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Final Fantasy XV

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Final Fantasy XV
A la reconquête du trône (Version testée 1.02)
Rarement un RPG aura autant cristallisé les attentes. Autrefois porte-étendard du J-RPG pour des générations de joueurs, la saga Final Fantasy a eu du mal à négocier son virage "next-gen", comme beaucoup de titres japonais. En a résulté un épisode XIII quasiment raté sur tous les points, suivi d'un XIII-2 qui réussit le tour de force de tomber encore plus bas, et enfin un Lightning Returns qui frisait l'injouable. Heureusement FFXIV, malgré une première mouture ratée, a su reconquérir le cœur des fans mais également des nouveaux venus.
L'espoir est donc permis pour cet épisode XV ô combien attendu.

L’héritage Versus

L'histoire atypique de la genèse est connue, mais elle n'en reste pas moins importante pour replacer Final Fantasy XV dans un contexte particulier qu'il traîne intrinsèquement dans ses gènes. Annoncé en mai 2006, le jeu a débuté comme spin-offs de la saga Final Fantasy XIII. Jadis nommé Final Fantasy Versus XIII, cet épisode est né sous l'impulsion de Tetsuya Nomura qui voulait réaliser un jeu d'action survolté, plus proche de Kingdom Hearts que du classique J-RPG d'antan.
Tout ne s'est pourtant pas déroulé comme prévu et, au fil de dix longues années, le développement est passé par de nombreux stades chaotiques et mouvementés. Une évolution qui l'a fait passer de spin-off à épisode principal en 2013. Ne comptant pas détailler plus l'historique du jeu, je vous invite à aller consulter le dossier extrêmement étayé de nos confrères de Final Fantasy World sur l'historique de développement du jeu ici.

Arborant depuis, tant bien que mal, les chiffres romains qui caractérisent la ligne principale, adoubé par les pères fondateurs lors d'une grande cérémonie, il va devoir faire face à l'attente des joueurs malmenés par tant de reports, et surtout des espoirs exacerbés par son nouveau statut qui augmente les expectatives d'une bonne partie du public. Car oui, on en attend plus d'un épisode canon que d'un "filer", et on touche là à mon sens l'une des principales sources de division du public. Autant le dire tout de suite, les libertés que pouvaient lui offrir son statut de "produit dérivé" sous la bannière FFXIII ne passeront pas aussi facilement en tant qu'épisode principal. Pourtant son ADN est bien là et pour apprécier le jeu, il faut déjà le prendre pour ce qu'il est et non pour ce qu'on lui a imposé de devenir.
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En quête de reconquête

Le changement de nom est aussi l'occasion pour Square Enix de changer l'équipe. Hajime Tabata prend officiellement la place de Nomura à la direction, qui pendant les trois ans qui séparent la nouvelle annonce de la sortie va s'occuper d'ouvrir les vannes de la communication auprès du public et des journalistes. Interviews, anecdotes, recherches, intentions... tout y passe. Pour le public, c'est surtout l'occasion de mettre la main sur trois démos bien différentes.
La première, baptisée Duscae, est exclusive aux joueurs ayant acheté le remake HD de Final Fantasy Type-0 (très mauvais au demeurant) sur PS4 ou Xbox One. Elle propose de mettre la main sur la vision du monde ouvert sauce FFXV et des combats dynamiques sans transitions promis de longue date. Du côté des développeurs, elle permet également une remontée cruciale d'informations qui vont servir à améliorer le titre. S'en suit une seconde démo, cette fois ouverte à tous, la Démo Platinum qui permet de contrôler un Noctis enfant dans un environnement reprenant l'intérieur d'une maison et quelques extérieurs dans un gameplay surtout orienté plateforme rappelant fortement Kingdom Hearts. Démo très perturbante, d'autant plus qu'on n'en retrouve aucune trace dans le jeu final. Enfin, une troisième démo, Judgement Disc, réservée au territoire japonais, permet de parcourir une bonne partie du premier chapitre sans les précieux ajouts du patch day one afin de se forger un avis final quant à son intention d'achat.

En parallèle, Square Enix annonce que Final Fantasy XV sera également accompagné de tout un tas de projets annexes dans ce qui est sans doute la plus grosse opération transmedia de l'histoire de l'éditeur. Des jeux mobiles dérivés comme Justice Monster Five (jeu de flipper jouable dans FFXV) et King's Knight (revival d'un A-RPG vieux de trente ans revenus sous la coupelle de l'univers FFXV), un RPG aux gros pixels, Final Fantasy XV King's Tale, relatant les aventures passées du père de Noctis, le roi Régis et le plus important, une série animée de cinq épisodes, Final Fantasy XV Brotherhood et un film entièrement réalisé en images de synthèse, Final Fantasy Kingsglaive.
Ce sont ces deux derniers qui font partie intrinsèquement du jeu. Il est important voire impératif de regarder au moins Kingsglaive pour comprendre ce qui se déroule dans les premières heures de jeu. En effet, le film relate des évènements se passant en parallèle du premier chapitre du jeu et ce dernier ne fera que survoler les éléments sans jamais les montrer ou les expliquer vraiment. Il en va de même pour Brotherhood qui relate la rencontre et le passé commun aux quatre héros de cet épisode. Il n'en sera jamais fait question dans le jeu. Bref pour comprendre Final Fantasy XV il faut nécessairement passer par les cases Kingsglaive et Brotherhood.

Notons également que tout un capharnaüm sans nom accompagne les différentes éditions de Final Fantasy XV et leurs bonus, proposant au choix des objets ou armes en DLC, le jeu Final Fantasy XV King's Tale ou bien sûr l'édition ultime regroupant une figurine, le film et la série animée en plus du jeu mais laissant les joueurs désireux de tout avoir dans l'incompréhension et le désarroi...

Après cette remise en contexte, passons maintenant au jeu en lui-même.
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Le prince héritier

Nous suivons les aventures de Noctis, prince héritier d'Insomnia, sillonnant les routes du royaume avant son mariage avec sa promise, la princesse Lunafreya. En compagnie de ses amis de toujours - Gladiolus, Ignis et Prompto - ils vont devoir interrompre leur Road Trip car la situation politique a changé. Pendant leur absence, l'empire a décidé d'envahir la capitale et de forcer le traité de paix à son père, le roi Régis. Seulement, à la veille de la signature du traité de paix, les choses dégénèrent et les communiqués radiophoniques annoncent partout la mort du roi, de la princesse et de Noctis lui-même. Que s'est-il passé ? Que veut vraiment l'empire ? Comment reprendre son trône et restaurer la paix ?

Comme annoncé, Final Fantasy XV dépeint un Road Trip empreint d'une amitié solide entre nos quatre amis. Pour le coup, cette ambiance est bien rendue. Une grande partie de l'histoire se tisse par les à-côtés, les PNJ bien sûr, mais aussi via les discussions plus ou moins contextuelles lancées par nos coéquipiers. Leurs interventions donnent une vraie cohésion au groupe et rendent les traversées beaucoup moins monotones. La notion d'amitié et de partage est présente et on s'attache facilement aux personnages principaux avec qui l'on traverse des tranches de vie.
Gladio, Ignis et Prompto ne seront pas les seuls à arpenter les plaines de Duscae avec Noctis. Vous serez parfois rejoint par des guests, un peu à la manière d'un FFXII, et profiterez ainsi d'une assistance supplémentaire pour faire face aux hordes de monstres.
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Kingdom Fantasy

On nous avait promis des combats frénétiques à l'action survoltée et c'est bien le cas. Final Fantasy XV tient ses promesses, du moins en grande partie. Tout d'abord l'action en elle-même se déroule sans transition entre les combats et l'exploration. Et contrairement aux craintes apparues dès les premières annonces du jeu, les combats ne sont (bien souvent) ni trop bordéliques ni trop bourrins. On dispose de tout un arsenal et d'options variées pour appliquer différentes stratégies.

Le premier est le fait de pouvoir assigner quatre armes aux quatre boutons de la croix directionnelle permettant ainsi de changer à la volée pour s'accorder avec les faiblesses ou résistances de la cible. Noctis étant polyvalent, il peut aussi bien manier l'épée, l'épée à deux mains, les dagues, les lances ou les pistolets, chaque arme ayant des propriétés de distance et de nombre de coups possibles dans un enchaînement. À cela il faut ajouter la capacité de se téléporter instantanément sur une cible en lui assénant un coup dévastateur moyennant quelques points de magie (le Warpstrike). Le placement est aussi important car des attaques dans le dos maximiseront les dommages engendrés. On obtient ainsi de base des combats nerveux à souhait avec une première couche stratégique. Maintenant, il faut dire que le patch day-one apporte le classique « Wait Mode » qui transcende les affrontements. Je recommande fortement d'ailleurs de faire le jeu avec ce mode. Cela apporte un gameplay bien plus stratégique sans mettre l'action de côté. On peut ainsi cibler facilement le monstre qu'on veut attaquer, le scanner pour obtenir les informations sur ses faiblesses et prendre un peu de recul sur la situation générale de l'affrontement. On peut également utiliser le warp pour se percher sur des structures alentours afin d'esquiver des attaques et regagner instantanément ses MP, offrant ainsi une nouvelle dimension tactique au warp.

Au fur et à mesure de votre progression le système de combat va s'étoffer en proposant de nouvelles possibilités. À partir d'un certain point vous collecterez des armes spéciales appelées « Royal Arms ». Ces dernières, bien plus puissantes que des armes traditionnelles, ont la contrepartie de drainer les points de vie de Noctis à chaque coup porté. Il faudra donc bien jauger selon la situation si l'utilisation dévastatrice pour les deux partis en vaut le coup. Vient ensuite la jauge d'Armiger qui est comparable au système de limite des anciens épisodes. La jauge se remplit au fur et à mesure des combats, et une fois pleine on pourra enclencher un mode furie qui permettra d'asséner des dizaines de coups destructeurs en quelques secondes.
La défense n'est pas en reste, le bouton carré permet à la volée et contre la dépense de points de magie la réalisation d'esquives, de roulades, de bloquer et de contre-attaquer. Il permet également de venir en aide à nos amis dont les HP sont tombés à zéro. Ici, contrairement aux habitudes, la mort ne survient pas quand les HP tombent à zéro mais lorsque la deuxième barre se vide, celle des HP maximums. Une fois les HP consommés, les personnages entrent dans un état de « danger » et sont seulement capables de se déplacer pour aller chercher l'aide salutaire d'un compagnon ou pour utiliser un objet de soin. Les objets s'utilisent d'ailleurs par simple pression d'un bouton R2 et du choix de la cible. On ne tombe pas également dans l'écueil de Kingdom Hearts dans lequel utiliser un objet pouvait se révéler fatal car cela nous rendait vulnérable aux coups ennemis. Ici, point de soucis, on se soigne sans problème.
Vos alliés ne sont pas en reste, en plus d'être autonomes avec une IA plutôt correcte, ils vous offrent la possibilité de faire appel à leur « Tech Strike », des techniques d'attaques, de buff ou de soin qui consomment plus ou moins de jauges d'une barre spéciale. La particularité de ces techniques est qu'elles font également intervenir Noctis pour un ou plusieurs coups finaux afin d'augmenter encore les dommages causés.

Abordons maintenant le sujet délicat de la Magie en général. Dans FFXV, la magie ne consomme pas de MP mais s'utilise comme des objets. Auparavant il faudra la crafter en récupérant des éléments dans l'environnement et des conteneur (les Magik Flask) pour contenir le sort créé. On pourra altérer les trois éléments basiques (Feu, Glace, Foudre) en y apportant divers objets et matériaux pour augmenter l'efficacité du sort ou ses effets ou le nombre d'utilisation possible. Lourd en terme d'ergonomie et limité en nombre d'utilisation, surtout en comparaison des attaques physiques, le système échoue rapidement en situation réelle et demande une attention particulière à cause de leur zone d'effet qui pourra venir autant endommager vos amis que vos ennemis. Pourtant, dans la seconde partie du jeu, on découvre une nouvelle utilisation de la magie, bien plus intuitive et bien plus dynamique. On aurait aimé que ce soit là le système de magie dès le départ, on prend alors plaisir à utiliser à nouveau des sorts.

Autre point mitigé, et pourtant vecteur d'attentes auprès du public, le système d'invocation. Si la quête principale conduira Noctis à requérir le pouvoir des Astrals, le joueur lui sera dépendant de critères aléatoires et non explicites qui conditionnent leurs interventions. Oui, on n'a pas la main sur quand et comment invoquer Ramuh ou autre Shiva, et c'est d'autant plus frustrant que c'est probablement l'une des meilleures expériences visuelles pour les invocations de la série.
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Manque de Stamina

La Regalia, voiture de Noctis et sa bande, sera votre première alliée pour explorer le simili-monde ouvert d’Eos. Monde ouvert est ici un bien grand mot. Si on a droit, en effet, à de vastes étendues à parcourir, certaines zones demeurent inexplicablement inaccessibles, murer derrière des barrières naturelles ou fabriquées infranchissables. Monde ouvert s’il en est, on est loin de retrouver une vie foisonnante comme dans Xenoblade (et sa suite) ou encore The Witcher III. Pire, il faut parfois vraiment chercher et provoquer les combats avec les quelques monstres errants ici et là. On se demande bien comment un tel choix a pu être fait alors que des zones à la FFXII étaient autrement plus agréables à traverser, et qu’ici on découvre vite la solitude de la marche à pied.

Cette exploration, déjà pas des plus abouties, est entachée de deux éléments qui viennent l’alourdir un peu plus. Lorsqu’on évolue à pied, notre capacité de sprint est limitée par une barre de Stamina qui provoquera, une fois vide, un état d’épuisement temporaire rendant impossible le sprint à nouveau et l’utilisation du warp si un combat se déclenche. De l’autre côté, la voiture royale n’est pas mieux lotie, les voyages d’un point A à un point B se font de manière automatique mais sans possibilité de les accélérer (au moins la première fois) et vous laisse donc comme seule alternative à regarder les paysages pendant plusieurs minutes réelles, la petite sieste que vous feriez si vous étiez à la place d’un des passagers. Pour le coup on est clairement dans l’immersion. D’autant plus qu’Eos est beaucoup moins varié que ces prédécesseurs. On voyage bien souvent dans les mêmes environnements intérieurs et extérieurs, trop proches du réel pour nous faire voyager vraiment. On passe d’une station-service à une autre, sans sensation de découverte particulière.
Heureusement, il est possible de zapper parmi les différentes musiques et passer en boucle vos pistes préférées des anciens Final Fantasy, si vous les avez achetées au préalable.

Si vous choisissez de passer la nuit dehors, vous pourrez vous rendre dans l’une des nombreuses aires de campement prévues à cet effet. Ce sera l’occasion pour Ignis de cuisiner de bons petits plats, qui augmenteront de manière significative les statistiques de toute l’équipe, pour Prompto de montrer ses photos prises dans la journée, et pour Gladiolus de vous proposer des entraînements plus ou moins corsés. Chaque personnage possède une « capacité » spéciale, Ignis la cuisine et Prompto la photo donc, qui augmentera chaque soir si vous l’avez utilisée. Pour Gladio il suffit simplement d’explorer et de marcher un maximum ce qui lui permettra de ramasser des objets bonus à la fin des combats et pour Noctis, il faudra vous adonner au loisir de la pêche à la ligne. Cette dernière est d’ailleurs moins prenante que dans Zelda Ocarina of Time ou Breath of Fire pour ne citer qu’eux, mais reste tout à fait agréable entre deux portions de routes de campagne.
Notez que dormir à l’hôtel ou au camp est le seul moyen de distribuer les HP accumulés dans la journée. Les personnages ne gagneront de niveaux (et des AP en partie) qu’après avoir séjourné dans la tente ou à l’hôtel. Un système un peu dommageable car il ne permet malheureusement pas de profiter d’un donjon pour farmer et devenir de plus en plus fort sans progresser par à-coups et non de façon plus linéaire.

Enfin, un FF ne serait pas un FF sans ses Chocobos. Ici on peut bien sûr les monter pour couper à travers champs sans se soucier de sa barre de stamina, mais ce n’est pas tout. Vos Chocobos gagneront en niveaux et capacités et pourront ainsi intervenir succinctement en combat, ou encore devenir plus rapides ou endurants, et enfin vous pourrez les personnaliser à loisirs, comme aux couleurs de votre Regalia.
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Besoin d'AP

Noctis et ses compagnons se verront proposer de remplir différentes quêtes pour aider les habitants d’Eos. Bien souvent, ces quêtes se résumeront à chasser des monstres ou récolter des objets. Mais certaines pourront donner accès à des contenus exclusifs et ouvrir l’ouverture de donjons optionnels. C’est pourtant en faisant nombre de ces à-côtés que l’on pourra découvrir ce qui peut faire la richesse du jeu. Les Chocobos se débloquent ainsi par exemple. La majorité des Royal Arms s’obtiennent de manière optionnelle et elles sont souvent une source précieuse pour obtenir de l’expérience et des équipements pour notre quatuor de héros.

On retrouvera également les Hunts, ces chasses aux monstres qui permettront de se frotter à des ennemis spécifiquement ardus afin d’obtenir des récompenses intéressantes.

Tout ceci est également l’un des meilleurs moyens de récolter des AP, source de progression pour nos personnages. Ces points de capacité seront à dépenser dans « l’Ascension » sorte de mini arbre de talent, regroupant aussi bien les skills de chaque personnage comme de l’équipe entière. Ce dernier est divisé en plusieurs sections (techniques, combat, exploration, armiger…) et ne propose malheureusement que très peu d’embranchement pour vraiment y voir une potentielle personnalisation. Même le nombre de cases activable est limité. C’est dommage car certains skills peuvent vraiment faire la différence en combat, et on sent que le jeu aurait pu proposer plus de ce côté-là, mais on pressent que le manque de temps n’y est pas étranger…
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Pas si "Final"

Si jusqu’à l’époque de la PS2, Square Enix pouvait se targuer de sortir des titres de référence graphique, c’est bien moins le cas depuis l’ère PS3 / 360. Final Fantasy XV n’est pas moche mais ne tient pas la comparaison technique avec les autres canons de la console. Aliasing, textures qui se chargent en retard, stuttering, textures en basse résolution, etc. On sent bien que l’équipe a dû faire de sérieux compromis visuels pour maintenir une expérience de jeu convenable. D’un autre côté, les effets de lumière, et particulièrement les effets visuels de magie et d’invocation, sont, eux, très réussis.

Le principal reproche que l’on peut faire au jeu, côté réalisation, et reproche tout court, c’est son manque de finition. On sent bien qu'il a manqué de temps de développement pour délivrer une expérience aboutie digne d’un AAA moderne. Oui, je le répète, un manque de temps, car contrairement à la croyance populaire, le jeu n’est pas en « développement depuis dix ans » et son manque de finition se traduit par des soucis disséminés un peu partout qui viennent gâcher l’expérience globale. Sur les points les plus frustrants, on notera, entre autres, des bugs de déclenchement de combats, d’alliés qui n’arrivent pas à vous rejoindre et des bugs de collision. Qu’il est énervant également de se retrouver devant un objet à ramasser, ou un NPC à qui parler et de presser sur croix pour voir son personnage sauter au lieu d’effectuer l’action contextuelle.

Côté ergonomie, on se retrouve face à un jeu qui propose trois menus différents, accessibles via trois boutons, alors que tout aurait très bien pu être regroupé sous un seul menu commun. Idem côté commandes : celles-ci changent pour les mêmes actions selon le mode de transport : accélérer à pieds, en voiture ou en Chocobos ne se fait pas via le même bouton aussi bizarre que cela puisse paraître.
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Stand by Shimomura

Succéder à Nobuo Uematsu n’est pas chose facile. Si Hitoshi Sakimoto avait mis tout le monde d’accord sur Final Fantasy XII, Masashi Hamauzu s’y est essayé dans Final Fantasy XIII et s’est largement vautré, Yoko Shimomura elle, réussit avec brio. Sans singer l’original, elle apporte son style épique, forgé au travers des différents Kingdom Hearts, pour apporter une dimension lyrique et mélancolique au jeu. On est transporté par des compositions d’une force rare et des thèmes classiques magnifiquement revisités. Assurément, on tient là de grands thèmes qui marqueront la saga comme d’autres l’ont fait avant elle.

On remarquera aussi l’excellente reprise de « Stand By Me » par Florence + The Machine qui résonne étonnamment bien avec les thèmes du jeu et ajoute un cachet artistique prenant.
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Pas si Fantasy

On touche là l’un des principaux reproches que je ferais au jeu personnellement, c’est son manque de fantaisie. À vouloir proposer un univers trop proche de la réalité, on se retrouve avec des dichotomies entre les éléments médiévaux fantastiques (armes, armures, magies…) et les habits et environnements contemporains de notre monde. Voir des personnages en costume brandir des épées médiévales ça manque de cohérence. Dans la même lignée, le bestiaire habituellement coloré et hétéroclite de la série prend un sérieux coup de désaturation. Pas de coffre, on ramasse des points lumineux. Pas de voyage dans un donjon fantastique, on erre dans des cavernes et hangars. Pas de races exotiques, on ne croise que des humains bien banals…

Pourtant cela n’empêche pas certains moments d'être épiques. Notamment la seconde partie qui prend une toute autre tournure plus proche de ce que proposait les anciens épisodes. Arrivé aux alentours du chapitre dix, on sent l’envolée, on retrouve ses marques, on affronte des boss dans des joutes épiques à faire pâlir Sora dans Kingdom Hearts II.
Cette seconde partie est dans un sens l’opposé de la première, et ramènera les joueurs dans un schéma familier qu’on aurait peut-être aimé retrouver de manière plus présente dans les deux premiers tiers du jeu.

Au final, comptez environ trente-cinq heures de jeu pour en voir le bout avec quelques quêtes annexes et chasses au monstre. Le post-game est d’ailleurs conséquent puisqu’il y a un nombre non négligeable de donjons optionnels, d’armes légendaires et autres boss ultimes à défaire. Sans comptez la multitude de quêtes annexes que vous donneront les NPC croisés sur votre route.

Enfin, saluons le travail sur la localisation fait par Square Enix qui est un exemple du genre. Le jeu propose de jouer avec les textes et les langues de notre choix. On peut donc ainsi jouer avec les voix japonaises et les textes français, ou encore l’inverse si cela vous chante. On aimerait que plus de titres proposent les mêmes choix aux joueurs.
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Vivre à la hauteur de toutes les attentes qu'on suscite est une tâche impossible pour n'importe quel jeu, et Final Fantasy XV n'y fait pas exception. Final Fantasy est devenue depuis plusieurs années une saga qui divise, et cet épisode va le faire de plus belle. Pour l'apprécier, il faut pouvoir le prendre pour ce qu'il est, avec ce qu'il donne : un spin-off propulsé épisode principal malgré lui, avec pour compagnons Kingsglaive et Brotherhood.
Ceux qui attendent le Final Fantasy ultime seront forcément déçus. Les autres sauront apprécier les éléments qu'il propose avec toutefois un manque flagrant de finition. Finalement, son tort, pour Square Enix comme pour les joueurs, est de n'avoir pas eu assez de temps de développement propre et de porter les lettres de la saga principale.

28/11/2016
  • Les personnages
  • La complicité du Quatuor
  • Le mode Wait
  • Le dynamisme des combats
  • Le jeu monte en puissance
  • L'OST Sublime
  • Les effets de magies et de summons
  • Le manque de finition flagrant
  • Le manque de Fantasy
  • Les trajets en spectateur
  • La magie et les Summons dans une certaine mesure
  • Le Tutorial
  • Le monde ouvert vide
  • La barre de Stamina
6.5

TECHNIQUE 3/5
BANDE SON 4.5/5
SCENARIO 3.5/5
DUREE DE VIE 4/5
GAMEPLAY 4/5
Final Fantasy XV > Commentaires :

Final Fantasy XV

6.5
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16 commentaires sur PlayStation 4
Elmaestro

le 11/02/2017
8
J'ai fini le jeu en 40h sans faire toutes les quêtes annexes, je réserve ça au New game +. J'ai vraiment adoré ! très bon gameplay bien dynamique et facilement abordable mais qui garde son lot de défis malgré tout. Le monde ouvert reste un peu vide malgré la tonne de quêtes annexes fournies, certaines sans intérêts malgré tout. Le scénario est le point noir du jeu, parti sur des choses intéressantes et un background pas assez développé, il reste difficile à comprendre sur certains points si on n'a pas vu Kingsglaive. Malgré une bonne mise en scène efficace, il ne va pas au bout des choses, restant trop en retrait sur la 1ère partie du jeu et trop évasif et bâclé et un manque de profondeur pour certains persos ( Luna, Ravus, l'empereur Ledolas et bien sûr Ardyn )sur la fin, ce qui est vraiment dommage car le méchant est vraiment charismatique et aurait pu être plus compexe en plus de torturé et machiavélique. Le tout est bien rattrapé par une des meilleurs OST de FF que j'ai entendu.
Pour conclure, avec un monde ouvert plus interactif, un scénario beaucoup plus poussé et fouillé ça aurait été le jeu parfait pour ma part

Let

le 04/02/2017
4_5
Final Fantasy XV est incroyable.
Même son historique l'est mais je ne vais certainement pas le refaire tant nombre d'articles ont déjà été rédigés à ce sujet. Cependant il ne faut aucunement l'oublier tant il a certainement mis la pression à Square Enix qui se devait de sortir un jeu fignolé comme jamais. Et force est de constater que c'est loin d'être le cas.

Faire de Final Fantasy un open World sur le papier c'est incroyablement enthousiasmant mais dans la pratique c'est vide, cloisonné souvent pour rien et rempli de quêtes répétitives voire chiantes et mal indiquées. Aller chercher des grenouilles minuscules dans une zone bien trop large ou se taper 3km juste pour aller tuer 2 girafes n'a rien de fondamentalement passionnant. En plus, c'est un bel écran de fumée que toutes ces quêtes pour remplir un monde ouvert qui semble être au final plus une contrainte qu'un véritable élément voulu et maîtrisé. C'est incroyable que quasi aucune quête secondaire n'etoffe quoi que ce soit dans le background de l'univers ou dans le développement des personnages.

La réalisation est exceptionnelle si on la compare aux standards Japonais actuels mais en vrai elle est seulement correcte. Ça reste quand même agréable de se balader en voiture ou en chocobo et l'agrément augmente largement côté musique qui est vraiment superbe que ça soit en balade ou en combat.

Les affrontements justement, passer à l'action RPG façon KH est également une fausse bonne idée. Là où KH réclame de la technique et de l'adresse, FFXV simplifie et simplifie un peu trop. Peu de batailles représentent un vrai challenge, le pire ennemi en combat restera la caméra qui part en vrille dès qu'un ennemi est trop grand ou que le terrain n'est pas assez dégagé. C'est assez frustrant car ça gâche des affrontements qui auraient pu être épiques. S'ajoute à ça l'idée stupide et incompréhensible de rendre la magie Friendly fire qui accentue encore plus la frustration.
Ah et dernier point frustration, les invocations largement mises en avant dans les trailers qui ne sont pas vraiment jouables car elles interviennent un peu quand elles veulent (bien dommage car elles sont magnifiques).

Mais tout ça aurait pu trouver grâce à mes yeux et à ceux de plein d'autres joueurs si FFXV ne se foutait pas incroyablement de son public. Au delà du fait qu'il s'est éparpillé via le trans média, le scénario du jeu rempli de trous et le fait que nombres de choses promises ne soient pas dans le produit fini est impardonnable. Certains personnages (au delà du quatuor de héros dont les dialogues fonctionnement étonnamment bien) dits importants ont presque un rôle de caméos tant on les voit peu, ça pue le rafistolage en urgence et l'amateurisme à plein nez. Tout donne une narration ne suscitant aucune émotion autre que l'indignation. Et le pire de l'amateurisme et de l'idiotie est atteint dans les 5 derniers chapitres où tout est rushé et recollé grossièrement à la rustine. Tout en devient vide de sens et d'intérêt, c'est tout bonnement incroyable. C'est triste à admettre mais le meilleur de FFXV n'est pas dans son scénario, un comble pour une série qui a toujours su créer de grandes fresques épiques avec des personnages mémorables qu'on en ait apprécié les aventures ou non.

FFXV est malheureusement pour lui l'héritier d'une série prestigieuse, était de surcroît très attendu et très mis en avant (de façon mensongère en plus). C'était inévitable que toutes ces lacunes le plomberaient, c'était impossible autrement. Le jeu est bringuebalant, mal fini, plein de fausses bonnes idées et le pire c'est qu'il avait toutes les cartes en main pour être une vraie réussite. Il peut se laisser apprécier mais n'a clairement pas le niveau pour la saga qu'est Final Fantasy. Maintenant reste à voir l'avenir même si Square Enix n'a pas l'air d'avoir compris le problème, le produit peut être encore amélioré avec les mises à jour et les DLC prévus. Il sera intéressant de reparler du jeu quand il sera fini mais en l'état, impossible d'être satisfait.
Herbrand

le 24/01/2017
4
Le maître mot est gâchis. Car ce nouveau Final Fantasy est tout de même très ambitieux : open world avec un mon scénario directeur, présenter un univers mêlant SF/fantasy comme plusieurs épisodes phares ont réussi à le faire, une réalisation digne de la génération actuelle, et un système de combat à la fois dynamique et héritant des codes de la saga. Mais au final, quasiment tout est raté :

- L'open world, s'il reste agréable à parcourir, n'a aucune utilité si ce n'est justifier de nombreux allers-retours et quêtes FEDEX.
- Le scénario est supporté par une narration d'une qualité abominable, digne des plus mauvais films (les exemples récents qui me viennent en tête sont Warcraft et ... Kingslaive). Même en suivant le scénario en ligne droite, on se demande souvent où on est, pourquoi on y est, et ce qu'il s'est passé récemment ; et ça empire au fur et à mesure que l'on progresse. Les réactions parfois complètement incohérentes des protagonistes n'aident pas.
- La personnalité des membres du quatuor est très clichée, même si certaines scènes sauvent la mise. En revanche, je déteste Prompto. Vraiment.
- Le système de combat est raté. A force de dénigrer le classique tour à tour mais de ne pas vouloir/pouvoir faire de l'action réelle, on obtient un système le cul entre deux chaises sans grand intérêt, où le joueur doit maintenir un bouton pour que le personnage réalise automatiquement ses actions. La mauvaise gestion de la caméra accentue la frustration.
- En parlant de frustration, le jeu met à l'honneur de nombreux choix de game design dont je ne vois d'autre origine qu'un esprit psychopathe et torturé. Le chapitre 13 est l'expérience vidéoludique la plus horrible que j'ai connue depuis un temps immémorable.
- Plein de détails qui nuisent à l'expérience de jeu, notamment de nombreux manques de finition.

Pour terminer, citons tout de même quelques qualités du titre :
+ Le monde est plutôt beau et agréable à parcourir. Mention spéciale pour Altissia, la Venise de FFXV !
+ Certains combats épiques.
+ Le potentiel du background et de l'univers (malheureusement gâché par le reste).
+ La présence de la presse (journaux, radio) plutôt bien utilisée
+ Le doublage français plus que correct
+ Boobs boobs boobs (Aranea, Cindy)
Shinji

le 20/01/2017
6_5
Quel gachis que ce jeu, car si pour moi l'open world n'est pas ma tasse de thé, FFXV réussit vraiment certaines choses. A commencer par la bromance entre nos 4 compères, oui ça marche on s'attache à ce quator, aux blagues pourraves de Prompto, aux vannes de Gladio et au côté pince sans rire d'Ignis. Oui les musiques du jeu sont très envoutantes et les graphismes sans déchirer sa race sont au final honnête.

Mais voilà quand on joue à Final Fantasy on veut de l'épique, et on a de l'épique pendant les 2/3 du jeu puis ça part en live, tout est foutu à la poubelle pour finir en duel pourrave avec le méchant du jeu qui a un comportement débile tout au long du jeu vis à vis de nos héros.

Et c'est dommage car quand on lit les petits rapports à droite et à gauche on sent que l'histoire a été travaillée, qu'il y avait quelque chose derrière. Mais l'histoire a été finie à la tronçonneuse, un peu comme les caméras qui ont été finies à la pisse et le gameplay de combat qui a du être désigné sous coke tellement il est peu passionnant et mal branlé.

Et ça fait chier que le jeu soit comme ça, car on a envie de l'aimer malgré toutes ses tares, car on sent le potentiel d'un grand jeu derrière ce FF, et on a envie de dire pourquoi, pourquoi ce massacre.

Bref ce FF n'est pas le plus mauvais FF (FFXIII coucou!) mais c'est celui avec le plus de gachis tellement on effleure le potentiel (d'un point de scénario je m'entends)

(Merci quand même pour le prologue de FF lors de la séquence de fin, le genre de clin d'oeil qui touche mon coeur de fan)
Moradin

le 18/01/2017
3
Un jeu que j’attendais avec beaucoup d’impatience, ayant été assez hypé par la démo et surtout par les autres médias que sont Kingslaive et Brotherhood, mais punaise quelle déception !, je n’ai même pas pu le finir :

- Un monde vide plein de quêtes FEDEX totalement inintéressantes, c’en est risible pour un jeu de cette envergure surtout après les Deus Ex et The Witcher 3 qui étaient très forts sur ce point

- On ne peut avoir 2 contrats de chasse en même temps, sérieux ??? Au moins Final Fantasy Type-0, qui avait le même défaut, avait l’excuse d’être à la base un jeu PSP surtout que vous auriez pu utiliser leur smartphone pour cela et ne pas être obligé de revenir à la station à chaque fois, lamentable

- Scénario incohérent avec des réactions de personnages incompréhensibles : « Quoi mon père est mort, c’est pas juste, tout ça tout ça » et 2 minutes plus tard, on va gazouiller en plaine

- Problèmes de rythme flagrant même pour un Open-World, surement accentué par les fausses quêtes secondaires

- Le Friendly Fire avec la Magie qui devient donc inutilisable ou pénible à utiliser au choix

- Et surtout, surtout ce système de combat qui est une purge comme rarement j’ai vu : Caméra incontrôlée même en extérieur, lock facétieux, difficulté de centraliser les attaques sur un seul ennemi, esquives ingérables tellement on voit rien dès qu’il y a trop d’ennemis. J’aurais dû le sentir car déjà dès le tutoriel, c’est pas terrible

- Les trajets en voiture (no comment)

- Obligation de voir Kingslaive avant parce que sinon le scénario est encore plus confus, ce que je trouve honteux car on ne devrait pas être obliger de se taper d’autres produits pour profiter pleinement du jeu

Sinon, il y a de bons points mais qui ne rattrape pas le reste

+ VF sympa

+ La bande à Noctis même si PROMPTO est parfois usant

+ La DA et l’univers du jeu

+ Et surtout la musique

A faire en toute connaissance de cause car après la déception FFX et XIII, je crois que je ne suis plus fait pour ces jeux
yunfa

le 17/01/2017
6
Jeu fini en 41h et grosse déception pour ma part. Le premier épisode qui me déçoit depuis la création de la licence; malgré les défauts, il n'est pas vide de qualité non plus.

Le jeu est accès sur 2 rails, le premier étant la zone ouverte et bonne grosse partie du jeu et la seconde le long couloir que représente la fin du jeu.

Graphismes :
Le jeu est très jolie même si quelques textures sont parfois un peu crade mais le level design, les sprites des personnages et le bestiaire est vraiment bien travaillé.

Gameplay :
Avis subjectif mais je l'ai trouvé assez creux. Un bouton pour taper, un pour sauter, un autre pour parer/esquiver et le dernier pour se téléporter.
Chaque arme a un combo qui lui est propre mais avec le recul ça fait assez léger.
La magie ne sert à rien (ou presque), elle est sous exploité et c'est bien dommage car les effets visuels sont très sympa.
Nos 3potes sont très "cons" en combat entre le tireur qui reste au càc ou les 3 qui ne t'aide pas quand tu as le statut "danger".
Parlons des copains qui ne se voit attribué qu'une technique équipable, je trouve ça léger aussi (même si en plein combat on peut aller dans les menus pour changer)
J'ai trouvé les combats faussement dynamique; les animations/effet/dialogues permettent de donner de l'épaisseur lors des affrontements mais reste à leurre à mes yeux.

Histoire :
Avant tout, il est recommandé de voir Kingslaive pour avoir un bon cadre de démarrage.
La première partie du jeu est sympa avec le côté road trip rondement mené (et je dois avouer être surpris par sa qualité) mais dans le contexte général de l'univers ou l'ambiance devrait être pesante, j'ai plutôt eu la sensation de partie en camping avec les poto et que les pnjs me prenaient pour un larbin royal.
La seconde partie est bcp plus sombre mais l'histoire ne décolle pas vraiment tant le jeu est clos et rien n'est développé. Ce qui est regrettable car les possibilités scénaristiques sont énormes.

Contenu :
Bcp de quêtes (appréciables même si une belle redondance subsiste), les contrats de chasse nombreux (mais un seul activable).
La collection de pêche à compléter, de même que celle lié à la cuisine. Les photos sont un plus très agréables et assez innovant.
La régalia qui est modifiable visuellement pour un aspect vraiment top (ou ridicule ^^ ) et au niveau mécanique.
Un mini jeu mais totalement sous exploité.
Pas mal de donjons et un post game assez dense.

L'OST et doublage :
3-4 thèmes vraiment bons, le reste n'est pas marquant du tout.
Je l'ai fait en Français (pour une fois que l'on a un doublage) et la qualité est vraiment très bonne! Mention à la voix de Luna/Régis/Ardyn qui sont vraiment les mieux adaptés.

Les choses qui m'ont marqués (en bien ou en mal)(quelques spoils) :
- Altyssia pour ces évènements mais aussi pour le lvl design quand on y arrive. Gros +.
- Un certain chapitre à la tout fin terriblement mauvais. Gros -.
- L'avant dernier boss très sympa à combattre. Petit +.
- Le charisme des femmes Luna/Aranea (Gros +) et le côté fan service offert via Cindy (Petit +)
- La fin qui laisse un goût amer mais qui n'est pas non plus si mauvaise.
- Les clins d'oeils à la série.


En tant que fans des FF, je n'arrive pas à lui mettre plus de 5/10, en tant que joueur néophyte/lambda je lui mets un 7/10. N'arrivant pas à trancher sur une note précise, je coupe la poire en deux pour un titre en demi-teinte mais qui n'est pas dénué de charme.

PS : Je conseille d'attendre une petite baisse de prix tout de même.
le nuage

le 08/01/2017
8_5
FF15, marque le retour de ma confiance en la série.

Le dernier FF que j'ai apprécié étant le 13 (ensuite vint la déchéance avec l'incompréhensible 13-2, puis l'insupportable 13-3).
Peut être que d'autres ont fait la remaque avant moi, mais une ders premières impressions que j'ai eu au début du jeu c'est sa similarité avec Xenoblade Chronicles X sur Wii U.
En fait FF15 à le système de combat, les graphismes, et le système de leveling qu'aurait mérité XCX.

Sinon pour ceux qui se posent la question, regardez Kingsglaive après le 1er chapitre de FF15.
Après coup, je me demande franchement comment on peut justifier qu'il faille regarder un film pour comprendre l'histoire du jeu, mais bon... les japonais sont dans leur phase des "fins ouvertes" (ce que certains appelleront de la fainéantise scénaristique...).
edgarfigaro

le 27/12/2016
8_5
Des defauts a la pelle mais je les trouve secondaires et aucun ne me fait aimer moins le jeu...

Pour:
-univers addictif
-combats dynamiques
-musique sublime
-antagoniste fabuleux
-scenario epique mais il faut faire des recherches pour comprendre...

Contre:
-Personnages au look has been (ils n'ont pas pu changer pour des raisons contractuelles)
-Scenario coupé à la tronconneuse
-Il ne reste quasiment rien de VSXIII: dans ce cas pourquoi en avoir gardé la trame ?
-UNe seule chasseà la fois
-Voiture volante incontrolable
Kronos59

le 21/12/2016
6
Final Fantasy XV est un jeu très agaçant, de ceux qu'on a envie d'aimer quand ils nous font plaisir, mais qu'on a envie de détester tant ils font tout pour.

Le début s'annonce plutôt prometteur : le semi-open world marche plutôt pas mal, beaucoup d'annexes, techniquement c'est joli, on s'amuse bien malgré le système de combat franchement moyen... Puis passé les premières heures de la découverte, l'amusement laisse place à l'ennui... Quoi, ce PNJ que j'ai déjà vu ailleurs va encore me demander d'aller chercher des grenouilles? Et celui-là, va encore me demander de lui chercher une plaque d'identification pour la 5e fois? Les quêtes sont d'un ennui total, et elles sont nombreuses, du coup la redondance s'installe.

En plus, l'open-world fait assez peine à parcourir quand on a connu The Witcher 3 : des murs (ou grilles) invisibles partout, on croise pas de PNJ sauf dans les stations-services, la civilisation du jeu n'a pas l'air développée à part dans les 2-3 villes (ouais, y'en a pas plus) du scénario... Assez triste pour un jeu de cette ambition. Ce qui sauve un peu le truc au début, c'est cette cohésion apparente entre nos personnages : franchement, c'était pas gagné vu leur look, mais on finit par s'y attacher. Le bestiaire, bien que pas très varié, est joli aussi, bon point de plus.

Mais on avance dans le scénario, et c'est là que le pire est à venir : les incohérences, ça va quand c'est un peu (et puis bon, on est dans un J-rpg), mais à ce niveau là, dans un jeu de cette importance, je crois que c'est du jamais vu. C'est simple : parfois, j'ai l'impression que les réactions des personnages n'ont aucun sens. La manière dont le scénario est découpé non plus. PLEIN de trucs qu'on nous a entrouverts dans Kinsglaive (le très bon film d'intro, à regarder absolument avant de jouer) sont passés sous silence, pas grand chose n'est développé, et autant vous dire qu'à partir du chapitre 8 (le fameux chapitre à partir duquel l'open-world n'est plus accessible) ça défile à fond la caisse du coup.

Et je ne parle pas de ce chapitre 13, que j'aurai du mal à détailler sans spoiler, mais qui fait sans doute partie des pires moments mon histoire vidéoludique. Heureusement, le jeu ne se finit pas là-dessus et le chapitre 14 nous laisse sur une impression franchement meilleure. D'où mon agacement pour ce jeu qui aura oscillé entre des moments plaisants et d'autres vraiment pénibles.

Je retiens quand même quelques autres bons points : techniquement c'est joli (mais bugué), et les compos sont vraiment très réussies. Bravo Shimomura! Les annexes post-game m'auraient peut-être fait remonter la note, mais vu je n'aime pas le système de combat, je ne reviendrai sans doute jamais dessus.

Square enix, il serait temps de passer à autre chose et de penser à remonter la pente avec Final Fantasy XVI. Merci d'avance!
Pwyll

le 21/12/2016
6
Franchement, c'est dur de donner son avis sur FFXV. Déjà parce que j'ai aimé ce jeu, j'ai aimé ces quatre garçons dans le vent, j'ai aimé son semi-open world, ses donjons extraordinairement sympathiques, ses combats épiques, sa fin exceptionnelle. Mais voilà, reste cependant l'impression d'un scénario gruyère et d'un univers qui n'avait visiblement pas fini d'être crée au moment de sa sortie. Dommage. Mais on y retourne. Et c'est finalement là où le jeu réussi son pari.
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