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Persona 4

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Persona 4
Tales of Kidd Funkadelic
C’est avec impertinence que Persona 3 est pourtant devenu populaire. Atlus avait su concevoir le RPG du XXIème siècle, un jeu qui se propulse au-dessus du genre pour le transcender à sa façon. Avec son habillage funky et psychédélique à la fois, Persona 3 faisait grave la différence. L’arrivée si précipitée de Persona 4 nous permettait d’espérer le meilleur comme le pire. Et j’avais personnellement choisi mon camp, ayant peur de me sentir floué par un Persona 3 bis sans véritable renouveau. Et puis la roue tourne, retour à la case départ.

Bounce 2 this

Persona 4 suit fondamentalement Persona 3. Le gameplay général ainsi que le déroulement du jeu restent dans les grandes lignes très similaires, puisqu’on retrouve une nouvelle fois la notion de calendrier et une aventure centrée sur les étudiants. Mais les 2 histoires ne sont pas liées. La série des Persona s’inscrit alors en 2 lignes directrices : P1 et P2 d’un côté, P3 et P4 de l’autre.
Avec son rythme apathique (il faut bien supporter 2 heures de cut-scenes avant de commencer à jouer), le début de l’aventure Persona 4 est délicat. Le héros de cette nouvelle histoire est un jeune lycéen fraîchement transféré à Yasoinaba, où il loge paisiblement chez son oncle Ryôtaro Dôjima, salary man rarement présent à la maison, avec sa petite cousine Nanako. Pourtant, certains soirs où le brouillard se veut intense, de mystérieux meurtres sont perpétrés, et jusqu’alors personne n’a réussi à percer leur logique. C’est en regardant une certaine chaîne de télévision que le héros de Persona 4 trouvera en quelque sorte la clé : Mayonaka TV, une chaîne à priori banale ravagée de clips musicaux et de publicités, mais qui semble pourtant liée à ces meurtres décousus. Car en s’approchant de l’écran, il remarque qu’il peut passer à travers et pénétrer dans un espace-temps différent.
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Sur les mêmes bases

Les amateurs de Persona 3 retrouveront très vite leurs marques tant Persona 4 copie le déroulement de celui-ci. On partagera notre temps de jeu entre les cours au lycée Yasogami, les rencontres, et la découverte des différents donjons. Nous sommes désormais en 2011, soit 1 an après Persona 3, et les cours débutent dès le mois d’Avril. Le monde de Persona 4 se veut une fois et demi plus vaste que son prédécesseur via un univers plus rural où les déplacements se feront plus variés. Cependant les différences la manette en main ne sont pas si flagrantes. Le lycée Yasogami est découpé en deux parties : le côté dédié aux leçons, aux cours et à l’éducation qui est constitué de 3 étages, et le côté divertissement qui contient tous les clubs auxquels on pourra participer, tel le club d’athlétisme ou celui de musique. Le centre commercial n’est plus, on se baladera désormais dans une ruelle commerçante afin de faire ses emplettes. On pourra aussi se promener dans le parc et s’adonner à une partie de pèche, ou bien retourner chez tonton Dôiima pour pratiquer les activités du soir. En somme, l’emploi du temps sera bien rempli et il faudra évidemment faire montre de discernement afin de bien répartir son programme. Car il ne faudra négliger ni les études, ni les relations sociales (les commus), d’autant que le calendrier sera régulièrement contrarié par les vacances, les voyages scolaires, les jours de pluies et les fameux jours de brume où divers meurtres semblent avoir lieu. Car si le côté relationnel du jeu se veut assez envahissant, il ne faudra pas en oublier le principal : empêcher les meurtres.
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Une mise en abîme inébranlable

Quasiment une fois par mois, de mystérieux évènements accompagneront les soirs de brume. Ces soirs là, Mayonaka TV diffuse un étrange programme dans lequel quelqu’un semble être enfermé. En vérité, il s’agira pour la majeure partie du jeu d’un future personnage jouable qu’il faudra pour le coup secourir de cette dimension parallèle. Car le personnage enfermé dans la télévision n’est que l’ombre de lui-même. Un masque social qui renferme tous les mauvais souvenirs et les côtés primitifs de celui-ci. Le combat du bien contre le mal. Chaque personnage revivra par le biais de son autre visage des évènements qui leur font peur, et qu’ils ont fuit afin d’obtenir la vie sage qu’ils mènent aujourd’hui. Nos personnages gagnent alors en dimension ; en passant de l’autre côté de l’écran, ils nous montrent une facette moins superficielle de leur réalité. On retrouve alors l’esprit originel de la saga Persona que le troisième épisode avait volontairement écarté du jeu. Persona premier du nom nous questionnait sur le fait d’être ou non la seule conscience qui partage notre existence, et que chaque humain possède plusieurs « lui » qui prennent la priorité les uns sur les autres à tour de rôle et suivant la situation. Dans Persona 4, la face cachée du personnage est d’autant plus accentuée par le cachet télévisuel surréaliste qui entoure chaque découverte. Car pour sauver les personnes capturées par la télévision, il faudra rentrer dedans, de préférence par le plus grand écran de la FNAC du coin.
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Le club des myopes

Mais pour pouvoir y voir clair dans ce nouvel espace-temps, il faut porter des lunettes. Tous les membres portent ainsi des lunettes lorsqu’ils explorent l’intérieur de la télévision et de Mayonaka TV. Le port des lunettes devient alors un concept philosophique ainsi qu’un challenge pour le directeur artistique du jeu (Shigenori Soejima) pour qui il s’agit de dessiner les héros avec des yeux qui discernent la vérité. Les lunettes remplacent les evokers de Persona 3 qui évoquaient l’importance de la vie. Persona 4 s’attarde aujourd’hui sur le fait que l’étudiant est aussi un enfant alors qu’on voyait Persona 3 par les yeux d’un adulte. C’est aussi pour cela que l’on retrouve les uniformes scolaires (déjà vus dans Persona premier du nom et dessinés par Kazuma Kaneko), fidèles attributs de nos jeunes étudiants japonais qui les portent et les customisent de façon à se démarquer de la masse.
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Vous avez 15 jours

C’est une fois débarqués dans Mayonaka TV que les amateurs de Persona 3 y verront leur première véritable différence. Adios Tartaros et tes 260 étages à grimper inlassablement pendant un an, les donjons dans Persona 4 sont désormais séparés les uns des autres et tous liés au personnage du moment à sauver de son ombre télévisée. Le déroulement redevient assez traditionnel. Chaque donjon a son esthétique propre et son nombre d’étages défini, comme dans un RPG classique. L'architecture des donjons est facile à appréhender car globalement similaire à ceux de Persona 3 même s’il y a bien quelques différences. Nos camarades ne peuvent plus se bloquer bêtement contre un mur ou être évincés d'un combat car trop loin du héros lors du choc, et on note l’apparition de portes et d'une carte si on appuie sur Start. Mais le plus important, c’est le retrait des téléporteurs dans les étages mineurs. Désormais, le donjon est muni d'escaliers et il faudra redescendre tout en bas ou atteindre le sommet pour pouvoir quitter le lieu. Les boss sont une fois de plus présents de manière régulière, tous les 4 ou 5 étages. Y gagne-t-on au change ? Chacun se fera sa propre opinion, car si le retour à des donjons plus coutumiers permet un surplus de variété bienvenu, on perd quand même une des choses qui faisait la grande particularité de Persona 3 et qui affirmait son côté Dungeon RPG pour les durs : le Tartaros. Mais attention, car une fois un donjon ouvert et la recherche de la face cachée d’un personnage commencé, il faudra savoir tenir les délais. Car à partir du soir de brume où tout commence vraiment, vous n’aurez que 15 jours et des poussières pour sauver votre ami. Dans le cas contraire, Igor, grand manipulateur du temps, vous renverra une bonne semaine en arrière afin que vous parveniez coûte que coûte à sauver votre futur compagnon dans l’échéance impartie.
Persona 4 confirme donc ce que Persona 3 avait contribué à instaurer : une gestion parfaite de l’emploi du temps sera nécessaire au bon déroulement de l’aventure. Rigueur et frustration seront alors vos maîtres mots.
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From words to swords

D’autant plus que le jeu propose dès son lancement le choix entre 3 modes de difficultés : Beginner, Normal et Extreme. Les modes Beginner et Normal sont tout ce qu’il y a de plus ordinaire et la difficulté n’est jamais aussi agressive que prévue. Le mode Extreme offrira quant à lui de quoi faire aux Hardcore Gamers qui le choisiront, car avec le nouveau système de combat revu et corrigé, les weakness (points faibles) du joueur sont exploités par l’ennemi avec une efficacité hors-norme. Le système de combat ressemble à première vue comme deux gouttes d'eau à celui de Persona 3. Comme prévu, on peut enfin diriger les autres personnages en choisissant le mode manuel dans les Tactiques (dernière tactique pour chaque personnage). L'idée est exploitable en particulier contre les boss qui nécessitent un peu plus de stratégie, mais l'Intelligence Artificielle retravaillée est pour le coup assez remarquable.
On note donc quelques différences : les weak points sont toujours de mise, mais il y a désormais plus de subtilité. Si les attaques ou magies de zone (qui frappent plusieurs ennemis) touchent ne serait-ce qu'un weak point dans le tas, le personnage obtient un One More (un tour supplémentaire), et il y a toujours la possibilité de finir des ennemis à terre par une attaque de groupe. Désormais, la mise en garde d'un personnage lui enlève son weak point pour le tour (d'où l'utilité du mode manuel pour mettre en garde un personnage fragile contre les boss), et le fait de se relever après s'être fait "weaker" ne coûte plus de tours. Afin de mettre dans les vapes pour de bon un ennemi à terre, il faudra retoucher son weak point pour l’assommer et lui attribuer le statut Faint. En somme, si le système de combat semble déjà connu de tous, les quelques nouveautés nécessiteront tout de même un petit temps d'adaptation. Car l’appréhension se révèle au final très différente et ce système de combat amélioré frôle la perfection.
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Un casting plein de références

Persona 4 fourmille de ce qui fait le charme des séquelles à gogo : des références appuyées aux épisodes précédents tout au long des multiples personnages jouables. Ouvertement installé dans un univers télévisé, manga et adolescent, Persona 4 n’hésite pas à brasser tous les codes du genre, et nous propose, une fois n’est pas coutume, une palette de personnages très colorée. Une petite présentation s’impose :
Chaque personnage possédant la particularité de pénétrer dans la télévision utilise en fait une Persona, qui est la face divine de leur personnalité. Le héros de Persona 4 est un étudiant lambda, à un détail près, il est la réincarnation d’Izanagi, l’un des deux Dieux qui selon la religion shintoïste ont présidé la création du monde et du Japon. L’ambition de Persona 4 est donc démesurée et on retrouve à travers ce personnage principal une référence hors-norme à l’origine de Megami Tensei : le premier héros de la série, Akemino Nakashima, était lui-même la réincarnation d’Izanagi. Persona 4 recentre enfin la série sur les divinités japonaises ! Chie et Yôsuke sont plus traditionnels et fonctionnent régulièrement en duo. Ces deux-là aiment se titiller. Chie, malgré son allure juvénile et innocente, est fan de film de Kung Fu et sa Persona n’hésitera pas à nous le rappeler : Tomoe Gozen porte le costume de Bruce Lee ! Yôsuke est quant à lui le comique du groupe, toujours très cool et jovial avec tout le monde. Les autres personnages se suivent et ressemblent avec indécence aux stéréotypes du genre : Yukiko joue la jeune fille de bonne famille pour qui les parents ont de grandes aspirations, Kanji est le délinquant du groupe et rappellera le Eikichi de Persona 2 Innocent Sin, Rise est l’ex-idole (chanteuse populaire) et réplique de Lisa de Persona 2 (elle aussi chanteuse dans un groupe de fille : les Muses) qui devra supporter les obsessions perverses de certains fans, et enfin Naoto, le garçon manqué du groupe, surnommé « Prince Detective » par les médias et similaire physiquement à un Devil Summoner. Vous croiserez bien évidemment la route d’autres personnages plus ou moins intrigants, et alors que certains ne seront que de simples délires sur patte (Mitsuo notamment), les plus dangereux ne seront sûrement pas ceux que vous imaginez.
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Persona 4 se permet n’importe quoi

En prenant parti de créer un monde tout droit sorti de la télévision, Persona 4 se permet n’importe quoi. Les donjons surréalistes côtoient les ambiances de pubs ou de clip MTV, alors que les références au jeu vidéo et tout particulièrement au RPG s’offrent par dizaine sans soucis de cohérence. Persona n’a jamais autant assumé son rôle de série pour adolescents un tantinet fashion-victimes que dans ce quatrième volet. C’est pour cela que l’on voit enfin l’arrivée d’une mascotte (Persona n’en a jusque-là jamais eu) en la personne de Kuma, qui représente à lui tout seul l’esprit télé qu’adopte Persona 4. Inspiré par Doraemon (Soejima est un fan absolu de cette série célèbre au Japon), la forme en patate de Kuma qui représente la douceur est contrastée par sa coupe de cheveux tomahawk.
Du reste, les donjons ainsi que les ennemis eux-mêmes sont des références permanentes à l’univers d’un étudiant japonais. Le premier donjon lié à Yukiko n’est rien d’autre qu’un remix de l’histoire clichée de Mario Bros ou de Zelda où la princesse est prisonnière de l’infâme roi du château qui veut l’épouser. Le donjon de Mitsuo est quant à lui un repère d’otaku où l’on croise pêle-mêle des couloirs pixelisés, des ennemis typés robot géant (on croisera même Goldorak) ou des boss aux attaques rétros dignes de Final Fantasy premier du nom. Persona 4 fera forcément plaisir aux amateurs d’humour de situation, tant les scènes cocasses seront nombreuses.
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La littérature de l’instant

S’il y a bien un point sur lequel la série des Persona a toujours su briller, c’est sur le thème des relations sociales. Les tranches de vies sont contées avec tact, justesse et humour. C’est ce qu’on appelle la littérature de l’instant. Et même si Satomi Tadashii (le scénariste génial de Persona 2) n’est plus de la partie, Azusa Kido (déjà auteur pour Digital Devil Saga et Persona 3) réussit à convaincre en nous concoctant des scénettes de qualité. Les différents personnages se livrent au fur et à mesure des rendez-vous que l’on partage ensemble, grâce au fameux système de Commus (renommé S-Link en US pour Liens Sociaux). Le principe des Commus est de développer des affinités avec les personnages du jeu en leur parlant l’après-midi ou en leur demandant un rendez-vous. Nouveauté dans ce Persona 4, on peut développer des liens avec notre équipe et ceux-ci se répercuteront sur les Persona que l’on pourra acquérir et sur les combats grâce à des avantages divers et variés, entre la possibilité pour certains camarades de relever le héros ou de se transformer en bouclier humain (pour empêcher le héros de mourir sur certaines attaques critiques et ainsi éviter le game over). Chaque Commu correspond à une carte de tarot (magicien pour Yôsuke, amour pour Rise, etc...) et pourra être monté du rang 1 au rang 10. Il va de soi que les derniers rangs seront les plus importants pour la relation mais aussi les plus difficiles à obtenir : il faudra souvent avoir un haut niveau dans les 5 statistiques de notre héros : courage, persévérance, tolérance, communication et connaissance, que l’on augmentera en participant à certains loisirs ou évènements. Alors que le basket augmentera la persévérance, étudier augmentera la connaissance. En cours, on pourra également souffler des réponses à nos amis et ainsi gagner en complicité. Soit beaucoup de choses à gérer dans cette phase simulation de vie de Persona 4, mais tout est d’une facilitée d’accès exemplaire. On monte les Commus ou les statistiques que l’on veut, on peut se la jouer associable les jours où l’envie n’est pas là, et rien n’est au final indispensable à développer pour le bon déroulement du jeu. A chacun sa manière d’appréhender ce système ingénieux, qui gagne encore en profondeur par rapport à Persona 3.
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De quoi perdre son temps

On trouve des nouveautés dans la façon de gérer son temps et d’augmenter ses statistiques. On possède désormais la possibilité de faire quelques minis-jeux comme pêcher, se faire à dîner (tonton étant régulièrement absent) ou même d'obtenir un travail à temps partiel afin de se rémunérer. Si l’on s'approche encore un peu plus de l'esprit Shenmue, tout reste malgré tout très scripté, et la liberté quand même toute relative.
Les magasins accessibles dans la rue commerçante ont à leur tour subis quelques modifications. Notamment le marchand d’armes qui, à la manière d’Etrian Odyssey 2, attendra que le joueur lui revende les morceaux de métaux gagnés durant les combats pour construire de nouvelles armes ou armures. On trouve une fois de plus la possibilité d’acheter des objets uniques via le système de commande télévisée, qui permet désormais de faire son choix entre deux objets différents chaque dimanche. Autre changement, les requêtes ne sont plus le monopole de la Velvet Room. Dans Persona 4 des demandes sont faites par divers étudiants ou villageois qui voudront que vous leur trouviez un objet particulier, en échange d’argent, d’objets divers ou d’un rang supplémentaire dans une Commu spécifique. Les requêtes à la Velvet Room sont cependant toujours d’actualité, mais ces fusions de Persona déterminées augmenteront le rang de la Commu de Margareth, la veuve noire de la Velvet Room, et remplaçante d’Elizabeth.
Persona 4
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On se retrouve alors, au final, avec un Persona 4 au meilleur de sa forme. S’il est quasiment meilleur en tous points que son prédécesseur, il souffre pourtant du syndrome du demi-jeu dont Atlus a le secret (Persona 2 Eternal Punishment, Digital Devil Saga 2, Etrian Odyssey 2, et maintenant Persona 4). Persona 3 devient son plus gros complexe. Car définitivement, le déroulement global et l’esthétisme général de Persona 4 doivent tout à Persona 3, et les 2 innovations et demie (pourtant excellentes) ne parviennent pas à enthousiasmer autant qu’il faudrait. Du reste, le thème scénaristique du « shadow » (le combat contre la face primitive d’un personnage) mange les ¾ de l’intrigue alors que le fait de revenir à des donjons traditionnels enlève une part de la magie de Persona 3. Cependant, le jeu reste prenant comme jamais grâce au gameplay ultra-intuitif et on savoure les absurdités des phases télévisées (même si elles auraient du aller encore plus loin dans le trip) le sourire en coin.
Le 4, c’est le type de note qu’on met lorsqu’on ne veut pas prendre de risque. C’est exactement comme Persona 4 en somme, un soft qui surfe sur le succès de son prédécesseur pour proposer sans se fouler un déroulement identique et éliminer tous les petits défauts d’antan. En ressort alors un épisode excellent, bien fini, mais qui manque cependant de folie et de promesses.

03/11/2008
  • Le système de combat revu et corrigé frôle la perfection.
  • Persona 4 est extrêmement prenant.
  • Même s’il utilise le moteur 3D de Persona 3, les graphismes restent frais et agréables.
  • Le jeu est ultra-complet.
  • Les thèmes scénaristiques sont intéressants.
  • Une plus grande variété.
  • Atlus se repose sur ses acquis.
  • Le scénario n’est pas aussi bien tourné que dans les précédents Persona.
  • La bande-son parfois décevante.
4

GRAPHICS 4
SOUND/MUSIC 4
STORY 3
LENGTH 5
GAMEPLAY 5
Persona 4 > Commentaires :

Persona 4

4
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19 commentaires
mogfa

le 02/03/2010
Edité le 02/03/2010
Note : 4
P3.5 comme disent certains détracteurs du jeu. Le jeu reprend en effet toutes les mécaniques de P3 en n'en changeant que très peu de choses. Juste des améliorations par ci, par là. Pour ma part, j'ai bien aimé le jeu, même si j'en suis quand même ressortit déçu. Atlus s'est clairement reposé sur ses lauriers. Dans les mécaniques de jeu, rien (ou presque) n'a changé. On se retrouve toujours avec un jeu au même déroulement que P3 avec la répétivité que cela impose. Les soi-disant donjons différents ne sont que de la poudre aux yeux. Les thèmes changent, mais le level design reste semblable au Tartarus. N'empêche que le fait de pouvoir contrôlé tous les personnages est un vrai plus et le système de combat est d'ailleurs encore meilleur que le troisième. Pour avoir fait le jeu en HARD, ce dernier propose aussi un véritable challenge permettant de ne jamais s'ennuyer pendant les joutes.
L'ambiance y est par contre tout à fait différente et retranscrit assez bien les différences qu'il peut y avoir entre une grande ville comme Port Island et la vie rurale d'Inaba.
Autre déception, le scénario dont le rythme est encore plus infâme que dans P3. En fait, il ne décole qu'à la toute fin. Une fin qui est certes excellente et captivante. En dehors de ça, on peut quand même profiter des thématiques liés à chaque personnage de grande qualité et assez osée (Kanji, Rise notamment) et d'events assez sympa bien que tournant un peu trop autour du Mystery Food X. Le casting est tout aussi maîtrisé. Aucun personnages parmi les principaux n'est à jeter. Chier, Yukiko, Rise et ce crétin de Teddy sont même excellents et bien fun à suivre. Les S-Links sont un peu moins plaisants à suivre en revanche. Tous les personnages de l'équipe ont le droit à leur propre S-link mais il y a quand même quelque déception et ratés comme le Renard absolument navrant et une Margareth bien loin du fun proposé par Elisabeth dans les events bonus de P3FES. Je dois aussi dire que King Moron est un bien "meilleur" prof que celle de P3 FES .

En somme, P4 est donc une expérience bien moins marquante que P3, tout en restant un très bon jeu.

Tommy

le 16/01/2010
Note : 4
P4 fait partie des meilleurs RPG auxquels j'ai pu jouer. S'il est vrai qu'il est très proche de son prédécesseur, il n'en possède pas moins une identité propre, et il se révèle au final plus complet et plus équilibré que ce dernier.
Mais bon, l'effet de surprise ne fonctionne plus, et les persos sont globalement moins attachants que ceux de P3, sans parler de la bande son qui se trouve un ton en dessous de celle de son aîné.
Ushiwaka

le 14/01/2010
Edité le 17/01/2010
Note : 3_5
J’ai eu la chance (ou malchance je sais pas) de faire cet épisode avant de toucher à P3, ce Persona 4 fut donc une agréable surprise pour moi, un RPG que le cadre scolaire rendait très original (impression réfuté une fois P3 entamé, évidement) et au scénario de base intriguant. Histoire mené façon enquête policière, elle sait tenir en haleine le joueur même si à la longue la progression basée sur une disparition puis sauvetage, disparition puis sauvetage, ect. m’a gavé. J'ai également trouvé ce scénario, bien moins originale et intéressant que P3.

L’équipe est agréable à suivre, grâce notamment au développement des relations entre le héros et les personnages via les S Link, à passer du temps avec les différents protagonistes, finalement pour la plupart, biens travaillés, on se prend d’affection pour eux, c’est un système vraiment bien fichu et un des gros points forts du titre.
Pour le reste les musiques tuent et sont bien dans l’ambiance (certaines pistes de donjons sont vraiment hypnotiques malgré leurs apparente répétitivités...), les donjons, divers et extravagants, sympa à parcourir, le système de combat vraiment génial, la durée de vie assez monumentale et les graphismes plutôt bons.

Un jeu qui je trouve, souffre de la comparaison avec son aîné, surtout en terme d'ambiance et de scénario.
Shadow

le 01/01/2010
Note : 3
Que dire d'un jeu qui force la comparaison avec son aîné ? Qu'il tend l'autre joue après s'être pris une première gifle ? Persona 4 est vraiment un phénomène. Comment le détester quand on voit toute la richesse de l'univers, son réalisme ? Sans être franchement charismatiques (et surtout pas originaux), les personnages qui constituent l'équipe nous font passer de bons moments en leur compagnie, c'est un fait. Mais, il y a un "problème".

Le titre est beaucoup plus proche d'un Classical, d'un Shonen un peu trop kitsch, que ne l'étaient Persona 3 & FES. Là où ces deux jeux possédaient une atmosphère qui leur était propre, un concept original et totalement osé, Persona 4 se contente bêtement de reprendre dans les grandes lignes la même formule. En résulte un jeu totalement dénué d'originalité, sans compter qu'il répète *à l'identique* les défauts de ses prédécesseurs. Ainsi, on a une ost schizophrène, capable de très bonnes choses mais aussi et surtout extrêmement répétitive et banale quand elle le veut. Le level design n'a en rien été diversifié, les environnements changent juste d'aspect de manière plus significative qu'auparavant (on apprécie à ce titre les thématiques abordées par les donjons), mais autrement on fait exactement la même chose que par le passé. C'est même pire, puisque les combats sont dénués de toute stratégie, les faiblesses ennemies étant prévisibles et faciles à exploiter (en tout cas en mode normal).

Bien sûr, le plus gros défaut des Persona 3 est aussi de la partie, à savoir que le jeu traîne en longueur, et c'est un euphémisme que de le dire ! La trame narrative suit globalement un schéma qui se répète, l'objectif général est toujours le même et s'accomplit de manière identique. Le stress recherché par les développeurs, avec la mise en place d'une limite temporelle n'opère même pas, si bien que les journées passent avec toute la monotonie de notre vraie vie, là où un certain titre d'Atlus arrivait justement à nous faire envier le cadre de vie proposé...

NB : oui, la note est très "basse", au vue de la moyenne du jeu. Voyez-y une sorte de coup de gueule...
Faizon

le 29/12/2009
Note : 4
Inévitablement comparé à Persona 3, ce 4e volet en corrige certains défauts (contrôle des alliés en combat dont l'absence pouvait être critiquable, plus de variété dans le système de S-Link, etc.), mais peine à conserver la même magie, pour deux raisons probables : un jeu très proche dans son déroulement et donc plus l'effet de découverte, et une ambiance un petit peu moins réussie, avec, dans la continuité logique, un scénario avec moins de tenue et une rythme assez bancal. Malgré cela, et malgré une "vraie fin" assez ardue à découvrir sans consulter une FAQ du jeu, le tout reste prenant, avec des mécanismes de jeu polis et performants.
LaFlammeAzure

le 20/12/2009
Note : 4
un tres bon, voir exellent jeu, plus immersif que le 3, meilleur ambiance et a mon avis meilleur scénario et des perso attachant, le gameplay deja exellent du 3 a été pérfectionné, seul point noir a mon avis : la bande son, bonne certes, mais moins que celle de P3

Mais malgres tout ca, je ne saurais éxpliquer pourquoi, mais je lui prefère le 3
kanedo

le 16/12/2009
Note : 3_5
Pas un mauvais jeu mais une sorte de Persona 3 bis,qui corrige les défauts de gameplay du 3 mais offre une BO franchement moyenne et inégale,un scenar tournant trop autour des shadows et n'exploite pas certaines pistes qui aurait pu être intéressantes et,évidemment,l'effet de surprise du 3 a disparu...Par contre le design des Boss est assez génial (WTF le shadow de Kanji ?) et l'impression de faire partie d'un groupe est plus présente que dans le 3
devildestinyman

le 28/10/2009
Note : 4
Tout d'abord ce jeu est une pure merveille normale c'est un persona ...
Niveau scénario il pete tout si vous voulez un jeu de pure investigation c'est le jeu qui vous faut ...
Il surpasse de loin les FF ou Xenosaga au niveau du scénario selon moi ...
Cependant, il est de loin en dessous à l'opus précédent, les musiques sont assez variés mais peut entrainante, on ne peut pas choisir sa musique lors du battle search et la vue dans les dongeons est en dessous de celle du 3 quoique au niveau graphismes c'est plus travaillé, les boss sont bourrins alors l'aspect technique du 3 est completement volatilisé, le leveling suffit à tout détruire sur son passage ...
Au niveau de la jouabilité rien à redire, on prend gout à parler dans ce jeu avec les persos secondaire ... les classes sociales ont enfin un but contrairement au 3 et ont peu effectué des petit job pour acheter des armes ...
petit ombre au tableau je n'ai pas trouvé de magasin pour se fabriquer son arme comme dans le 3 ... pour monter les classes c'est assez long et en plus les persos auxquelles on veut parler ne sont pas toujours dispo.
Pour ce qui est de la fin je l'ai fini avec la mauvaise fin et là je suis sur la plus belle fin une investigation est necessaire pour l'avoir, elle est digne de valkyrie ... Bon reste à voir le méga boss pour le comparé au trois je pense que celui-ci sera bourrin et sans aucune tactique quoique le boss dans le niveau paradis était pas mal technique (mon boss pref ... ) je modifirais si ce n'était pas le cas ...
Bao

le 09/10/2009
Edité le 09/10/2009
Note : 4_5
Persona 4, ou 3.5 comme dirait les "mauvaises langues". C'est un Persona 4 pour ma part. Indéniable que Atlus a proposé une version "upgradée" du désormais cultissime Persona 3, avec lequel Persona 4 est automatiquement comparé...

Le système de combat, plus que parfait dans le 3, frôle ici la perfection avec ses ajouts (contrôle des équipiers, nouveau système de press turn) Le système de fusion des démons est le même, à la différence qu'un nombre plus conséquent de démons peut être invoqué. La durée de vie fait également honneur au soft, arriver à une sauvegarde à 3 chiffres pour les heures n'est pas impossible.

Bien qu'un poil en dessus de son prédécesseur, l'ambiance et l'histoire sont très sympathiques. Le cadre du Japon rural dans lequel se situe l'histoire apporte un côté "chaleureux et traditionnel" au cadre de l'histoire, ce qui tranche avec la relative froideur du monde urbain de P3. Histoire qui est très sympathique (le côté enquête policière, les réflexions et déductions, toussa) maintenant rythme et intrigue avec une certaine efficacité, du début à la fin. L'OST qui dessert le tout et également très bonne à mon goût, prise à part de la comparaison "P3ienne" (Raaah Heaven, Reach out To the Truth ou encore Heartbeat, Heartbreak )

Quand au nerf de la guerre... on retrouve une nouvelle fois la mixité vie étudiante / donjon, elle aussi plus rythmée avec le calendrier qui a été revu. J'ai plus apprécié les commu. dans cet épisode : bien plus touchantes à mon goût. Pareil pour notre petite équipe, bien plus attrayante, diversifiée et fun que dans le 3 (et avec plus de délires occasionnés d'ailleurs), qui apporte d'ailleurs un côté bien plus "travail d'équipe" que dans le 3. Quand au côté donjon, on abandonne le grand donjon unique pour plusieurs petits. Et quels petits ! Jouant sur les codes de la télé et du jeu, on en vient a arpenter des lieux extrêmement dérangés, parfois dérangeant, ou carréments ultimes (Raaaah Void Quest et son hommage au 8-bits, musique incluse ^^) ce qui casse avec succès la monotonie du D-RPG.

Bref un très bon RPG. Nous attendons le prochain volet, Atlus ! Ne nous déçoit pas !
Toki

le 31/08/2009
Edité le 30/01/2010
Note : 3_5
Bon jeu mais neanmoins inferieur a Persona 3, notamment des persos moins attachants (le heros ) et une histoire qui perd beaucoup en intensite vers la fin.
Par contre les musiques sont fabuleuses ("Heaven"!!!)
Bref je n'ai pas grand chose a dire sur ce jeu, a jouer quand meme^^
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