bandeau
avatar Guest
Login|Inscr.
sign
Commentaires de Schwarztraum avatar
fiche
Trier par : Date | Support | Nom | Note
178 commentaires
NieR Automata play4
Schwarztraum

le 06/12/2023
7 play4
J'ai eu vraiment du mal avec ce jeu, sans doute aussi parce que mes attentes étaient très élevées quand je l'ai commencé...

Certes, le jeu est vraiment beau, soutenu par une bande son génialissime et quelques phases de gameplay très originales (vues à la Metroivania, en shoot'em up) mais que reste-t-il à part ça?

Un système de combat bien trop facile, où il suffit de spammer la touche d'esquive pour être invincible, un peu à la FFXV. C'est dommage car on sent qu'il y a beaucoup d'amour qui a été mis dedans, mais il est vraiment trop exploitable trop rapidement dans l'aventure.

Un scénario puzzle, qui se veut contemplatif mais qui demande de refaire plusieurs fois les mêmes zones...

C'est quand même un pari raté d'imaginer que les gens vont lancer le New Game + pour avoir des éléments de scénario en plus (la plupart des gens de mon entourage se sont arrêtés à la fin de la route A d'ailleurs). Si je ne fais pas un deuxième playthrough pour Atelier E&L ou Shallie qui ont pourtant deux protagonistes, alors j'aurais encore moins de raison d'en faire un ici!

Un jeu qui se veut original et qui l'est à bien des égards, mais au final on se demande si on a pris du bon temps en y jouant, et c'est plutôt juste "bien".
Tales of Berseria play4
Schwarztraum

le 05/12/2023
7_5 play4
Tales of Berseria est un opus assez intéressant, qui mise vraiment sur son scénario noir et marquant et sur ses personnages presque tous charismatiques.

Le système de combat est très bon aussi, mais la progression des personnages n'a absolument rien de spécial et est entravée par un système d'équipement aussi encombrant que son prédécesseur.

Autre gros défaut: le level-design, qui est non seulement générique et rempli de zones vides, mais également visuellement pauvre! Le fait que le jeu nous force à faire d'inlassables allers retours n'aide pas non plus... (Titania hum hum)

C'est bien dommage car on pourrait avoir ici un des meilleurs Tales of vu la puissance du scénario, mais finalement il est rendu bien banal à cause du manque de travail qui a été fait sur le monde et certains systèmes de jeu.
Tales of Arise play4
Schwarztraum

le 05/12/2023
8_5 play4

Tales of Arise est un très grand jeu, qui offre un aperçu de l'ampleur que pourrait prendre un Tales of quand il se donne des moyens importants!

Entre la durée de vie plus que conséquente, les personnages charismatiques et bien présentés, le worldbuilding très travaillé, l'OST grandiose et le système de combat fin rappelant les meilleurs jours de la série (Tales of Graces f), il n'y a pas grand chose à jeter dans ce jeu.

C'est un plaisir particulièrement grisant de voir qu'à l'instar d'un Vesperia, Arise demande de réellement "bien jouer" pour pouvoir raccourcir les affrontements - comprenez, il faut comprendre comment faire des combos assez longs pour enchaîner avec un Boost Strike. En réalité, les barres de PV des monstres sont bien trop grandes que pour être réellement vidées sans réflexion, en particulier dans les difficultés supérieures. C'est pour ça qu'on apprend petit à petit à optimiser sa façon de jouer pour pouvoir achever n'importe quel ennemi d'une traite, et c'est absolument réussi.

Mes reproches principaux s'adressent au level-design, qui est correct pour les zones de grande envergure (qui sont vivantes et belles) mais bien trop classique en ce qui concerne les donjons (où sont les donjons travaillés à la Symphonia, ou la Zestiria pour citer un titre pas si vieux que ça?). Il y a bien les donjons élémentaires qui sont un peu plus originaux mais jamais transcendants. Le donjon final en pâtit d'ailleurs beaucoup, car même s'il est absolument somptueux et qu'on est embarqué par une OST génialissime, il y a bien trop de combats et aucune phase d'observation de l'environnement.

On peut également reprocher la répétitivité du bestiaire. En réalité, c'est souvent le cas dans la série, sauf que ça se ressent beaucoup plus dans un jeu où le type d'ennemi a un impact sur le gameplay (ce qui est le cas ici). Un petit aspect qui sera à améliorer pour le prochain opus.

Mis à part ces écueils, Tales of Arise est une oeuvre absolument splendide, un lettre d'amour aux passionnés de JRPG qui souhaitent voir une des séries phares du genre prendre un peu plus de gallons.

Le moment clé: Pelegion et toutes ses implications scénaristiques.


Star Ocean: Integrity and Faithlessness play4
Schwarztraum

le 02/12/2023
6_5 play4
Je suis un des plus grands fans des Star Ocean, et en tant que tel, j'ai réussi à passer outre l'évidente manque de finition de cet opus, que ce soit au niveau des personnages, de l'histoire ou de la présentation. On sent vraiment qu'il manque 10-15 heures de jeu qui auraient pu être exploitées pour visiter une autre planète ou étoffer les personnages autres que Relia.

Les personnages sont réussis bien qu'un peu plats, ce qui est une évolution par rapport au 4, mais on a ici un contenu famélique, un jeu qui se termine en 45 heures tout compris, ce qui est impardonnable pour un SO post 3.

Par contre, on a un gameplay extrêmement jouissif avec un système de pierre-papier-ciseaux très intéressant, et la jauge de réserve qui bien maîtrisée s'avère finalement être du génie. Les skills sont souvent recyclés d'anciens jeux, comme certaines musiques, mais difficile de s'ennuyer malgré tout tant on a envie de développer les personnages à fond.

Autre énorme point fort du titre: le système de rôle, qui permet de personnaliser l'IA de ses personnages à notre guise. Dommage qu'on ne trouve pas cette fonction dans les autres opus.

Et puis, on finit par un petit Maze of Tribulations, donc tout est bien qui finit bien!
Crisis Core: Final Fantasy VII Reunion play4
Schwarztraum

le 30/11/2023
7 play4
Attention, ce n'est pas vraiment un remake mais plutôt un portage amélioré d'un jeu PSP.

Il y a en effet quelques améliorations sympas par rapport à la version PSP, comme la fluidité du gameplay en combat et les graphismes très retravaillés; par contre, on retrouve toujours la répétitivité qui était caractéristique de la version d'origine, que ce soit en termes de bestiaire ou d'environnements à parcourir. Le problème, c'est qu'on la pardonnait vu les limitations de la console portable, mais ça passe moins bien à notre époque en jouant sur une machine moderne.

Au moins, le scénario est toujours sympa et ça fait plaisir de revoir certaines scènes restées mythiques. Si vous ne l'avez jamais fait et que vous aimez FF7, ça reste à faire mais il faut bien garder à l'esprit que c'était un jeu PSP à l'origine.
Atelier Yumia: The Alchemist of Memories & the Envisioned Land ps5
Schwarztraum

le 23/11/2025
8_5 ps5

Atelier Yumia est un bon voire très bon jeu, mais pas forcément un très bon Atelier

Ce qu'on voit en effet, et déjà avec Ryza, c'est que Gust tente de rendre la série moins "alchemy-heavy", avec un focus plus important sur l'histoire et sur l'exploration. Et cette fois, ils ont vraiment réussi à mettre en place une histoire intéressante, portée par des personnages attachants et un world-building bien construit (sans être archi-complexe, comme c'était le cas dans Ryza). Il y a même un dernier arc tout à fait splendide, qui parvient à faire oublier les débuts absolument soporifiques.

Sur PS5, j'ai trouvé le jeu globalement beau, avec peu de zones vraiment en demi-teinte. Il faut malgré tout noter les temps de chargement étonnamment longs, et il y a même eu plusieurs crashes inexplicables lors de la synthèse. L'OST n'était pas en reste, bien qu'elle n'atteigne pas les niveaux des meilleurs opus de la série.

Heureusement, l'exploration était dans l'ensemble plutôt gratifiante, avec le plaisir de découvrir de nouveaux ingrédients toujours intact. Le monde ouvert est mieux équilibré que dans Ryza 3, avec une plus grande variété et surtout un déplacement beaucoup plus agréable. On appréciera aussi les petits puzzles répartis à travers le monde (ainsi que les ruines), qui sont certes répétitifs mais qui ajoutent une petite dimension moins "action" au tout.

Enfin, il faut parler de l'élément phare des Atelier, c'est-à-dire le système d'alchimie. De prime abord simpliste, il est en fait inutilement chargé par tout un tas de systèmes, notamment pour les recettes de niveau 10. Il faut en effet sélectionner presque 100 ingrédients pour une arme au niveau max...la galère ! Heureusement, le jeu propose un système intelligent de complétion automatique des matériaux, ce qui fait qu'on peut avoir un équipement relativement bien optimisé pour un effort minimum.

Malgré tous ses défauts, Atelier Yumia est un peu une continuation de ce qui avait été déjà lancé avec Ryza, c'est-à-dire un série Atelier plus sérieuse et moins cosy, visant notamment à s'adresser aux fans de J-RPG en général. Cela plaira ou pas, mais il faut apprécier les efforts de Gust pour moderniser une série annuelle qui proposait toujours la même formule depuis déjà Mana Khemia

Le moment-clé : la dernière zone et la fin, qui est très réussie, chose assez rare dans les J-RPG modernes.


Visions of Mana ps5
Schwarztraum

le 19/10/2025
8 ps5

Visions of Mana représente le renouveau d'une série tombée dans la médiocrité. Si le titre n'apporte jamais vraiment quelque chose de transcendant, l'ensemble est assez solide pour qu'on se laisse emporter du début à la fin.

Le scénario, pourtant convenu, est ainsi porté par des personnages attachants et une sorte de poésie à mi-chemin entre mélancolie et fantaisie. Certaines scènes ont même réussi à me surprendre et à m'émouvoir, en partiulier vers la fin. Celle-ci, par contre, est franchement expédiée. Heureusement qu'il y a un post-game scénarisé qui répond à une grosse question laissée en suspens.

Le gameplay constitue sans doute la plus grande force du titre. On retrouve ainsi un système de combat jouissif, varié et finalement très exigeant (sachant que j'ai fait le tout en difficile). On se demande quand même pourquoi la personnalisation des classes est enfermée derrière le post-game, alors que c'est là que tout le sel d'un système de classes se trouve en général. Bizarre !

Au-delà du gameplay, on retrouve une direction artistique splendide, une OST très sympathique et surtout un sentiment de voyage et d'exploration très satisfaisant. J'ai adoré parcourir toutes les zones du jeu, et il y avait même une petite dose de puzzles (-lite) qui rappelle qu'on peut encore faire des jeux aux donjons intéressants. Les complétionnistes comme moi adoreront le fait qu'il y a une tonne de choses à faire, y compris deux superbosses (!!) et des épreuves élémentaires vraiment corsées. Seuls bémols, le système de quêtes fedex et le manque de véritables nouvelles zones cachées, malgré la présence d'une world map somptueuse...

Le jeu a donc une robustesse très impressionnante, avec finalement peu de défauts majeurs. On notera tout de même les limites techniques des animations lors des dialogues, qui semblent plutôt résulter d'un manque de budget.

Globalement, une superbe expérience que ce nouveau Mana, qui reste une série qui a du mal à me toucher profondément, mais qui prouve ici qu'elle peut encore proposer des titres de bonne facture où on ne s'ennuie jamais.


The Legend of Heroes: Trails through Daybreak II - CRIMSON SIN- ps5
Schwarztraum

le 11/09/2025
7_5 ps5

Après un premier Daybreak très réussi, j'avais hâte d'embarquer dans une nouvelle aventure auprès d'un cast de personnages que j'affectionne tout particulièrement. Eh ben, la pillule a été dure à avaler.

En effet, le scénario part vite en queue de cerise, avec un rythme on-ne-peut-plus haché et une mécanique de retours dans le temps qui ne sert absolument à rien. Seule embellie : l'humour et la répartie de certains personnages (toujours Aaron, Nadia, Shizuna pour une bonne tranche de rire).

L'histoire principale était une telle déception que dans l'acte III, j'ai même passé de nombreux segments sans perdre le fil une seule fois. Même dans l'horrible Reverie, je pense que ça ne m'était jamais arrivé.

Mais heureusement, passé l'obstacle de l'affreux scénario et de son rythme raté, il y a un gameplay qui atteint peut-être l'apogée de la série.

On garde ainsi le fantastique système de combat de Daybreak, mais avec une timeline plus lisible, une limitation intelligente sur les S-Crafts, et un système de combat en temps réel un peu plus intéressant. Il n'y a pas à dire, chaque affrontement est un plaisir et on a toujours envie de progresser, de modifier ses orbments et de trouver la meilleure composition possible. En cauchemar, le jeu était même sacrément corsé, avec un besoin d'être optimisé au mieux pour passer certains bosses.

Niveau exploration, ça commençait plutôt bien avec Messeldam et les nouveaux quartiers d'Edith, qui sont particulièrement inspirés, mais ça part assez vite dans du réchauffé. Pour le coup, on prendra donc son pied à explorer le Märchten Garden, avec pour objectif avoué de profiter de l'énorme gameplay, et ça suffit à rendre le jeu suffisamment agréable, surtout en post-game. Petite note, les mini-jeux sont sympas et manquaient cruellement à Daybreak premier du nom. J'espère donc qu'ils vont continuer à intégrer ce genre de sous-gameplay dans les opus suivants.

Malgré la force du gameplay et du contenu post-game, Daybreak II est le plus mauvais opus des Trails jusqu'à présent. On a l'impression que c'est un DLC de Daybreak, ce qui n'est pas très élogieux. On se consolera en se disant que même un mauvais Trails est tout de même un jeu correct, surtout si on met en avant le gameplay comme c'est le cas pour moi.


The Legend of Heroes: Trails through Daybreak ps5
Schwarztraum

le 26/07/2025
8_5 ps5

Après un épisode Reverie non sans défaut mais original pour conclure tout l'arc Crossbell + Erebonia, on atterrit enfin à Calvard avec plein d'impatience.

La représentation de la République est globalement réussie : on trouve ainsi un melting-pot de cultures, comme on s'y attendait, entre inspirations du Moyen-Orient, de l'Extrême-Orient mais aussi une mégalopole moderne en hub principal, Edith. La capitale est un vrai plaisir à découvrir, avec ses nombreux quartiers et ses cinémas à l'intérêt certain.

Si le jeu ne parvient pas toujours à atteindre les ambitions qu'il poursuit, compte tenu du budget serré de Falcom, on ressent tout de même un grand plaisir à embarquer en voiture pour découvrir les diverses coutumes et villes de Calvard. C'est d'autant plus le cas que l'OST est sublime, avec des thèmes parfois même sous-exploités tant on aimerait les entendre plus longtemps (notamment celui du palais d'Oracion).

C'est d'autant plus le cas que l'histoire est ici prenante de bout en bout, avec certes un passage à vide au début de la deuxième moitié - habituel dans la série -, mais un début impeccable ainsi qu'une finale très sympathique. En l'occurence, le scénario est porté par des personnages très bien écrits, un groupe plus intéressant que jamais et surtout une qualité de dialogue qui rappelle les meilleurs jours de la série (les développeurs ont compris que l'humour était extrêmement important pour s'attacher aux personnages). Un gros coup de coeur pour ce cher Aaron et ses sarcasmes incessants.

Un autre point fort de Daybreak nous vient du nouveau système de combat basé sur le positionnement des personnages, qui apporte un énorme vent de fraîcheur après l'efficace (mais recyclé) tour par tour basique que la série nous proposait jusque là. Si l'ensemble prend un peu de temps pour être pris en main, et s'il y a toujours quelques problèmes de visibilité (altérations d'état...), on remarque qu'on ne s'ennuie quasiment pas en combat. Il y a même de sacrés challenges (notamment au début du jeu mais aussi le boss final) qui nous poussent dans nos retranchements. Bravo pour la prise de risque !

Avec tout cela, on se dira que le jeu est d'une excellente qualité et mériterait même peut-être un 9. Malheureusement, il y avait tout de même trop de petits écueils (jamais rhédibitoires, certes) que pour me dire que Daybreak puisse être au même niveau que Zero ou même de TOCSII...

Notamment, il y a un terrible manque d'à-côtés, même pour les standards de la série. Reverie était un vrai parc à thèmes, et on s'attendait à au moins retrouver ici un quelconque mini-jeu qui nous donnerait l'occasion de respirer...mais rien !

Il y a en plus de cela un profusion de problèmes récurrents à la série, comme le manque d'inspiration des donjons et la longueur de certains segments - et ce malgré la qualité des dialogues. On sait que chez Falcom, les donjons servent avant tout à l'histoire plutôt qu'au gameplay, cet aspect étant plutôt mis en avant sur les Ys.

Mais tout de même, je n'ai jamais eu de vrai plaisir à traverser un seul donjon, puisqu'il n'y avait jamais une seule énigme. Je trouve cela tellement dommage, puisqu'autrement le jeu serait bien plus engageant dans son exploration. Une autre solution aurait été d'inclure plus de grandes zones ouvertes comme le désert, qui apportent aussi un rafraîchissement inestimable pour le joueur.

Vous l'aurez compris en lisant cette review ; cet opus est tellement bon qu'il aurait pu être au sommet de toute la série, avec un peu plus de travail sur l'exploration, un travail plus solide sur certains décors et une deuxième moitié plus condensée. Malgré tout, on adore tout de même la rehausse de la qualité de l'écriture, après une saga Erebonia globalement ratée à ce niveau-là. Espérons que Falcom continue à la mettre en avant, car c'est avant tout pour l'écriture des dialogues qu'on joue à Trails depuis près de 20 ans.


Granblue Fantasy: Relink ps5
Schwarztraum

le 10/06/2025
8 ps5

En tant que gros joueur de Granblue Fantasy sur navigateur depuis 2016, j'attendais évidemment Relink avec impatience.

Quelle émotion incroyable que j'ai ressentie en voyant ces personnages chers à mon coeur si bien modélisés, dans un skydom aussi beau et avec une technique irréprochable !

Quel bonheur de réentendre certains morceaux de Nobuo Uematsu (et d'autres compositeurs), réorchestrés pour l'occasion et toujours bien situés ! Les nouveaux thèmes sont tout aussi réussis, et en particulier le thème principal de Relink qui est vraiment splendide.

On sait que Cygames ne se rate presque jamais dans ses jeux (en tout cas, je dois encore jouer à un jeu Cygames qui serait mauvais), alors j'avais toute confiance en leur travail sur le gameplay.

Et de fait, le gameplay était top ! On a un mélange de dynamisme impressionnant en combat et de préparation importante en amont (personnalisation à l'envi), ce que j'apprécie fortement. Les personnages jouables sont très réussis et on peut facilement trouver son bonheur tant leurs styles sont différents. Le seul bémol, c'est qu'on ne peut pas changer de personnage sur le volet (je peux comprendre pour le online, mais ce serait tellement agréable de pouvoir faire ça en jeu solo !)

Le scénario principal est très concentré, rempli de combats de boss épiques qui ne sont pas sans rappeler un certain FFXVI (comme le système de combat, d'ailleurs...), et est globalement agréable à suivre. Toutefois, il faut bien avouer qu'avec seulement 10-15 heures en ligne droite pour la trame principale, cela reste un peu court pour un J-RPG moderne.

On a beau dire ce qu'on veut, on joue tout de même principalement aux J-RPG pour le scénario et malheureusement dans Relink, on a plutôt l'impression d'être dans un Monster Hunter un poil mieux scénarisé. C'était donc difficile pour moi de m'investir à fond dans toutes les quêtes post-game, puisqu'elles n'existent vraiment que pour le gameplay et surtout, manquent cruellement de variété (pas de zone à explorer en plus, pas vraiment de découverte majeure).

Je pense tout de même que le jeu est excellent, porté notamment par sa superbe direction artistique et son OST grandiose, mais il aurait pu être un véritable chef d'oeuvre s'il n'avait pas pris le parti d'un Monster Hunter où l'on s'ennuie tout de même rapidement dans l'enchaînement de quêtes déliées.


Metaphor: ReFantazio ps5
Schwarztraum

le 22/05/2025
9 ps5

Après en avoir tant entendu parler pendant des mois, je me suis enfin attaqué au dernier monstre d'Atlus. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était bien d'une nouvelle pépite dont il s'agissait !

Metaphor est une expérience singulière, sublimée par un des casts de personnages les plus réussis des jeux d'Atlus mais également par un superbe worldbuilding. J'insiste vraiment sur les personnages, car cela fait plaisir de voir qu'il n'y a aucun boulet dans le groupe et qu'ils sont relativement bien intégrés au scénario.

En parlant du scénario, il n'est certes pas des plus inspirés - il tire d'ailleurs beaucoup d'éléments d'anciens jeux d'Atlus comme Etrian Odyssey -, mais tient la route jusqu'au bout. Fait assez rare dans le genre, la narration plutôt ratée au début (événements vite expédiés, incohérences) monte en puissance pour donner lieu à une finale vraiment impactante.

Le jeu a également une très belle direction artistique et une OST originale, même si la répétitivité des thèmes musicaux est parfois usante. On notera que techniquement, c'est suffisamment propre mais cela pourrait être mieux.

Le gameplay est quant à lui globalement très réussi, avec un système de combat en Press-turn qui, sans être original, fait le job et surtout un système d'Archétype flexible et addictif. Les combats en temps réel sont plus frustrants qu'autre chose (maniabilité aux fraises, visibilité limitée), mais restent intéressants pour gagner du temps.

En ce qui concerne l'exploration, j'ai trouvé que les donjons du scénario principal étaient très bien faits et relativement variés (mis à part le donjon copié-collé d'Etrian Odyssey, qui était une purge à traverser). Malheureusement, on ne peut pas en dire autant des zones annexes, qui deviennent vite répétitives. Heureusement qu'elles sont toujours remplies de trésors intéressants !

Le jeu suit également un système de calendrier, qui paraît ici plus artificiel que dans un Persona. S'il y a en effet énormément de choses à faire, y compris des secrets qui rappellent qu'on est dans un vrai J-RPG (zones annexes, combats entre candidats, dialogues cachés), on ne peut s'empêcher de se dire que le scénario aurait été encore plus puissant s'il n'y avait pas ces nombreuses phases d'attente entre chaque événément majeur.

Comme on peut le voir, je ne suis pas sans réserves sur Metaphor, notamment à l'égard du gameplay. Toutefois, il faut reconnaître que le jeu est tellement solide et généreux qu'il est impossible pour moi de lui mettre une note inférieure à un 9. Cela restera un jeu marquant qui ouvre la voie à Atlus pour de nouvelles licences.


Ys X: Nordics ps5
Schwarztraum

le 04/12/2024
8_5 ps5
Quel jeu que ce dixième opus d'une de mes séries préférées!

La chose qui marque immédiatement en lançant le jeu, c'est qu'il est vraiment beau. Le nouveau moteur graphique est splendide, en particulier en ce qui concerne l'animation des personnages et l'émotion qu'ils transmettent. Pour les environnements, le constat était plus nuancé, même si c'est sans doute plus lié à des questions de game design que de véritables limites du moteur.

L'OST n'est également pas en reste, avec de splendides morceaux qui ont réellement un côté nordique (usage des cors de guerre, flûte traversière, etc.) et toujours un bon nombre de thèmes éléctriques. La musique des boss réguliers m'a beaucoup marqué comme l'une des meilleures de la série avec le VI.

On a droit ici à un changement radical dans le gameplay après 4 jeux très similaires. Fini les attributs d'attaque et le choix de personnages; ici, le duo Adol-Karja fonctionne en binôme et on alterne simplement entre 3 styles de combat (Adol, Karja et duo). Alors qu'on pourrait penser que le jeu en ressort appauvri, ce n'est pas du tout le cas! Il y a plus de 80 compétences à maîtriser, des tonnes de patterns pour chaque boss et de nombreuses Mana Actions qui rendent le gameplay modulable à l'envi. En Cauchemar, on se retrouve régulièrement à personnaliser nos attaques et notre équipement, précisément pour pouvoir répondre à toutes les situations, et c'est particulièrement grisant!

Un autre bon point du gameplay: les esquives ont perdu de leur splendeur au profit de la garde parfaite, qui est bien plus risquée et donc beaucoup plus intéressante. Les affrontements sont du coup beaucoup moins "braindead" que dans les derniers opus, même si vers la fin du jeu on se retrouve avec une tonne de SP qui permet de spammer les skills sans arrêt.

Le jeu change également de structure au niveau des zones à explorer. Ys X propose un monde gigantesque, la plus grande région à explorer de tous les jeux Ys, mais qu'on va découvrir de deux manières: avec une world map où on fera de (long) voyages en bateau pour aller d'île en île, et sur ces fameuses îles qui vont des petits hameaux reculés aux grandes îles volcaniques. La découverte des différentes îles est un plaisir incroyable et cartographier le Golfe d'Obelia était ma priorité dès que je découvrais une nouvelle zone maritime. Seul bémol, les îles elles-mêmes sont parfois peu inspirées, avec un manque de personnalité criant.

En ce qui concerne le scénario, on nous offre ici une histoire très plaisante avec des moments extrêmement forts et cinématiques mais qui tire quelque peu en longueur. Les personnages sont toutefois très bien réussis (comme à l'accoutumée) et on ne peut que s'y attacher. Comme d'habitude, il y a une sorte de "mystère" qui se dévoile en parallèle à l'histoire principale, et si j'ai beaucoup aimé les premiers passages, il faut bien avouer que les révélations n'étaient pas au niveau de ce qu'on a pu avoir dans Ys VIII et IX.

Ys X n'est donc pas sans défaut, avec notamment une tendance aux îles à se ressembler et un scénario qui tire un peu en longueur, pourtant sans proposer de mystère aussi fort que dans ses prédécesseurs directs; malgré ces écueils, le jeu est une étape énorme dans la bonne direction pour la série, puisqu'il propose un gameplay novateur et grisant (après 4 épisodes trop similaires sur cet aspect), une OST magnifique, de splendides graphismes et une sensation que finalement, toute nouvelle aventure d'Adol est bonne à prendre!
Le moment clé: l'énorme temple d'Aegir.
The Legend of Heroes: Trails into Reverie ps5
Schwarztraum

le 22/10/2024
8 ps5

Jamais un opus des Trails n'aura été aussi clivant.

D'un côté, on a un scénario insipide et indigne des Trails. Mis à part l'histoire de C qui heureusement sauve un petit peu les meubles, dès qu'on comprend les enjeux à l'acte 3, on ne peut s'empêcher d'être très déçu.

On part dans ce opus dans des délires encore plus fous que ceux proposés par Cold Steel III-IV, au point où j'avais juste envie de finir le scénario principal rapidement pour passer mon temps dans le Reverie Corridor.

De l'autre, c'est un épisode novateur, avec une structure qui s'éloigne des standards de la série, plus encore même que Sky 3rd. Il offre ainsi:
-Un gameplay peaufiné aux petits oignons, à la fois rapide et fun, mais aussi tactique et bourré de personnalisation;
-Une densité de contenu impressionnante, avec notamment BEAUCOUP de mini-jeux et de quoi s'occuper pendant des dizaines d'heures après la fin du scénario principal;
-L'OST qui est meilleure que CSIII et CSIV, avec enfin quelques thèmes inspirés (gros coup de coeur pour la musique de combat de la route de C);
-Des Daydream très bien écrits, qui sont en fait le meilleur aspect scénaristique du jeu et qu'il faut faire absolument pour avoir un peu de développement des personnages!

Fondamentalement, ce n'est pas le meilleur des Trails...mais il faut bien reconnaître que Falcom a essayé de sortir des sentiers battus en proposant une structure différente et rien que pour ça, Reverie vaut la peine d'être fait.


Valkyrie Elysium ps5
Schwarztraum

le 19/09/2024
6_5 ps5

J'ai eu une petite déception avec ce Valkyrie Elysium. Il est vrai que les critiques n'étaient pas fameuses, mais comme tous les jeux Tri-Ace, je ne m'y fie pas trop car il s'agit avant tout de voir si le gameplay me plait (ce qui est souvent le cas).

Mais même si le jeu a fait un petit effort sur la présentation des Einherjar (surtout par rapport à VP2), et que j'ai apprécié les multiples fins, il faut bien avouer que VE est une expérience frustrante, à de nombreux niveaux:
-Réalisation désastreuse pour un jeu de l'ère PS4-PS5, avec des animations saccadées et du lip-sync foiré (même en japonais).
-Manque de variété dans les environnements, notamment à cause du fait que les missions ont tendance à réutiliser les mêmes lieux.
-L'exploration avait du potentiel mais ils l'ont rendue assez limitée, notamment en sous-exploitant le système du lasso divin.
-Il n'y a que 4 Einherjar, alors qu'il y a d'autres éléments! Du coup impossible de toucher les faiblesses de certains ennemis autrement qu'avec des arts.

Bon, le système de jeu est en fait sympa. Il y a pas mal de choses à prendre en compte et c'est finalement assez technique (j'ai joué en Très difficile immédiatement et j'ai vite ressenti que je ne pourrais pas bourrer bêtement). On prend également plaisir à découvrir de nouveaux Arts et à personnaliser son style de jeu en fonction des armes et éléments.

C'est dommage car on sent qu'il y a plein d'idées mais que le jeu a manqué de budget pour les mettre en valeur.


Persona 3 Reload ps5
Schwarztraum

le 04/08/2024
8_5 ps5

Je ne sais pas quoi penser de cette énième version du premier Persona que j'ai fait, il y a déjà 15 ans (!). J'étais au lycée à l'époque, vous pouvez imaginer l'impact qu'ont eu P3 et P4 sur mon adolescence...

D'un côté, l'expérience est sublimée par les nombreux ajouts de qualité de vie, de profondeur de gameplay et la refonte artistique du titre. Les thèmes du jeu sont toujours aussi forts, et les personnages (presque tous attachants) ont même droit à des "bonding events" sympathiques.

De l'autre, on a malgré tout l'impression que les défauts les plus importants de P3 se retrouvent exacerbés par le déséquilibre entre la nouvelle mouture et la formule originale:
-Le rythme du scénario trop cassé qui rend le joueur moins impliqué émotionnellement;
-Les SLinks globalement peu intéressants;
-Les personnages qui rejoignent le groupe à la pelle, comme un cheveu dans la soupe en Août-Septembre (ça ne m'avait pas choqué à l'époque, mais comme le jeu va plus vite avec tous les ajouts, c'était vraiment bizarre cette fois-ci...);
-Tartarus qui a été bien refait, avec notamment l'ajout des portes, mais qui manque encore de personnalité et qui perd même son côté dangereux (même en Sans Merci, le joueur est bien trop à son aise).

Alors quand on voit en plus qu'ils ont ENLEVÉ du contenu de FES et de Portable (je peux comprendre pour Fem MC, mais où est l'Abyss of Time? Où sont les choix de club?), il faut avouer que certains choix des développeurs sont un peu douteux.

C'est tout de même un énorme jeu, qui m'a fait prendre beaucoup de plaisir, surtout pour son gameplay renouvelé car l'écriture n'a presque pas changé.

Je trouve qu'Atlus n'a pas pris assez de risques en faisant ce "Remaster ++", et force est de constater qu'ils n'ont pas réussi à rendre l'expérience P3 meilleure que celle que j'avais connue à l'époque.

Le moment clé: l'évolution de Junpei qui culmine avec un certain événement.


Final Fantasy VII Rebirth ps5
Schwarztraum

le 19/07/2024
9 ps5

Après un FFVII Remake très bon mais minimaliste, Rebirth peut se définir par un mot: générosité.

Square nous propose ainsi une longue aventure dans un monde tentaculaire, qui retranscrit à merveille la sensation que j'avais eue il y a 25 ans lorsque j'ai quitté Midgar pour la première fois. On ne peut que ressentir l'amour qui a été mis dans Rebirth, tant toutes les zones sont vivantes, bourrées de détails et de secrets.

L'avantage de ce type d'aventure, c'est qu'on peut facilement choisir entre boucler tout d'une traite (à la manière de Remake), faire le complétionniste ou bien trouver son propre équilibre. C'est ce que j'ai fait; sans jamais m'attarder dans les splendides régions de Gaia, j'ai toutefois pris du plaisir à y compléter de nombreux objectifs, d'autant plus que les surprises sont juste assez fréquentes pour éviter la monotonie (Fort Condor, la chasse aux pampas, Rouages et Gambits, etc.). Un régal.

Le système de jeu a également été peaufiné par rapport à Remake, avec ce qu'il faut d'ajouts pour le rendre plus diversifié sans perdre le sel de ce qui faisait la plus grande force du premier opus. Que ça soit les combats, la gestion des matérias ou l'arbre des talents, tout est très bien dosé et on ne s'ennuie jamais!

Une autre preuve de la générosité monstrueuse du jeu, c'est le nombre indécent de mini-jeux. S'ils ne sont pas tous réussis (certains sont même franchement lourds), on apprécie qu'ils soient au moins très variés et éparpillés dans le monde, au lieu d'être concentrés à 90% au Gold Saucer comme dans FF7.

Malgré tous ses points forts, Rebirth pèche dans un domaine en particulier, et non des moindres; c'est sa gestion des temps forts du scénario. En effet, à de nombreuses reprises, une scène mythique de FF7 est très bien retransmise, on entre en catharsis...et puis, pour une raison que j'ignore, les développeurs ont choisi d'en rajouter, en ajoutant du pseudo-comique ou des combats sans intérêt là où on voudrait simplement profiter de l'instant. C'est vraiment dommage car cette sensation de "too-much" arrive à plusieurs moments.

Heureusement pour le scénario, les personnages sont tellement plus travaillés et plus attachants qu'on a toujours envie d'avancer. En particulier, c'est logique d'avoir intégré Yuffie et Vincent comme personnages obligatoires tant ils sont liés au background de FF7. Les derniers chapitres sont également très réussis et j'ai adoré voir l'interprétation de Kitase sur les "changements psychologiques" de Cloud.

Vous l'aurez compris, Rebirth est un chef d'oeuvre qui m'a fait (re)vivre avec grand plaisir le lore de FF7 sous un autre angle, et ce malgré la gestion de la catharsis qui était franchement moyenne. Merci, Square, et j'attends la suite!

Le moment clé: Junon et la parade, qui ont réussi à surpasser de loin l'original.


Star Ocean: The Divine Force ps5
Schwarztraum

le 09/01/2024
8 ps5
Franchement, je ne m'attendais pas à voir potentiellement dans ce SO6 le meilleur opus de la série.

Presque tout est très bon! Les personnages sont certainement les plus intéressants des SO; l'histoire commence lentement mais réussit à obtenir une dimension philosophique dans sa deuxième moitié; l'exploration est grisante et les environnements sont inspirés; le système de combat est une réussite une fois qu'on en comprend toutes les subtilités (le DUMA est vraiment bien foutu), il y a un contenu conséquent et rarement rhédibitoire, ...

Les éléments négatifs qui ressortent de mon expérience ne sont pas très nombreux: une caméra capricieuse contre les ennemis volants, l'IA qui n'est plus personnalisable à l'instar du 5, la police d'écriture trop petite pour mes yeux sur ma télévision HD, l'OST pas forcément mémorable. Mais à part ces détails (qui ont leur importance), le contenu du jeu est très, très solide.

Evidemment, il n'a pas la densité de SO3 en termes de contenu, mais presque aucun jeu ne l'a...
Final Fantasy XVI ps5
Schwarztraum

le 22/12/2023
8 ps5
Ce Final Fantasy XVI avait tous les éléments pour être un jeu énormissime: des graphismes somptueux, une OST solide bien qu'en deça des standards de la série, un scénario captivant et complexe, des personnages bien écrits, un monde travaillé, un système de combat jouissif...

Cependant, à la fin, on se dit qu'il manque des petits choses à ce jeu pour qu'il passe dans une autre dimension:
-Quelques énigmes dans les donjons pour casser le rythme effréné des combats
-Un système de craft plus élaboré et des effets sur les équipements pour qu'on ne regarde pas seulement les stats
-Une exploration des villes principales (au moins en partie)
-Un petit donjon bonus...

J'ai vraiment l'impression qu'il manque quelques heures de travail et d'inventivité aux développeurs pour qu'on retrouve la grandeur des anciens FF, mais on est sur la bonne voie, après la purge qu'était FFXV. A faire tout de même car ce FF propose des choses intéressantes.
The Legend of Heroes: Ao no Kiseki psp
Schwarztraum

le 12/09/2024
9_5 psp

J'ai le coeur en morceaux, après avoir fini la duologie Crossbell.

On atteint ici le paroxysme de la série des Trails, avec un équilibre entre tous les éléments tel qu'on ne peut que crier au chef d'oeuvre, une fois la superbe fin admirée.

L'OST est une pure merveille, dans la lignée de son prédécesseur. En plus, le jeu a des moments avec VOIX pour la première fois de la série? C'était juste dingue, rien que dans le prologue j'étais en extase devant le travail des VA!

Le système de combat est parfaitement dosé, avec la possibilité (nouvelle) de "SKIP" les animations franchement bienvenue. Les Master Quartz (nouveauté également) sont ici dans leur meilleure représentation, car on a une sorte de mix entre le système des Sky et des Cold Steel. Il y a une tonne de combats sacrément difficiles mais jamais infranchissables (surtout si on accepte de perdre certaines batailles).

J'avais lu quelque part que les Arts étaient trop puissants par rapport aux attaques dans cet opus, mais même en Hard, mon personnage le plus fort était un combattant physique! Cela prouve qu'on peut réellement jouer à cet opus comme on le souhaite.

Le Special Support Section est de loin mon groupe préféré, ils sont à la fois adultes et classes, drôles et jamais hors de propos. Même Lloyd a su être touchant, alors qu'il a quelque peu subi le même traitement que Rean par moments.

Le scénario est vraiment progressif ici, avec moins de climax en fin de chapitre (ce qui rend le jeu moins prévisible que Zero), mais une fin de jeu absolument parfaite. La deuxième partie du jeu (qui est en fait le chapitre Epilogue) a réussi à transmettre tant de sentiments qu'il m'est impossible de les coucher par écrit. Je peux juste dire que peu de jeux arrivent à rester dans le bon dosage pour la fin, mais celui-ci en fait partie.

Enfin, il faut parler de l'implication de ce jeu dans la série des Trails...tous les événements qui s'y retrouvent sont tellement bien amenés, et contextualisés. J'adore d'ailleurs comme le jeu s'inscrit comme le préambule d'un arc plus gros à merveille, sans être toutefois sans enjeux. Et pour le coup, les antagonistes sont tous très réussis - c'est ce qui manquait un petit peu à Zero, en fait!

Bien entendu, il y a quelques problèmes de rythme inhérents à la série, et un petit manque de qualité de vie par moments (retour au Merhkaba?) mais franchement rien qui vienne vraiment gâcher cet opus enchanteur de bout en bout.

Si on le met de pair avec Zero, ce diptyque forme de loin un des meilleurs JRPGs de tous les temps. Chapeau, Falcom. Je t'aime, Crossbell...

Le moment clé: La fin du chapitre 4, et une bonne partie du dernier chapitre si on se concentre sur l'aspect scénaristique.


The Legend of Heroes: Zero no Kiseki psp
Schwarztraum

le 21/08/2024
9 psp

Il y a des jeux comme ça, qu'on sait immédiatement qu'ils vont nous prendre aux tripes.

Dans le cas de Zero no Kiseki, c'était un tout: le trait si particulier des personnages, l'ambiance de la Cité-État, le fait que les personnages soient adultes, la police qui résonnait bien plus que les Bracers pour moi, les quelques bribes d'OST que j'avais déjà entendues par hasard...

J'ai donc attendu un peu avant de me lancer dans ce que je supposais, instinctivement, être ma partie préférée d'une de mes sagas favorites. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçu.

Une ambiance mature (entre police, mafia et corruption), des personnages absolument fantastiques, une OST divine, un système de jeu parfaitement calibré...et en plus, le scénario est une bombe? Chaque chapitre apporte sa pierre à l'édifice, et je ne peux qu'être dythirambique sur la qualité dingue des dialogues en particulier dans cet opus des Trails.

J'avais beaucoup aimé les Sky, mais il faut avouer que l'arc Crossbell est bien plus marquant, bien plus court et donc plus condensé, moins classique.

On ne peut que remercier Falcom de nous proposer toujours autant de chefs d'oeuvre, année après année. Mais ceux-ci sont au sommet de leur art dans cette duologie, et ce n'est pas rien.

Le moment clé: Le Schwarze Auction et l'intermission.


Modifier un commentaire :
X
$_$ >_< <_< :!: :!: :( :) :- :6: :a: :alien: :banana: :bat: :bave: :bear: :berk: :blush: :boss: :bounce: :bye:
OK
0 connecté
Legendra RPG V4.8.42 © Force 2026 - Mentions légales
Webmaster : Medion