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Dragon Quest VIII: L'odyssée du Roi Maudit > Articles > Review
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Dragon Quest VIII: L'odyssée du Roi Maudit

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Dragon Quest VIII: L'odyssée du Roi Maudit
Heavenly Game
Il aura fallu dix ans à Square Enix pour porter la quasi totalité de son catalogue Dragon Quest sur la portable de Nintendo. Si l'on excepte la première trilogie, peut-être vue comme trop archaïque pour appâter efficacement le chaland, et le neuvième épisode d'ores et déjà rétrocompatible, DraQue VIII était le dernier manque de ce fleuron du RPG japonais. Et puisque, contrairement aux autres, il avait pour la première fois foulé le vieux continent la question n'était pas de savoir si le jeu serait bon (il l'est) mais plutôt si le portage l'affinerait comme le bon vin. Alors ?

On s'était dit rendez-vous dans 11 ans

Cette review s'attarde principalement sur les différences introduites par cette nouvelle version du jeu. Pour les nouveaux joueurs, pensez à consulter la review d'époque.

À sa sortie en 2004, Dragon Quest VIII avait fait grand bruit. Il faut dire qu'il cumulait un certain nombre de facteurs marquants. Première tentative d'une grande majorité de joueurs sur la licence phare de feue Enix, qui plus est l'historique créatrice d'un genre à part entière, le jeu représentait une proposition somme toute radicalement différente de ce à quoi le consommateur (européen) était habitué. Même à l'échelle mondiale, les japonais bien plus familiers de la formule ont probablement dû s'extasier devant le premier opus full 3D d'une série qui cultive le classicisme (pour ne pas dire l'immobilisme formel) avec une constance désarmante.

Joué en 2017, cet épisode n'a finalement pas tant pris de ride que ça. Certes, on pourra reprocher à ce remaster un downgrade graphique indéniable notamment en ce qui concerne les textures, clairement moins fines sur 3DS que sur la mouture PS2 originale. Mais globalement la technique s'en sort bien ; adieu les temps de chargement longuets du support CD, cette version montre bien plus de célérité dans les transitions entre villes et carte du monde bien que l'amorce d'un combat semble un poil moins rapide. Mais plus généralement on pourra compter sur bon nombre d'améliorations qui rendent l'expérience encore plus agréable.
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L'Odyssée du roi mesquin

Pour qui a déjà parcouru l'aventure au bon vieux temps des consoles 128 bits, ce portage ne partait pourtant pas du meilleur pied. Il faut dire que les équipes à l’œuvre sur le titre se sont basées non sur la version internationale du titre, qui bénéficiait d'un menu plus moderne et de musiques orchestrales, mais sur la version japonaise. De fait les menus du jeu utilisent l'aspect traditionnel – limite conservateur – en boites noires pop-up et texte blanc que la série traîne comme un boulet depuis le milieu des années 80. Y compris la commande "parler" que plus personne n'utilise depuis bien longtemps puisque la série s'est heureusement modernisée un brin depuis le temps où rien n'était automatique. Bref ça marche mais ça fait un peu tâche ; ceci étant, ceux qui se sont tapés les précédents remasters seront en terrain connu.

On pardonnera moins l'abandon des musiques symphoniques qui accompagnaient tant la version internationale d'époque que la nouvelle mouture japonaise, surtout pour des raisons aussi futiles que celles évoquées. Le travail de localisation n'est jamais de tout repos et il faut accepter des contraintes de budget, de production, de place sur le support, de public visé, de terreau culturel aussi. En ce sens les puristes pourront râler sur l'absence de doublage japonais mais la version anglaise fait le boulot efficacement, et la traduction française des textes ne souffre d'aucune grosse faille. En revanche que le génial mais controversé compositeur Koichi Sugiyama mette sciemment des bâtons dans les roues d'une version internationale de qualité pour des considérations possiblement politiques et pas du meilleur bord, c'est une autre paire de manche.

Les musiques synthétisées restent certes de très bonne facture et papy Sugiyama signe certains des morceaux les plus marquants de la série, mais cette affaire pose tout de même une tache qui jure sur un jeu de ce calibre, surtout dans l'optique de faire découvrir à un nouveau public une IP au meilleur de sa forme. Fort heureusement tout n'est pas aussi bas et la petite cartouche peut compter sur bien des améliorations pour justifier un rachat.
Dragon Quest VIII: L'odyssée du Roi Maudit
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Plaisir de jeu dure un bon moment

S'il y a un aspect plus reluisant à concéder à ce remaster, c'est bien celui du plaisir de jeu et en particulier une ergonomie repensée. Évidemment côté hardware sur Old 3DS, on composera avec l'absence de joystick dédié au contrôle de la caméra, obligés de se rabattre sur la croix directionnelle et les gâchettes pour essayer de régler la mire sans toujours y arriver, mais c'est à peu près le seul mauvais point à distribuer. D'autant plus que sur les versions New de la console, ce problème disparaît au profit du second joystick. D'un autre côté l'écran tactile de la portable permet d'afficher en permanence la carte des lieux et d’accéder d'une simple pression à notre ami le Smilodon, à l'oiseau de lumière ou encore à l'Alchimie.

L'alchimarmite d'ailleurs a été récurée de fond en combles avec un détergent professionnel. S'il s'agissait initialement de marcher plusieurs lieues avant de récupérer le résultat des mélanges d'ingrédients, tout est désormais directement transformé au sein du menu. Mieux, il est possible de produire plusieurs objets en même temps tant que les stocks le permettent. Tout l'aspect rébarbatif du système en a finalement été gommé pour le rendre purement fonctionnel, au risque évident de déséquilibrer le jeu. Mais s'il est effectivement possible d'exploiter des suites alchimiques pour se remplir les poches ou synthétiser une arme plus forte que d'ordinaire, le jeu contrebalance ça en pratiquant des tarifs de rachat dégressifs avec la fréquence des ventes d'un même objet. Aucun risque donc de faire une OPA sur le château de Minnie Médaille avant même de quitter Lointania.

Autre modification pour autre crainte, et elle est d'envergure. Les combats aléatoires ont couru la série jusqu'au neuvième opus, comme pour la plupart des JRPG alimentent les hémorroïdes des pauvres joueurs. Et bien ce remaster vous a entendu, et les ennemis sont désormais visibles directement dans les zones et donjons (mais pas en mer), fonçant sur le Hero ou le fuyant au gré de la différence de niveau. Tout n'est pas parfait dans ce système et on s'en aperçoit vite, puisque les attaques surprises restent grosso modo aléatoires, que le clipping est constant et que les monstres un peu lointains disparaissent dès qu'ils sortent du champ de vision de la caméra. Un couloir trop fréquenté ? Une petite inclinaison de tête et pouf, disparus. On s'en doute, ce changement impacte drastiquement la progression du jeu, rendue à la fois plus agréable – plus autant d'interruption de la marche par la seule RNG – et totalement déséquilibrée. Là où certains longs donjons étaient tendus, vous pouvez désormais vous contenter de zigzaguer entre les armures sans têtes et autres Hachozaures jusqu’à arriver au boss frais et dispos. D'un autre côté en misant tout sur l'esquive vous risquez de vous retrouver démunis face à des ennemis de bien plus haut niveau. S'il en va en fin de compte de la responsabilité du joueur et que les endroits exigus restent compliqués à manœuvrer, c'est un problème aisément résolu par une petite séquence de leveling dont la série est friande. D'autant que les astuces préalablement expliquées sont facilement exploitables pour viser directement les Gluants de Métal et autres déclinaisons dans les endroits prévus à cet effet.
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En ce qui concerne les combats proprement dits, un ajout tout bête va radicalement améliorer l'expérience : une option pour accélérer la vitesse des actions. Sachant qu'il s'agissait du premier DraQue a montrer les mouvements, pouvoir les rendre plus rapides de 50% n'est pas de trop et participe encore à rendre agréable une aventure déjà dense et longue pour le nouveau joueur. Du reste, assez peu de changements notables si ce n'est quelques techniques supplémentaires du côté des deux personnages additionnels repiqués dans les anciens PNJ pour l'occasion, une rééquilibrage de certaines skills (le Twin Dragon Lash de Jessica a été grandement atténué) et quelques monstres déviants plus forts que la moyenne qui apparaissent une fois les conditions réunies.

Si comme on l'a vu le menu classique n'est plus aussi présentable ou pratique qu'on pouvait l'attendre, une analyse approfondie permet d'entrevoir quelques options supplémentaires. La première, c'est une sauvegarde rapide qui fait toujours plaisir, une facilitation somme toute triviale qui rend l'échec moins frustrant sans pour autant abolir toute difficulté. La seconde permet d’allouer des points de compétence en dehors des moments level-up, en les stockant quand l'original obligeait à naviguer en aveugle. La dernière consiste en un album photo où ranger les clichés qui ponctueront notre voyage. Ça parait bête dit comme ça mais la fonction, qu'on appelle d'une simple pression sur start, n'est pas sans importance : d'abord elle est assortie de toute une quête de longue haleine, qui nous demandera de prendre en photos une grande quantité de points d’intérêts rencontrés ça et là, en échange d'objets souvent utiles comme des armes de bonnes qualités. Une carotte, certes, qui s'accompagne d'un effet moins matériel mais tout aussi intéressant : nous faire prêter attention au monde du jeu. Que ce soit dans la recherche des gluants dorés disséminés dans les villes ou l'observation des mimiques des ennemis, elle nous oblige à nous impliquer au lieu de bêtement tracer la route sans prêter attention. Et peut-être aurons-nous plus tendance à adresser la parole à des PNJ qui ont tous leur petite histoire à raconter, qui loin de la simple annexe enrichissent idéalement un scénario par trop classique.

Et à ce sujet peut-être serait-il bon de rappeler avant de nous quitter ce qui fait la force de ce huitième épisode. L'habituel Hero anonyme parcourt les routes accompagné d'une jument et d'un cocher au physique rappelant un croisement de maitre Yoda et d'un Namek (rappelons que c'est Akira Toriyama qui assure le design), étrange cortège qui cache en fait la princesse et le roi d'une contrée maudite. Dans leur quête de retrouver leur apparence, ils seront rejoints par deux autres personnages qui cherchent à se venger du responsable de tous leurs malheurs. Loin de se lâcher sur la forme narrative comme avaient pu le faire les épisodes développés par Chunsoft ou Heartbeat, celui de Level-5 s'escrimait à peindre une histoire moins expérimentale mais tout aussi prenante. La plupart des personnages sont attachants, à défaut d'être toujours développés, et comme toujours dans la série le traitement de l'histoire s'avère bien plus sinistre que ce que les graphismes colorés laissent présager. Surtout remettons-nous dans le contexte de l'époque, qui pour la première fois voyait les modèles 3D sortir de leur vieux carcan et s'animer. Des personnages anatomiquement humains remplacent les sprites en super deformed, portent l'arme équipée en bandoulière, et explorent un monde semi-ouvert à échelle 1/1. Le Cell Shading, utilisé pour enfin faire rentrer un DraQue dans une génération technique moderne, sublime la patte Toriyama comme un véritable animé sur console de salon. Une vraie révolution pour la série, assortie d'annexes intéressantes (capture de monstres, alchimie, recherche des médailles, casinos), de jeux de mots savoureux, de mécaniques nouvelles (le système de tension), d'un choix de l'armement utilisé impactant le gameplay, fromage, dessert, café, supplément crème et trou normand en sus. Un JRPG total qui ressort ici amélioré sur bien des aspects, dont deux personnages jouables en plus, des scènes additionnelles qui creusent le background des protagonistes et antagonistes, et deux nouveaux donjons optionnels. Que demander de plus ?
Dragon Quest VIII: L'odyssée du Roi Maudit
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Remise au gout du jour des quelques points vieillissants, annexes supplémentaires et équipe étoffée, Square Enix n'a pas fait dans l'originalité mais livre tout de même un travail de qualité. Si l'on excepte les concessions techniques et l'abandon de la bande son symphonique, ce remaster de DraQue VIII bonifie idéalement un jeu déjà excellent.

15/02/2018
  • Aventure sympatique
  • Un remaster de qualité
  • Univers attachant
  • Mécaniques dépoussièrées
  • Nombreux ajouts signifiants
  • La perte de la musique symphonique
  • Le contrôle de la caméra accuse le coup, notamment sur Old 3DS
8

GRAPHICS 3.5/5
SOUND/MUSIC 3.5/5
STORY 3.5/5
LENGTH 4/5
GAMEPLAY 4/5
Dragon Quest VIII: L'odyssée du Roi Maudit > Commentaires :

Dragon Quest VIII: L'odyssée du Roi Maudit

8

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60 commentaires sur PlayStation 2
Spiriel

le 29/10/2021
5_5
Dragon Quest VIII a gommé certains aspects trop fastidieux de ses prédécesseurs afin de ne pas rebuter la nouvelle génération, mais le jeu n'apporte strictement rien de nouveau par rapport aux JRPG sortis 10 ans auparavant.

Le jeu repose sur un équilibre assez paradoxal. D'un côté, il ne propose jamais au joueur d'éléments stimulants au point que le joueur ait besoin de poursuivre l'aventure. D'un autre côté, il met sur le chemin des obstacles qui donnent envie de voir ce qu'il y a après, et c'est cela qui nous pousse de la première à la dernière minute. Les obstacles sont pourtant rarement plus que des prétextes, des détours. Pour les surmonter, pas d'autre choix que d'accepter d'y consacrer du temps, ce qui entraîne inévitablement une dilution de l'intrigue (déjà peu mystérieuse) et une certaine répétition au bout d'un moment.

Je ne nie pas la qualité de la finition, mais en terme de quantité de contenu scénaristique (intrigue, personnages jouables et ennemis) ou musical, c'est vraiment restreint pour un jeu qui m'a pris 70 heures, et qui devait être le plus gros budget de son époque.

Je pense que ce qui plaît dans le jeu, et dans la série en général, c'est le côté pépère, agréable, rassurant. J'avais ressenti ça également sur Secret of Mana (qui possède tout de même plus de charme). Pourquoi être pressé après tout ? On maîtrise tous les éléments du jeu puisqu'il n'y a presque aucune innovations. On prend son temps pour se préparer comme il faut au prochain obstacle, puis on le passe grâce à l'argent et l'expérience accumulée, et l'alchimie (qui prend aussi son temps). DQVIII met le joueur en réussite comme dirait l'Education Nationale, et cela procure de la satisfaction.

Bref, un jeu pour nous accompagner pendant un certain temps, mais pas un incontournable du JRPG.
Golden Leaf

le 26/08/2019
6
Bien que je reconnaisse à cet épisode des qualités supérieures au précédent, je ne supporte tout simplement pas l'univers de Dragon Quest. Ou, plutôt, je ne le supporte pas assez pour m'imposer des séances de grinding obligatoires et régulières. Certes, c'est mignon, mais je ne vois pas sur quoi se fondent les 70 heures nécessaires à terminer le jeu.
Riskbreaker

le 16/04/2017
8_5
La tartiflette, tu sais par avance le goût qu'elle a. Ce n'est pas sorcier, c'est au contraire une recette tout ce qu'il y a de plus basique. Rien de novateur, mais putain, c'est bon.

Dragon Quest VIII, c'est une tartiflette.

Tout y respire le déjà-vu, le classicisme, le bien-pensant et les rebondissements convenus. Tu n'y as pas joué que tu es déjà presque capable de décrire toute la structure du jeu.
Et pourtant, malgré cela, ce jeu est capable de t'émerveiller au plus haut point. Voire même te surprendre. Si, si. Paradoxe, n'est-il pas ? Et pourtant...

La force de ce titre est dans sa finition. Tout est travaillé au possible, léché, détaillé, riche et ne laisse jamais – mais alors jamais – un semblant de goût d'inachevé. Chaque passage de ce titre est creusé au maximum, nous faisant voyager toujours plus loin. Chaque détail, chaque dialogue, chaque quête... Tout est réfléchi, prenant, logique et incroyablement cohérent.
A une époque où on (je) pleure sur la qualité et l'audace – inexistante – du jrpg actuel, il est bon de se replonger dans ce titre. Une sorte de best of de ce qu'il se faisait de mieux. Une véritable ode à l'aventure, à la simplicité, où chaque élément a une raison d'être. Le JRPG dans toute sa splendeur.

Bon, c'est bien joli les superlatifs en pagaille, mais derrière, il y a quoi ?
Une aventure simple, certes. Un scénario basique, mais superbement conté et émotionnellement très bon. Surtout qu'il arrive à nous surprendre avec sa « deuxième aventure » révélant la véritable fin. Les dialogues sont drôles, toujours à propos, jamais graveleux, et surtout, doublés à la perfection par une ribambelle d'acteurs talentueux. Rares sont les RPG à posséder un doublage pareil.
Mais ce que j'ai aimé dans ce titre, par-dessus tout, c'était réellement la manière de nous « offrir » cette aventure. On s'émerveille sans cesse devant chaque nouvel arc. De la remise à pied de notre premier bateau (magnifique envolée céleste) à la découverte de la map du ciel, en passant par les joies de la chevauchée à dos de tigre, tout cela pour aller aider un prince dans son rite d'initiation, ou sauver un roi triste d'avoir perdu sa femme... Puis d'aller dans le terrier de taupes récupérer une harpe en passant par le monde des ténèbres et celeste, péter le derrière à un chien maléfique ou récupérer un Inuk coincé dans une caverne de glace.
Il y a tout. Tout ce dont on peut rêver de manière simple. Et rarement cela a été aussi bien conté.

Point de rythme ultra soutenu, pas de scènes grandiloquentes où tout s'écroule, où les morts pleuvent par centaine. Non, non, non. Ici, tu marches des heures et des heures. Tu regardes le paysage et tu parles aux habitants des villages. Tu vas vite chercher l'auberge pour y dormir un bon coup tellement la traversée a presque fini par mettre tes percos à plat, et tu repars, ton baluchon sur le dos, sauver le prochain village d'une quelconque malédiction.

Porté par une bande sonore magistrale. Aux mélodies certes déjà connues dans la série, mais ici jouées par un orchestre complet. Les virées en campagne à dos de tigre resteront gravées longtemps dans ma mémoire grâce à celles-ci. Malheureusement, leur nombre est très limité. Les thèmes reviennent sans cesse. On aurait tellement aimé en avoir plus...
Et visuellement, punaise. Punaise quoi. Assurément le plus beau cell-shading que j'ai vu jusqu'à aujourd'hui. D'une finesse incroyable, extrêmement détaillé, on s'arrête très souvent pour admirer le décor. Le pire, c'est que malgré que le monde soit très grand, la qualité, elle, est constante. Du début à la fin. De l'architecture à la végétation. Même le nombre de npc différents est tout à fait correct.
Et puis il y a l'animation... C'est surtout grâce à elle que l'ensemble de l'aventure passe aussi bien. Yangus y est génialement animé et son humour passe principalement par là. Tous les personnages ont bénéficié d'un soin tout particulier. C'est vraiment plaisant à regarder – et à jouer – car tu sens, tu le vois, le travail titanesque accompli derrière par toute l'équipe de dev. Un travail qu'on peine énormément à ressentir dans les productions actuelles. Tout semblant tellement basique en comparaison...

Bon et puis il y a les quêtes annexes, nombreuses et longues, la deuxième fin, bien éprouvante, la chasse aux monstres, l'exploration d'îles cachées, des coffres en veux-tu en voilà, un casino qui te fera perdre dix heures de ta vie, la Puff-Puff mania et la verdure à perte de vue.

Une bonne tartiflette vous dis-je. Un condensé de tout ce qu'il se faisait de mieux à l'époque (et même aujourd'hui). Un titre qui vieillit bien, très bien, et qui ne perdra jamais son aura. Trop classique pour beaucoup sur de nombreux points, mais un classicisme clairement assumé, bien construit, intelligent qui nous pousse dans une des plus belles aventures sur PlayStation 2. Incontournable.
Renty

le 28/02/2017
8_5

À semelhança de outras produções marcadamente nipónicas de grande êxito no país de origem, Dragon Quest nunca alcançou os mesmos resultados no ocidente. Enquanto que no Japão o lançamento de um novo jogo da série chega a ser marcado para o fim de semana justamente para evitar faltas massivas ao trabalho, por cá a recepção sempre foi moderada e menos calorosa, praticamente circunscrita aos acérrimos fãs de jogos de role play nipónicos. Há, apesar disso, um antes e um depois de Dragon Quest VIII, o jogo lançado pela Square Enix no Japão em 2004 para a PlayStation 2 e nos dois anos seguintes, no primeiro para a América do Norte e depois, em 2006, para a Europa.

Na verdade, foi a primeira vez que joguei um Dragon Quest, impulsionado por uma demonstração facultada pela Square Enix a todos os que preenchessem uma folha de dados num espaço online da editora, antecipando o lançamento. Conservo essa demonstração com interesse e sobretudo por duas razões, não só pelo primeiro contacto que me proporcionou com o jogo mas por ser um exemplo da tentativa da editora em fazer crescer a popular série em continentes onde o sumo não estava tão irrigado.

Desde logo, a Square Enix esforçou-se por convencer os ocidentais, apresentando um jogo com vozes em inglês, num trabalho de localização bem conseguido (apesar de preferir nestes jogos, tantas vezes, as vozes em japonês), animações adicionais, um menu revisto e uma banda orquestrada em moldes épicos, algo que caiu bem entre a comunidade. Na comparação com Dragon Quest VII, a nova jornada, conhecida por cá como The Journey of the Cursed King, depressa se tornou num ícone e uma referência, acrescentando de resto aqueles típicos atributos, como a arte de Toriyama e os combates tradicionais. Ainda hoje é um jogo bonito e especialmente apelativo num ecrã como o da 3DS. É verdade que os proprietários japoneses de um "smartphone" contam desde 2014 com uma versão "mobile", mas é a primeira vez que o jogo chega a uma nova consola depois da ronda de lançamentos da versão original.


yunfa

le 11/10/2016
8_5
Dragon Quest est une série qui divise. En effet, les mécaniques sont très anciennes et l'histoire est toujours sur la longueur (trop étiré pour des broutilles parfois).

Malgré tout, la série offre un charme rétro allié à un savant mélange de musique devenu incontournable et un design du gros Toriyama.

Je dirai qu'il faut tester un DQ pour se faire son propre avis. Justement cet épisode est très bon pour cela.

Pour les fans ça vaut un bon 8.5/10, pour les autres un petit 5/10.
Kronos59

le 07/10/2016
6_5

ENFIN fini Dragon Quest 8, une partie que j'ai débuté il y a des années...

Un jeu agréable, classique, mais avec un scénario prenant et surtout un univers extrêmement joli, surtout pour de la PS2. Je dirai même que ce monde ouvert est une véritable prouesse technique pour la console!
Mais... oui, il y a un mais...
Déjà, les musiques. Je trouve qu'il y en a trop peu, de ce fait elles se répètent assez souvent. De plus, je trouve qu'elles manquent d'entrain, voire de personnalité : le tout est un peu trop plan-plan, on les oublie très vite. Par exemple, j'ai mieux aimé celles de DQ4, et là je commence DQ7 et je sens une bonne différence en faveur de ce dernier.

Ensuite, le jeu est vraiment trop étiré sur la longueur : on a l'impression que le jeu aurait pu aller un tout petit peu plus à l'essentiel, si bien que par moment je ne me souvenais plus de ce que je devais faire, voire j'avais oublié des parties du scénario. La lassitude vient pointer le bout de son nez, à cause d'un manque de rhythme. La fin (enfin, les fins) vient malgré tout terminer le jeu sur une bonne note. Un jeu que je n'oublierai pas grâce à son univers, mais qui est assez loin des meilleurs rpg auxquels j'ai joué.


Joe Dalton

le 18/07/2016
6_5
Pas mal, on a un très joli monde à explorer, avec une très belle map, les villes sont toutes variés et très belles, tout est beau et regorge de détail avec une 3d tres mignonne, un plaisir pour les yeux que ce jeu. Le système de jeu est pas mal aussi, très classique, et obligeant à faire pas mal de level up pour récupérer de l'expérience et de l'or.la progression des persos est relativement intéressante, quoique qu'on est vu mieux dans d'autre rpg.

Par contre le scenario est assez bof, il manque clairement de rythme, il y a plusieurs passages pas vraiment intéressants. Les personnages sont assez creux aussi. Un jeu qui vaut surtout pour son coté exploration et pour les combats et la progression des persos, mais à l'ambiance générale un peu raté tout de même.
peppermint

le 26/09/2014
Edité le 24/12/2014
7_5

Dragon Quest VIII, ou le rpg qui ne se termine jamais... ^^"

Dragon Quest a été, pour moi, une expérience assez mitigée, même si globalement j’en garde une impression plutôt positive. L’histoire a tôt fait d’entraîner le joueur dès le début. Cependant, le rythme scénaristique, un peu mou du genou, provoque parfois une certaine lassitude que (fort heureusement) l’humour, certains personnages, ainsi que quelques situations inattendues et retournements de situation, réussissent (parfois) à combler.

Le gameplay reste très classique et pas très original, mais il est efficace. Le système d’alchimie est plutôt chouette à condition de ne pas avoir le malheur de se débarrasser d’objets et d’équipements jugés inutiles, ce qui rendra certaines recettes d’alchimie bien fastidieuses à réaliser. On notera que les quêtes annexes sont abondantes ; certaines sont vraiment chouettes et enrichissent bien la partie.

Un autre point faible : le lvl up… Passé un certain stade du jeu on doit souvent s’interrompre pour farmer encore et encore pendant un nombre incroyable d’heure puisque la montée d’exp est relativement lente. Et ce, de plus en plus en s’approchant de la fin. Cela renforce beaucoup la lassitude déjà provoquée par le rythme un peu mou de l’histoire. Il se trouve aussi qu’on est souvent fauché (sauf si on vend nos anciens équipements jugés inutiles à nos risques et péril pour l’alchimie), et que le porte-monnaie se remplit fort lentement, donc on doit… encore farmer.

Concernant l’aspect du jeu, graphiquement c’est très vastes, très joli, très plaisant à parcourir. On a là un des plus beaux jeux de l’ère ps2. Petit bémol pour les musiques qui sont peu marquantes et très peu variées.

Au final, Dragon Quest VIII a été une assez bonne expérience qui aurait pu être vraiment meilleure sans ces quelques problèmes poussifs de rythme et de progression.
BlackJowy

le 31/07/2014
7_5
Bon jeu, ceux pour qui le scénario passe avant tout (j'en fais partie ) seront peut-être un peu sur leur faim, mais le jeu a pas mal de qualités néanmoins
vernes

le 27/06/2014
8_5
Outre le protagoniste principal fade , un rythme un peu lent et une histoire un tantinet convenue, le jeu est prenant, les autres personnages charismatiques, le bestiaire aguichant et la somme des quêtes relance l'attrait de la principale. Un très bon jeu pour qui n'est pas hot tempo.