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Prey

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Prey
Pray so you don't become prey
Si le titre Prey sonnait familier à vos oreilles et bien c'est tout à fait normal puisque avant d'atterrir chez le studio Arkane, Prey était à la base un FPS couloir bénéficiant d'une très bonne réputation lors de sa sortie en 2006. Dans ce dernier, vous contrôliez Tommy, un amérindien capturé par des aliens. Au cas où vous ne connaîtriez pas du tout pas cette première version développée par 3D Realms et bien pas de soucis car chez Arkane ils n'ont gardé que le titre !
Arkane étant également un nom synonyme de qualité, grâce, entre autres, à ses Dishonored, on ne peut que s'enthousiasmer à l'idée de ce reboot, mais qu'en est-il réellement ?

Dans l'infini et l'au-delà

Exit Tommy, le mécanicien cherokee, et place à Morgan Yû, vice-président de Transtar, une corporation à la pointe de la technologie disposant de ressources tout bonnement hallucinantes. Une corporation au sein de laquelle les américains sont capables de travailler avec les russes et vice-versa (preuve que nous restons bien dans un univers de science-fiction) ! Une réalité alternative car dans ce monde-ci l'assassinat du président Kennedy a échoué.
Si notre bon vieux Tommy, lui, ne tenait pas plus que ça à établir le contact avec ces habitants venus d'ailleurs, ce n'est pas le cas de notre nouveau héros (ou héroïne au choix !) qui semble s'être jeté dans la gueule du loup.
Étudier des technologies fort avancées et les combiner à des créatures belliqueuses dont on ne sait pas grand chose est le meilleur moyen de s'attirer des ennuis, et encore plus lorsqu'on fait tout cela dans une station spatiale. Et oui c'est bien connu que dans l'espace personne ne vous entendra crier

Les créatures en question se nomment Typhons, il en existe plusieurs types et je trouve qu'elles ressemblent toutes à des amas de goudron même si leur texture est en réalité plus brumeuse qu'autre chose. Outre leur apparence atypique elles disposent de pouvoirs fort convoités par les humains toujours en quête de déification depuis la tour de Babel, et, bien entendu, chez Transtar ils ont déjà trouvé comment s'accaparer ces fameux pouvoirs. Tout cela se fait grâce aux Neuromods que l'on peut s'installer à l'aide d'une injection dans l’œil, et malheureusement, ces petits bijoux ne seront accessibles qu'aux plus riches. Transtar n'aura guère le temps de s'enrichir davantage, car tout va vite tourner à la catastrophe. Ceci est un mal pour un bien puisqu'on aura ainsi l'occasion de visiter cette merveilleuse station spatiale qu'est Talos 1.
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Les neuromods : bonne affaire ou pas ?

Les neuromods sont des outils phénoménaux qui sont censés révolutionner le genre humain. Avec eux vous allez pouvoir, moyennant finance, faire du basket comme Michael Jordan, jouer du piano comme Mozart ou encore avoir le Q.I. d'Enstein.
Cependant, notre héros n'a pas l'air d'avoir goûté à tous ces privilèges car, pour une certaine raison, il se retrouve aussi amnésique qu'un Geralt de Riv. Cette amnésie rendra, certes, plus difficile les choix à faire, car vous ne saurez pas à qui vous fiez, mais elle attisera aussi dès le début votre curiosité. Le début est une vraie réussite qui nous propulse tout de suite dans le feu de l'action, et il devient très vite difficile de lâcher le jeu tellement on a envie d'en savoir plus.
Seulement, amnésie rime aussi avec faiblesse, et pour retrouver vos pleines capacités il va falloir dénicher des neuromods éparpillés un peu partout sur Talos. Ils correspondront donc à vos points de compétence que vous allez pouvoir répartir dans un arbre de compétences assez classique.
Ce dernier est divisé en 6 catégories regroupant elles-mêmes bon nombre de branches différentes : les 3 premières sont les compétences humaines (scientifique, ingénieur et sécurité) et les 3 autres risquent de vous surprendre.

Je ne peux pas vous en dévoiler plus à ce sujet, mais même s'il n'y a rien de révolutionnaire de ce côté-là, nul doute que vous allez y trouver votre bonheur, et ainsi pouvoir choisir votre propre style de combat. Après, à vous de voir ce qui vous botte le plus mais certaines compétences seront plus utiles que d'autres si vous souhaitez explorer la station en long, en large et en travers.
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C'est l'heure du nettoyage de printemps

Outre les pouvoirs et compétences à développer vous allez disposer d'un petit arsenal fort sympathique pour vous défendre et tenter au passage de purger la station. Vous allez avoir en stock ces bonnes vieilles armes à feu qui restent, pour moi, une valeur sûre, et on va aussi vous proposer des choses un peu plus excentriques comme le canon à rayonnement Q, très utile face aux typhons les plus coriaces ou encore le canon à glue qui vous permettra d'immobiliser des ennemis. Ce dernier pourra également vous servir à créer des petites plateformes afin d'atteindre des zones que vous pensiez inaccessibles. Vous aurez, par la suite, la possibilité d'améliorer tout cela dans le but de faire plus de dégâts.
Concernant les petits gadgets vous n'allez pas tellement en avoir besoin en difficulté normale, mais les charges recyclantes représentent un plus non négligeables au tout début. Les autres joujoux serviront principalement à bloquer les divers pouvoirs des typhons.
Petit détail pour les nostalgiques : nous commençons le jeu avec une clef à griffes tout comme dans le premier Prey, et c'est toujours aussi efficace, du moins, bien utile quand on a plus de munitions sous la main !

Vous remarquerez que mis à part le canon à glue il n'y a rien d'original mais ça suffira amplement, car le bestiaire est assez pauvre. Je dirais même que les armes sont plus variées que les monstres eux-mêmes! La race que vous croiserez le plus est celle des Mimics qui aiment prendre l'apparence des objets qui vous entourent. D'autre part, c'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas de boss exclusif à telle ou telle zone car même les monstres que vous pensiez être des boss, vous les rencontrerez de nouveau par la suite, inlassablement, ici et là… C'est pour moi le défaut le plus conséquent du jeu : ce manque de surprises au fil de notre progression.
Hormis ce bémol plus ou moins embêtant, les combats en eux-même restent très dynamiques, et je n'ai absolument rien à leur reprocher. On a là un hybride FPS / RPG très réussi ; il faut dire que c'est un genre que j'affectionne beaucoup, car, pour moi, il facilite grandement l'immersion.

Je tiens à rajouter une mention spéciale pour la roue des favoris qui vous permettra de changer d'arme et de vous soigner avec une facilité déconcertante sans que vous ayez besoin de faire un tour dans votre inventaire.
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Même dans l'espace Transtar pense à votre planète

Le nettoyage de printemps ne s'arrête pas là puisque les méthodes de Transtar ont beau ne pas être très catholiques on ne peut pas leur reprocher leur indifférence face à l'environnement. Ils sont les rois du zéro déchet et pratiquement tout ce que vous trouverez sera recyclable, hormis le mobilier et les cadavres, mais ça c'est surtout parce qu'ils ne rentrent pas dans la machine…
Dans la plupart des jeux vous avez toujours des objets qui sont juste là pour vous encombrer l'inventaire, mais dans Prey il vous suffira de les transformer en matière première. Vous allez ainsi pouvoir fabriquer munitions, kit de survie et armes, à condition toutefois de trouver les plans de fabrication adéquats.

Je vous conseille d'y aller mollo tout de même, car les ressources ne sont pas infinies dans une station spatiale comme vous pouvez le deviner. En tout cas, pouvoir construire seulement ce dont on a besoin est très bien pensé ; on a tous une préférence pour une arme bien particulière en général, et on a tendance a laisser le reste de côté !

Le temps de trouver les plans de fabrication vous risquez d'être souvent à cours de telle ou telle chose vu que, je le répète, nous sommes très faible au début du jeu. Cependant ne vous faîtes pas de soucis car vous avez toujours la fuite ou la furtivité pour vous sortir de situations délicates.
J'ai bien aimé rencontrer un peu de challenge durant les premières heures du mode normal. Rien d’insurmontable, mais il y avait un côté survival fort appréciable même si l'ambiance est loin d'être horrifique, on reste dans de la SF pure et dure.

Du côté des modes de difficulté il y en a pour tous les goûts ! Vous avez même une option survie pour corser un peu les choses sans oublier qu'un New Game + est vite disponible. Si vous êtes un habitué du genre je vous conseille de démarrer en mode difficile directement.
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Talos 1, la 8ᵉ merveille du monde

Même si les combats sont plutôt jouissifs, l'intérêt premier du jeu reste l'exploration de Talos 1… cette petite merveille de la technologie. Ce n'est peut-être pas l'endroit idéal pour y passer ses vacances, mais le luxe de la station ne vous laissera pas indifférent. Malgré les nombreuses quêtes annexes on ne repasse pas tout le temps aux mêmes endroits ; la station est tellement gigantesque qu'on trouve toujours une nouvelle zone à explorer. Si, comme moi, vous aimez fouiner un peu partout vous allez être servi : membres d'équipages à retrouver, messages audio, lecture de mails, bref, vous allez dénicher plein de choses qui vous permettront d'avoir un aperçu de ce qu'était la vie sur Talos avant le carnage.
Il va de soi que votre super combinaison n'est pas juste là pour faire joli : vous allez devoir sortir de la station de temps à autre. Ces phases de gravité sont très réussies, on s'y croit vraiment et l'angoisse est présente. Dans ces moments on peut facilement se comparer à l'héroïne du film Gravity ! L'ambiance SF est donc une pure réussite et on prend ainsi plaisir fou à tout visiter.

Je peux comprendre les nombreuses comparaisons avec Bioshock car, déjà, Talos a des airs de Rapture, et ensuite, la progression reste assez similaire notamment avec les messages audio qui affichent, à chaque fois, les portraits des membres de l'équipage. On peut aussi remplacer Andrew Ryan par Alex Yu, car ces deux chefs partagent une certaine vision utopique de l'avenir, et ont surtout perdu tout sens de la réalité…

Concernant l'histoire, elle semble ultra basique et convenue au premier abord, mais voilà c'est de la SF, et dans ce genre on a souvent une grosse surprise, une révélation un tantinet biscornue qui vient changer notre perception de l’œuvre, et qui accessoirement pimente le tout. J'ai adoré mon final, je dis mon car vous en avez plusieurs à débloquer en fonction de vos choix. C'est encore un bon point pour prolonger la durée de vie, et contribuer à la bonne rejouabilité du soft. Il m'a fallu une quarantaine d'heures pour en voir le bout en prenant mon temps, et en finissant les quêtes annexes qui étoffent pas mal le scénario. D'ailleurs, si vous ne les faites pas vous allez rater des moments clefs, voir des pans entiers de l'histoire.
Hormis deux ou trois personnages, les membres de l'équipage sont loin d'être attachants, leurs échanges sont plutôt froids. J'ai même trouvé leurs mails assez soporifiques, ça manque de petites remarques sarcastiques, ou de potins à se mettre sous la dent ! Bon après c'est le contexte qui veut ça ; Talos n'est pas une station de vacances, et les personnages sont des scientifiques qui travaillent sur des expériences stressantes. Quand on découvre les closes chez Transtar il n'y a effectivement pas de quoi se fendre la poire. Le héros n'est cependant pas seul dans sa quête, il sera assisté d'un robot très spécial, et fera des rencontres intéressantes à conditions de faire les bons choix.
La modélisation des visages, par contre, pourra rebuter certains, je trouve qu'ils ont les traits durs et ne sont guère expressifs. Du coup, ils n'ont pas l'air du tout commodes, mais ça donne un petit cachet au jeu, ça renforce cette impression de froideur au sein de l'entreprise, et au final j'ai bien aimé ce style. Le jeu a beau être à la ramasse graphiquement, les décors restent superbes, on sent qu'il y a le soucis du détail jusque dans les moindres recoins ! Je n'ai pas non plus eu de problème de bugs ce qui rendait la progression encore plus agréable.

On va finir sur une autre bonne note avec la bande-son qui contribue parfaitement à l'ambiance futuriste du titre. Elle se fait discrète durant certains moments, mais il y a quelques morceaux qui ressortent du lot comme Everything is going to be okay, Semy Sacred Geometry ou Mind Games. En bref, tous les morceaux s'écoutent avec grand plaisir hors jeu !
De plus, j'ai trouvé la VO excellente ; les voix collaient à merveille aux personnages.
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Pour conclure, que vous soyez plus FPS ou RPG, plus console que PC, Prey est un titre incontournable à découvrir de toute urgence si ce n'est pas déjà fait ! Les fans de SF y trouveront leur compte tout comme les novices du genre, et le plaisir de jeu est tel qu'on en oublie facilement les quelques défauts. Un grand merci à Arkane pour ce superbe voyage dans l'espace qui ne fût pas de tout repos !

15/04/2019
  • Ambiance futuriste au top
  • Gameplay intuitif
  • Bonne replay value
  • Une bande-son réussie
  • Talos bien sûr !
  • Bestiaire pauvre
  • Il manque un petit grain de folie
8.5

GRAPHICS 4/5
SOUND/MUSIC 4/5
STORY 3.5/5
LENGTH 4/5
GAMEPLAY 4/5
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