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Deus Ex: Human Revolution > Articles > Review
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Deus Ex: Human Revolution

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Deus Ex: Human Revolution
Prends ça dans ta face... en toute furtivité !
Plus de trois ans que Deus Ex 3 était attendu, source de fantasmes, d’inquiétudes, après un second épisode qui a déçu.

Deus Ex a été le premier véritable RPG utilisant un moteur de FPS (bon ok, y'a eu aussi System Shock) pour proposer un monde ouvert d’inspiration Cyberpunk, un genre très (trop) peu présent y compris dans le jeu-vidéo malgré le retour d’autres genres de science-fiction (space opera et post apocalyptic).

La presse est rapidement tombée unanime pour saluer le succès de Human Revolution, est-ce bien justifié ?

Au début, il y eut Adam

Quoi de mieux pour une préquelle à Deus Ex - dont le héros s’appelait JC (officieusement pour Jésus Christ et non pas Jean Claude) - que de nommer son héros Adam ?
Adam Jansen est un ancien flic d'élite, membre du S.W.A.T. Aujourd'hui chef de la sécurité pour Sarif Industries, une société spécialisée dans les augmentations (des prothèses cybernétiques améliorant l'homme), il fait face à une attaque terroriste non identifiée qui lui coûtera presque la vie. Quelques mois plus tard, il est de retour affublé du nec plus ultra en matière d'augmentations (bras et jambes cybernétiques, cerveau boosté...), si bien qu'il n'a plus grand chose d'humain physiquement.
Et voilà qu'un autre groupe de terroristes, farouchement anti-augmentations, Pureté Absolue, prend en otage des employés de Sarif Industries dans l'usine de production. Influent, le P.D.G. de Sarif parvient à retarder l'assaut du S.W.A.T. et c'est Adam qui est prié d'y aller pour récupérer un prototype militaire top secret.

C'est le point de départ de l'intrigue de Human Revolution, riche en rebondissements qui mêlera comme ses prédécesseurs thèses complotistes et débats sur le futur de l'humain. L'Homme doit-il chercher à s'améliorer via la technologie ? Va t-il y perdre en humanité ? Qui empêche Sarif d'accéder au corps du hacker suicidé au cours de la prise d'otages dans l'usine ? Son directeur en sait-il plus qu'il ne le dit sur les attaques dont sa société a fait l'objet ?
Autant de questions auxquelles Adam Jansen sera confronté durant cette aventure qui le mènera aux quatre coins du monde. Passionnante, l'histoire manquera parfois malgré tout de subtilité dans le traitement de ses thèmes, notamment sur les complots. Les réflexions les plus intéressantes sont les plus classiques de la science-fiction et concernent l'Homme et son futur. Pas seulement dans l'augmentation, qui pose le problème de l'accès inégal à celle-ci dans une société capitaliste, mais également dans la perte d'un repère essentiel à la définition de l'humanité : celui du corps.

D'autres thèmes de S.F. sont également abordés, et ils sont globalement les mêmes que dans les deux premiers épisodes. La différence majeure est que Human Revolution se trouve plus proche de nous, puisqu'il se passe avant le premier épisode, avant que les augmentations ne deviennent presque invisibles via les nano-machines. Dans Human Revolution, s'augmenter signifie avant tout se mutiler et se défigurer. Les cyborgs de ce troisième opus sont reconnaissables au premier coup d’œil, et c'est ceux qui plus tard seront relayés au rang d'antiquités gênantes et dégradantes, les Anna Navarre et Gunther Hermann de Deus Ex 1.
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First Personn Cyberpunk Role Playing Game

Après un second épisode qui simplifiait tristement le gameplay de Deus Ex, Human Revolution était attendu au tournant. Ce dernier fait le pari de ne pas revenir à la complexité de Deus Ex, qui mariait le choix d'augmentations à un véritable système de niveaux qui permettait de choisir des compétences diverses qui influaient sur les capacités au combat. Ici, c'est l'aspect "Action" qui est privilégié à la feuille de statistiques. Les compétences du joueur sont son atout principal et les augmentations lui ouvrent surtout de nouvelles portes de gameplay.

Compléter des objectifs de quêtes, abattre ses adversaires, pirater des terminaux, explorer les niveaux permet d'engranger des points d'expérience. Chaque palier d'expérience dépassé permet le gain d'un point de dynamisation. Ce point peut être dépensé sur un arbre d'augmentations et chaque partie du corps d'Adam (non, pas toutes, ok) peut-être augmentée cybernétiquement. En réalité, elles le sont déjà, mais leurs pouvoirs sont "endormis" et peuvent être réveillés. Chaque partie du corps augmentable possède son petit arbre ou sa branche d'augmentations. Utiliser un point de dynamisation sur les jambes peut permettre plusieurs choses, par exemple pouvoir faire une chute de n'importe quelle hauteur sans subir de dégâts, ou bien courir sans émettre le moindre son. Ces dynamisations sont passives ou actives selon les cas, usant ou non de "batterie". Oui, Adam marche à piles, piles qu'il recharge en mangeant des barres vitaminées par exemple (loul).

Ses nouvelles compétences lui permettent au fil du jeu tout un tas de choses : de voir ses ennemis à travers les murs, de pouvoir respirer dans un espace pollué par des gaz toxiques, de devenir invisible, de soulever et lancer des charges lourdes, de courir plus vite et plus longtemps ou encore d'optimiser ses compétences de compréhension et d'empathie pour mieux convaincre ses interlocuteurs... Les augmentations ne manquent pas et si l'on ne peut pas (à moins d'acharnement) au fil d'une partie toutes les acheter, les pouvoirs débloqués seront assez intéressants pour oublier l'absence d'autres éléments RPG qui faisaient la joie des puristes du premier épisode.

Le système de dialogue est particulièrement réussi, mettant le joueur aux prises avec un combat psychologique avec ses interlocuteurs dont la finalité est de réussir à dominer mentalement celui-ci pour le convaincre. Une même réponse peut donner lieu à différentes réponses, et l'augmentation sociale permet d'avoir accès à de nouvelles réponses qu'il faudra choisir en fonction du profil de la personne et de son comportement à un instant T.
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Give me Deus Ex

Human Revolution, même s'il met le joueur dans la peau d'un être particulièrement "augmenté", n'offre en aucun cas l'invincibilité. En difficulté maximum, une rafale de balle est fatale, et il est constamment nécessaire de jouer intelligemment, d'observer les mouvements des ennemis, de les éviter si possible ou de les tuer lorsqu'ils sont seuls. En ameuter plusieurs, c'est souvent se condamner à mort. Les ennemis réagissent très vite, contournent intelligemment le joueur, usent de l'invisibilité et d'autres pouvoirs. Certains détails sont particulièrement intéressants. Se placer derrière des civils, s'en servir comme bouclier humain, empêchera les forces de l'ordre de tirer par exemple.

Le meilleur moyen de neutraliser l'adversaire, si l'on décide de le faire, est souvent de l'approcher lorsqu'il est seul, et d'user d'une neutralisation, déclenchant d'une simple commande une animation qui tue l'adversaire ou l'assomme, au choix du joueur. Il est aussi possible d'user d'armes non létales ou silencieuses, le meilleur moyen de progresser sans déclencher d'alarmes. Il est également nécessaire de traîner ensuite les corps des victimes loin du chemin emprunté par les autres soldats ou des caméras, sous peine de déclencher encore une fois une alarme.

Il est tout à fait possible de les éviter la majeure partie du temps grâce au level-design bien étudié même si parfois un peu trop évident, d'emprunter des voies d'aération, de passer d'obstacle en obstacle pour couvrir sa présence. Human Revolution propose en effet un mode couverture, passant la vue à la troisième personne, permettant de s'accoler aux murs et d'observer plus facilement ce qui se passe aux alentours. Si celle-ci dessert l'immersion, elle est en revanche assez intuitive et devient rapidement un réflexe.

Le piratage est également une composante essentielle du titre. Celui-ci permet d'accéder aux ordinateurs et terminaux de sécurité ou d'ouvrir des portes dont on ne possède pas le code ou le mot de passe. Ces codes peuvent également être trouvés sur des objets disséminés, ou être obtenus via des phases de dialogues (procédé en général réservé aux objectifs de quête). Le piratage se présente sous la forme d'un mini-jeu, dans lequel le système informatique est schématisé comme un plan, dont on doit parcourir les lignes pour atteindre un point précis, avant que la défense du système n'ait fait de même avec la position initiale du joueur. Ce mini-jeu se révèle plutôt stratégique mais un peu répétitif, s’enchaînant parfois trop souvent et devenant mécanique. Éteindre des caméras ou retourner des tourelles contre ses opposants par ce biais s'avère par contre assez satisfaisant.
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Gravé sur chrome

Si Deus Ex: Human Revolution ne brille pas par sa technique parfois à la rue, il se rattrape très largement sur son design inspiré de la renaissance et des architectures actuelles "futuristes". Parfois épuré, comme dans les bureaux et bâtiments de grandes sociétés, il sait parfois être sale, pollué, comme dans les rues de Shanghai, dont il permet de visiter plusieurs quartiers.

Certaines textures frôlent le ridicule, comme celles de certains éléments de décors (affiches, panneaux), baveuses, floues, ou celles du ciel tout simplement honteuses. L'eau, peu représentée heureusement, est particulièrement laide et semble venir d'un autre âge. Les personnages semblent également avoir bénéficié d'un soin inégal. Certains sont particulièrement bien dessinés tandis que d'autres sont trop lisses ou carrément peu crédibles. Et là où le jeu pêche le plus, c'est dans le peu d'expression qu'ils peuvent afficher. Leurs sentiments si divers qu'ils soient ne transparaissent que dans les voix (celles d'origine sont particulièrement réussies alors que la version française est en retrait) car les visages restent souvent impassibles. Un vrai choc quand on a connu des jeux particulièrement innovants dans le domaine comme L.A. Noire.

La musique, atmosphérique, non envahissante, arrive à renforcer l'immersion déjà bien présente grâce à la crédibilité de l'univers présenté. Elle s'inspire des thèmes du premier épisode, mais se révèlent originales malgré tout, possédant une véritable identité.

Selon le temps pris pour explorer les villes et les niveaux, pour lire les e-mails et livres électroniques, pour réaliser des quêtes et objectifs secondaires, Human Revolution peut être terminé en 25 à 35h, et même plus. La replay value n'est pas négligeable si vous avez privilégié un type de gameplay en particulier (furtif ou agressif). Et ce n'est pas non plus la variété des armes (17 très différentes auxquelles s'ajoutent les divers types d'explosifs) et des augmentations qui ira à l'encontre de ce constat.
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Deus Ex: Human Revolution

Deus Ex: Human Revolution parvient à réussir le pari fou de faire aussi bien que Deus Ex, et même mieux puisqu'il modernise ce premier jeu qui souffre d'une rigidité mal vieillissante. Sa plus grande force réside dans son ambiance parfaitement maîtrisée, grâce une direction artistique sans failles malgré une technique parfois à la ramasse, une bande-son de qualité et des quêtes en milieu urbain passionnantes.

On regrettera néanmoins un manque d'ambition sur l'écriture, ne tournant globalement qu'autour d'une seule et même question, loin des nombreuses thématiques abordées par le premier épisode. Les quatre fins possibles (et facilement enchaînées lors d'une première partie) permettent encore une fois une fin ouverte et agréable à regarder.

Un épisode réussi qui relance avec grand succès (les ventes sont nombreuses) la licence Deus Ex, pour pourquoi pas de nouvelles suites qui iront peut-être vers une plus grande profondeur thématique et des environnements toujours plus ouverts.

05/09/2011
  • Level design rafraichissant
  • Scénario prenant
  • Ambiance parfaitement immersive
  • Difficulté bien gérée
  • Gameplay général réussi
  • Certaines textures immondes
  • Expressivité des personnages limitée
  • Un manque de richesse thématique
9

GRAPHICS 3/5
SOUND/MUSIC 4.5/5
STORY 4/5
LENGTH 3/5
GAMEPLAY 4.5/5
Deus Ex: Human Revolution > Commentaires :

Deus Ex: Human Revolution

9
8

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10 commentaires sur PC
Riskbreaker

le 16/04/2017
7
S'il y a des éléments très discutables dans ce titre, il se révèle néanmoins très bon et procure une vingtaine d'heures de gameplay agréables. L'aspect infiltration est globalement réussi et on troque du coup volontiers notre Snake adoré pour cet Adam transhumanisé.

Le scénario sort des sentiers battus et sait nous pondre une trame loin des relations manichéennes classiques habituelles. Si les fils conducteurs se captent bien en amont, ils restent suffisamment discrets pour nous tenir en haleine. Les traîtres se cachent sous d'autres traîtres, mais la vérité est tout de même ailleurs. Personne n'est tout blanc, personne n'est tout noir (sauf quelques quêtes annexes sans importance) et ce qui compte est surtout la manière dont les différents thèmes sont traités. Le transhumanisme et la mondialisation en tête. Une bien jolie approche pour des idées pourtant déjà bien éculées.
Malheureusement, la narration est en dents de scie et si certains dialogues se révèlent bien percutants, la majorité de l'aventure se révèle assez plate. Les scènes manquent d'impact, de rythme, et on peine souvent à percevoir les différents enjeux. Perdu entre les dernières révélations, ne sachant plus quoi penser, il est souvent dur de suivre Adam dans son aventure. Il faut véritablement arriver à la fin de l'aventure et bien suivre tous les éléments disséminés dans le jeu pour espérer détenir une vérité. Certains apprécieront d'être perdus, menés en bateau du début à la fin, en essayant sans cesse de joindre les bouts, d'autres – comme moi – mettront cela sur le dos d'une narration plutôt moyenne, entre dialogues vagues et cinématiques pauvres.

Heureusement, l'univers du jeu – post-apocalytpique - est très réussi et l'ambiance qui s'en dégage est assurément un point fort du titre. Pesant, pollué, un monde où la biotechnologie et le transhumanisme respirent à chaque coin de rue. Le tout porté par une direction artistique extrêmement bien adaptée au thème, toujours à propos et très riche en détails. Il est réellement plaisant de traverser les différentes villes proposées et l'ambiance arrive à nous suivre même une fois le jeu fermé. Une franche réussite.
Techniquement, c'est en revanche plutôt moyen, avec un titre qui accuse – dès sa sortie en 2011 – le poids des années. Dommage, car l'univers si attirant promettait bien mieux. On jongle donc entre textures pauvres, animation plutôt moyenne et divers bugs (souvent dus au ragdoll) ternissant un peu l'expérience. Cela dit, dans l'ensemble, il reste tout à fait convenable et un joli effort a été effectué sur les personnages principaux, au faciès toujours reconnaissables.

Côté gameplay, j'ai vraiment été conquis. Le système d'infiltration est très réussi et les promesses annoncées (multiples embranchements, chemins, possibilités) sont tenues. On se plait à toujours fouiller autour de nous pour trouver la meilleure approche possible, évitant au maximum la confrontation frontale. Du tout bon, même le système de cover m'a semblé réussi (avec quelques bémols sur la transition première/troisième personne). Les éléments mis à notre disposition sont variés et l'excitation d'arriver dans une nouvelle grande zone à explorer est bien présente.
Il y a malheureusement un manque d'équilibre entre ce gameplay et l'évolution d'Adam. Le jeu pousse (via l'expérience gagnée) à opter pour une approche infiltration, plus qu'action. Plutôt pas mal si cela n'aidait pas de trop Adam. Mais très vite, on croule sous l'expérience et on termine l'aventure en ayant quasiment débloqué toutes les compétences possibles. Why not ? Oui, pourquoi pas, sauf que la difficulté en prend sacrément un coup et tout se révèle très facile au final. Le hacking se fait les doigts dans le nez, on voit à travers les murs (et vu que les gardes font toujours la même ronde...), le typhoon est archi cheaté contre les boss, on peut être invisible, courir sans faire de bruit, etc, etc. La folie. Les deux derniers niveaux, je les ai traversés en courant à fond partout, sans (quasiment) me faire repérer. Les limites de ce gameplay donc.
Oubliez les combats de boss, complètement nuls, inutiles et n'apportant aucune satisfaction de gameplay. Développés en externe, cela se ressent grandement (sans compter que les boss sont pour la plupart insignifiants pour le scénario).

Au final, Deus Ex HR est une vrai bonne expérience. Il brille par un très bon gameplay, un univers incroyablement convaincant et des thématiques riches et finement traitées. Dommage que de multiples éléments viennent ternir tout cela, comme une narration en dent de scie, des boss inutiles, une technique datée et un équilibrage global douteux.
kolibri

le 28/03/2015
7
Mon premier Deux Ex, et un de mes premiers essais dans le monde du FPS-RPG. Au final je me suis plutôt bien amusé, le jeu est beau et passe superbement même sur des ordis pas exceptionnels, il se révèle intéressant, et surtout possède une ambiance (très) prononcée, prenant sa source d’inspiration des classiques du cyberpunk comme Blade Runner. Le tout est cohérent et vraiment maîtrisé. D’un point de vue sonore, les musiques ne sont vraiment pas marquantes, et aucune d’entre elles ne s’en détache vraiment. Elles remplissent assez bien leur rôle de musique d’ambiance mais vraiment rien de plus. Le gameplay est assez sympathique et riche, et intègre bien la composante RPG, la ballade en ville est assez jouissive et on a vraiment l’impression d’avoir une liberté d’action, et les phases d’infiltration dans les zones sont plutôt correctes mais l’intelligence artificielle est vraiment limitée par moment, rendant la tâche plus facile. Le jeu est en plus assez long et comporte une belle quantité de quêtes annexes, dont l’intérêt est malheureusement assez limité la plupart du temps. Au final une expérience sympathique mais qui ne manque pas de défauts, le bilan reste pourtant plus que positif.
auty

le 08/10/2013
8
Un p'tit commentaire sur le DLC Missing Link.

Très bon complément à l'histoire d'Human Revolution, ce DLC réussi non seulement à raconter les évènements survenus durant les jours manquants dans le jeu, mais il le fait sans être incohérent avec le reste de l'aventure. On retrouve ainsi un Jensen en sale position au départ privé de ses augmentations et de son équipement. Du coup le début s'avère plutôt tendax, et ça ne s'améliore guère avant un moment vu que les 7 pauvres kits de dynamisation refilés avec ses affaires laisse peu de choix pour monter son perso. Un conseille pour ceux qui veulent jouer les complétionnistes sans avoir à rager de ne pouvoir tout visiter dans le bateau qui sert de départ à l'aventure, misez sur le saut, le poing pour péter les murs et le piratage jusqu'au niveau 3 minimum. Pour le reste ça viendra tout seul. Détail marrant d'ailleurs, le sang recouvrant le corps du héros disparait comme par magie une fois rhabillé.

Pour le reste, c'est assez complet. Plusieurs zones à visiter, l'une d'elle bien grande et remplie de passages styles conduits d'aérations and co, une quête principale assez fournie mais qui pousse à faire des aller-retours (et avec cette connerie de sas d'identification qui met trois plombes pour vous identifiez...), quelques annexes, des choix aussi à faire à un moment donné (l'une des possibilités est pas évidente à réaliser), un p'tit affrontement final pas trop difficile et un gros dur de bad guy à qui j'irais pas serrer la main, et plus encore. Y'a de quoi s'occuper plusieurs heures et on peut facilement doubler son temps de jeu juste pour tout retourner dans tout les sens.

Et le chute final n'est pas évidente à deviner, sauf pour les plus fouilleurs qui découvriront le poteau rose avant l'heure.
auty

le 17/09/2013
Edité le 17/09/2013
8
Un troisième épisode qui envoie bien la sauce et sur lequel je n'ai pas vu le temps passé.

Le scénario bien fichu nous fait voyager un peu partout comme dans les anciens opus, et comme dans les anciens opus, la Terre n'est apparemment pas assez vaste pour qu'Eidos nous fasse revisiter les mêmes villes durant l'aventure. Je râle un peu, mais hormis ce coté ping-pong planétaire (et le final), l'histoire à de sérieux atouts de son coté. Bien construite, assez peu de temps morts, des rebondissements et des révélations. Les dialogues sont bien écrits et les thèmes abordés plutôt nombreux, ainsi que le background bien fourni. C’est d'ailleurs impressionnant le nombre de mails, livres et carnets électroniques disséminés dans le jeu (facilement plusieurs centaines), procurant de la lecture régulièrement. Les quêtes annexes sont bien poussées, avec de multiples objectifs, demandant de l’investissement, et donnant parfois l'occasion de faire des choix. Dommage que la plupart n'ait qu'une seule conclusion. Les dialogues des PNJs lambdas font un peu pitié. Deux lignes de dialogues pour la plupart (quand on en a trois, on sabre le champagne), et en plus, y'a plus de PNJs que de dialogues en réserve, et il n’est pas rare de tomber sur un gars qui te raconte exactement le même truc que la femme croisée 2 minutes plus tôt. Quand je me souviens des nombreuses discussions possibles avec les PNJs des deux premiers opus, je tombe un peu de haut. Reste le final, proposant plusieurs conclusions, mais c’est tellement évident au point d'avoir l'impression de faire un choix dans une liste d'achat, que ça casse le truc. Merde quoi, au moins les anciens Deus Ex te la faisait aller la chercher par toi-même au lieu de te la servir sur un plateau.

Le gameplay est toujours aussi bon. Ils ont carrément bien améliorer le coté FPS. Les fusillades envoient du pâté et sont bien foutues. Ça reste quand même bien moins intéressant que l'infiltration, plus passionnante et d'autant plus récompensé en expérience. Car tout ce qu'on fait dans le jeu se voit généreusement arrosé de points d'exp à gogo, avec des bonus sous certaines conditions. Du coup, y'a limite moyen d'avoir un perso ultime (j'avais quasi monté toute mes compétences sauf deux ou trois, et j'ai pas trop optimisés les gains en exp). Le jeu en devient vraiment facile, même en difficulté max, mais n'en reste pas moins passionnant. Il y a beaucoup à fouiller, découvrir, des secrets un peu partout. Y'a mêmes des références en pagaille à Deus Ex numéro un (les radios diffusant les thèmes musicaux, les mails aux destinataires et/ou expéditeurs au nom de PNJs important, la blague des chiottes pour femmes).

Carton jaune sur le piratage. Horrible au début (limite impossible de pirater sans se faire repérer), bien une fois les bonnes compétences montées, mais surtout la composante hasardeuse bien trop présente avec son pourcentage (genre t'as 15% de chance de te faire pécho et l'IA décide de pourrir la vie en te repérant direct plusieurs fois en te connectant/déconnectant...).

Assez surpris par les décors du jeu, bourrés de détails que j'affectionne tant. Assez contradictoire de voir des décors souvent correctes parfois se mixer à des textures affreuses ici et là, qui font bien tâches. Y'a quelques panoramas sympas sans plus, les zones sont grandes, le level-design super travaillé, c’est plein de vie. Les PNJs ne sont pas vraiment convaincants avec leurs animations faciales très limités offrants parfois des grimaces involontairement drôles. Et puis merci les bugs, mais j'ai l'habitue maintenant avec cette saga.

Bien aimé l'ambiance sonore, assez présente pour se faire entendre, alternant morceaux atmosphériques bien calmes et passages nerveux selon les situations. Je l'ai plutôt apprécié pour le coup. Et gros up pour les doublages en VO, donnant vie aux protagonistes et rendant les joutes verbales d'autant plus réalistes.

Un mot sur le DLC où on doit sauver le tout jeune Tracer Tong. Il est court mais bien intégré à l'histoire, et ça fait plaisir de revoir l'unique perso présent dans les trois opus. Par contre, je trouve complètement con qu'ils se soient pas démerdés pour que The Missing Link soit lui aussi intégré dans le scénar', d'autan qu'il y avait moyen. T'es obligé de le lancer à part...

Je me rends compte que j'ai quand même pas mal critiquer, mais j'ai vraiment apprécier le jeu. Pour peu qu'on arrive a passe outre ses défauts, c'est beaucoup de plaisir à la clé.
Luckra

le 27/10/2012
7
N'ayant pas réussi à accrocher au premier Deus Ex à cause de sa rigidité, je me suis lancé dans cette "remise au gout du jour" de la saga.

Graphiquement, le jeu commence mal et accuse plusieurs années de retard dans à peu près tout (modélisation, animations, textures, effets). Les moments "panorama" sont du coup assez pathétiques au lieu d'être impressionnants à cause des textures très basse résolution.
Mais la direction artistique vient sauver le tout et, même avec le filtre "jaune pisse" constant, il faut avouer que c'est une réussite. Même constat sur l'ambiance musicale et sur les doublages qui contribuent à une ambiance vraiment excellente.
Le scénario n'est pas en reste et propose une très bonne réflexion sur le futur même si j'ai été légèrement déçu par la fin très vite expédiée.

Enfin le gameplay est, en théorie, excellent. On a 4-5 façons d'arriver à nos fins, on peut tuer ou non, l'évolution du personnage est constante.
Sauf qu'en pratique, c'est une autre histoire. Premièrement la caméra est assez indigeste avec des transitions de cover mal gérées. Idem pour la transition avec les takedown et les échelles. Deuxièmement, faire de l'infiltration donne beaucoup plus d'XP que les autres méthodes : entre les bonus de takedown (encore plus sans tuer), l'xp de hacking, l'xp d'exploration et l'xp finale sur l'objectif si on n'est pas repéré par les gardes et pas repérer par les systèmes de sécurité, on se retrouve avec des points de skill à plus savoir quoi faire et un jeu trop facile passé la moitié. Finalement, les boss sont obligatoirement tués et il faut y aller à la manière forte. Vous faites un run sans kill ? Vous tuerez quand même les boss. Vous faites un run infiltration ? Obligé de prendre l'augmentation cheat Typhoon pour espérer passer les boss.

Au final, je suis très convaincu par l'univers, les personnages, l'ambiance que délivre ce Deus Ex. Je vois également de très bonnes bases et idées sur le gameplay mais une mise en pratique pas du tout au point qui peut néanmoins être corrigée dans une éventuelle suite.
Azharh

le 17/10/2012
9
Deus Ex : Human Revolution tient son pari : faire aussi bien, sinon mieux, que Deus Ex premier du nom.

Tout à déjà plus ou moins été dit dans les commentaires précédents (forts bien écrits), aussi je mettrai l'accent sur les aspects principaux (selon moi) qui en font un très bon jeu :

* Ambiance cyberpunk très réussie, et omniprésente (grâce à la BO, discrète mais efficace, grâce aussi à l'ambiance visuelle - poster, journaux, télé) et sonore (radio, dialogues PNJ...)

* Liberté de jeu importante : outre la possibilité de faire évoluer son personnage comme on l'entend, avec comme seule restriction le nombre de PX gagnés, plusieurs approches sont possibles et tout à fait valable : combat rapproché, à distance, infiltration silencieuse... En terme d'armes, on a du léthal et non léthal, de l'arme de poing au fusil lourd... Bref, on fait un peu ce qu'on veut, et ça fait plaisir.

* Scénario prenant : même si l'histoire est moins complexe que le premier opus, qui faisait vraiment très fort avec sa pléiade de factions et de protagonistes, les sujets principaux (naissance des augmentations et concepts éthiques et moraux liés à cette évolution) sont richement traités et surtout omniprésents. Et sont retranscrits dans les divers choix possibles pour la fin du jeu... Notes éparpillés, articles de journaux et spots télé participent à la découverte d'un univers torturé et jouissif...

Certes, le jeu souffre de quelques petits défauts techniques : animation des visages peu expressive, quelques cas de mauvaise gestion des obstacles pour les cinématiques, certains décors moches (eau des égouts, ciel...), impossibilité de mettre KO deux ennemis si l'un d'eux est assis...

Cependant, les points positifs cités plus haut font vite oublier ces défauts, et on se retrouve rapidement pleinement embarqué dans l'aventure d'Adam Jensen.
antitype

le 12/01/2012
8
Voici le digne successeur du premier opus, après le regrettable Invisible War. Ici on revient aux bases de la saga, avec un level-design d'une grande richesse (les zones étant toutefois moins larges que dans DX1) permettant pour chaque situation plusieurs types d'approche.

Tout a été pensé pour rendre la progression agréable : le système d'évolution des compétences liées aux types d'armes a été délaissé, ce qui rend chaque arme utilisable à son plein potentiel dès le début et on se débarasse facilement des ennemis à coups de headshot.

Le hack est devenu nettement plus intéressant puisqu'il se déroule sous la forme de mini-jeu et il faut employer un minimum de stratégie pour s'en sortir.

Mais l'évolution de gameplay la plus importante concerne les passages à la 3ème personne, ils rendent l'infiltration bien plus fluide, plus dynamique et c'est vraiment jouissif d'avancer silencieusement en glissant le long de murs ou de blocs et en faisant des roulades pour faire tout un niveau sans avoir à tirer une balle ; l'infiltration est ici bien mise en avant, et l'IA réagit plutôt correctement, elle n'est pas parfaite mais beaucoup moins illogique que dans DX1.

Certaines fois il semble peu simple de passer par une sortie évidente : mais l'architecture des niveaux est bien pensée et on trouve toujours un chemin en passant par un conduit d'aération, en piratant des ordinateurs, en cassant des murs...

La durée de vie est très correcte, 15 à 30h en faisant ou non les quêtes annexes, en choisissant d'emblée la difficulté maximale qui offre un bon challenge en mode infiltration (car se faire repérer est pratiquement équivalent à mourir si on ne se planque pas, 3 balles suffisent à nous tuer).

La bande-son est dans le style du premier avec ses thèmes futuristes qui collent bien à l'atmosphère cyberpunk du titre, le doublage est fort réussi surtout celui d'Adam qui le rend très charismatique en plus de son allure.

Le scénario est bien conçu, mais il n'est pas toujours évident à suivre, pourtant il est moins complexe que DX1, bien qu'il s'agisse toujours d'une histoire de conspiration où on ne sait pas si quelqu'un est digne de confiance. Il n'y a pas autant de ramifications politiques et d'ambiguités morales dues aux divergences entre les différentes factions en place ; mais tout en restant assez classique il contient bon nombre de rebondissements surprenants, et le contexte des tensions liées à l'apparition d'une nouvelle forme d'humanité contrôlée est bien exploité à travers le scénario principal mais aussi par l'ambiance visuelle et les dialogues des PNJ qu'on croise dans les rues.

Les graphismes sont techniquement assez moyens, mais cela n'est pas réellement un problème étant donnée la forte identité visuelle du jeu, l'ambiance est très réussie sur ce point. Il est juste regrettable que les décors en intérieurs soit souvent limités ce qui peut introduire une certaine lassitude.

Le seul réel gros défaut du jeu est les boss : les combats contre eux sont bien conçus et originaux, les arènes sont très stylées et il faut élaborer une certaine stratégie pour les vaincre mais en réalité on est assez limité ; pour un joueur furtif c'est frustrant car on est obligé de bourriner d'une façon ou d'une autre pour y arriver, du coup il faut se balader avec de l'équipement létal tels que des mitraillettes ou des grenades même si on ne les utilise pas pendant le jeu. De plus ils peuvent être très coriaces si on ne dispose pas des bonnes augmentations (le Typhoon étant sûrement la plus utile) ou des bonnes armes, un combat peut être simplissime si on a ce qu'il faut mais devenir plutôt dur et inutilement frustrant sinon.

C'est donc un très bon jeu qui fait honneur à la série, sans être une vaine tentative de surfer sur le succès de l'ancien il reprend ce qui a fait sa richesse et améliore d'autres points, donnant ainsi une expérience presque entièrement satisfaisante. Les fans de DX1 seront d'ailleurs ravis par les clins d'oeil à l'original, notamment avec la surprise suivant le générique qui est là pour gâter les fans, on sent que les développeurs ont pris le sujet au sérieux.
Ginko

le 10/01/2012
Edité le 10/01/2012
8
Ce jeu est magnifique. J'ai adoré du début à la fin.

Les plus :
- Adam a la classe
- Le côté "infiltration" très bien mélangé au côté "bourrinage".
- Le choix super-over-cornélien de la fin.
- Les graphismes, design, etc ...
- Court ... On en reveut !

Les moins :
- Graphiquement, j'ai juste remarqué quelques points noirs qui clignotent quand on regarde les autres personnages de près, mais c'est un détail.
- Les choix que l'on fait n'influencent pas grand chose (sauf pour la fin).
- Décors un peu répétitifs.
- ... Court !

En bref, je le conseille vivement. Même si les répliques et le scénario sont un peu "cliché", il reste superbe. Du début à la fin on se demande à qui faire confiance et au final on se rend compte que ce qui va tout faire, c'est le choix d'Adam dans les dernières minutes de sa quête. Et ça, ça fait vraiment remonter le scénario un peu pauvre qu'on nous a présenté depuis le début !
mimylovesjapan

le 15/10/2011
8
Deus ex 3 est un excellent jeu. Et j'ai pris beaucoup de plaisir à y jouer. Mais il n'est pas sans quelques defauts.

+ persos
+ design
+ doublages
+ gameplay
+ le dernier stage surpuissant, inventif, beau

- les autres stages/villes peu inspirés
- l'animation des persos
- le scenar un peu flou et pas hyper riche non plus
- les boss

au final clairement le meilleur de la série, mais peut encore faire mieux ! surtout au niveau de l'inspiration (level design, richesse du scenar)
Volke13

le 21/09/2011
Edité le 21/09/2011
9
Pour la faire courte, Human Revolution c'est Deus Ex 1 qui a pris un gros coup de jeune pour le meilleur (moins rigide, plus soigné artistiquement) et pour le pire (quelques simplifications); un grand jeu qui traite les thématiques d'un futur potentiel pas si éloigné que ça avec une grande finesse et sans une once de manichéisme. Game of the year sinon rien.
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