnage contrôlé par le joueur était un peu lent, par contre il esquivait les attaques avec classe. En mode lock-on sur un ennemi, les roulades deviennent des dashs. Les joueurs qui avaient l'habitude de se protéger derrière un bouclier dans les Souls devront du coup faire face à ce changement, mais avec la nouvelle mécanique introduite par les armes à feu, cela compense pas mal et rend les combats plus fins et stratégiques grâce à toutes les nouvelles subtilités.
Le jeu est par ailleurs très sanglant. Il faut toujours faire attention à bien doser ses coups et gérer les ennemis qui semblent être plus nombreux et agressifs que dans les Souls.

Niveau difficulté, ce n'était pas très punitif. Un représentant de Sony m'a dit qu'ils ont renforcé le personnage exprès pour que la démo ne soit pas frustrante vu le temps réduit passé dessus.
Bloodborne (Project Beast)
Bloodborne (Project Beast)
Bloodborne (Project Beast)
En définitive j'ai été sidéré par ce que j'ai pu tâter de Bloodborne. Le jeu s'annonce grandiose et devrait combler ceux qui ont été déçus par Dark Souls II. Et dire que les développeurs ont encore du temps pour cuisiner le tout afin de nous servir un produit soigné. L'attente sera longue jusqu'à la sortie prévue en mars 2015.

19/08/2014
Bloodborne > Commentaires :

Bloodborne

9
8.5

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5 commentaires
Ragna

le 30/07/2018
8
Terminé Bloodborne depuis peu, en 127 heures, au niveau 141.


Autant dire qu'avec plus d'une centaine d'heures au compteur rien que pour le New Game de base, j'ai pris largement le temps de m'investir dans le jeu afin de saisir au mieux ses mécaniques. En fait, on apprend presque toujours à chaque partie un petit truc qu'on ignorait, et on se surprend par la quantité astronomique de petits détails disséminés autant dans les descriptions d'objets (avec de belles illustrations 2D de ceux-ci en prime), petites notes éparpillées çà et là, que les zones à parcourir dans le jeu qui enrichissent le lore du jeu, déjà fort conséquent. Si les cinématiques de la trame principale restent peu nombreuses et sobres, montrant ainsi le minimum syndical, elles en disent beaucoup couplées à tous ces détails mentionnés en sus. C'est un pur régal de s'imprégner de l'univers du jeu de cette façon, de la manière comment a été construite la progression du jeu. Car, mine de rien, si l'intrigue a l'air basique au début malgré le manque d'informations sur les causes du fléau qui frappe Yharnam et qui a créé tout ce foutoir, l'histoire a quelque chose de sibyllin car elle s'avère plus complexe qu'elle n'en a l'air, en plus de dégager une ambiance glauque et malsaine mais ô combien immersive. L'ambiance est d'ailleurs le plus atout du jeu. Sombre, cauchemardesque et gothique à souhait. Sa noirceur nous plonge dedans la tête la première. C'est surtout cette atmosphère sinistre qui m'a fait rentrer dans le jeu dès le départ, quand bien même j'aime bien aussi les A-RPG. Et l'action est omniprésente dans Bloodborne, sans que cela ne devienne trop répétitif, et ce notamment parce que les combats sont techniques. Si on attaque un groupe d'ennemis de front ou en bourrinant, c'est la mort assurée, car même si les monstres sont à faible level par rapport au nôtre, on peut rapidement se retrouver en difficulté. Et on meurt souvent dans ce jeu. Après tout, il s'agit du descendant spirituel de la trilogie Dark Souls et de Demon's Soul.

N'ayant jamais joué à un titre estampillé From Software auparavant, j'avais pourtant ouïe dire que ces jeux étaient réputés exigeants et punitifs de part leur difficulté, se rapprochant sensiblement des jeux antiques 16 bits. On est loin d'un classique AAA. La moindre erreur de timing dans les mouvements, les esquives, les attaques ou l'utilisation d'item ne pardonne pas, car les dégâts encaissés sont basiquement assez élevés. Et parfois ça se joue au pixel près, c'est dire ! Ça a beau être un Action-RPG, que l'on soit au niveau 20, 60 ou 300, on peut facilement mourir si on n'esquive pas et qu'on ne mémorise pas les patterns des ennemis (surtout des boss qui tapent très fort) pour savoir comment agir en conséquence. Pourtant, l'aspect RPG est bel et bien présent et apporte une aide non-négligeable grâce à une montée de niveau qui s'opère à chaque fois qu'on augmente une statistique de notre avatar. C'est là qu'entre en jeu le build de notre personnage. Alors bien sûr si on est novice, on va avoir tendance à augmenter un peu tout pour équilibrer, chose que j'ai faite durant une bonne cinquantaine d'heures avant de me tourner sur certaines stats allant de pair avec les armes que j'ai décidé d'utiliser le plus souvent. Et même comme ça, on ne sait pas toujours où donner de la tête tant les armes sont nombreuses, classes et diversifiées, permettant des attaques de portée et de zone différentes. Chaque arme peut être transformée en version arme lourde à deux mains, utile en fonction de la situation, et ce même en plein combo ! Cela ajoute une certaine dimension tactique dans le feu de l'action pour toucher des ennemis suivant leur placement. Ingénieux ! Mais c'est un coup et un réflexe à prendre. Certaines attaques et techniques demandent un certain temps pour être maîtrisées, ou même pour être découvertes. La magie est quasi-absente (en dehors de certains objets d'attaque et de soutien), mais ce n'est pas vraiment gênant au vu de l'arsenal et du gameplay. On peut aussi imprégner nos armes d'un effet élémentaire comme le feu ou la foudre, d'un effet supplémentaire tel que le poison, mais également d'énergie ésotérique (la magie non-élémentaire du jeu). Les ennemis utilisent également ces attributs, il faut donc redoubler de prudence. Il est facile de passer de vie à trépas si on est pris dans un combo, ou en tenaille par deux mobs ou plus. Les monstres sont de sacrés fourbes et ne vous laissent pas la moindre chance. Ils peuvent vous encercler en vous tendant une embuscade, adorent se cacher pour vous surprendre, vous attaquer par traître là où traîne un "objet-piège" exprès pour appâter le joueur. Et par-dessus le marché (et ça c'est le coup de pute par excellence), ils peuvent vous attaquer/achever rapidement lorsque vous êtes au sol après avoir pris un coup, ce qui dans la plupart des cas sera fatal. Heureusement, il est possible de se relever rapidement en martelant le bouton approprié. Le jeu est vraiment conçu pour que l'on meurt et qu'on souffre régulièrement, mais c'est ça qui est bon justement. D'autant qu'il y a une certaine part de chance qui joue. Si on a beau s'énerver sur le coup (par exemple un boss qui nous tue alors qu'il était à l'article de la mort), il n'y a jamais de réelle frustration une fois qu'on a compris comment fonctionne le jeu, qui nous remet à notre place pour mieux nous faire apprendre de nos erreurs et ainsi nous améliorer. Du coup, lorsqu'on terrasse un ennemi fort voire un boss retors, c'est un sentiment de joie intense qui nous submerge et un grand soulagement. Les emotes permettant des animations de notre perso pour manifester ses émotions sont d'ailleurs amusantes à cet effet, même si je n'en vois pas la réelle utilité si ce n'est pour rendre le tout plus fun et vivant comme pour saluer courtoisement un joueur pour du PvP, ou encore faire un geste de triomphe.

Pourvu qu'on s'implique et qu'on accroche à ce type de jeu, celui-ci n'est pas si punitif que ça. Certes, on perd tous nos points d'expérience durement gagnés en cas de mort, mais il y a toujours une chance de les récupérer avant qu'ils ne soient perdus définitivement, et les récompenses en objets, armes, sets d'armure et accessoires sont plutôt généreuses sans être envahissantes. De même qu'avec l'attaque viscérale (une attaque très puissante avec notre arme de main droite), si on tire sur l'ennemi (avec notre arme à feu de main gauche) au moment où il va nous attaquer mais avec un léger retard, on peut l'étourdir pour enchaîner ce type d'attaque mortelle, même si on est touché en même temps mais on a très peu de temps. Il faut un bon timing et ça peut varier en fonction de l'ennemi, mais ça reste bien plus accessible que d'effectuer un Issen dans un Onimusha (qui se joue en moins d'une fraction de secondes). D'ailleurs, en parlant de jeu Capcom, le titre puise une certaine inspiration dans Resident Evil 4. Inspiration juste, pas de copie. Dans la mesure où certains ennemis rappellent ceux de RE4, tout comme au niveau de l'ambiance de certaines zones, mais ça reste léger et discret. En tout cas, ça ne m'a guère déplu, bien au contraire. La direction artistique du jeu est juste sublime. Le fait que notre héros (ou héroïne) ait ses vêtements maculés de sang, ajoute un réalisme dérangeant et diablement excitant dans la mesure où se prend pour un boucher, car on charcute du mob et le sang gicle par hectolitres, tapissant sols et murs. Pas de démembration mais ça reste assez violent, sauvage, jouissif, et ça colle avec l'impitoyabilité avec laquelle on massacre nos adversaires. En effet, il faut se montrer hyper agressif pour triompher sans pour autant faire n'importe quoi bien sûr, car les ennemis ne nous feront pas de cadeaux. Et là, nous touchons à une mécanique particulière à Bloodborne. Quand on se fait toucher par une attaque ennemie, on a une poignée de secondes pour contre-attaquer afin de restaurer la quantité de PV perdue, proportionnelle à notre puissance d'attaque, et ce n'est pas obligé que ça soit l'ennemi qui nous a frappé qui doit être attaqué immédiatement pour régénérer une partie de sa santé. Encore une fois, un aspect novateur du jeu qui rend les rixes toujours plus tactiques. Mais il n'y a de place pour l'hésitation et bien souvent, il faudra choisir entre se soigner avec une potion, contre-attaquer, esquiver ou battre en retraite (pour éventuellement revenir à la charge). On a toujours le choix, mais il faut se décider très vite et ça doit se faire respectivement par rapport aux patterns de nos assaillants ou selon notre placement sur le champ de bataille. Une fois qu'on connait certains ennemis et certaines zones du jeu, ça devient instinctif. Mais au début on douille, on commet pas mal d'erreurs et c'est forcément comme cela qu'on apprend. Jamais la mort dans un jeu n'a été aussi... instructive. Et c'est ça qui fait toute la beauté du jeu, même si des fois on peut rager un court instant. Combien de fois j'ai gueulé en devenant rouge comme une tomate, allant jusqu'à insulter l'ennemi de tous les noms ? Mais il faut rester calme et bien observer le comportement des ennemis pour triompher d'eux, car c'est la clé de réussite de chaque combat. Et je ne compte plus le nombre d'émotions que j'ai eues avec ces combats, notamment les combats de boss qui se révèlent dantesques et mémorables. Ça a beau durer quelques minutes, on s'en souvient très bien de ces créatures infernales. Et pour le coup, on peut toujours les retrouver en New Game + (où la difficulté augmente significativement pour éviter de rouler sur le jeu, mais notre perso devient aussi un véritable monstre, afin d'équilibrer j'imagine).

En dehors des combats, une chose que j'ai fort appréciée est le fait qu'il existe plusieurs façons d'accomplir des quêtes annexes. C'est un plus indéniable pour la rejouabilité dans les NG +. Toujours est-il que le jeu est une tuerie. Particulièrement pour son ambiance pesante et son level-design du fait que les différents lieux du jeu ont une structure et un placement des ennemis parfaits pour donner du fil à retordre au joueur. Un vrai régal à parcourir, surtout en mode découverte lorsqu'on ne sait pas sur quoi on va tomber. C'est pourquoi il vaut mieux tout explorer autant que possible afin de débloquer des raccourcis vers la lanterne et revenir au rêve du chasseur où l'on peut se ravitailler et faire évoluer notre perso ainsi que ses armes via l'artisanat, ou encore dénicher des passages secrets rendant l'exploration toujours plus passionnante. Si techniquement on a déjà vu mieux sur PS4, graphiquement ça fait le café, et les couleurs ternes et sombres s'adaptent à l'aura cauchemardesque du jeu, cette époque victorienne avec une petite touche à la Jack l'éventreur dans un semblant de Londres ravagé par la peste. Là aussi, j'ai pris grand plaisir à arpenter les ruelles de Yharnam, ses cathédrales aux architectures détaillées et ses alentours. Même le Château damné de Cainhurst est magique à parcourir, avec son ambiance "Poltergeist". Outre Yharnam et ses alentours, on a des donjons totalement annexes qui se trouvent dans le rêve du chasseur et qui permettent d'obtenir de nouvelles armes, gemmes rares de fortification d'arme et beaucoup d'échos de sang. Mais je les vois plus comme un entraînement et des défis à part de la trame principale. Sympa, j'y ai même passé pas mal de temps à farmer, mais au final ça s'avère redondant (surtout que les donjons se ressemblent au bout d'un moment) dans leurs structures malgré une certaine affinité avec le lore si on observe bien son environnement. À mon sens, la trame principale et ses quêtes annexes ainsi que les new game + pour tout collecter et avoir toutes les fins suffisent amplement. Mais pourquoi pas, ces donjons calices qui viennent pimenter le gameplay et rallonger la durée de vie. Autre chose dont on aurait pu se passer, mais qui est complètement raté ici, c'est la création de notre perso quand on débute une toute nouvelle partie ; il y a beaucoup trop d'options inutiles pour modéliser les visages et les dimensions humaines, en plus de ne pas offrir de rendus spécialement beaux ou attractifs. Ce n'est qu'un détail au final, car le perso changera régulièrement de look avec les différentes tenues conférant des résistances à certains attributs et éléments, mais bon. Que dire de plus ? Il y a tellement de choses à dire mais je pense avoir dit l'essentiel, ce qui me venait le plus à l'esprit. Ah oui, la tolérance aux chutes est très bonne, même supérieure à un Tomb Raider, ce qui est une prouesse, mais une chute trop haute peut être évidemment mortelle.

J'allais oublier les musiques ! De ce côté-là, c'est un peu particulier. La musique ne se manifeste le plus clair du temps que lors des combats de boss et dans la demeure du chasseur. Elle peut cependant se faire entendre à certains lieux du jeu comme dans le village invisible ou la cathédrale supérieure pour instaurer une ambiance particulièrement flippante. Celle du rêve du chasseur est apaisante et installe un sentiment de sécurité, une quiétude certaine qui nous rassure et nous permet de souffler avant de repartir à la chasse. Quant aux pistes des boss, elles s'avèrent épiques et parfois même stressantes. Durant ces combats, la musique augmente délibérément de volume par rapport aux musiques d'ambiance, et ce n'est pas plus mal même si parfois notre cœur bat à 100 à l'heure ! Si au début je pensais que c'était un défaut le fait que les musiques restent discrètes le plus souvent, j'ai vite revu mon jugement en comprenant que cela servait dans le fond à renforcer l'ambiance du jeu, pour mieux se concentrer sur les effets sonores et ambiants ainsi que la présence des monstres. Un peu à l'image d'un survival horror, quoi. Bloodborne a d'ailleurs le mérite de prendre parfois des petits airs de survival de part son level-design (sans compter que certains ennemis adorent faire des jumpscares). Moi qui adore le survival horror, c'est un des aspects du jeu qui m'a séduit. Et pour finir, le jeu est totalement doublé en français, doublage que j'ai apprécié même si je pense que les voix anglaises collent mieux à ce genre de jeu.

Bref, j'ai passé des dizaines et des dizaines d'heures de plaisir à ce jeu, qui sans être parfait atteint un haut niveau d'excellence. Je ne pensais pas y passer autant de temps pour une première partie. J'ai joué presque tout le temps en ligne, à lire les notes laissées par les autres joueurs en tant que conseils et astuces, participé à 2-3 PvP même si c'est pas trop mon truc. Par contre, je n'ai jamais fait appel à un joueur pour m'aider à vaincre un boss, mais un chasseur PNJ de l'histoire oui. Mais de manière générale, je préfère jouer en solo. Cela dit, je dois reconnaître qu'il y a des petites idées sympathiques dans le multijoueur et que cela ajoute une certaine dimension à Bloodborne. Grand jeu.
Herbrand

le 30/12/2016
9
Bien que masqué derrière un autre nom, Bloodborne est clairement un héritier de la série Souls tant nombreuses de ses mécaniques sont reprises de cette dernière. Il se démarque néanmoins par quelques différences dans son gameplay (l'absence de bouclier, les armes à feu, le dynamisme accru, etc.) et sa direction artistique qui en font, in fine, une expérience nouvelle mais familière.

+ Direction artistique type horror-show
+ Combats frénétiques
+ Digne héritage des mécaniques des Souls
+ Boss titanesques
+ Les donjons chalices qui boostent la durée de vie
+ Lore intéressante ...

- ... mais très cryptique au point qu'il est indispensable de consulter d'autres sources et que plusieurs questions essentielles n'ont pas réponse
- Relative absence de variété dans les builds et le gameplay
- Beaucoup plus permissif pour compenser l'absence de bouclier
yunfa

le 25/12/2016
9
Le titre est une oeuvre d'art, tant au niveau lvl design, que du bestiaire en passant par le personnage lui même!
Le titre m'a paru un peu moins difficile que sa série grand frère "Dark Soul" grâce au contre, qui une fois maitrisé, dépote bcp.

Tout est fait pour faire stresser, être oppresser grâce à l'ambiance, les bruitages et l'environnement sonore tout court.

Je ne me pencherai pas sur le reste car mes confrères ci dessous ont tout dit.

La seule chose que je peux dire...foncez l'acheter, frissonnez de plaisir et d'angoisse pour une aventure avec une belle rejouabilité.
Morm

le 06/05/2015
9
Bloodborne c'est avant tout une direction artistique et une ambiance tout simplement hors du commun. Je crois que je n'ai jamais connu un tel sentiment d'angoisse et de tension devant un jeu vidéo (ou même un autre média), c'est assez fou, j'en ai presque redécouvert une part de moi que je pensais enfoui : le gamin apeuré par le noir et les choses qui s'y cachent. L'ambiance sonore y est pour beaucoup (j'avoue avoir du enlever le casque de temps en temps tellement ça me faisait stresser) mais les environnements également (l'architecture de Yharnam et ses piles de cercueils qui s'entassent, la clinique, les "cauchemars", ...). Pour moi, arriver a faire ressentir un sentiment aussi puissant au joueur, c'est la quintessence du jeu-vidéo et ce qui permet à Bloodborne de s’élever au rang d'oeuvre d'art.
Pour ce qui est du gameplay, From Software a essayé de revoir sa copie et s'est un peu écarté des Souls pour proposer une approche plus action. Et c'est plutôt une réussite: les combats sont fluides, très nerveux et plus rythmé. Le level-design est encore une fois excellent et l'exploration toujours aussi passionnante. Mais (car oui il y a un mais), ce que Bloodborne gagne sur son coté "action", il le perd sur son coté RPG (gestion du perso beaucoup plus limité, forge simplifié, ...) et sur la richesse globale du jeu (moins de zones, d'équipements, de pnj, ...). Et j'ai été un poil déçu des boss pour être honnête, la moitié sont trop faciles, et parmi les autres il en a quelques uns avec des design ni intéressant ni fun.

Pour résumé, From a bien réussi à renouveler sa série fétiche en proposant un jeu plus intense et concentré, mais aussi moins long et ouvert. Beaucoup préféreront surement, mais pas forcement tout le monde. Quoiqu'il en soit, il reste un titre d'exception comme on aimerait en voir plus souvent.
Ushiwaka

le 06/04/2015
8

Renommé et porté sur un nouveau support, même si l'âme fait place à un cœur sanglant, les artifices n’y font rien, la philosophie ne change pas : Bloodborne est un Souls. Un level design tortueux metroidvaniesque, des pièges à chaque coin de rue, un gameplay fin et exigent, des secrets par dizaine, une narration des plus obscures et j’en passe. Mais ne soyons pas non plus mauvaise langue ce quatrième opus apporte tout de même son lot d’ajustements. Premier et non des moindres : les combats se sont enfin extirpés des duels chevaleresques pour faire place à des danses sanglantes. Adieu les approches défensives qui disparaissent en même temps que les boucliers, suppression pure et simple de l’influence du poids de l’équipement pour permettre des esquives vives qu’importe notre attirail et augmentation générale du rythme des affrontements. Bloodborne se veut plus action et offensif et ça fonctionne, notamment face à des boss qui proposent des combats ultra rythmés face à des saloperies régulièrement foutrement véloces. Et second point la nouvelle direction artistique, là où les précédents lorgnaient vers la fantaisie noire cette nouvelle itération s’oriente vers une expérience plus horrifique. Bloodborne, c’est un peu découvrir les monstruosités qui se cache en dehors de la tour de Latria, si bien que la torche devient un compagnon de choix, pour sa fonction première évidement, afin d’éclairer les nombreuses zones où l’ombre règne, mais également pour le soutient chaleureux qu’offre sa flamme face à un bestiaire et des décors incroyablement malsains. Ironie amusante, le jeu exhibe quelques-uns des plus beaux panoramas et environnements de la série, grâce notamment à l’architecture fourmillant de détails et au travail sur les lumières et contrastes (avec toujours le petit « tu vois là-bas, t’y était tout à l’heure/t’y seras bientôt » que les développeurs adorent). Quelques instants de répit et d’émerveillement avant de replonger dans la noirceur.

Ceci m’amène à la dernière évolution et selon moi la plus marquante : Dark Souls introduisait le monde ouvert et une continuité logique entre les zones, Bloodborne peaufine cette logique à l’extrême. Tout d’abord en intégrant une unité de temps à l’aventure. Mais également en prônant une vraie cohérence entre les zones comme un pied de nez à la diversité à la limite de l’absurde de DSII : les enchainements sont fluides et l’idée de « sombrer dans un cauchemar » est palpables ; sans spoiler plus on progresse plus l’atmosphère devient surréaliste, génial. On regrettera tout de même, à l’instar de DSI la linéarité et la disparition des liaisons entre zones vers la fin du jeu.

Mais cette excellente amélioration n’arrive malheureusement pas sans sa grande régression. Si la catégorisation « action RPG » offrait un équilibre plus favorable au RPG dans les précédents, la tendance s’inverse avec ce Bloodborne, quitte à épurer le système à beaucoup de points de vue : moins de statistiques ; système de forge simplifié, bye les différents embranchements ; un set d’arme qui se contente d’un exemplaire de chaque type (katana, épée longue, etc.) ; et disparition quasi complète du système de loot d’équipement, seul reste des gemmes à attacher aux armes pour y incorporer divers effets. Un recentrage sur l’essentiel pas forcement néfaste, le système étant ainsi bien moins nébuleux que par le passé et d’un certain point de vue moins calamiteux (la forge des précédents sans guide, bonjour la prise de tête). Mais on ne peut que constater que ces choix limitent drastiquement la récompense de la créativité et la curiosité du joueur, ainsi que –je suppose, la rejouabilité du titre sur les traditionnel New game + de la série.

Pour résumer, Boodborne c’est comme avant, jusque dans la technique à l’ouest (inutile d’évoquer les temps de chargement, j’ai doublé ma consommation de clope électronique depuis que je m’y suis mis), voir même un peu moins bien qu’avant quand on pense à une partie de la richesse qu’il a sacrifié. Mais, et c’est ce que je préfère retenir, c’est également un titre qui avec son changement de rythme et d’atmosphère propose une expérience d’une intensité rare, même pour un habitué de la série. Quoi qu'il en soit si vous êtes néophyte, cet épisode est surement le moins abrupt pour se lancer, et si vous appréciez la série...ben vous êtes surement déjà dessus.


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